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dimanche 25 septembre 2016

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coup de coeurNos titres préférés
Actes sud / Didier / Enfance et musique / Flammarion / Gallimard / Lirabelle / Milan / Autres éditeurs /


coup de coeurLe schmat doudou / M. Bloch ; J. Jolivet. - Syros. - (Paroles de conteurs), 2013

Un des contes de la tradition juive que Muriel Bloch, l’une des plus célèbres conteuses actuelles, a mis à son répertoire. Paru précédemment sous forme de livre dans une édition aujourd’hui épuisée, ce conte, publié ici avec le CD audio, s’adresse à tous les âges. Le cadeau de naissance de Joseph passera de l’état de couverture à celui de veste, de cravate, de mouchoir puis de bouton puis de rien pour revivre en mots. Ce doudou qui rétrécit au fur et à mesure que l’enfant grandit est vraiment le symbole du passage de l’enfance à l’état adulte. Muriel Bloch raconte avec jubilation. Pas besoin de musique ou de bruitage, la voix seule suffit. Certains seront peut-être étonnés de ne pas retrouver sur l’album les mots de la conteuse mais le graphisme soigné de l’illustratrice suffira à combler leurs yeux même sans pouvoir suivre le texte mot à mot.
Autre lecture
Un premier né dans une famille nombreuse, quelle fête ! Toute la famille vient célébrer la naissance, et en dernier son grand-père : « pour son premier petit-fils, le vieil homme offrit une magnifique couverture cousue de ses mains. » Couverture qu’il ne quitte jamais et qui devient son schmat doudou. Joseph grandit... Pour contrer les remarques des adultes, le schmat doudou prendra différentes formes grâce au grand-père tailleur : une veste, une cravate, un mouchoir, un bouton… Lorsque Joseph perd son bouton, le tailleur ne peut plus rien pour lui : « Avec rien, je ne peux rien faire. » Mais Joseph, lui, saura faire vivre encore son précieux héritage…
Une histoire juive sur l’enfance et les abandons nécessaires pour grandir et se construire. Une histoire également sur la récupération. En somme une histoire riche en émotions et en enseignements divers racontée par la voix chaude de Muriel Bloch ; les illustrations or et rose de Joëlle Jolivet confortent cet univers confortable et un brin nostalgique.

coup de coeurLes quatres loup / A. Gaussel ; C. Dall’Ava. - Syros. - (Paroles de conteurs), 2013

L’histoire inventée par Alain Gaussel avait déjà été publiée, mais ici le CD audio apporte la gouaille du conteur de rues, en direct. Il était une fois un petit garçon qui habitait tout près de la forêt et dans cette forêt il y avait des loups… Le petit garçon qui n’avait peur de rien s’en sortira bien mais après beaucoup de péripéties et grâce à son courage et à ses… bonbons. La trame est simple, maniée de façon experte. On sent l’habitude du conteur et son empathie pour son public. Peu importe que les mots écrits sur le papier ne soient pas exactement les mêmes que ceux que l’on entend.
Le graphisme joue sur l’opposition des aplats de couleurs, les loups sont aussi terrifiants qu’il se doit et occupent magnifiquement la page quand la terreur de l’enfant est à son comble, le portrait du petit garçon est moins convaincant mais restitue bien son assurance et sa malice.

coup de coeurMoi super moi / M. Dor ; V. de Cort. - Editions Clochettes ; Nouvel angle. - (Les Zygomots)

Normal, tout est normal chez Victor. Rien qui dépasse. La norme, toujours. Même dans ses ambitions : pompier, footballeur, pilote d’avion. Mais Victor réussit tout de même à se distinguer : lorsqu’il tombe malade, il peut se vanter de se battre « comme un lion » face à l’ambulance, l’hôpital, les piqures... « Résistant contre la maladie, ça vaut pompier, non ? »
Une maladie qui ne dit pas son nom mais qui permet à Victor de mesurer les ressources qu’il a en lui. La chanson va dans ce sens : « On a tous des super pouvoirs, il suffit juste d’y croire ».
Maureen Dor a trouvé la simplicité, la générosité nécessaire pour parler d’un sujet grave et peu présent dans la littérature jeunesse. Ses mots et sa voix sonnent juste. Les tons clairs des illustrations, qui comportent juste ce qu’il faut de malice, renforcent l’impression de douceur très utile pour le sujet.
Comme dans les autres titres de la collection, le CD offre 4 plages : l’histoire, puis une chanson suivie de sa version karaoké et enfin une partie où l’histoire est redite avec des mots manquants à trouver. Cette dernière partie est sans doute la moins réussie mais n’enlève pas la bonne impression donnée par cet album.

