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Dernière mise à jour :
dimanche 25 septembre 2016

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Musiques

coup de coeurNos titres préférés
Actes sud / Didier / Enfance et musique / Gallimard / Lirabelle / Autres éditeurs /


coup de coeurLes p’tits loups du jazz font la fête / O. Caillard ; Pef. - Au merle moqueur

Cet album Enfance et musique illustré par Pef, sur des textes de Robert Desnos est un régal d’espièglerie, de facétie correspondant bien à l’ambiance jazzy. Le tout est complété par des compositions d’Olivier Caillard, auteur compositeur, et enrichi par 2 titres de 2 auteurs-compositeurs que sont respectivement Françoise et Christopher Hayward (P’tits korrigans) ; Jean-Naty Boyer (Noël en forêt). Outre les 13 chansons, 9 plages instrumentales s’ajoutent à la fin du CD. Ce qui met bien en évidence l’utilisation des instruments dévoués à ce style de musique. Et permet aussi à l’auditeur de reprendre les textes et les chanter sur la musique.
Les voix enfantines donnent l’effet du live ce qui engendre un vrai bonheur d’écoute. Nous suivons volontiers la gaieté de ces p’tits loups, avec trombone, contrebasse, violon et batterie, tout ce qu’il faut pour le swingue !
L’humour éclate à toutes les pages sous la plume de Pef. Le parti-pris du blanc des fonds de page révèle d’autant le trait noir déployé autour des dessins et fait chanter le texte sur chaque page. La salsa des p’tits loups, au centre, évoque les thèmes récurrents de l’éducation des enfants avec tant de fantaisie que l’on succomberait tout de go à ces facéties. C’est enjoué, plein de vie, d’émotions, de liberté, bref, aussi joyeux que la gourmandise d’une fraise tagada. La chanson des bêtises prend toute sa place augmentée d’un texte que l’illustrateur a dû concocté selon l’art de la fantaisie langagière qu’il maîtrise à souhait.
Le seul bémol serait que l’articulation de la voix des enfants empêche de bien cerner le texte à certains moments, mais le livre compense largement ce léger « défaut » plutôt rare. Le choix des caractères gras noirs sur fond blanc donne une belle clarté à l’ensemble de ce livre attrayant, joyeux. Le bonheur de chanter et jouer éclate tout le long du CD pour s’inscrire dans tous les rythmes et registres du jazz. Le CD se termine sur Noël en forêt, « venez tous sous le sapin, le père Noël arrive », une bonne raison d’ offrir ce livre CD qui pourrait enchanter filles et garçons de tous âges…

coup de coeurFlûte de flûte, Victor / S. De Serres ; C. Lavoie. - Planète rebelle

Victor est un petit castor plein de bonne volonté qui part tous les matins chercher des branches en forêt, pour reconstruire la hutte familiale à la sortie de l’hiver. Il se laisse distraire par ses rencontres : porc-épic, élan, truite, licorne... chacun demande l’aide de Victor qui se fera gronder par son père en rentrant parce qu’il n’a pas ramené de belles branches. Mais la solidarité sera récompensée : Victor, ayant trouvé le secret des branches en les transformant en flûte, verra son talent salué.
Les illustrations sont un peu fades mais c’est l’aspect musical qui retient l’attention : l’entrée est très enlevée et les morceaux de musique (flutes, violon, cistre, lyre, percussions), chants et chœurs qui jalonnent toute l’histoire, sont très agréables à écouter. La comédienne canadienne (une seule pour toutes les voix) sait jouer avec ces temps musicaux qui calquent les actions des personnages. Les nombreuses onomatopées dans le texte sont traduites par les instruments, pour un résultat pas toujours très agréable à écouter.
Le CD est découpé en 22 pistes mais rien ne permet, dans la lecture du texte, de savoir à quelle partie elles se rattachent. Aux 12 pistes de conte succèdent 10 plages de musique.
Un beau moment musical.

