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lundi 20 octobre 2014

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Les derniers coups de coeur

Albums

Le châle de grand-mère / Joanna Hellgren ; Asa Lind. - Cambourakis, 2013

Sous le châle de grand-mère, il y a le monde entier. Il y a des forêts, des bateaux, et on y réfléchit "comme en puzzle". Sous le châle c’est un abri pour échapper au brouhaha de la famille et des voisins, réunis pour la sortie d’hôpital de grand-mère. Après s’être fait gronder de tous côtés, deux petites cousines complices qui ouvrent grand les yeux sur la vie trouvent refuge derrière le tissu, sous le regard bienveillant de leur grand-mère. Si calme, si immobile, la vieille dame est si fatiguée. Sous le châle, c’est aussi le moment de se poser de graves questions...

Dans ce bel album aussi, il y a tout un monde. Le texte autant que l’illustration reflètent avec une exceptionnelle justesse les réflexions des petites filles, les liens tissés entre elles et entre générations. Justesse de ton aussi pour aborder la mort, qui clôt le livre, mais tout en douceur. Très touchant. Ewa Bochenski

A partir de 5 ans

Un jour Moineau / Anne Herbauts. – Casterman. 2014

Sensible et profonde, l’histoire d’Anne Herbauts est un poème. Son écriture insuffle aux mots un rythme habité de silence et ses illustrations préservent cette délicate émotion. Cet album est beau, je n’en dirai rien de plus… Claire Py

A partir de 7 ans

Pas facile d’être un chevalier / Gudule : Claude K. Dubois. - Mijade, 2014

Jojo est né avec une armure de chevalier. "Ca lui vient sûrement de nos ancêtres", explique son papa. Mais sa maman se désole : Jojo ne sera jamais un petit garçon comme les autres...Le temps passe et Jojo grandit heureux, coqueluche des bacs à sable et des anniversaires. Tout change quand vient le temps de l’école, avec ses règles de vie et l’ impitoyable cour de récré. Jojo doit cacher son armure sous de gros vêtements, ce qui lui donne une allure étrange et ridicule. Plus personne ne veut jouer avec lui. Jusqu’au jour où il remarque une petit fille toute seule : Angèle se cache elle aussi sous un "maxi-manteau"...

Un petit album merveilleusement tendre et réjouissant, qui dit la différence et le handicap avec simplicité. Il aborde aussi bien l’hérédité, la vie en société, que l’amour. Gros coup de coeur de la rentrée ! Ewa Bochenski

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Romans

Vous ne tuerez pas le printemps / Béatrice Nicodème. - Gulf Stream éditeur, 2014

1943. Elaine, une jeune anglaise de 19 ans, s’engage -malgré les réticences de son petit ami Franck- dans le S.O.E (Special Operations Executive). Organisme secret créé par Churchill pour inflltrer les pays occupés, le S.O.E. aide la résistance française à préparer le débarquement des alliés. Elaine intègre le réseau Pianist. Elle est parachutée à Châlons-sur-Marne comme opératrice radio. Immédiatement repérée par le troublant commandant Wagner qui n’aura de cesse de la pourchasser, Elaine découvre qu’un à un tombent tous ses camarades. Pourquoi ? Qui est le traître ? A qui se fier ? Sans qu’elle s’en doute un seul instant, Franck resté à Londres mène l’enquête. En attendant, Elaine doit continuer sa mission sans faillir, malgré l’étau qui se resserre : et si la chute du réseau Pianist n’était qu’un sacrifice destiné à servir une plus grande cause ?

Un suspens haletant, avec une richesse historique et littéraire qui ravira les bons lecteurs à partir du lycée. Des personnages intéressants, complexes, une héroine forte et attachante, habitent ce texte qui rassemble les meilleurs ingrédients à la fois du roman policier à la fois du roman historique. Un appendice documentaire essentiel figure en fin d’ouvrage. Il présente les personnages et faits, les termes clés, explique la place des femmes au sein du S.O.E, mais surtout nous donne la clé du titre. Il est tiré d’un poème absolument bouleversant, rédigé par un résistant français la nuit précédant son éxécution et qui s’achève par ces mots : Vous ne tuerez pas le printemps. Elaine les choisit pour coder ses messages. Et ils restent longtemps en tête une fois achevée cette passionnante lecture. Ewa Bochenski

A partir de 15 ans

Le ciel nous appartient / K.Rundell - Les Grandes Personnes, 2014

Sophie a été retrouvée dans l’étui d’un violoncelle après le naufrage d’un bateau. Elle est élevée par un dandy humaniste... jusqu’à ce que les services sociaux d’Angleterre trouve que vraiment, ce n’est plus possible, qu’une jeune fille soit en pantalon et n’apprenne pas la couture ! La solution ? la fuite et la recherche de cette mère mystérieuse... Direction : les toits de Paris !

