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dimanche 25 septembre 2016

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coup de coeur  Parmi la sélection, nos titres préférés

Tous les romans 2011 (185 au total)

coup de coeurLe cantique des elfes / M. Chirousse. - Thierry Magnier

Jessica est devenue une accro d’Ultramonde, espace virtuel dans lequel elle incarne Lady Kerridwen. Au château d’Osgarth, elle fait la rencontre de Lupus Negrus, un étrange personnage qui semble en savoir déjà beaucoup sur elle. Les échanges par mails sont quotidiens et le désir de la rencontre réelle devient pressant. Pour Jessica en tout cas. Elle découvre que le mystérieux correspondant n’est autre que Tom, un voisin de classe presque inexistant aux yeux de tous. Le correspondant se révèle bien timoré dans la vraie vie mais cela ne l’empêche pas d’entamer une relation amoureuse. Au fil de leurs rencontres, Jessica découvre un jeune homme délaissé par ses parents, qui vit seul dans un grand appartement. Sa vie par procuration dans Ultramonde apparaît bien vite comme un leurre pour tenter d’exorciser la souffrance et la solitude de son existence quotidienne. Et quand, au final, on le découvre complètement déconnecté de la réalité, on se demande si ce n’est pas dans son existence virtuelle qu’il est le plus vivant.
Un bon roman à mettre dans les mains des adolescents accros à la virtualité d’internet. L’histoire est plaisante à lire et peut fournir une approche pédagogique pertinente sur les risques de dépendance aux univers virtuels.
Autre lecture
C’est une histoire à trois voix, ou peut-être plus si l’on considère que mener une vie virtuelle constitue également une vie. Ultramonde est le refuge d’ados, Jessica, Héléna et Tom qui jouent tous les trois des rôles où ils se subliment. Si pour les deux jeunes filles, le jeu est une échappatoire, pour Tom, l’enjeu est plus fort et la confusion avec la vie réelle plus dangereuse.
Choisir sa vie, dans le réel ou le virtuel, comme un moyen de se donner confiance ou de fuir, tels sont les équilibres à trouver pour ces jeunes en quête d’eux-mêmes...

coup de coeurUn cargo pour Berlin / F. Paronuzzi. - Thierry Magnier

L’histoire commence à Saïda en Algérie et se termine à Tanger, au Maroc. En chapitres alternés -avant (Nour) et maintenant (Youness)- on suit le parcours d’une jeune fille à l’avenir brillant qui s’est laissée séduire par le beau neveu de sa patronne. Enceinte et rejetée par sa famille, elle veut fuir pour l’Europe, déguisée en garçon, avec Tariq, enfant de la misère qui a toujours rêvé de partir pour Berlin. Les deux amis s’unissent pour fuir et rejoignent le flot des harragas qui tentent le voyage vers l’Europe … Un texte court et dense qui décrit avec justesse et pudeur les raisons de leurs tentatives, les conditions du voyage dans les pays de départ et l’attente fiévreuse pour la traversée ou pour une autre vie. C’est un texte clair, documenté, avec une touche d’espoir pour les deux héros qui rendra leurs destins respectifs supportables.
Un roman très attachant sur un thème d’actualité qui délivre de nombreuses informations sans en avoir l’air, que ce soit sur la condition des femmes, l’absence de perspectives, le trafic lié aux voyages…

coup de coeurLe carnet rouge / A. Heurtier. - Casterman

Pas facile pour Marie d’avancer dans la vie : un père parti lorsque sa mère était enceinte de 6 mois, une mère qui refuse de parler de sa famille. Tout ce qu’elle sait, c’est que ses ancêtres étaient népalais alors elle se rattache à ce signe distinctif aussi fort qu’elle le peut, et tant pis si cela sonne creux, si elle a l’impression de vivre selon un folklore d’apparat. Un jour, un vieil homme l’aborde et lui donne, à travers un carnet rouge écrit par sa grand-mère, la clé de son passé. Ce qu’elle y découvre l’émerveille, la révolte, la dégoûte. Et enfin, l’apaise.
Un récit sur la difficulté à se construire sans racine, pour ce qui est du personnage de Marie, ou avec un passé douloureux, comme ce fut le cas pour la mère de Marie. Car ce carnet rouge est l’histoire de Sajani, la grand-mère de Marie, qui fut Kumari, déesse vivante, avant de sombrer dans la déchéance parce que rien ne préparait les kumari au retour à la vie normale…
Comment composer avec le passé, vaut-il mieux ne rien savoir ou souffrir de la vérité, Marie donne sa réponse et nous invite à réfléchir…

coup de coeur Ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre / R. Sepetys. - Gallimard. - (Scripto)

