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Dernière mise à jour :
dimanche 25 septembre 2016

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Musiques

Musiques

coup de coeurNos titres préférés
Actes sud / Didier / Enfance et musique / Gallimard / Lirabelle / Autres éditeurs /


coup de coeurJazzoo : Jazzons avec les animaux ! / Oddjob illustrations Ben Javens. - LittleVillage, 2015

Le quintet Oddjob, à l’origine de cet album, a reçu le prix Grammy du meilleur album pour enfants de l’année 2014. Les musiciens recréent 13 ambiances décalées et surprenantes en s’inspirant des sons de 13 animaux, pour faire découvrir le jazz aux enfants. Amusez-vous à reconnaître dans des instrumentations absolument géniales, le kangourou bondissant, l’univers marin très envoûtant et de grande profondeur de la baleine, l’hippopotame en pleine course tout heureux de plonger dans la rivière, l’ écureuil virvoltant, le cafard suggéré par un environnement musical inquiétant, les pic-vert et moineau qui se répondent dans la forêt, la course du cheval, le serpent et le chameau, le canard (super !), l’épinoche et le requin, l’éléphant, le hérisson et même une mouche. C’est bourré de fantaisie, extrêmement bien ressenti, joyeux et inventif. Trompette, sax alto, flûte, clarinette, piano, batterie se mettent de concert et nous invitent à swinguer. Des petits textes courts accompagnent illustrations et musique. Tout peut être découvert ensemble ou sous forme de jeu à inventer avec les enfants. Cet album est admirable ! Claire Py

A partir de 3 ans

coup de coeurComptines pour chanter le Far-West / Cécile Hudrisier. – Didier (Eveil musical), 2015

Après le dernier Comptines pour jouer dans l’eau, les petits sont invités à parcourir les plaines du Far-West à cheval sur des airs traditionnels aux sons de banjo, guitare country, harmonica, violon et flûte ! Passionnés d’indiens ou de cow-boys, chaussés de mocassins ou de bottes, à plumes ou à chapeau, ils seront ravis d’écouter ces textes courts et légers, interprétés par des enfants ou des adultes qui s’en donnent à cœur joie. C’est vif et joyeux, le chant « She’ll be coming round the mountain  » est donné avec une pointe d’accent façon Far West, par le musicien Framix, amoureux de la country. Après Comptines pour chanter dans la savane, il se retrouve à nouveau à hauteur d’enfants pour des interprétations personnelles de 5 titres. Sa version lente et mélancolique de « Nagawicka » est très belle.
Cette petite compilation d’une durée de 22’48mn pour 10 titres (durée des airs entre 1’40mn et 2’50mn, sauf pour « Nagawicka », 4mn), au format cartonné, est adorable. Entre indiens et cow-boys, Cécile Hudrisier, avec une infinie tendresse, illustre cet univers de western pour les petits. Sans oublier sous le tipi, un attrape-rêve … Indispensable ! Claire Py

A partir de 2 ans

coup de coeurL’oiseau de feu / Elodie Fondacci ; Aurélia Fronty ; Igor Stravinsky. – Warner classique (Histoires en musique, en partenariat avec Radio classique), 2014

C’est la belle voix veloutée d’Elodie Fondacci qui nous emmène dans le célèbre ballet L’oiseau de feu inspiré des contes traditionnels russes dont la partition musicale a été composée par Igor Stravinsky en 1910 à la demande de Sergueï Diaghilev, le créateur des ballets russes. En partenariat avec Radio Classique, 28 minutes d’histoire merveilleuse…
Ivan, un jeune prince, poursuit un oiseau magique qui vient voler les pommes d’or du jardin de son père, le tsar. Dans sa quête, il se retrouve à lutter contre le terrible Koshkeï et à dissiper ses enchantements maléfiques. L’oiseau au plumage majestueux qu’il cherchait à capturer, l’aidera à traverser les épreuves et trouver l’amour. Aurélia Fronty illustre l’univers magique de ce très beau récit issu du folklore populaire russe, accompagné par la musique de Stravinsky. Claire Py