coup de coeurLe petit chaperon rouge / C. Finateau ; L. Guyader ; L. Pradeau ; M. Giordano. - Larousse (Les contes en chansons), 2013

La collection présente des version pour petits de contes connus : langage très simplifié (syntaxe, vocabulaire, suppression des images), intrigue centrée sur les péripéties, absence des morales. Une première chanson, commune à toute la collection, fait office de formulette d’ouverture. On en retrouve les paroles en fin d’ouvrage, comme pour les 4 autres chansons (pour le Petit chaperon rouge : ouverture / avertissement de la maman au PCR / Mode d’emploi : La bobinette / Conseil au chasseur de laisser le fusil au placard). Un petit signal sonore, sur le CD, indique le changement de page. A l’inverse, l’album signale par une clé de sol lorsque le CD inclut une chanson. Ce système permet une bonne navigation entre l’un et l’autre.
Le CD possède 19 plages dont trois en toute fin, version instrumentale des chansons qui permettent une appropriation par les enfants ; elles montrent la simplicité de la mélodie, de l’orchestration. L’ensemble reste malgré tout entrainant, apporte une originalité au conte. Guillaume Orsat est le seul narrateur, les chansons sont assurées par 4 voix, masculine et féminines. Le conte se veut un mix de Perrault et Grimm (dans les mentions faites en page de titre). Les illustrations sont colorées et linéaires, elles ont un côté flashy qui plaira peut-être mais manque de recherche. Néanmoins, de petits détails sympathiques égaient le tout.
Un ensemble correct pour les petits qui manque néanmoins d’une recherche esthétique.
Autres titres dans la collection : Les trois petits cochons ; Le chat botté ; Le petit poucet

coup de coeurLa petite fille aux cheveux d’or qui parlait aux oiseaux / K. Guennoun ; S. Auvin ; C. Menguy. - Les éditions du Jardin des Mots. - (Les Savoureux)

Version kabyle de Blanche-Neige inspirée de « notre grand-mère Tassadit », l’heureuse, qui racontait dans les montagnes du Djurdjura.
Une très jolie jeune femme se fait confirmer tous les mois par la lune qu’elle est la plus belle. Mais un soir : « l’enfant que tu portes sera encore plus beau... ». Ce qui se confirme avec l’arrivée d’une petite fille aux cheveux d’or admirée par tous à tel point qu’à 7 ans, sa mère fait disparaître sa propre fille. Cette dernière trouve cependant refuge dans une grotte habitée par un serpent frappé de malédiction. L’animal -qui fut un homme- l’adopte, lui apprend le langage des animaux, tandis qu’elle devient de plus en plus belle. Malgré les conseils de prudence de son père, à 17 ans, elle s’éloigne de la grotte et se signale ainsi au monde... Le prince tombera bientôt amoureux d’elle. Et l’heure du départ sonne pour la jeune fille. Le père adoptif cautionne cet amour, à condition qu’elle ne revienne jamais sur ses pas. Ce qu’elle oubliera naturellement, car nous sommes dans les contes ! D’autres malédictions en découleront...
De nombreuses thématiques dans ce conte attachant à la fin déroutante : séduction, amour, naissance, ambivalence des sentiments, relation parents/enfants... L’illustration colorée cernée de traits noirs suit chaque étape du conte et ajoute au dépaysement.
La narration de Kamel Guennoun, à la voix douce et posée, est soutenue avec une grande délicatesse par le violoncelle de Claire Menguy. Formules d’introduction et de fermeture enveloppent ce conte venu d’ailleurs.

coup de coeurLe petit prince et le dragon / J.-P. Courivaud ; M.-L. Viney. - Oskar. - (Premières lectures)

