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Dernière mise à jour :
dimanche 25 septembre 2016

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Musiques

Musiques

coup de coeurNos titres préférés
Actes sud / Didier / Enfance et musique / Gallimard / Lirabelle / Autres éditeurs /


coup de coeurRigoletto / Verdi ; Toni. - Calligram. - (Musigram)

Dès la première page du livre est présentée l’organisation du livre CD et la manière de l’appréhender : lecture du livre puis écoute du CD en feuilletant le livre ; le CD nous donne 9 des plus beaux airs de Rigoletto, par l’orchestre de l’opéra de Vienne, avec les 3 principaux personnages (Le Duc, Rigoletto, Gilda) ; chaque morceau est rattaché au passage du livre auquel il se réfère.
La manière dont Rigoletto est raconté relate bien l’histoire et son esprit : Rigoletto, bouffon du duc de Mantoue, sait se montrer incisif voire cruel pour plaire au duc. Il va trop loin avec le vieux comte de Monterone qui le maudit. Cette malédiction bouleverse Rigoletto qui pense à sa fille chérie et ultra protégée. Cette dernière est amoureuse du duc de Mantoue, enlevée par les courtisans qui croit avoir à faire à l’amie de Rigoletto. Ce dernier connait le caractère volage du duc et tente en vain d’en détourner sa fille. Il commanditera ensuite son assassinat.
La fin est d’une extrême cruauté, mais ainsi présentée qu’elle ne heurtera pas les enfants.
L’illustration nous situe dans les cours italiennes de la renaissance. Elle apparait un peu fade au départ mais ces tons étouffés permettent de gommer la dureté de l’opéra.
A la fin du livre, un texte sur Verdi et sa vie, sur l’origine de l’opéra Rigoletto (Le Roi s’amuse de Victor Hugo) et sur le présent opéra.
Une belle initiation à cette œuvre.

coup de coeurPierre et le loup / E. Ruggieri ; S. Prokofiev ; Orchestre Prométhée ; M. Truong. - Gautier Languereau

Vous connaissez tous ce conte musical si célèbre créé par serge Prokofiev, cette fois-ci illustré par Marcelino Truong ; c’est la campagne russe de l’artiste qui nous accueille, la porte du jardin est ouverte, Pierre s’aventure à l’extérieur mais le grand-père bougon ramène le garçon à la maison. Et tous les personnages sont là, représentés avec le dessin de l’instrument qui leur correspond. Mais quel instrument représente l’oiseau, le canard, le chat, le grand-père ? Mais aussi bien sûr, le petit pierre, le loup et enfin les chasseurs ?
Prokofiev a dirigé la première exécution de Pierre et le Loup le 2 mai 1936, sous la directrice artistique du théâtre central pour enfants de Moscou, avec Natalia Saz comme récitante. Pour cette version éditée par Gautier Languereau, c’est la voix d’une animatrice radio (et télé) culte, une voix que l’on reconnaît, Eve Ruggieri, nous guide sur les traces de ce conte musical produit par Radio Classique et admirablement interprété par l’orchestre Prométhée sous la direction de Pierre Michel. Et la magie naïvement raffinée de Prokofiev opère maintenant et toujours, petits et grands seront comblés !
Dans cette version, le loup est capturé avec le canard avalé tout rond dans son ventre, il finira au zoo ! Et pour raconter à son tour ou jouer et faire deviner aux enfants certains instruments de l’orchestre, la version instrumentale est proposée après l’intégralité du conte. Bonne écoute !

coup de coeurGraines de berceuses / S. Adélaïde ; R. Aubert ; C. Rey ; Fééric Farandile. - Prikosnovénie