coup de coeurLe carnaval des animaux / P. Matéo ; V. Hié. - Didier

Le livre se présente comme une étude de l’oeuvre, étape par étape, sur un texte enlevé de Pépito Matéo. Chaque double page correspond à 2 plages du CD (hors la première page) indiquées par des pastilles colorées piquées ici et là. Lecture du texte présentant le morceau, puis le morceau : la marche royale du lion, poules et coqs, tortues, éléphant... jusqu’au final qui est un manifeste pour le respect de la condition animale.
C’est enjoué, amusant, très bien illustré dans les teintes chaudes de Vanessa Hié et agréable à suivre.
Dans une deuxième partie, nous avons une page sur Camille Saint-Saëns et la place du Carnaval des animaux dans son œuvre et sa vie. On trouve également en fin d’ouvrage un accompagnement pour une deuxième écoute du CD, chaque morceau étant présenté avec les différents instruments intervenant, et leur possibilités en rapport avec les animaux et le propos de Camille Saint-Saëns.
Une riche approche de l’œuvre qui peut s’adresser à des enfants plus grands.

coup de coeurLa belle au bois dormant / P. Tchaikovski ; E. Fondacci ; E. Puybaret. - Gautier Languereau. - (Des histoires en musique)

Elodie Fondacci a eu la bonne idée de publier « La belle au bois dormant », album CD issu de ses émissions Des histoires en musique diffusées sur Radio Classique chaque soir à 20h, c’est aussi le nom de cette collection, chez Gautier-Languereau.
L’auteur a adapté le conte traditionnel, celui d’une princesse qui, suite au vœu d’une fée maléfique, se pique le doigt sur un fuseau à l’aube de ses 16 ans et s’endort pour 100 ans. Elle sera évidemment réveillée par un beau et valeureux prince charmant, happy end.
Ce grand classique de Perrault est agrémenté d’illustrations aériennes, envoûtantes et poétiques d’Eric Puybaret et de la musique de Piotr Tchaïkovski qui vient s’unir très subtilement à la voix de la narratrice animatrice pendant 23 minutes. Dans une parfaite harmonie, la voix et la musique se mélangent, la magie opère avec une interprétation douce et nuancée. Seul bémol, les musiques sont signées Radio Classique sans plus de précision (orchestre, année d’enregistrement ?) et pourquoi pas une plage sur le CD avec uniquement la musique ? Car ces disques peuvent vraiment donner envie de découvrir la musique classique !

coup de coeurAdala et son petit violon / S. Joire ; E. Mary. - Lirabelle

Le grand format de ce bel album contribue à la bonne lisibilité, et permet aux illustrations en papiers collés de se déployer dans la fantaisie et la joie qui émane du bonheur qu’Adala ressent d’avoir eu son quart de violon comme cadeau d’anniversaire. Le choix de mettre en scène cette petite fille est une excellente idée pour donner envie à de jeunes enfants de pratiquer cet instrument. On y apprend comment il est fabriqué, avec quel bois et surtout comment le faire chanter, vibrer, en mettant en scène les bruits de la vie. La notion d’amour de l’instrument choisi est bien mise en évidence : tous les jours, elle le regarde, le détaille, l’admire et trouve qu’il lui ressemble… la mise en parallèle entre les parties physiques de l’instrument et celle de l’être humain est abordée simplement, avec justesse : « tu as un nez, un ventre, des pieds, des oreilles, une tête… » Adala apprend également à connaître les cordes, leur nom, leur son grave ou aigu. A chaque phase d’apprentissage correspond une chanson mise en musique et chantée avec talent. Toute situation invite à sortir des sons, qui ressemblent à des jeux de compositions inventées comme savent le faire les enfants tout en s’amusant. Les bruits c’est amusant… ! Ils deviennent des notes que le violon nous interprète à sa façon selon la progression des petits doigts sur les cordes tendues comme il faut. Tout apprendre parce que le violon est devenu complice avec son instrumentiste, voilà de la finesse pour engranger le grand détaché, le lié, le démanché…jusqu’au pizzicato sans se fatiguer trop, sans oublier de couvrir ce bijou dans sa boîte pour que demain il soit en pleine forme.
L’audition du CD est agréable, la voix Stéphanie Joire, avec sa voix tour à tour pétillante et douce, se place au mieux des situations musicales et l’ensemble est assez homogène par rapport à la progression de l’histoire douce, empreinte de gaieté et d’enthousiasme. Elle est accompagnée parfois de voix d’enfants et donne de l’authenticité à ce travail très pédagogique dans la douceur, la gaieté d’apprendre, et la simplicité. Les termes appropriés au violon y sont déclinés à l’envie, de sorte que la musique fait le travail d’elle-même pour supporter les paroles pleines d’enseignements. La fin est très enjouée et musicale.
Une découverte ludique et original du violon, instrument et musique.