Luc et tom n’ont aucune envie d’apprendre à lire, trop occupés à combattre le dragon sur leur jeu vidéo. Mais Martin lui adore lire. Lorsque le roi voit son terrain occupé par un jeune dragon, chacun de ses 3 fils va partir tenter sa chance pour le combattre. Mais surprise, c’est une dragonnette ! Luc et Tom échoue, mais Martin, sachant décrypter l’écriteau devant la grotte, charme la jeune dragonnette en lui lisant des histoires. L’issue sera celle attribuée aux contes...
Un petit lexique des mots les plus compliqués clôt l’album
Sur le CD joint, la comédienne Caroline Ducey prête sa voix à l’histoire puis à la comptine Le roi, sa femme et le p’tit prince, choisie pour son lien ténu avec l’histoire. Les interludes musicaux (composés par Frédéric Sachs) qui encadrent l’ouverture et la fermeture de chacun des chapitres de l’histoire restent très pauvres.
Un ensemble correct mais un peu pauvre.

coup de coeurRoule-toujours ou la lune dans la tête / A. Boutin-Pied ; B. Després ; V. Péchard. – Eponymes

La lune et le soleil s’aiment mais n’arrivent pas à vivre leur amour. Cette union impossible fait couler leurs larmes qui, en touchant terre créent, une petite bouille rouge, Roule toujours, et une petite bouille blanche, Petite lune. Le lecteur suit alors le parcours initiatique de Roule toujours, qui n’a qu’une seule idée en tête : retrouver Petite lune, sa partie manquante. A force de rouler, rouler, rouler, Roule toujours découvre son corps et se forme à la vie : au fur et à mesure de ses rencontres avec autrui, il prend conscience de son incomplétude corporelle de petite boule et acquiert alors des yeux, des oreilles, un nez, une bouche. Il joue de ses nouveaux atouts : il peut désormais cligner des yeux, respirer fort, claquer sa langue, jouer avec sa bouche. A cela s’ajouteront des bras et des jambes qui lui permettent d’applaudir tout en sautant et faisant des galipettes. Et même … de mettre les doigts dans son nez !
Un soir bien fatigué d’avoir expérimenté le monde avec son corps, il s’endort, rêvant de Petite lune
L’intrigue principale inclue 2 histoires dans l’histoire : une version du Gros navet et un conte étiologique autour de l’escargot viennent compléter la quête initiatique de Roule toujours. Chaque épisode est ponctué de comptines traditionnelles ou originales (dont on retrouve les partitions en fin d’album), intervenant toujours de façon pertinente. Un regret : la complexité de la construction narrative aurait nécessité de pouvoir mieux se repérer et naviguer entre l’album (un peu dense au niveau de la mise en page du texte) et les plages du CD.
Anne Boutin-Pied assure la composition, la narration, le chant et l’interprétation. Lorsqu’elle raconte, la musique (alto, argilophone, flûte, sanza, petite percussions) l’accompagne discrètement mais au plus près de son phrasé, petites phrases courtes pétries d’assonances et d’allitérations.
L’enfant pourra par ailleurs suivre pas à pas chaque séquence narrative grâce à la découpe illustrative en bande dessinée de Bernadette Després. Au travers de mots simples et répétés, scandés musicalement par les percussions, on aborde un thème existentiel poétique de façon très ludique, concrète, sensorielle et enfantine tout à fait adapté au monde de l’enfant dès 2 ans et au-delà.

coup de coeurL’ oncle américain d’Achille Pellisson / D. Lévy ; Blexbolex. - Oskar. - (Premières lectures)

Josiane Pellisson a gagné un voyage aux Etats-Unis pour deux personnes. L’heureux élu qui l’accompagne est Achille, son fils. Ils en profitent pour rendre visite à une lointaine cousine qui habite Harlem. Nous sommes en 1957 et des blancs ne passent pas inaperçus dans un tel quartier. A défaut de rencontrer l’aïeule, il rencontre son fils, musicien, qui communiquera sa passion à Achille.
La narration est assurée par une seule voix féminine, calme. Les bruits de la ville constituent un bruit de fond très léger.
Une histoire courte qui aurait mérité quelques détails supplémentaires par moment. L’album, aux illustrations bien adaptées, se clôt sur un lexique ; le CD quant à lui propose 2 comptines autour de la musique. Simple, adapté à une première lecture mais pas extrêmement vivant.