Les 13 premières pistes, de pays différents (Iles Hébrides, Canada, Angleterre, Slovénie, France, Italie, Russie, Australie et Hongrie), gardent une harmonie musicale certaine. La piste 14 est la chanson de Feuille, héroïne de l’histoire. Puis vient, en piste 15, le conte de Feuille et la montagne magique lu par Christine Rey et d’une durée de 20 minutes : une petite fille doit partir guérir la montagne... Cette quête pour sauver la montagne magique est une invitation à prendre soin de notre environnement, à travers les multiples incarnations féériques de la Nature. Un sujet qui touchera les parents et les enfants, dommage que les illustrations et la mise en page restent décevantes.
Autre lecture
Le projet aurait pu être intéressant : création d’une histoire dont les chansons doivent traduire l’atmosphère propre aux différents personnages et péripéties, une chanson résumant toute l’histoire. Mais la réalisation ne tient aucune des promesses. L’histoire est artificielle et manque de cohérence. Elle se présente comme un conte faussement initiatique d’inspiration celtique, prétendant marier un message écologique (apprendre à respecter la montagne au lieu de la détruire par la pollution) avec une portée plus psychologique (apprendre à faire face à ses peurs intimes, qui paraissent bien légères). Le dessin est particulièrement malhabile.
Le CD est plus agréable mais souffre de plusieurs défauts. Il aurait été plus logique de faire entendre d’abord le conte puis les chansons. L’interprétation du conte, qui se marie avec des passages musicaux et des bruitages, en souligne involontairement tous les aspects artificiels : en effet au lieu de jouer vraiment les différents personnages, ce sont des déformations techniques des voix qui prétendent donner vie aux lutins et aux fées racines. La chanson résumé, Petite feuille, est mièvre dans les paroles, l’interprétation et la musique et ne rend guère compte de l’aventure de ce voyage au centre de la terre.
Les chansons, qu’elles soient des créations (pour 4 d’entre elles) ou des reprises se ressemblent toutes (musiques destinées à la relaxation et d’inspiration celtique, faisant entendre harpe, flûtes, sansulas, violons, carillons…) et ne remplissent donc pas leur mission évocatrice. La correspondance entre musiques et personnages est donnée en fin d’album, mais aucun pictogramme ne renvoie aux plages du CD au cours de l’album.

coup de coeurL’ enfant et la nuit / O. Balazuc ; F. Villard ; E. Polanco. - Gallimard. - (Giboulées)