Un roman assez poétique et humoristique. L’auteur crée un monde particulier entre écart vis à vis des règles et envol vers l’impossible. Le livre est scindé en deux temps. Celui de l’enfance et de l’apprentissage du pas de côté puis celui de l’adolescence où des ailes semblent pousser à l’héroïne. Joli ! Marion Uteza

Tout commence au milieu de la Manche, après un naufrage. Une petite fille a survécu dans l’étui du violoncelle de sa mère. Londres, des années plus tard. Sophie a vécu une enfance merveilleusement fantasque auprès de son tuteur Charles Maxim, érudit original et bohème capable de se servir de dictionnaires en guise d’assiettes ! Mais à l’aube de l’adolescence, elle a besoin plus que jamais de connaître ses origines. Dans le même temps, les services sociaux veulent faire d’elle une jeune fille "bien élevée", en la retirant au plus vite à son tuteur. Charles et Sophie choisissent la fuite, muni d’un maigre indice pour tenter de retrouver la mère disparue. Une quête éperdue qui mènera la jeune fille jusque sur les toits de Paris, aidée de mystérieux et marginaux habitants des hauteurs…Au fil des rencontres (parfois risquées) et des notes de musique, Sophie trouvera-t-elle son chemin ?

Coup de cœur pour ce récit plein de charme et de poésie noctambule. Il se dévore, porté par la volonté inébranlable de la jeune héroïne. La façon dont la petite imagine et "vit" sa mère inconnue, la force de sa détermination, la résolution de sa quête, sont porteurs d’émotion extrêment forte. A découvrir Ewa Bochenski

A partir de 10 ans

20 pieds sous terre / C. Erlih. - Actes Sud, 2014

La vie de la famille de Manon bascule le jour où la police les appelle pour reconnaître le corps de Théo, son frère aîné, retrouvé mort électrocuté dans un tunnel du métro. Manon est sous le choc, mais n’arrive pas à s’associer à la peine de ses parents et de sa sœur. Elle ne peut croire à un accident, et mène l’enquête sur ce frère qu’elle croyait bien connaître et dont elle va découvrir d’autres aspects de la personnalité, sa passion du graffe, et son homosexualité. J’ai beaucoup aimé ce livre : raconté comme un thriller, il nous plonge dans le monde sous-terrain des tagueurs du métro, à la fois passionnant et inquiétant. Mais son charme doit beaucoup aussi à la personnalité particulière de Manon : elle est « taiseuse », se sent souvent en décalage avec les autres, mais s’affirme peu à peu au cours de ce roman, où, grâce à son opiniâtreté, la vraie personnalité de son frère va se révéler. Ce cheminement lui permet d’accomplir son travail de deuil, de se sentir plus proche de son frère à l’inverse de sa sœur Léa qui réagit plutôt mal à voir que ce nouveau Théo ne coïncide pas avec celui qu’elle croyait si bien connaître. Florence Langlois