coup de coeurLes gribouillis / M. Bouillie ; P. Ayerbe. - Enfance et musique

Pascal Ayerbe, créateur sonore français, musicien autodidacte, joueur de scie musicale et d’objets divers, suit d’abord une formation d’ingénieur du son et sortait en 2003 son premier album "LES GRIBOUILLIS" réédité en 2011 par le label "enfance et musique" (Au merle moqueur). Le créateur donne vie à des objets de la vie quotidienne et à des jouets pour créer un monde sonore poétique, joyeux et farfelu. On pense à STOMP, Yann Tiersen, Pascal Comelade, René Aubry et même BJORK (si ! si !) pour la composition musicale originale. Il sait jouer habilement avec les objets et leurs sons, il farfouille, les secoue, les assemble pour créer des mélodies hors du temps. Le résultat fait même penser à des percussions africaines, du jazz…
Un livre CD, 13 titres, conseillé à partir de 3 ans, enregistré et mouliné entre 1999 et 2001, avec des voix d’enfants enregistrées en 2011 à Toul qui improvisent, donnent leurs impressions, "bidouillent" eux aussi avec l’auteur, leurs voix viennent se greffer sur les musiques existantes. Les gribouillis ont été tendrement bricolés par Maron Bouillie, "bidouillages" visuels colorés, drôles, savants et bien mis en scène parfois sur fond blanc ou dessinés.
Tout ce bricolage nous offre un univers ludique, zinzin, où se rencontrent choses à bruit et trucs à voir. Les objets prennent vie et composent un ballet musical un peu à la manière de Walt Disney dans "Fantasia" ou comme dans le célèbre programme "Chapi-Chapo" mis en musique par le célèbre compositeur François de Roubaix.
En bref, un livre musical riche, très moderne et poétique qui développe l’imagination et qui nous fait regarder autrement les objets qui nous entourent. Un tel album offre de nombreuses pistes d’activités pédagogiques pour l’école ou à la maison (retrouver les objets utilisés, fabriquer de la musique avec les objets du quotidien, les mettre en scène et les photographier, aborder le recyclage des objets par l’Art…). Soyons curieux !!
Pascal Ayerbe a reçu de nombreux prix, comme le prix France Musique ou le grand prix du CIMES en 2003.

coup de coeurL’ histoire du soldat / Stravinsky ; Ramuz ; D. Lavant ; Orchestre de la garde républicaine ; N. Novi. – Didier. - (Contes musicaux)