Virgile a fait la promesse à sa petite sœur de ramener le jour, ce jour qui ramènera la santé à leur mère malade. Il rencontre en chemin Noctilia, étrange cantatrice glaciale, vampirique : ce qu’elle attend de Virgile, ce sont ses larmes, pour acquérir la jeunesse éternelle… Evariste est son second, son ombre, son adorateur mais son amour est à sens unique, Noctilia ne pensant qu’à elle-seule.
Un conte lyrique sombre, violent dans certaines scènes (yeux arrachés, le spectacle du cirque noir avec ses suicides) mais très vivant qui voit l’opposition de la nuit -désespoir, désenchantement, dureté (insensibilité)- et du jour - rire, beauté, refus de la peur.
Les illustrations ont un côté daté et auraient mérité un trait plus sombre, plus expressif. Les rideaux sont en revanche assez réussis.
Le CD : si la voix de l’enfant est un peu appliquée, les voix adultes sont très expressives. Orchestre et chœurs se répondent, dans un jeu de tensions très réussi.
Un petit regret : les pistes du CD ne sont pas repérables sur l’album. Quelques fois, les changements de piste correspondent aux didascalies mais pas systématiquement.
Un parcours initiatique aux portes de la part sombre de l’humain.
Autre lecture
Ce « conte lyrique » très original, s’adresse à des enfants à partir de 8-9 ans, sans limitation d’âge. L’œuvre est une commande de l’académie musicale de Villecroze (2008) pour sensibiliser le jeune public à l’art lyrique.
Le livret propose un conte fantastique à portée initiatique. Il se compose de 7 scènes (chiffre symbolique) et 4 tableaux.
Deux enfants, dont la mère est gravement malade, se préparent à dormir. La peur du noir qui s’est installé dans la chambre depuis la maladie de leur mère étreint la petite fille. Son frère Virgile (au nom significatif), lui promet de ramener le jour et sa mère. Il plonge dans les ténèbres. Il rencontre la cruelle reine de la nuit, Noctilia. Cette ancienne cantatrice qui veut être la plus belle proscrit le rire, créateur de rides. Elle est assistée par le savant Evariste qui rêve de former avec elle un couple mythique. Tous deux traquent les enfants en détresse pour leur arracher les larmes qui composent un élixir de beauté. Mais Virgile oppose à Noctilia la beauté souriante de sa mère. S’il la suit dans son palais de glace, il résiste à toutes les intimidations. La reine l’emmène alors dans le pavillon de chasse de Mister W, « serviteur du grand Capital », « prédateur » de « merveilles, elfes, lutins et fées… ». Loin d’être désespéré, Virgile lui montre tous les êtres rêvés qu’il n’a pu trouver : « l’écrapouilleur de moufles / Le traversin constrictor / Et le mygaloptère à pantoufles… ». Vaincu, Mister W se couche aux pieds de Virgile.
Noctilia obtient de l’enfant qu’il assiste jusqu’au bout à un spectacle donné dans un cirque noir. En présence de la reine et du savant, le clown sinistre, Yorick (nom shakespearien), est contraint de jouer la scène de son suicide par pendaison. Mais Virgile éclate de rire, entraînant avec lui tous les enfants, puis Evariste et enfin Noctilia dont les traits se décomposent.
A la lueur de l’aube, Virgile quitte les enfants, Yorick et le chasseur. Désormais ils sauront célébrer la vie et rire. Le jeune garçon qui a mûri peut réveiller sa petite sœur : tous deux voient arriver leur mère.
Ce conte confronte à la maladie et à la mort, y compris par suicide. Il peut faire peur et exige des capacités de concentration et de compréhension pour saisir la richesse verbale de l’écriture poétique et suivre les différentes péripéties de ce qui se révèle être les terreurs nocturnes de la fillette. Mais l’effroi est contrebalancé le caractère comique des dialogues entre Noctilia et Evariste (« Au diable l’Evariste ») ou entre Virgile et Mister W. Et la leçon est résolument optimiste. Virgile franchit victorieusement les trois étapes rituelles de l’initiation, progressant ainsi vers l’âge adulte. La joie, le don de soi, l’amour et l’imagination créatrice triomphent de la cruauté d’une science asservie à la soif de pouvoir personnel, de gloire et d’argent. Le rire triomphe de la peur. Les enfants d’une dizaine d’années ou plus peuvent être spontanément sensibles ou initiés aux nombreuses références textuelles qu’elles soient explicites ou non : Blanche-Neige (Perrault ou Grimm), Hamlet (Shakespeare), La flûte enchantée (Mozart), Frankenstein (Mary Shelley, La Divine comédie (Dante), Parsifal (Wagner), La môme néant (Tardieu)…
L’album peut décevoir car on pourrait s’attendre à un album sur papier glacé aussi somptueux et varié que la musique. La première page de ce livret sur papier mat dresse la liste des personnages et des lieux accompagnés de leur ombre chinoise. Il permet de bien comprendre quels sont les personnages en présence et de suivre les dialogues ciselés. Les parties chantées en italique se distinguent bien des parties parlées. Quant aux didascalies, elles sont en majuscules.
Les illustrations en noir et blanc avec quelques détails colorés sont en adéquation tant avec le caractère théâtral qu’avec le thème principal. Chaque scène s’ouvre sur une double page qui plante le décor : la chambre des enfants plongée dans l’obscurité, le sombre pavillon de chasse avec tous ses trophées, la prison tranchante du palais de glace, le cirque noir, jusqu’au retour dans la chambre inondée de lumière.
Des illustrations en pleine page ou plus restreintes campent les personnages et leur costume ou saisissent des postures très théâtrales croquées d’un trait d’encre vigoureux ou dans un théâtre d’ombres. Quelques gros plans mettent en évidence les objets essentiels, telle la fiole de l’élixir, ou les yeux arrachés à un enfant. Le dessin au trait qui fait penser à la BD souligne l’aspect parodique du livret, plus sensible dans les parties parlées qui établissent un contrepoint avec la partition musicale plus effrayante. Les animaux extraordinaires imaginés par Virgile sont dessinés avec une minutie réjouissante inspirée des anciens bestiaires.
Le CD est une vraie réussite. Deux réserves. D’une part des différences de volume rendent difficile une écoute suivie, les paroles de certains passages étant plus difficilement audibles. D’autre part, aucun sommaire n’établit la correspondance entre plages et scènes, et aucun signe au fil du texte ne mentionne le changement de plage. Cela ne facilite pas l’écoute intégrale et surtout l’écoute fragmentée qui est souhaitable pour une véritable appropriation.
Plage 1 : scène I ;
Plages 2 et 3 : scène II ;
Plages 4 à 7 : scène III ;
Plages 8 à 10 : scène IV ;
Plages 11 à 13 : scène V ;
Plages 14 et 15 : scène VI ;
Plage 16 : scène VII.
Ce « conte lyrique » fait alterner chants, dialogue et « sprechgesang », parlé-chanté, apport capital à la musique contemporaine illustré notamment par Schönberg.
Sept solistes interprètent les personnages ; quatre instrumentistes les accompagnent au piano et aux percussions. Cinquante élèves de la Maîtrise de la Perverie de Nantes, âgés de dix à treize ans, composent le chœur d’enfants.
L’interprétation traduit parfaitement les nuances de la partition qui joue à la fois avec les ruptures et les résurgences des thèmes liés aux personnages ou aux atmosphères, revenant comme des leitmotiv faciles à retenir (par exemple le lamento du chœur : « Je veux des larmes »). Percussions cinglantes, piano lugubre, trilles menaçantes de Noctilia, airs de tango, de valse… : cette riche palette offre l’occasion d’une bonne initiation à la musique moderne.
Cet « opéra pour enfants sur la mort » est présenté par Franck Villard « comme un viatique pour les enfants face au monde désenchanté des adultes ». C’est un spectacle total, riche de multiples résonances mythiques et symboliques, littéraires et musicales, exigeant mais accessible.
Lire la critique complète sur le blog de Brigitte Lacot