Dans cette même collection "Histoires en musique" et sur le site de Croqu’livre : . Ma mère L’Oye, 2013 . Coppélia, 2013 . Le lac des cygnes, 2012 . [Cendrillon_>http://www.croqulivre.asso.fr/spip.php ?article5560], 2012 . La belle au bois dormant, 2011

A partir de 7 ans

coup de coeurLes instruments de Pipo / Matthieu Prual ; Delphine Chedru. – Didier, 2014

Le petit écureuil Pipo part explorer le son de 5 instruments de musique illustrés dans des situations pleine de fantaisie par Delphine Chedru : un piano au milieu de l’océan, un alto dans un parc, un saxo soprano à la sonorité d’un chant d’oiseaux au milieu d’une forêt, une flûte cachée dans une chambre d’enfant, un steeldrum dans un ciel étoilé. Dans ces images, le petit lecteur peut s’amuser à retrouver les instruments dessinés en une transparence poétique. Chaque son est à deviner individuellement sur 35 secondes, suivies du jeu de l’instrument pendant 2 minutes environ. Un concert de 2mn 40 par ce quintette improvisé clôt l’album. C’est très joli… Claire Py

Cet album s’adresse aux tout-petits. Un grelot ou un carillon aurait été un plus pour indiquer à l’enfant de passer à la page suivante. Sur la page de droite, l’instrument est caché par un rabat et présenté par Pipo le petit écureuil. Sur la page de gauche, l’instrument à deviner est esquissé : la forme estompée donne à l’enfant le plaisir de sa recherche dans l’illustration de Delphine Chedru. Le choix du saxo soprano droit est intéressant et même surprenant car visuellement, il est plus facile de reconnaître un saxo sous sa forme courbée. Quant au tambour, l’enfant découvrira avec étonnement qu’il s’agit d’un steeldrum, tambour d’acier né dans les Caraïbes. Pipo explore les instruments à partir de sons, grattements, fausses notes avant de donner l’accord juste.
L’illustration attrayante et colorée anime l’album avec gaieté. Ecouté avec mes petites filles de 7 et 4 ans qui l’ont apprécié, un glossaire à la fin de l’album et quelques explications sur l’origine des instruments auraient été le bienvenu. Anita Choteau

A partir de 2 ans

coup de coeurTam tam dans la brousse / Gibus ; C. Dutertre. - Didier jeunesse (Zim zim Carillon). 2014

Le singe, l’éléphant, le zèbre, la sauterelle, le moustique, le coyote et l’hippopotame sont les animaux familiers de ce bestiaire musical et fantaisiste interprété par Gibus. Auteur belge né au Congo, il a à coeur le métissage des cultures. Certains textes ressemblent à des comptines avec des onomatopées, des sons à répéter pour créer un rythme (la sauterelle). D’autres, en toute simplicité, prennent une dimension engagée et humaniste (le zèbre). Gibus mélange les genres et les langues (créole, lingala, français) avec fantaisie et bonne humeur. L’orchestration et les coeurs qui l’accompagnent, sont un soleil de rythmes et de voix venus d’Afrique, continent auquel est très attaché l’auteur. C’est gai, les textes sont faciles à mémoriser pour chanter à tue-tête et danser si l’envie vous prend ! "Zim zim Carillon, se sont des textes pour les trois-six ans, écrits par des auteurs jeunesse et mis en musique par des artistes de la scène actuelle (Didier jeunesse)". Ca marche ! Claire Py

coup de coeurMa mère l’Oye / M. Ravel ; E. Fondacci ; N. Francescon. - Gautier Languereau. - (Des histoires en musique), 2013