A partir de 15 ans

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Livres CD

Rockin’ Johnny / E. Senabre ; Merlin ; D. Pinon. - Didier

Eté 54 Tenessee. Edwyn et Johnny sont copains bien que le premier soit noir et le second blanc, ce qui n’est pas encore tout à fait accepté dans cette Amérique des années 50. D’autre part ils sont compères de sottises, de leur âge certes, mais cette amitié n’est pas du goût du père de Johnny... Ce jour-là, Edwyn entraîne son ami près d’une grange perdue au milieu d’un champs de maïs dans laquelle il se passe d’étranges choses, et surtout de laquelle sortent des sons jamais entendus. Les deux adolescents vont alors faire la découverte d’une nouvelle musique : le rock and roll !
S’ensuit une belle aventure durant laquelle ils vivront leurs premiers émois amoureux pour une jolie fille de leur âge et vont croiser le grand Elvis ! En effet, ils vont fuguer une nuit et suivre le groupe de musiciens qu’ils viennent de rencontrer jusqu’à Memphis et aider ceux-ci à enregistrer un disque. Journée inoubliable même si le pensionnat risque bien d’être au bout du voyage pour Johnny !
Dominique Pinon sert très bien cette histoire qui peut plaire aux jeunes dès 10 ans, les morceaux de musique qui la ponctuent sont des classiques du genre et permettent une belle et joyeuse initiation. Quand à l’album il rappelle lui aussi les livres illustrés des années 50. Le tout forme un bel ensemble original.
Autre lecture
1954, Tennessee. « Un temps où le monde réapprenait à vivre, et les gens à être heureux. » Mais c’est aussi l’époque où l’« on acceptait mal que les jeunesses noire et blanche se mélangent. » Edwyn et Johnny n’en ont que faire et font les 400 coups ensemble. Escapade du jour : écouter de la musique, de la vraie (pas comme les cours de piano moroses que suit Johnny). Les deux gamins découvrent, en live, le Rock’n’roll ! Le début d’une aventure qui les mène à Memphis pour enregistrer le premier disque de leurs nouveaux amis, les Roddy & the Hot Rats. Ils seront spectateurs et acteurs de cette épopée musicale...
On la vit, on la groove cette histoire ! Le texte précise certains détails qui rajoutent aux sensations. Le texte final donne la parole à l’auteur qui explique comment il a choisi de raconter, dans son histoire, celle du rock. Dominique Pinon assure toute la narration, avec le brio qu’on lui connait. Il s’interrompt pour quelques extraits de Hank William, Howlin’Wolf, Gene Vincent, Jimmy Preston, Fats Domino, Johnnie Ray, Jackie Brenston et Ike Turner, Ray Charles, The Dominoes, Pee Wee Crayton, Bill Haley, Little Richar, H-Bomb Ferguson, Elvis Presley, Wynonie Harris, The Spaniels et Chuck Berry (les 6 dernières pistes reprennent 6 titres en version intégrales).
Les illustrations de Merlin, la typographie en relief, les chansons annoncées sur des tickets de cinéma à l’ancienne, contribuent au dynamisme de cet album CD qui est décidément très réussi !

Le vieil homme et la perle / F. Noiville ; P. Dumas ; F. Van Den Driessche ; L. de Segonzac. - Gallimard. - (Musique)

Il s’agit d’un conte de Noël urbain moderne, au charme délicatement désuet. Toutes les composantes sont en harmonie.
L’histoire, inspirée d’un fait divers de 2009 adaptée en conte de Noël, est découpée en trois actes. Le premier présente les modestes plaisirs quotidiens de Lucien, un vieil homme pauvre qui habite à Paris le quartier de la rue Mouffetard – la Mouff’. Chaque jour il vient s’asseoir sur la place de la Contrescarpe et guette le passage de Madeleine lorsqu’elle revient de la messe. Lucien était un chanteur « assez distingué », mais la perte brutale de sa voix lui a tout fait perdre, travail et famille. Il a appris à aimer sa solitude mais se sent accompagné par un double dont la Voix sarcastique commente son amour naissant pour Madeleine et brise ses élans. Le soir de Noël le voit s’attarder, exceptionnellement morose.
L’acte II commence quand il contemple la vitrine d’un petit restaurant et passe outre les remontrances de la Voix : il entre déguster trois huîtres. C’est alors que se produit l’extraordinaire : la découverte d’une perle. Tous célèbrent l’événement mais deux bandits s’enfuient avec la perle et Lucien les poursuit en vain. Alors qu’il a rejoint son banc de la Contrescarpe, la Voix surgit et lui rapporte la perle, récupérée grâce à un croc-en-jambe aux voleurs, « pour le plaisir d’étendre la jambe ». A ce moment, tout bascule dans la tête de Lucien.
L’acte III est celui de l’audace. Lucien rentre s’habiller pour aller sonner chez Madeleine. Il repousse définitivement la Voix, retrouvant par la même la sienne. Madeleine et Lucien peuvent s’avouer leur amour, le chanter. Ultime miracle de Noël, ils s’envolent tels les mariés de la Tour Eiffel de Chagall.
La morale de ce conte est contenue dans le dernier chant de Lucien : au lieu de se refermer comme une huître, il faut avoir confiance en soi, lever ses inhibitions et révéler sa perle intérieure.
Le conte, accessible dès 5-6 ans, peut aussi séduire des enfants plus grands (et même des adultes). L’écriture humoristique est de qualité. Le texte joue avec plusieurs références. Il donne à voir la vie du quartier de la Mouff’ en s’inspirant des photos et des romans du milieu du XXe siècle plutôt que de 2009, époque du fait divers. La Voix -voix de la conscience, voix de la raison, déclinaison sur le mode mineur du double romantique- se moque de l’amour de Lucien pour Madeleine : il est le « vermisseau amoureux d’une étoile », de même que Ruy Blas se décrivait comme un « ver de terre amoureux d’une étoile », la Reine. La découverte de la perle le soir de Noël fait penser à la fois à Dickens et à Steinbeck, mais sur un mode léger.
Les illustrations de Philippe Dumas traduisent bien l’humour délicat du conte et les caractéristiques du vieux quartier. Les teintes sont douces, les traits comme crayonnés, donnant une impression de flou. Les illustrations pleine page se prolongent pour former un cadre autour du texte. La mise en page du texte est très classique et lisible. Les paroles de la Voix se détachent en caractère gras.
Le CD complète parfaitement l’album. La voix grave et la diction expressive de Frédéric Van Den Driessche donnent vie au combat de Lucien avec la Voix. Les intermèdes musicaux, de facture classique, de Louis de Segonzac correspondent bien à la tonalité des différents épisodes. Ils nourrissent le suspense sans être trop longs.
Un album CD très réussi, bienvenu dans le contexte actuel de pauvreté qui fait douter de ses capacités...