coup de coeurLe ré-si-do-ré du prince de Motordu / Pef ; M-O. Dupin. - Gallimard

Découpé en quatre tableaux, cette aventure musicale "vianesque" mêlant théâtre et opéra, met en scène un orchestre symphonique invité au chapeau du prince de Motordu. Non, non, non malgré les supplications de ses enfants, le prince ne veut rien entendre à la musique ! Si elle veut avoir une chance de percuter ses oreilles, la mélodie doit venir à lui et s’adapter à son monde saugrenu, perché loin de toutes formes d’académisme. Le prince de Motordu orchestre alors la liberté artistique : grâce à la loi des mots tordus, un chef d’orchestre bègue, qui « fracasse les mots cassés », sublime en musique son handicap tandis qu’une harpiste et un trompettiste créent la mélodie de leur amour…
Une très belle initiation à la musique symphonique sublimement animée par l’Orchestre national d’île de France, lu et chanté par la voix d’une soprano et d’un baryton auquel se mêle la voix du récitant et des passages parlés. Ouvrant grand ses groseilles, le lecteur invité à confiturer ses sens dans le délice des mots tordus, peut reprendre en chœur avec le prince de Motordu son hymne final à la musique :
« Oui à la musique et à ses musiciens sans muselière.
Oui à la musique de Bach, de bal, de balai, de balayette,
Ou de baleine avec ses concerts d’orques.
Oui à la musique-zag qui charme les serments.
Oui à la musique qui a un grain
Qui graine, qui lève, qui élève, enlève, emporte,
Transporte et fenêtre le paysage de la Vie. »
Autre lecture
Le Prince de Motordu ne veut pas se rendre à un concert avec ses enfants. Trop de souvenirs douloureux dans son enfance l’ont fâché avec la musique ! Mais devant l’insistance des enfants, il décide que ce sera donc la musique qui, cette fois-ci, non seulement viendra à lui mais en plus dans la langue des Motordu ! Un orchestre est donc désigné pour venir au Royaume donner un grand concert symphonique. Un chef d’orchestre bègue, une harpiste et un trompettiste amoureux, un Prince fiévreux... Le concert aura-t-il lieu ?
Au plaisir de baigner dans l’univers des Motordu, s’ajoute celui d’écouter une orchestration de qualité narrée avec brio par un comédien de la Comédie Française, Laurent Stocker, auquel s’ajoutent les voix de la soprano, Estelle Béréau et du baryton, Paul-Alexandre Dubois. Un moment musical drôle et enjoué à partager en famille !