Charles-Ferdinand Ramuz s’inspire d’un vieux conte russe recueilli par Alexandre Afanasiev : Le Déserteur et le Diable. Joseph Dupraz, un pauvre soldat en permission, accepte de vendre à un vieil homme mystérieux son violon (son âme) en échange d’un livre qui permet de lire l’avenir et de s’enrichir. Lorsqu’il arrive dans son village trois ans après, tous le prennent pour un revenant et s’enfuient. Le Diable révèle alors sa vraie nature, réduisant le soldat en marionnette immensément riche mais solitaire et malheureux. Lorsque le hasard lui fait retrouver son violon, il abandonne tout pour reprendre la route. Au moment où il s’apprête à tenter sa chance auprès de la fille d’un roi malade, il affronte encore le Diable dans un combat sans merci. Il sort vainqueur, du moins provisoirement : il connaît l’amour auprès de la princesse, jusqu’au jour où il accepte d’emmener celle-ci dans son village. Ce voyage cause sa perte : le Diable triomphe de l’amour et de l’idéalisme.
Il ne s’agit pas du conte de Ramuz, ce qu’on peut regretter : la lecture préalable du conte permettrait en effet de préparer l’écoute de l’œuvre dont le début notamment peut dérouter de jeunes enfants. Il s’agit du résumé des différentes scènes, sous la forme de titres, et des commentaires correspondants de la dramaturge Agnès Terrier. Ces derniers, très synthétiques, éclairent non seulement des aspects de la mise en scène, mais aussi des aspects musicaux, mythiques, symboliques, proposent des comparaisons… Les deux dernières pages retracent les grandes lignes de la collaboration de Ramuz et de Stravinsky et présentent l’orchestre de la garde républicaine. Tous ces commentaires demandent à être lus après l’écoute du CD, laquelle peut être associée à la contemplation des illustrations.
Les illustrations pleine page de Nathalie Novi sont donc conçues comme l’équivalent de la contemplation des décors au cours des représentations. Certaines sont commentées par Agnès Terrier : le Diable en marionnettiste. Si elles ont de réelles qualités plastiques, trop « jolies » (trop « élégantes » ?), elles ne sont pas à la hauteur de l’intensité dramatique, de la violence de l’affrontement du soldat et du diable. Les illustrations les plus intéressantes sont les doubles pages plus créatives, qui montrent par exemple les chevaux en plein envol.
Le CD est évidemment essentiel pour cette musique de scène qu’Igor Stravinsky a composée sur le texte de Ramuz, et qui est exécutée par sept instrumentistes : violon, contrebasse, basson, cornet à pistons, trombone, clarinette et percussions. L’œuvre comporte plusieurs courts tableaux qui peuvent assez facilement être appréhendés dans leur spécificité par les enfants, même si le début assez abrupt peut les dérouter. Chaque tableau est bien caractérisé, comme autant de gravures anciennes. Diverses danses sont présentes : danses populaires russes mais aussi danses urbaines contemporaines, tango et ragtime. L’interprétation de l’orchestre de la Garde républicaine est de qualité.
Quant à Denis Lavant, qui interprète à la fois le rôle du narrateur et des personnages, il emporte totalement l’adhésion. Il met en évidence les subtilités du duel que se livrent Joseph et le Diable, les changements de rythme. Plus l’œuvre avance, plus on est envoûté par sa voix puissante en parfaite harmonie avec la musique de Stravinsky.
Cet album CD original est accessible à partir de 7-8 ans, mais la présence d’adultes passeurs semble préférable. Les enfants plus âgés, les adolescents en profiteront mieux, et même les adultes : il peut donc réunir toute la famille. Le CD est incontestablement une réussite. Les réserves portent sur l’album : si le choix d’un accompagnement critique au lieu de la reproduction du texte est intéressant et exigeant, celui des illustrations ne l’est guère. Outre le plaisir d’une découverte familiale, l’ouvrage peut être exploité au collège et même au lycée, dans un cadre disciplinaire ou de préférence transdisciplinaire qu’implique la collaboration entre Ramuz et Stravinsky. L’album offre toutes les pistes de recherche utiles à l’interprétation de cette variante du mythe faustien, réécrit dans un contexte de guerre. La correspondance étroite entre la musique et la mise en voix du texte permet une initiation aux recherches de la musique moderne. Aux plus jeunes peuvent être proposés des travaux d’écoute des instruments, des travaux d’écriture, de mise en voix, de créations plastiques…
Critique complète sur le blog de Brigitte Lacot.

coup de coeurLe carnaval des animaux / C. Saint Saëns, Y. Walcker, Enzo Enzo, M. Billet. - Gallimard

Le roi lion a avalé une mouche et devient ronchon, grognon, bougon, grincheux, furieux, sérieux, nerveux, coléreux (ce qui donne des maladies en ite). Ses amis tentent de l’aider, pas si facile. C’est alors qu’un gros éternuement le libère de l’insecte encombrant. Le carnaval peut commencer !
Très bien mené, ce texte est truffé de bruits d’animaux et d’onomatopées, de rebondissements qui surviennent à chaque page, des situations amusantes, rocambolesques, tendres, poétiques ou énergiques. Le choix des caractères de couleur différente à chaque page est plutôt agréable et ne nuit pas à la lisibilité, les couleurs des fonds de page étant en général compatibles. Les illustrations, classiques, sont très réussies et pleine de fantaisie, poésie, détails qui donnent à ce livre beaucoup de charme et de vigueur. Un petit bémol : la présentation des instruments dans les deux dernières pages déçoivent quelque peu par leur graphisme en blanc sur fond turquoise pastel ; on aurait gagné en lisibilité si les caractères avaient été en noir. Les commentaires sur chaque instrument sont plutôt réussis.
Avec le CD, Enzo Enzo transmet un enthousiasme réel dans l’interprétation du texte. Son excellente diction prête aux rôles qu’elle joue vivacité et dynamisme. Il y a un bon équilibre entre les temps impartis au texte et ceux dédiés à la musique de très grande qualité acoustique, avec l’orchestre du Capitole de Toulouse (direction de Michel Plasson).
Un bel objet, clair et attirant, pour une initiation facile à la musique classique, dès 3-4 ans.

