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dimanche 25 septembre 2016

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Toutes les nouveautés romans (320 au total)

coup de coeur Autopsie d’un papillon / J.-N. Sciarini. - La Joie de lire. - (Encrage). 2014

Mark est un champion de la natation et son père décide de vivre à Paris afin qu’il fréquente la meilleure école et bénéficie du meilleur entrainement sportif. Mark rencontre Marie dont il tombe tout de suite amoureux. Il commence aussi à se faire des amis. Mais, lors d’une sortie, la vue d’une femme couchée par terre le bouleverse et son monde bascule. Mark devient alors incapable d’aller au-delà de certaines limites géographiques, l’angoisse le surprend n’importe où, la foule l’oppresse. Le garçon se découvre alors agoraphobe. Seule l’eau reste son élément. Mais là aussi, tout semble se bloquer. Heureusement, Mark pourra compter sur son entraineur.
Le lecteur a envie que l’ado s’en sorte. Et il s’en sortira, petit à petit, car il a la chance (la grande chance) d’être entouré de personnes sûres et d’une grande humanité. Même s’il reste fragile, on sent qu’il parvient à dépasser ses peurs. Au moins, il essaie.
Autre lecture
Mark a tout du futur champion de natation, son père a même décidé de déménager à Paris pour lui offrir un bon entraineur. Mark quitte donc la campagne lilloise et sa grande amie Vanille pour la grande ville. La très grande ville, oppressante, grouillante, violente avec les premiers chocs : « Comment pouvaient-ils gambader ici, avec une telle insouciance et dans une amnésie parfaite, tandis qu’une femme crevait lentement là-bas ? ». Le malaise de Mark est tenace, s’amplifie, prend des proportions très handicapantes puisque sortir devient extrêmement compliqué. Son mal-être prend bientôt des contours plus précis et trouve son nom : l’agoraphobie. Un mal difficile à expliquer, presque honteux, qui enferme Mark dans une solitude grandissante. Même Marie lui devient inaccessible car comment expliquer à son tout nouvel amour que Paris le terrifie, que chaque pas hors de son périmètre de sécurité peut être source de terrible crise d’angoisse ?
Composé en 4 parties (L’eau, la terre, le feu, l’air), le roman analyse les causes et manifestations d’un mal que l’on juge souvent sévèrement. S’il paraît quelques fois un peu long et insistant, il a le mérite de montrer que partager un problème avec des personnes de confiance est la première marche vers sa résolution.

A partir de 15 ans

coup de coeur Après la peine / A. Kalouaz. - Rouergue. - (DoAdo). 2014

Ludovic, 16 ans, lycéen, assiste un matin avec étonnement et incompréhension à l’arrestation de son père pour escroquerie. A son retour, trois mois après, ce dernier lui propose une échappée en tête à tête à travers les Cévennes, tout en lui promettant de lui expliquer enfin les raisons de son geste.
Ce hors temps partagé sera principalement celui du dévoilement et de la rencontre. Un moment d’échange privilégié dans la relation père fils. Celui d’une histoire personnelle mais aussi de la grande histoire, celle d’un pays et de ses habitants. Un enracinement offert en forme d’héritage.
L’écriture de ces retrouvailles m’a touché car le texte est beau. Il oscille entre nostalgie et poésie tout en offrant une réponse inattendue aux questions du jeune homme. A travers ce récit étrange, l’auteur nous amène à nous interroger sur nos choix de vie, l’importance des combats qu’il reste à mener. Un très beau livre.
« - Tu as perdu ta langue ? a demandé papa.
En fait, j’avais cru perdre mon père, le matin où la police avait débarqué à l’aube, puis lorsqu’il était parti avec eux, et que nous étions restés, la porte ouverte, sans comprendre. Dans l’instant, à lui qui revenait vers le bonheur, je ne pouvais pas dire que j’avais perdu bien plus que ça. Des mots, des émotions, des accolades tendres.
 »

A partir de 15 ans

coup de coeurLes princes charmants n’existent pas / M. Brami. - Nathan. 2014

Tout commence par une lettre écrite à Ava Gardner (pas banal) et par une autre lettre tombée sur le balcon d’une jeune fille apprentie écrivaine. Une lettre de rupture adressée au voisin du dessus. A laquelle elle s’empresse de répondre. S’ensuit une correspondance aux codes d’abord bien ancrés : l’emploi du vouvoiement, pas de photos, pas de rencontre. Le jeune homme se prête au jeu mais est bien décidé à les transgresser, finalement.
Un livre qui a un côté désuet - ce livre pourrait être qualifié de charmant - et en même temps est très contemporain car, lettres à part, c’est toute la vie d’une adolescente qui se construit. Il y a de l’humour dans ce roman, et c’est fin, délicat, à propos. Un bon roman d’amour !