coup de coeurLe carnaval des animaux / C. Saint Saëns ; Izou ; F. Blanche ; J.-M. Blanche. - Tom pousse

Ce Carnaval des Animaux composé de 15 courtes pièces, chacune consacrée à un animal différent, tient son originalité dans le texte de Francis Blanche : malicieux, drôle, vif et rempli d’humour.
Ce nouvel enregistrement orchestré par des musiciens de l’orchestre de l’Opéra de Paris contient un récitant, dix musiciens et un chef d’orchestre. Si la voix truculente du narrateur crée la surprise au début, elle peut finir par agacer... Les illustrations poétiques et tendres d’Izou accompagnent ce nouvel ouvrage.
Une version du Carnaval au coût accessible qui ne convainc pas totalement.

coup de coeurMes plus belles musiques classiques pour les petits / C. Gambini, E. Géhin, A. Ricard, C. Roederer. - Gallimard. - (Eveil musical)

Un album cartonné, 17 extraits incontournables destinés aux enfants (sélection réalisée avec le concours de "Radio Classique"), 16 grands compositeurs : Mozart par 2 fois, Bach, Moussorgski, Bizet, Prokofiev, Brahms, Chopin, Saint-Saëns, Ravel, Debussy, Grieg, Rossini, Tchaïkovski, Beethoven, Fauré, et Rimski-Korsakov pour le célébrissime Vol du bourdon... Des pièces connues, une simplicité des œuvres, un grand voyage dans la musique, l’imagination en pleine agitation grâce à la beauté des morceaux.
Chaque double page nous permet de découvrir une illustration différente avec en médaillon le portrait du compositeur et une petite phrase introductive de l’éditeur, une double page illustrée pour chaque plage du CD.
Une préférence pour les illustrations de Cécile Gambini, faites de dessins très colorés avec des personnages doux et comiques à la fois, mélangés avec des collages de papiers et tissus. Elisa Géhin, Anouk Ricard et Charlotte Roederer participent aussi à rendre ce CD joyeux et drôle avec de merveilleux dessins.
Les mentions sur la double page de fin nous précisent enfin le compositeur, l’année, le détail de l’œuvre, l’orchestre et le chef qui dirige, les références du disque et l’illustrateur.
Un disque qui amusera tous les enfants et qui donnera envie de danser, sauter, bouger au son d’une musique à découvrir peut-être ; un bel objet pour organiser la rencontre entre la musique classique et l’enfant, et finalement 17 morceaux fabuleux qui vont ravir les petits dès 2 ou 3 ans et les plus grands !
Autre lecture
Cet album s’adresse aux petits. Une sélection de morceaux choisis interprétés par des solistes, des orchestres, des chœurs, des chanteurs. L’intérêt réside dans la variété des musiques. L’illustration confiée à quatre personnes offre une grande diversité de styles. Sur chaque double page, la « trombine » du compositeur se trouve dans une vignette (plus ou moins réussi !). A noter que pour les deux morceaux de Mozart, la trombine n’est pas la même, ce qui déroutera sans doute les petits.
A la fin, on trouve des indications sur la date d’enregistrement, le nom de l’œuvre, de l’interprète, la durée du morceau. C’est un bon ouvrage, car l’enfant peut écouter des morceaux choisis, de courte durée (entre 1mn15 et 7mn14). Sur la quatrième de couverture, une vignette avec un indice de l’illustration et le nom du compositeur. Sur chaque double page, une évocation suggestive des illustrations par rapport à la musique : cela peut entraîner des discussions.
Un ouvrage intéressant pour que l’enfant prenne plaisir à écouter des œuvres classiques.