T’es beau, t’es fort, t’es musclé / J. Aubineau ; B. Gahon ; C. Dutertre. - Benjamins médias. - (Taille M)

Elle n’a vraiment pas de chance cette vieille dame, qui toute sa vie a subit des épreuves. Au point qu’on l’a appelée Mère Misère tout en évitant de la fréquenter, des fois qu’elle soit contagieuse… Même la mort ne veut pas d’elle ! « Pas de chance »... M. Propre, son confident de toujours auquel elle répète inlassablement T’es beau, t’es fort, t’es musclé, lui apparaît un jour en chair et en os ! Et lui promet une belle fleur...
Jérôme Aubineau adapte le conte La Mère misère de façon très tonique et son interprétation fait bien passer l’humour du texte ; 16 minutes d’écoute en 10 pistes, non repérée dans l’album, la dernière étant réservée à l’énoncé des auteurs. La musique en fond et les chansons qui viennent rythmer l’histoire sont vraiment entrainantes, dans la dynamique de la valeur prônée par l’histoire : l’espoir !
Autre lecture
Un coup de cœur pour cette création originale d’un conteur talentueux. C’est l’histoire de la mère misère, thème traditionnel qui met en présence la mort, la misère et l’espoir aussi. Jérôme Aubineau le revisite ici, entièrement. Saint Pierre qui jouait dans d’autres versions le rôle de l’entremetteur cède la place à Monsieur Propre. Le bonhomme misère devient la mère misère. L’arbre fruitier des versions les plus connues est remplacé par une seule fleur magnifique qui ne fleurit qu’une fois par an. L’argument est simple : la mère misère est repoussée par tous même par la mort qui ne vient pas lorsqu’elle l’appelle en plein désespoir. Le seul qui vient à son secours, c’est le génie de la bouteille de Monsieur Propre qui lui donne une graine magique et lui permettra même, lors d’une deuxième intervention, de figer les êtres qui osent escalader sa fleur…Drôle de morale pour ce conte où la misère est plus forte que la mort ! Mais tellement bien amenée…L’humour décalé permet décidément d’aborder des thèmes bien philosophiques… Voilà bien une histoire à multiples lectures, le sujet peut intéresser jusqu’aux adultes, la façon vivante de raconter peut convenir dès 5/ 6 ans. La qualité de la voix, la musicalité des tournures emmène dans la cour des grands conteurs. Chaque épisode a son rythme, la bossa nova pour Monsieur Propre, le rap pour encourager la fleur à grandir, la gigue bretonne pour Abel le Rebelle et sa bande… Si le graphisme n’est pas exceptionnel, ses tons sombres, ceux du domaine de la mort, sont atténués par un côté un peu rétro et la référence à la pub très actuelle de la bouteille du génie de la propreté.