coup de coeurL’ œil du loup / D. Pennac ; C. Reisser ; K. Beffa ; Orchestre de chambre de Paris. - Gallimard

Enfermé dans un zoo, un loup borgne a décidé d’ignorer les hommes à jamais. « Le meilleur des hommes ne vaut rien ! » lui disait sa mère. Mais devant ce garçon présent jour après jour, à le fixer sans faillir, le loup baisse la garde et regarde enfin l’humain. Dans ce contact hors norme, c’est toute l’histoire des loups encore sauvages qui se dit puis la violence des hommes. Ce sera ensuite au tour du jeune Afrique de raconter son périple depuis son pays en guerre jusqu’à « l’autre monde ».
La narration par l’auteur lui-même est douce, mesurée, très agréable. L’accompagnement musical est constant mais pas trop envahissant. Seul bémol : les illustrations n’aident pas du tout à la lecture d’un texte qui est dense pour un format album. On préférera donc le CD tout en ayant la possibilité de lire le texte intégral avec l’album (qui met entre crochets les passages supprimés sur le CD).

coup de coeurLe garçon transparent / E. Chedid-Adevenier ; L. Lepinay ; J. Depardieu. - La Martinière

Ce garçon transparent n’a pas vraiment de prénom, ses parents eux-mêmes ne s’en souviennent pas. Pire, ils l’oublient fréquemment. Rien d’étonnant alors à ce qu’ils aient négligé d’envoyer sa lettre au Père Noël. Ce dernier, au soir de Noël, est dépité, puis furieux de voir cet enfant ainsi oublié. Il lui propose de l’accompagner. Une virée magique au terme de laquelle le Père Noël lui offre un clairon, gage de son existence : avec lui, "personne ne pourra (l)’oublier". Mais la réalité est plus terrible, l’enfant comprend à quel point il n’existe pas pour ses parents… C’est à travers la musique, le clairon que l’enfant sera rendu à lui-même.
Les illustrations, dans ce format haut de forme, occupent tout l’espace pour un rendu très impressionnant. Que ce soit ce grand escalier et, à son sommet, l’enfant transparent ou la barbe du père noel qui exprime toute sa colère, le format est exploité à merveille.
2 pistes sur le CD : le texte et une chanson, tous deux interprétés par une Julie Depardieu parfaite ; la chanson laisse vent et clairon exprimer toute la force de ce garçon qui trouve sa voie.
Un album CD intéressant, avec l’avantage de proposer plusieurs niveaux de compréhension, dans le texte, l’illustration (dernière page avec une fillette) et le CD. Le CD, avec sa fin plus optimiste conviendra aux plus jeunes et aux plus sensibles. L’album lui est plus abrupte.
Autre lecture
Le garçon transparent est une fable toute poétique sur un enfant si frêle et si peu reconnu par son entourage qu’il en devient invisible. Le père Noël, tel un ange gardien qui fait bien son ouvrage, trouvera le remède à cette maladie étrange en lui offrant son attention et un moyen d’expression, un clairon. Deux parties dans le CD, l’histoire racontée puis une chanson. L’auteur aime sans doute le Père Noël puisqu’elle a publié un mois plus tard, un album intitulé « Très cher Père Noel ». Julie Depardieu, la narratrice et chanteuse, aime sans doute ce personnage d’enfant malmené qu’elle nous restitue avec chaleur et respect ; illustrateur et musiciens aiment sans doute cette création commune car ils sont présents juste ce qu’il faut, pas trop.
Tout concourt à mettre en valeur le texte poignant mais plein d’espérance. Pas d’effets spéciaux, les bruitages et la musique sont discrets. Dans les illustrations où les bleus dominent, la tache rouge du père Noël apporte la chaleur. Malgré la gravité du propos, le ton juste dans les mots et dans la voix, rend l’histoire accessible dès 5 ans.

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