coup de coeurAnna, Léo et le gros ours / B. Friot ; A. Jackowski ; J.-F. Verdier. - Actes Sud ; Orchestre Victor Hugo de Franche Comté

L’histoire ne propose pas une véritable intrigue : on découvre une succession de vieux jouets que deux enfants, Anna et Léo, retrouvent un après-midi où ils s’ennuient. Tous ces jouets font revivre aux enfants les bons moments de leur petite enfance, première expérience de l’impossible retour en arrière. Mais ils ne nouent pas de relations entre eux et passent trop rapidement pour que leur vie imaginaire prenne véritablement corps et que se déploie la nostalgie de la petite enfance que peuvent ressentir des enfants qui grandissent.
Les illustrations, de composition géométrique, aux couleurs chaudes ou grises, sont très (trop) sages.
Les 16 plages du CD prolongent cette impression de sagesse un peu académique. La voix chaude de Christophe Maltot interprète l’histoire sur un rythme assez lent, facile à suivre par les plus jeunes enfants. Quant à la partie musicale interprétée par l’Orchestre Victor Hugo Franche-Comté, elle est plus intéressante. Elle permet de faire découvrir différents instruments : violon, violon alto, violoncelle, contrebasse, hautbois, clarinette, basson, cor, trompette, trombone, harpe et percussions. Elle initie également à des rythmes et des sonorités divers, à la musique chinoise ou au tango comme à la musique classique.
Ce conte musical pour les jeunes enfants de 3 à 6-7 ans est certes de qualité, mais décevant, trop lent, trop « scolaire ». L’ensemble manque de véritable originalité, de fantaisie et de poésie.

coup de coeurCendrillon / C. Perrault ; E. Fondacci ; S. Prokofiev ; O. Latyk. - Gautier Languereau. - (Des histoires en musique)

Encore un titre réussi pour Élodie Fondacci qui allie judicieusement musique et texte classique. Ici, elle adapte le texte de Cendrillon de Charles Perrault avec en fond la musique de Serge Prokofiev. Il est regrettable de ne trouver aucune référence de son œuvre, ni sur le CD, ni sur l’album. Dommage également qu’on ne puisse, dans l’album, faire coïncider le texte à chacune des 7 pistes du CD.
Les illustrations d’Olivier Latyk, aux formes simples et tranchées, ne sont pas des plus heureuses.
Le CD s’écoute avec une facilité évidente, happé que l’on est par la voix d’Élodie Fondacci et la musique qui colle parfaitement aux rebondissements et émotions de Cendrillon.

coup de coeurMonsieur Offenbach à la fête / O. Saladin ; G. Avisse ; H. Suhubiette ; D. Jacquot. - Didier. - (Contes musicaux)