Elodie Fondacci invente une histoire pour illustrer l’œuvre de Ravel, Ma Mère l’Oye. Une petite fille qui aurait souhaité que sa mère lui lise encore une histoire avant de se coucher décide, bien qu’elle ne sache pas vraiment lire, de se plonger dans la lecture du livre de sa mère Ma mère l’Oye. Dès qu’elle l’ouvre, elle est happée par les lettres et tombe au cœur des histoires dont elle transforme le cours, aidée par son ours en peluche qui s’est mis à parler et se révèle un auxiliaire précieux quoique fort susceptible. L’occasion de revisiter la Belle au bois dormant, La Belle et la Bête, de croiser le Petit Poucet et ses frères...
Pour sortir du livre, il suffit de dessiner une porte comme le suggère le Petit Poucet, dénouement inspiré par Le Petit Prince de Saint-Exupéry. Le doudou a reçu la promesse de retrouver au retour des gâteaux au miel comme ceux de la Bête.
L’histoire peut séduire de jeunes enfants de 4-5 ans, surtout s’ils connaissent déjà les contes de Perrault et de La princesse de Beaumont et donc capables d’apprécier la réécriture heureuse des 3 contes et l’humour tendre apporté par la présence de l’ours gourmand. C’est aussi une incitation à l’exploration des lettres et à la lecture autonome. Il s’agit également d’une réécriture à partir de l’œuvre de Maurice Ravel qu’elle est destinée à illustrer. Il ne s’agit pas là non plus d’être fidèle à l’œuvre musicale elle-même inspirée de 4 contes : La Belle au bois dormant, La Belle et la Bête, Le Petit Poucet et Le Serpentin vert de Mme d’Aulnoy, conte beaucoup moins connu et plus complexe, qui est totalement absent.
Ravel d’ailleurs a composé 3 versions de cette œuvre : une version pour piano à quatre mains, une version orchestrale et un ballet. Il est regrettable que l’album ne propose aucun éclaircissement sur ces 3 versions et leur compositeur : c’est le point faible de cette collection pourtant destinée à initier les jeunes enfants à la musique classique. Aucun éclaircissement non plus sur les morceaux sélectionnés qui auraient pu être davantage développés dans de véritables respirations musicales et pas simplement entrelacés avec la narration (et parasités par des bruitages). Le passage le plus réussi à cet égard est l’arrivée au château de la Bête, le goûter et l’apparition de la Bête.
L’interprétation d’Elodie Fondacci est agréable quoiqu’un peu fade. Celle-ci joue tous les personnages sans avoir la puissance d’une véritable comédienne, surtout lorsqu’elle joue la Bête. Les couleurs des illustrations de Nicolas Francescon, acidulées à dominante verte, le dessin naïf, tout en rondeurs, de personnages qui ressemblent à des jouets articulés et à des sucreries, peuvent plaire à de jeunes enfants mais ne nous ont guère convaincus. Si elles mettent en évidence l’atmosphère sécurisante et la dimension humoristique du texte, elles ne correspondent guère à la musique raffinée et toute en nuances de Ravel.
Malgré ces bémols, c’est un album CD qui se prête à de multiples comparaisons et travaux d’invention.

coup de coeurPiccolo Saxo et Cie / J. Broussolle, A. Popp ; F. Perier. - Formulette, 2013

Un livre intéressant pour découvrir les instruments par catégorie, qui composent en final un orchestre, avec de beaux morceaux de musique. Seule l’illustration est un peu simple et fade mais les instruments sont bien identifiables. Une page et une plage présentent différentes familles d’instruments qui ne se sont jamais rencontrés. Les cordes sont présentées par leur nom accompagné d’un morceau permettant de bien situer leur son et de détails les personnalisant (enfants, parents, grand-parents) et indiquant ce à quoi ils font penser. Ce sera le cas pour les instruments de chaque famille. Les violons découvrent à leur grande surprise la famille des saxophones. Ils se regroupent et partent à la recherche des autres familles. Différentes péripéties permettent d’arriver au piano le « grand seigneur solennel et merveilleux ». Au passage l’auteur n’oublie pas de signaler le mépris de certains instruments pour d’autres : les violons pour les tambours et marteaux. La partie orchestre est éludée. On ne sait d’ailleurs pas quel orchestre joue mais le projet est intéressant.

coup de coeurPierre et le loup, et le jazz ! / D. Podalydès ; L. Menu ; The amazing keystone big band ; M. Jarrie. - Le chant du monde, 2013