coup de coeurUne vie merveilleuse / D. Brisson. - Syros. - (Tempo+). 2014

Un concept original : dérouler l’histoire à partir d’un mot dont la première lettre correspond à chaque fois à une lettre de l’alphabet.
Dès la lettre A, on comprend qu’il va arriver quelque chose à la sœur du narrateur et le suspense augmente au fur et à mesure qu’on la voit « sombrer ». Chaque chapitre nous dévoile un peu plus de leur vie en partant d’un mot. Le regard que le narrateur porte sur sa sœur et sur sa relation avec elle, la conception qu’il a de la vie, son éternel optimisme, tout cela est très prenant. Leurs prénoms dévoilés à la fin est comme la cerise sur le gâteau pour une fin en apothéose.
Autre lecture
Un abécédaire en hommage à sa sœur adorée. Yann ne reconnaît plus Zoé qui, à l’adolescence, devient colérique, renfermée, agressive. Elle qui était si enjouée, espiègle, imaginative est devenue solitaire et ne tolère que la présence de sa souris et -si peu- celle de ce frère qui se démène pour l’aider comme il peut (que font les parents ?). Même après le drame, il sera là, aux côtés de cette sœur aînée qui lui a, un jour, prédit une vie merveilleuse
Une crise d’adolescence dans ses paroxysmes, mais aussi une très belle relation fraternelle.
(A noter un passage sur Facebook et les lynchages décomplexés que l’on peut y lire).

coup de coeur Ma gare d’Austerlitz / A.-S. Silvestre. - Oskar. - (La vie). 2014

Georges a une leucémie et est à la Salpêtrière, non loin de la gare. Les jours défilent, les annonces des départs de trains aussi. Et puis un jour, Georges décide de partir lui aussi avec le train. Pour aller visiter une grotte préhistorique.
Accompagné par un touriste anglais, il tente l’aventure, mais la fièvre le surprend, jusqu’au délire hallucinatoire. Le garçon fait un voyage initiatique, dangereux, au cours duquel il risque sa vie et l’échec contre la maladie.
Très bon roman -incarné par héros attachant et combatif- qui sonne juste et bien, sans pathos, avec une dimension spirituelle très forte.

coup de coeur Adam et Thomas / A. Appelfeld. - Ecole des loisrs. - (Médium). 2014

Adam et Thomas ont neuf ans et se retrouvent seuls dans la forêt proche de leur ville natale, quelque part en Europe de l’est. Leurs mères les ont envoyés là pour les protéger de la guerre qui gronde et de l’étau nazi qui se resserre avec ses déportations toujours plus nombreuses : Adam et Thomas sont juifs et le roman se passe en 1943.
Les deux garçons ont des caractères très différents et vont s’entraider pour survivre dans la forêt : construire un abri, trouver à manger, lutter contre le froid et surtout résister à l’angoisse et à la peur.
Un très beau récit entre la fable et le roman, qui n’est pas sans rappeler l’expérience de son auteur, Aaron Appelfeld, qui vécut seul dans la forêt de Bucovine après la déportation de son père et l’assassinat de sa mère par les nazis (cf Histoire de ma vie, Ed. de l’Olivier).

Autre lecture Une lecture émouvante dans le sens où elle procure tout un panel de sensations, de l’étonnement à l’émerveillement. Le contexte veut que tout soit étonnant, en effet, mais ce qui l’est davantage c’est la réflexion que nous invite à mener ce petit garçon, sur la vie, simplement. Et là, on opère un recul, sur soi-même, sur l’Histoire, sur le bon et le mal, l’essence même de l’existence. Ce livre est donc une réelle réussite littéraire, due à une poésie des mots et les illustrations de Philippe Dumas, parfaites poésies de l’image, font de ce livre plus qu’une réussite, un petit bijou. Juliane

A partir de 12 ans

coup de coeur Mon coeur qui bat si fort / A. Kjetil Walgermo. - Bayard. - (Sublime idylle). 2014