Pour initier à la musique d’Offenbach, Gilles Avisse s’inspire d’un épisode véridique : il représente une soirée d’anniversaire offerte par sa femme et ses musiciens à un Offenbach obligé de soigner une crise de goutte. L’arrivée des invités masqués (la Veuve du colonel, Achille, Agamemnon, le général Boum-Boum, la fille du bandit...), la présentation des différents mets du repas, divers incidents donnent l’occasion de faire entendre 20 airs plus ou moins célèbres d’un compositeur qui savait également mettre en scène, créer des décors et des costumes. Ils permettent aussi de mieux connaître son caractère de bon vivant généreux et quelques caractéristiques de sa troupe.
A la fin de l’album, on trouve une page sur la troupe d’Offenbach et les auteurs qui composaient pour lui, et une page sur Offenbach lui-même. La deuxième de couverture comprend le sommaire qui situe clairement les airs du CD dans les 15 tableaux de l’opéra-bouffe. Quant à la troisième de couverture, elle donne les références des œuvres dont sont tirés les différents extraits. Un regret : le texte des extraits n’a pas été reproduit.
Les 15 tableaux : La surprise ; La veuve noire ; La concierge emplumée ; La politesse du roi ; Le général explosif ; Le drôle de pistolet ; Le Brésilien ; Le baron affamé ; Le bon major et la bonne majeure ; A table ! ; Le repas ; Le mal de dents ; L’habit craqué ; La couturière grise ; Final.
Les 20 extraits : La Surprise ; La Veuve Noire ; La Concierge Emplumée ; La Politesse Du Roi ; Le Général Explosif ; Le Drôle De Pistolet ; Le Brésilien ; Le Baron Affamé ; Le Bon Major Et La Bonne Majeure ; A Table ! ; Le Repas, Le Menu À Toute Vitesse ; La Soupe Aux Choux ; Le Jambon ; La Poularde ; La Tarte à La Crème ; Les Crêpes ; Le Mal De Dents ; L’habit Craqué ; La Couturière Grise ; Final.
Le CD est évidemment le complément indispensable de l’album et il permet à la fois une première écoute de l’ensemble, puis une réécoute fragmentée pour mieux apprécier et connaître les airs en fonction du goût des enfants ou des objectifs pédagogiques. Le récitant, Olivier Saladin, interprète avec vivacité et malice les différents tableaux, donnant corps à la fantaisie d’Offenbach. Quant aux extraits, ils sont interprétés par quatre jeunes chanteurs, le ténor Gilles Avisse (auteur de l’opéra-bouffe), la mezzo-soprano Caroline Champy-Tursun, le ténor Jean-Pierre Descheix et la soprano Isa Lagarde, eux aussi pleins d’allant. Ils sont accompagnés par 11 musiciens de l’orchestre de Pau. Hervé Suhubiette a composé une orchestration originale, à la fois facétieuse et respectueuse pour petites percussions et instruments d’appartement (violon, violoncelle, contrebasse, basson, trompette, trombone, vibraphone, xylophone, kazou, flûte à bec, fourchette et saladier). L’objectif de l’ouvrage n’était donc pas de sélectionner les interprétations les plus prestigieuses des œuvres, mais de communiquer le plaisir d’écouter Offenbach et même le cas échéant d’inciter à chanter soi-même.
Le résultat est tout à fait agréable. Les airs les plus célèbres, extraits de La Belle Hélène, de La Vie parisienne, ou de La Grande-Duchesse de Gérolstein, au début du CD, sont propres à motiver l’écoute intégrale. Une certaine lassitude naît lorsque se succèdent - trop rapidement - des airs moins séduisants sur les différents plats du repas, mais les dernières péripéties permettent de renouveler l’intérêt.
Les illustrations, originales, sont en harmonie avec l’univers théâtral et fantaisiste d’Offenbach. Très illustratives, elles aident à suivre l’intrigue. L’accent est mis sur les personnages aux visages disproportionnés par rapport au reste du corps. La représentation du musicien s’inspire de ses portraits. Les objets, très variés, prennent également vie : masques, pistolet, cafetière, table, poulet à visage humain… La mise en page, particulièrement soignée, joue sur des effets de surprise tout à fait loufoques : entrée de l’appartement saisie à travers le trou de la serrure, personnages insérés dans la cafetière, multiplication du bras du baron affamé devant un amoncellement de victuailles, french cancan autour de la soupière… De petites vignettes font écho aux illustrations pleine page à droite. S’ajoutent quelques doubles pages.
Cet album CD plein de gaieté est très réussi et peut séduire les enfants (à partir de 7-8 ans) comme les adultes. Il peut donc réunir toute la famille.
Critique complète sur le blog de Brigitte Lacot.

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