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Ouvrages théoriques

Qu’apporte la littérature jeunesse aux enfants ? et à ceux qui ne le sont plus / Patrick Ben Soussan. - Erès, 2014

Patrick Ben Soussan livre un éloge profondément riche et sensible du livre jeunesse. Un propos sensible et érudit, qui allie subtilement souvenirs personnels et portée psychanalytique universelle, histoire culturelle et littéraire comme références plus "prosaïques". Ainsi peut-on y croiser aussi bien Homère, Aristote, Montaigne, Voltaire ou Sartre, que Oui-Oui et Plastic Bertrand. Ainsi voyage-t-on entre les lignes de Yakouba, A Calicochon, mais aussi entre celles de La princesse de Clèves, Le cantique des cantiques, ou La République de Platon. A travers l’étymologie des mots aussi. Page à page, Patrick Ben Soussan nous emporte pour nous prouver encore et encore combien les livres sont vitaux pour transformer la vie ordinaire, ouvrir le temps, l’espace, le passé... La littérature de jeunesse dévoile le monde et révèle l’enfant à lui-même, et bien plus encore. Le livre de jeunesse s’adresse à tous, faisant grandir les petits et rajeunir les grands. Il nous montre pleinement quelle est l’importance des livres lus, des mots dits avant, et juste après la naissance, puis pendant l’enfance, et combien ils porteront l’enfant toute sa vie durant.

"Tout livre est porteur d’un pouvoir démesuré de reconstruction de l’histoire, de l’identité (...) les auteurs et ilustrateurs de jeunesse nous convient à sortir hors de nous, pour mieux nous y retrouver." Un ouvrage personnel et émouvant, aussi, qui crée un lien direct avec son lecteur, à qui Patrick Ben Soussan confie en épilogue avoir écrit ce livre pour sa toute première petit-fille, Ava, "Source de vie".

TABLE DES MATIÈRES

Préface de Dominique Rateau
Avertissement. La littérature de jeunesse, n’en faites pas une histoire !
Envoi. C’est Oui-Oui qui m’a fait découvrir l’œdipe
Intermezzo. Moi, j’attends. La littérature de jeunesse sans fil rouge
Y’a pas BON littérature de jeunesse !
Intermezzo. Baudelaire en préliminaires
La littérature de jeunesse, la honte !
Intermezzo. Tic-Tic la girafe post coïtum animal triste
La littérature de jeunesse n’aurait pas sa place dans la grande librairie ?
Quand les écrivains « adultes » écrivent jeunesse
La littérature de jeunesse est dangereuse pour la jeunesse !

Qu’apporte la littérature jeunesse aux enfants ?
Intermezzo. Yakouba La littérature de jeunesse... est un passage .
Sentimentale-moi ! La littérature jeunesse comme obscénité
De quoi et à qui ça parle la littérature de jeunesse ? Des faits et des fées
La littérature de jeunesse, de vive voix
Intermezzo. La littérature comme savoir-vivre
Des livres et des bébés
Intermezzo. Pourquôôââ la littérature de jeunesse ?
Les livres pour enfants ne sont pas des médicaments mais...
Intermezzo. Le Petit Prince. La littérature de jeunesse, un monde dont le prince est un enfant ?
La littérature de jeunesse, que des histoires de princesses ? Conclusion La faculté d’étonnement
Épilogue. Ava

Dictionnaire du livre de jeunesse : la littérature d’enfance et de jeunesse en France / Collectif. - Editions du Cercle de la Librairie, 2014

Dans le sillage du Dictionnaire encyclopédique du Livre du même éditeur, ce Dictionnaire du livre de jeunesse offre une synthèse à forte dimension historique, de l’Ancien Régime à nos jours. Il vise à satisfaire l’amateur aussi bien que le chercheur. Le choix même de dictionnaire satisfera toute flânerie, qu’elle soit curieuse ou érudite, et laisse la place au hasard des "rencontres de lecture"...

Il représente un travail collectif de près de dix ans, 133 chercheurs et professionnels du livre jeunesse, 1034 notices, 80 articles de synthèse. 826 illustrations offrent en contrepoint un large panorama de l’histoire esthétique du livre jeunesse.

Première nouveauté : la place est (enfin !) faite aux illustrateurs. Seconde nouveauté : l’attention est portée aussi sur les conditions de réception des oeuvres. De façon générale l’ouvrage se propose de combler une lacune : donner à la littérature de jeunesse de langue française une plus grande visibilité sur la scène internationale.

Chaque article est suivi d’une courte bibliographie pour prolonger l’étude.

Un ouvrage de référence indispensable.

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