coup de coeurPetit Robert et le mystère du frigidaire / M. Jeanneret ; F. Negrin ; S. Aeschimann. - Notari

L’album est adapté d’une comédie musicale et retrace, en 21 scènes, l’étrange histoire d’un immeuble délabré et de ses occupants. L’interprétation est assurée par le groupe genevois BricoJardin, avec de nombreux instruments, tendance comédie rock, et deux voix pour la distribution : une femme, un homme.
Le soir de Noël, le héros principal, Petit Robert, découvre un ramoneur la tête dans son frigidaire. Ramon se présente et raconte sa participation à la finale des Pères Noël, qu’il a perdu, battu par un tricheur. Il est déterminé à prendre sa place et se présente en tant que Père Noël à Petit Robert. Ce dernier lui demande de lui offrir le cadeau de ses rêves, c’est à dire « tout savoir sur ses voisins ». Démarre la déambulation dans l’immeuble de la cave au grenier, dans un timing serré : Ramon doit être dans le frigidaire à minuit. Texte parlé et musique renforcent le sentiment de peur qui monte… L’heure tourne ; à 23h50, Ramon laisse Petit Robert tout seul… que va-t-il se passer ? Va-t-on découvrir le mystère du frigidaire ?
L’illustration, dans un format de livre accordéon, évoque 8 séquences environ avec la plupart des personnages rencontrés. Les tons sont sombres et renforcent l’atmosphère mystérieuse. Au verso, le texte sur fond blanc. Pour le pliage du livre, la verticalité aurait été plus adaptée pour formaliser les changements d’étages.
Histoire abracadabrante qui fourmille de mille indices…le vocabulaire est très riche avec de nombreuses rimes, jeux de mots et clins d’œil au monde qui nous entoure. L’album sera sans doute davantage apprécié par ceux qui ont vu la comédie musicale mais peut être lu dès 7 ans.

coup de coeurElla Fitzgerald / S. Ollivier, R. Courgeon, E. Caron. - Gallimard. - (Découverte des musiciens)

Comme tous les albums de la collection, l’ouvrage raconte d’abord brièvement, en onze tableaux, l’enfance et la jeunesse l’enfance d’Ella Fitzgerald dans ses rapports avec la musique et sa carrière à venir. D’une famille modeste vivant dans un quartier populaire de New York, celle-ci est d’abord plus attirée par la danse, jusqu’à ce que lors d’un concours elle se mette à chanter, subjuguant le jury. L’histoire de cette passion de la musique pourra susciter chez les jeunes enfants des vocations, d’amateur ou de musicien, et enseigne la persévérance. Les petits encarts de texte qui prennent à partie l’enfant et lui suggèrent des jeux d’écoute ont le même objectif. On peut les juger artificiels et peu utiles. Chaque double-page de ces tableaux offre à la fois des photographies d’époque et des dessins de Rémi Courgeon qui campent le personnage en plein mouvement et restituent l’atmosphère de la scène, de la vie nocturne. Suivent quatre doubles pages documentaires sur les principales caractéristiques de son chant : virtuose du scat, interprète originale du grand répertoire américain, artiste populaire spécialiste du swing, déployant son talent sur scène au cours d’improvisations typiques du jazz, caractéristiques qu’illustrent de grands morceaux : How high the moon ?, Bewitched, Bothered and Bewildered, Jingle bells, I don’t mean a thing. Ces pages sont illustrées par de beaux portraits en noir et blanc.
Le CD comprend onze enregistrements d’époque qui font entendre la voix d’Ella Fitzgerald, ainsi que celles de Duke Ellington et de Louis Armstrong. Narration (sobre) d’Elise Caron et courts extraits alternent d’abord, avant les 4 morceaux principaux correspondant aux pages documentaires. Ce documentaire de qualité est très accessible dès 5-6 ans. Il constitue une bonne initiation à l’écoute et/ou à la pratique de la musique, et notamment du jazz. Il peut rassembler la famille et de jeunes élèves.

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