Pierre et le loup... Si nous reconnaissons l’histoire de Prokofiev, les personnages, la mélodie, une composante de taille s’invite : le jazz ! Nouveaux instruments, nouveau groove assuré par The Amazing Keystone Big Band (présenté en fin d’ouvrage de façon très vivante), l’histoire est portée par Denis Podalydès et Leslie Menu.
Autre complément assurément plaisant : une « Petite histoire du jazz à l’attention des parents désireux d’instruire leur descendance (tout en se cultivant discrètement) ». Les différentes périodes et styles de jazz sont illustrés à travers les créations du groupe.
La navigation entre l’album et le CD est fluide, les 24 pistes audio sont balisées dans l’album :
De 1 à 17 : ouverture puis présentation des personnages et des instruments utilisés pour chacun d’eux.
Puis 14 plages sont consacrées à l’histoire de Pierre et le loup. L’intrigue est simple, la musique l’emporte sur un texte plutôt concis. Le tout est agréable à écouter et facile à suivre avec les illustrations minimalistes de Martin Jarrie, grands aplats de couleurs.
De 18 à 24 : 7 morceaux de jazz viennent compléter l’ensemble.
Autre lecture
Partie audio :
Les récitants, Denis Podalydès et Leslie Menu, apportent une touche moderne et vivante au texte original de Prokofiev. L’intention est de proposer un voyage à travers l’histoire du jazz tout en conservant l’humour du conte. Ce dernier est accentué par la narration et l’adaptation aux différents thèmes du jazz ainsi qu’à leur évolution (New Orléans, Be Bop, Cool, Funk, Hip Hop, Rock, etc.)
Ainsi, on retrouve la distribution des rôles de cette manière :
•Pierre : la section de « cordes » (piano/contrebasse/guitare)
•L’Oiseau : la flûte traversière (+trompettes)
•Le Canard : le saxophone soprano
•Le Chat : le saxophone ténor (+ clarinettes)
•Le Loup : les trombones
•Le Grand-père : le saxophone baryton
•Les Chasseurs : les trompettes (+ cuivres) et la batterie
On aime les nombreuses références aux Grands du jazz : Duke Ellington, Fats Waller, Fletcher henderson, Louis Armstrong etc.
On aime la suite avec les pistes 18 à 24.
Partie album :
Très joli album aux illustrations amusantes (Forme des arbres en étuis d’instruments de musique : guitare, trombone, trompette, cymbales, piano (p.5) / référence au célèbre jazz club new-yorkais : le « Blue Note », lui même faisant référence à la célèbre note bleue utilisée dans les compositions de blues ou de jazz.
Très réussie, la partie « Une petite histoire du Jazz à l’attention des parents désireux d’instruire leurs descendants (tout en se cultivant secrètement) »
On aime aussi en fin d’album le petit commentaire : « Et pendant ce temps, le canard... »

coup de coeurMes plus belles berceuses classiques et autres musiques douces pour les petits. - Gallimard (Eveil musical), 2013

Quatre illustrateurs (Elsa Fouquier, Charlotte Roederer, Cécile Gambini et Olivier Latyk) accompagnent de leur univers singulier, dans des ambiances nocturnes et des images d’ailleurs, 17 mélodies d’auteurs classiques : Schubert (2), Debussy, Schumann (2), Chopin (2), Brahms, Bach, Saint-Saëns, Massenet, Satie, Dvorak, Mozart, Tchaïkovski, Grieg, Strauss.
Ce grand livre cartonné où chaque double page nous donne le contexte des morceaux de musique, chanté ou non, est un bel objet pour initier en douceur les tout-petits à la musique classique.
Autre lecture
17 courts morceaux sélectionnés pour les tout-petits parmi les œuvres des plus grands musiciens classiques, voici le dernier cadeau des éditions Gallimard et de Radio classique. Les choix musicaux sont pertinents, de Bach à Satie en passant par Mozart ou Grieg… L’illustration de ce bel album cartonné est assurée par 4 illustrateurs différents au talent reconnu. Tout ceci aboutit à un bel objet qui pourra s’utiliser d’au moins deux façons : l’écoute uniquement, l’écoute accompagnée de l’imagination de l’adulte qui saura rebondir sur les images au gré du plaisir du petit.
Attention cependant ! La musique douce peut devenir une musique triste si on l’écoute à fortes doses et dans une humeur morose…

coup de coeurLe lac des cygnes / Tchaïkovski ; E. Fondacci ; R. Lejonc ; London Symphony orchestra. - Gautier Languereau. - (Des histoires en musique)