Amanda va avoir quatorze ans et est amoureuse pour la première fois. Son cœur va lui jouer bien des tours...
Ce roman qui aborde des sujets graves - la maladie, la mort, la greffe d’organes, le deuil - sur un ton plutôt léger, avec pour contexte l’amour et l’amitié, peut plaire à un public adolescent.
Autre lecture
Amanda est fille unique, elle vit en Norvège et adore faire du vélo. L’arrivée de David va bouleverser son monde en l’ouvrant aux sentiments mais aussi en lui apportant la révélation d’un problème cardiaque important. Dès lors la vie d’Amanda, si active, bascule et ses espoirs s’amenuisent. Vaut-il encore la peine de vivre ?
Un roman qui interroge longuement la thématique de l’attente et de la mort dans sa seconde partie. Tous les personnages, et au premier plan Lars Lirud, évoluent et sont crédibles. L’atmosphère d’une petite ville norvégienne est bien rendu. L’écriture simple permet d’être lu par tous les publics. Un très beau livre à multiples facettes !
« Est-ce qu’on peut mourir à quatorze ans ?
Et à treize ans ? Voire treize ans et demi ? (...) Chaque minute, quelqu’un s’éteint, quelque part dans le monde. Mais de là à ce que ça puisse m’arriver... C’était dur à admettre.
 »

coup de coeurLes aventures mégachouettes de mademoiselle Chacha : la robe à froufrous / S. Beau ; A. Pinel. - Alice. - (Primo). 2014

Marie-Charlotte, surnommée Chacha, se voit offrir une robe "de princesse" pour assister au mariage de sa cousine. Mais la petite fille est une casse-cou, une grimpeuse aux arbres et les robes de ce genre, franchement, ce n’est pas son truc ! Elle tente mille et une excuses, mille et un mensonges pour ne pas la porter, mais sa mère n’est pas d’accord. C’est sans compter l’intervention et les talents de couturière de sa grand-mère...
Roman pour plus jeunes, avec une fin peu crédible mais un ton sympathique !
Autre lecture
Marie-Charlotte déteste les robes. Pas question d’aller au mariage de sa tante avec la tenue à froufrous prévue pour les demoiselles d’honneur ! Mademoiselle Chacha va tenter de nombreux stratagèmes afin d’essayer d’éviter ce qu’elle considère comme être un cauchemar ! Mais sa maman veille...
Un roman sur les vêtements et l’identité. Doit-on tout accepter pour faire plaisir à quelqu’un qu’on aime ou bien est-il légitime de défendre ses convictions vestimentaires ? Entre roman léger et drôle, aventure et réflexion sur l’apparence, un livre joyeux pour les petites filles affirmées !
« J’ai horreur des robes ! Je sais que je me répète, mais moi, je suis une fille salopette, short, jean. Des trucs pratiques, quoi ! Avec lesquels on a pas besoin de réfléchir pour savoir si on va voir notre culotte ou pas. Et puis, j’ai déjà un prénom de princesse (merci, maman !) ; pas la peine d’avoir en plus la panoplie assortie. Alors, une robe à froufrous... Au secours ! »