1941 : Lina, une jeune Lituanienne se trouve un matin embarquée avec sa famille pour un voyage dont elle ne connaît pas la destination. Le père n’est pas là, Lina, son petit frère et leur mère sont violemment poussés avec d’autres compatriotes dans un wagon à bestiaux pour un voyage qui durera 6 semaines, dans des conditions infâmes. Le but du "voyage" ? Un camp de travail dans l’Altaï où ils resteront près de 10 mois à souffrir la dure condition des déportés du monde soviétique. Quelques temps plus tard, ils reprennent leur interminable périple, pour aller bien au-delà du cercle polaire. Un voyage au bout de l’enfer… Heureusement Lina et son frère sont des battants, possèdent une force de vie que rien ne semble atteindre.
C’est le long calvaire de cette famille que nous suivons, avec quelques flashbacks d’une vie heureuse, avant l’annexion de la Lituanie par les russes. Merci au Petit Père des peuples : les horreurs se succèdent mais les Lituaniens développent une solidarité et une humanité qui leur garantit leur dignité. "Ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre" : leur sens de l’humour, la peur, qu’ils ne montrent pas… Lina en est une parfaite illustration, avec la fougue et l’intransigeance de l’adolescence. Elle comprend petit à petit le paradoxe, les compromissions des êtres mais garde toujours une forte dignité en utilisant son talent de dessinatrice comme un moyen de résistance.
Un roman exceptionnel par le sujet traité, assez dur à lire dans les horreurs qu’il décrit. Mais l’état de souffrance et de total dénuement est quelque peu adouci grâce à l’humanité toujours sous-jacente : tendresse familiale, solidarité de groupe...

Autre lecture
J’ai beaucoup aimé cette histoire triste et très touchante. Il est vrai qu’on connait très peu l’histoire de ces pays que sont l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie et quand on aborde l’histoire de l’Europe on ne parle pas de ce qu’ont vécu les populations de ces pays pendant la guerre. Pour ma part, j’ai été surprise et horrifiée d’apprendre que des familles au complet ont été déportées de la sorte rien que parce que jugées antisoviétiques. En premier lieu, j’ai été totalement attirée par la couverture du livre qui est très belle mais montre aussi une part de tristesse. A elle seule, elle résume bien l’atmosphère de l’histoire.
L’histoire ensuite nous emporte dans l’histoire de cette famille qui vit des horreurs sans nom mais qui malgré tout se bat pour vivre et survivre. On voit vraiment les pires côtés de l’être humain (ces hommes qui traitent les lituaniens comme moins que rien, qui se rient de leurs souffrances, et les insultent de « cochons ») mais à la fois on voit l’entraide qui naît de la souffrance, le courage , l’espoir. Un roman pleins d’émotions !!

coup de coeurLes chants interdits 1 : la fille qui chante / P. Chercot. - Gründ. - (Romans)

Il se passe des choses étonnantes, effrayantes à Bername : les animaux, qu’ils soient morts ou vivants, se révoltent contre les humains en déferlant dans la ville et balayant tout sur leur passage. Les premiers sont guidés par Bhamtra, sorte de jaïniste pacifique, les seconds par la tribu des borundés qui veulent sauver les animaux aux dépens des hommes.
2 personnages se distinguent dans cet apocalypse : Laura/Lorca et Sylvère, « deux vies mais un seul destin » qui en s’unissant, pourront propager le « chant du pacte ». Mais il faudra 3 tomes pour voir le projet aboutir. Le premier tome est à la fois trop long dans la description de la marche meurtrière des animaux et frustrante dans la description et l’explication de l’exploitation animale.
Autre lecture
C’est l’heure de la revanche : les animaux partent en guerre contre l’homme. Pourquoi tous les animaux, sauvages et familiers, se mettent-ils tout d’un coup à s’attaquer, en groupe et de façon coordonnée aux hommes ? Quel rôle doit jouer Laure qui semble échapper miraculeusement aux assauts ?
Roman d’aventure où l’héroïne cherche principalement à survivre. On y croise toutes sortes d’animaux. Leur folie est présentée comme une réponse à celle des hommes. Le livre est facile à lire mais le vocabulaire est souvent pauvre et l’écriture parfois déroutante.

coup de coeurLe chaos en marche, livre 3 : La guerre du bruit / P. Ness. - Gallimard