Où la malheureuse Princesse Odette est condamnée par l’affreux et maléfique sorcier Von Rothbart à voler comme un cygne le jour, danser comme une princesse la nuit... sur le lac qui engloutit un jour tout son royaume. Un jour pourtant, une rencontre va bouleverser le maléfice...
La narration et les illustrations apportent à cet album CD une magie certaine et rendent à la musique de Tchaïkovski la vie et la grâce. Enchanteur !
Autre lecture
Le livret du ballet Le Lac des Cygnes, écrit par Vladimir Begichev, s’inspire d’une légende allemande. L’adaptation d’Elodie Fondacci ne suit pas le déroulement du ballet, mais rétablit l’ordre chronologique des événements. Odette est si belle que le sorcier Rothbart veut l’épouser. Comme elle refuse, il l’enlève et lui jette un sort : le jour, elle sera transformée en cygne et la nuit, elle redeviendra femme. Désespérés, ses parents pleurent tant qu’un lac se forme et engloutit leur royaume.
Bien des années plus tard, dans un royaume voisin, le jeune prince Siegfried ne pense qu’à ses plaisirs. Espérant le voir devenir responsable, sa mère lui annonce qu’il devra choisir une épouse le lendemain, au cours d’un grand bal pour son anniversaire. Siegfried part encore une fois chasser dans la forêt et se lance à la poursuite d’une nuée de cygnes. Il se retrouve face à une belle jeune femme, Odette, dont il tombe amoureux. Elle lui raconte son histoire et il lui demande de venir le lendemain au bal au cours duquel il doit choisir son épouse. L’épouser revient à briser le sortilège. Mais Rothbart les épie et se rend chez sa fille Odile, véritable sosie d’Odette. Lorsque celle-ci et son père se présentent au bal, Siegfried est abusé et il vient à peine de la demander en mariage quand arrive Odette qui, dès qu’elle les voit, s’enfuit. Siegfried comprend son erreur et se lance à sa poursuite. Il parvient à empêcher le suicide de la jeune fille et à repousser Rothbart qui meurt noyé. Elodie Fondacci opte donc pour une fin heureuse qui n’est pas celle initialement choisie par Tchaïkovski, à laquelle il était attaché.
On peut regretter ces modifications – ordre chronologique et fin heureuse - à plusieurs titres. Celles-ci affadissent inutilement l’histoire, peut-être pour ne pas choquer de jeunes lecteurs, et ne favorisent pas l’approche de l’œuvre musicale. Cela redouble les effets de l’absence totale de sommaire détaillé et d’explications sur l’œuvre de Tchaïkovski que l’on est en droit d’attendre dans un tel album. Si sur le CD des titres sont donnés aux 7 plages, rien ne permet d’identifier les mouvements musicaux (eux aussi présentés dans un autre ordre que celui du ballet). Il devient dès lors moins aisé de prolonger la première approche par une écoute complète de chacun des morceaux.
Le CD est facile d’accès, même pour de jeunes enfants car le récit s’entrelace avec la musique qui ne se déploie jamais très longtemps. La voix d’Elodie Fondacci est agréable. Quelques bruitages viennent souligner le sens (sabots des chevaux, bruits de pas, rires des compagnons) sans vraie nécessité. La musique de Tchaïkovski qui utilise la technique du leitmotiv associant des thèmes à un personnage ou une atmosphère est très expressive. On comprend mal pourquoi l’introduction et le générique ne sont pas empruntés au Lac des cygnes mais au Casse-noisette (La danse de la fée dragée). Cela aurait dû être l’occasion d’écouter au moins un morceau intégral de l’œuvre proposée.
L’album est moins intéressant que le CD qui familiarise discrètement les enfants à une musique classique facile d’accès. En effet celle-ci soutient l’histoire sans ralentir le rythme de la découverte pour les plus impatients. Mais il est regrettable que l’histoire ne soit pas prolongée par l’interprétation intégrale des principaux morceaux. Quelques pages documentaires associées à cette écoute auraient permis une véritable initiation musicale. Il reste bien sûr possible que des enseignants prennent en charge cette dernière.

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