A partir de 7 ans

coup de coeur Ava préfère l’amour / M. Bernard. - Syros. 2014

La mission de consolateur d’Ava est en stand-by dans la première moitié de ce quatrième opus et nous en apprenons davantage sur la grande révélation de la fin du tome précédent : pourquoi sa mère a tu à sa fille qu’elle aussi voyait les fantômes ? Comment a-t-elle pu l’abandonner ainsi à son sort ?
Se pose ensuite le dilemme de savoir s’il faut divulguer cette information aux fantômes, qui avaient déjà eu bien du mal à accepter Ava, et remettre ainsi en question l’identité du futur consolateur. Mais bientôt l’urgence est ailleurs, en la personne -le fantôme plus précisément- d’Edward qui met en danger Ava et tous ceux qu’elle aime. Sa puissance est telle qu’elle n’aura d’autre choix que d’expliquer l’inconcevable à ceux qui étaient jusqu’alors loin d’imaginer l’existence de fantômes. L’heure des révélations a sonné, comment son petit-ami réagira-t-il ?
Maïté Bernard maintient le suspense dans cette série décidément réussie qui mêle aventures fantastiques, quelques éléments historiques et surtout une psychologie très soignée -et suivie- des personnages.
Autre lecture
Où Ava ne peut jongler éternellement entre les vivants et les morts… Nous avions abandonné Ava dans le coma lors du volume précédent. Elle se réveille entourée de ses parents et des deux garçons qui comptent à ses yeux : Marco et Alistair.
Dès lors Ava est bien décidée à s’entretenir avec Victoire afin de comprendre pourquoi celle-ci n’est pas devenue une consolatrice. Mais il reste aussi plusieurs autres points à régler pour Eva : concilier sa mission auprès des fantômes avec ses relations avec les vivants qui l’entourent et retrouver Théo. Mais comment s’y prendre alors que les événements continuent à se précipiter autour d’elle ?
Un tome un peu différent puisque tourné vers le passé de la mère d’Ava. Mais nous continuons aussi d’apprendre de nouvelles informations sur le pouvoir des fantômes. Le destin d’Ava se dessine mais il va falloir attendre 2015 pour pouvoir lire le tome final de cette excellente saga. Son message ? vivre au présent, "chacun à sa place", "chaque chose en son temps".
« Tout ce que tu crois connaître de la vie et la mort est faux. Nous n’avons pas tous la chance de trouver une paix immédiate après notre décès. Les fantômes existent. Les vampires et les loups-garous sont un fonds de commerce hollywoodien, les anges une vaste supercherie, et les sorcières et les fées, comme on le sait des contes pour enfants. Mais les fantômes existent. Partout, tous les jours, tout le temps, tu marches au milieu des morts. ça te va, comme vision de l’existence ? »

A partir de 12 ans

coup de coeur Tout va bien / E. Kavian. - Mijade. 2014

Dernier volet de la trilogie autour de Sophie et Gauthier (ou Homère !). Il devait être leur récit d’une romance commune en vacances loin des parents mais leur plan a lamentablement échoué. Gauthier se retrouve à Rome, Sophie reste chez elle et accueille un américain au prénom étrange : Dakota. Voilà de quoi mettre leur amour tout neuf à l’épreuve. Gauthier se dit que peut-être il pourrait profiter de cette liberté pour parfaire ou disons-le, initier sa vie sexuelle. Sophie se demande s’il est normal qu’elle confie à cet ami tout neuf des choses qu’elle n’a jamais dites à son petit ami.
Un amour déjà à l’épreuve des doutes… Mais ils se sont engagés à s’écrire souvent, à conclure par un Tout va bien destiné à se rassurer l’un l’autre. Dans cet échange, le lien est maintenu et tout reste possible même si nos deux tourtereaux empruntent des chemins bien différents : Sophie s’avoue et confie enfin qu’elle fait une dépression ; Gauthier fait le tri entre l’appel de ses hormones et ses sentiments profonds et nous pourrons bientôt conclure avec l’auteur : Tout va bien, au-delà des difficultés !
Autre lecture
L’auberge espagnole version ados. Mais pas seulement...
Gauthier est envoyé à l’étranger afin de s’ouvrir aux autres et découvrir une autre culture. Il voulait voir New York avec Sophie. Ce sera Rome, logé avec une islandaise, un chypriote, une espagnole et Klaus... mais sans Sophie, obligée de rester accueillir une américaine quinze jours chez elle.
Les problèmes très vite se multiplient. Dakota se révèle être un jeune homme, empreint de nature et de liberté. La logeuse italienne de Gauthier est gentille et agréable. Mais pourquoi ne leur donne-t-elle presque rien à manger ?
Gauthier dérive au milieu de la ville éternelle et des tentations de sa libido tandis que sa petite amie s’interroge sur sa capacité à se sociabiliser. Comme le rhinocéros de Ionesco, est-elle condamnée à vivre seule ? La cohabitation forcée avec le jeune américain va l’aider à comprendre que le rejet subi n’est en rien inéluctable.
Un roman qui clôt la trilogie de nos deux jeunes héros découverts dans Premier chagrin et poursuivie dans La conséquence de mes actes. Vivre en groupe, ne ressembler à personne, un équilibre difficile à concilier à l’âge de l’entrée dans la vie adulte. « Je ne suis pas un rhinocéros, tout va bien ».
Un livre pour rire, discuter et réfléchir. A lire.
« Ma mère nous a fait le coup des classes de patrimoine. Plombant. Quand je pense que tu es à Rome. J’espère que le charme de Dak va opérer sur maman et que nous irons à Paris, dès que mes joues seront redevenues roses par exemple. Super mini coup de blues mais ne t’inquiète pas, tout va bien »

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