Un récit particulièrement tourmenté et foisonnant pour ce troisième tome… C’est la guerre entre les hommes et les Spackle, guerre totale où tous les coups sont permis. Nous retrouvons Le Maire et Mrs Coyle (Le Cercle et la Flèche), fidèles à eux-mêmes , profitant du chaos pour obtenir le pouvoir. Les Spackle, préparés minutieusement au combat pour exterminer les hommes. Simone et Bradley sont de nouveaux venus dans ce monde déchiré, émissaires du peuple de Viola, en attente d’un Nouveau Monde. Le récit est une succession haletante de batailles et de tentatives de retour à la paix où les surprises, les ruses et les imprévus sont nombreux. Le monde est devenu d’une incroyable complexité pour Todd et Viola. L’un est manipulé et dépossédé de ses pensées et peut-être de son amour ; l’autre, blessée par le bracelet, souffre dans sa chair et dépérit… Ce sont pourtant eux les artisans de la Paix, mais le chemin est long et le prix à payer quelques fois bien lourd…
Difficile de rendre compte des événements de ce récit bien trop foisonnant que l’on peut trouver à peine long et/ou répétitif (seul petit bémol !) mais c’est aussi une réussite par la construction qui guide le lecteur : alternance annoncée des récits par Todd / Viola, changement d’écriture pour Le Retour et Le Ciel qui permettent la reprise sur des événements complexes et les points de vue différents… Finalement le lecteur est plongé dans une explosion d’informations, de nouvelles et de fausses nouvelles, de manipulations du discours, de double langage, (le personnage du Maire est étonnant de duplicité et de complexité), de Bruits (quelle formidable idée encore que l’utilisation faite de la pensée « secrète » ou inconsciente….) partagés, étouffés, manipulés, maîtrisés, grâce à un rythme soutenu dans le récit des évènements d’une part, aux rebondissements fréquents, à la graphie donnée aux mots selon les locuteurs ou les situations, à la forme des phrases en petites unités qui se succèdent, aux métaphores du langage des Spackle (La Clairière ; La Source…), aux mots et expressions inventés… (La Une en particulier …) Cette multiplicité de points de vue et de paroles sont bien le reflet du Chaos qui règne en maître et le dernier tome l’aboutissement du thème annoncé « Le chaos en marche ».
Un projet littéraire qui tient la route jusqu’au bout, inventivité, originalité, thème de fond sur lequel on pourrait méditer (le langage et l’information, nerfs de la guerre !, la pensée unique partagée instantanément chez les Spackle comme sur internet…), un vrai plaisir de lecture… pour bon lecteur !

coup de coeur Chaque soir à 11 heures / M. Ferdjoukh. - Flammarion

Le début du roman est à l’image de la couverture rose -fifilles, strass et paillettes- avec deux jeunes ado hautement préoccupées par leur soirée et leurs amoures. Mais l’héroïne, Willa, prend bientôt consistance (on n’en attendait pas moins de Malika Ferdjoukh !) et se révèle plus altruiste, plus profonde qu’elle ne le laissait paraître. Elle doit résoudre une énigme, plusieurs même : pourquoi cherche-t-on à la tuer ? Que se passe-t-il, chaque soir à 23h, dans la chambre de la petite sœur aveugle de son petit ami ?
Un roman à tiroirs aux accents fantastiques, de lecture facile, qui glisse vers le polar.

coup de coeurLe château d’Elsa / S. Méliade. - Oskar. - (Histoire)

Elsa, fille de colonel allemand, est en France avec ses parents durant l’année 1940. Ils occupent une partie d’un château français. Elsa, 12 ans, est encore un peu jeune pour comprendre tous les enjeux de cette guerre mais ce qu’elle en perçoit la heurte. Elle comprend aussi, en le côtoyant, que le peuple français n’est pas ce peuple dégénéré et faible que le Führer le dépeint. Aussi, lorsqu’elle apprend que des amis de la fille du Château, Eléonore, ont été faits prisonniers, lorsqu’elle comprend que son père n’est pas le militaire exemplaire qu’elle imaginait, elle décide d’agir pour la libération des français résistants.
Si la ficelle est un peu romanesque, l’amitié possible entre les peuples ennemis est décrite de façon intéressante, grâce aux relations d’Elsa et de son précepteur André Pribriac et celle d’Elsa et Eléonore.

coup de coeurLes chemins de poussière, Tome 1 : Saba, ange de la mort / M. Young. - Gallimard

Un paysage quasi désertique... Saba, jumelle dévalorisée de son frère parfait, voit ce dernier se faire enlever, son père mourir. Elle est désormais seule avec sa petite soeur Emmi qu’elle a du mal à ne pas considérer comme la responsable de la mort de leur mère. Elles partent toutes les deux sur les traces de Lugh.
Un bon roman d’aventure et d’anticipation, notamment grâce à son style très laconique (c’est au lecteur de recomposer la distribution des dialogues) qui crée un rythme de lecture particulier. De bons personnages, des rebondissements à foison qui tiennent le lecteur en haleine jusqu’à la fin. Une réserve cependant, le côté Scarlett de Saba, jeune fille farouche au mauvais caractère irrésistiblement attiré par le beau Jack !

coup de coeurUn chien dans le ventre / H. Hagerup. - Les grandes personnes

Jonas est pour le moins difficile à cerner, à apprécier. Il agace son père, contrarie son prof, attise la moquerie de ses camarades, représente une incompréhension pour tous. Il faut dire que son histoire, livrée par bribes, est difficile : sa mère est en prison pour avoir tué un homme en état d’ivresse. Bientôt libérée, elle va forcément découvrir qu’il lui a menti durant toute sa détention : il n’est pas populaire, n’a pas de petite amie. Fini d’"enjoliver", la vérité toute crue doit sortir. Le chien dans le ventre représente toute la rage qui s’exprime de manière intempestive...
Un roman norvégien très étrange qui arrive à nous rendre sympathique ce personnage à la psychologie elliptique.

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