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Dernière mise à jour :
mercredi 29 juillet 2015

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Les 5 derniers albums sélectionnés

Super maman ! Claire Clément ; Philippr Diemunsch. - Père Castor, 2015

Lorsque sa maman le quitte en le laissant à l’école, Gabin pense soudainement qu’il pourrait arriver des choses terribles, en son absence, à sa mère...

Au jeu des "et si", il convoque les plus grandes peurs des enfants : la sorcière, le loup et le gros monstre. Mais il se rend aussi compte, à chaque fois, que son extraordinaire maman pourrait, avec quelques accessoires, venir à bout sans trop de peine de ces méchants "ordinaires". Alors, à l’heure des mamans, c’est le plaisir des retrouvailles qui domine, même si le garçon ne tarde pas à s’apercevoir, grâce à quelques indices, qu’il s’est forcément passé des événements pendant son absence...

Un très bon album qui joue avec réussite sur les clés du conte. On retrouve les personnages qui incarnent les peurs de l’enfance mais aussi la construction du récit en boucle à partir de leitmotis. L’intrigue, à partir de petits riens, transforme la mère en super héros, dynamique, fraîche et souriante. Elle n’élude pas la question de l’occupation des mères lorsque l’enfant est en classe mais la traite avec brio et imagination.

La dernière phrase interpelle le lecteur afin de lui permettre de conclure lui-même le récit. On espère une version super papa...car la fin de l ’école c’est parfois aussi l’heure des papas.

Un album à partager sans modération ! Marion Uteza

A partir de 3 ans

Chamboule tout ! Jo Hoestlandt ; Lucile Placin. - Casterman, 2015

Secouez le monde, retournez le sans dessus dessous, et regardez le résultat : dans un monde à l’envers, on serait vieux avant d’être un enfant, les souris attraperaient les chats, les princesses iraient au boulot, les sans-abris au château, dans un monde à l’envers on embrasserait les loups et on fuirait les grand-mères ! Voici un grand format carré qui laisse courir l’imagination ! Dans ce joyeux carnaval tout est permis, et les foisonnantes illustrations de Lucile Placin le démontrent à merveille. Libre au petit lecteur (et au grand) d’inventer à son tour ses propres chamboulements, et de porter un nouveau regard sur ce qui l’entoure... soyons fous : rêvons ! Ewa Bochenski

A partir de 4 ans

La valise rose / Susie Morgenstern ; Serge Bloch. - Galliamrd Jeunesse, 2015

A la naissance de Benjamin, grand-mère lui offre, à rebours de touts les cadeaux convenus, une valise rose. Rose fluo, même ! Les réactions sont de tout ordre : maman est atterrée, papa un brin amusé et indulgent envers sa propre mère... La valise est remisée dans un coin. Seulement en grandissant, le petit garçon est de plus en plus attaché à ce précieux présent pas comme les autres. La valise lui apprend à marcher, elle l’accompagne à l’école, c’est encore avec elle qu’il passe la nuit pour la première fois chez un copain, c’est avec elle qu’il entrera au lycée... L’objet de toutes les controverses, doudou singulier et lien intergénérationnel, l’accompagne jusqu’à l’âge adulte, où l’histoire se répète...
Humour et sensibilité du texte, vivacité et tendresse du trait, Susie Morgenstern et Serge Bloch nous offrent un bonbon rose à croquer, à partager de toute urgence ! Ewa Bochenski

A partir de 5 ans

Maximiam / Dorothée de Monfreid. - Ecole des Loisirs, 2015

La maman d’Arnold, soigneuse de bêtes sauvages, s’absente un matin pour une urgence au zoo. Le petit garçon rêve de l’accompagner bien sûr, mais doit rester à la maison : la mission est bien trop dangereuse pour lui. Il traîne son ennui de pièce en pièce, l’heure tourne, il a faim. Dans le placard réservé au matériel de maman, il tombe sur du "Maximiam, pour les maxifaims". Chouette ! Aussitôt, il prépare la mixture, avec une main un peu lourde sur le dosage (mais une maxifaim, c’est une maxifaim, non ?). Catastrophe : Une créature rose, gélatineuse, grossit, grandit, déborde, et gobe tout sur son passage ! Seule solution, rejoindre maman au zoo au plus vite...
Un album pour se faire joyeusement peur avec cette créature gloutonne trop rose pour être effrayante et trop vorace pour laisser indifférent ! Double plaisir pour le petit lecteur, qui voit le héros donner une bonne leçon à sa maman : eh oui, la maison s’avérait finalement bien plus dangereuse que la mission... Encore un réjouissant album de Dorothée de Monfreid qu’on aime beaucoup. Ewa Bochenski

A partir de 4 ans

coup de coeur Bestiaire fabuleux du Brésil / Barbara Pillot ; Ghislaine Herbéra. - Chandeigne, 2015

Si tout ce que tu ranges se renverse, c’est que Maozinha Preta n’est pas loin...Tes cheveux sont emmêlés ? La faute à Saci Pererê ! Endors toi bien vite avant minuit, ou la Cuca aux cheveux de sorcière et à la peau de crocodile va s’emparer de toi...Et n’oublie pas : ne marche jamais, jamais dans les traces de Cavalo de três pês, le cheval à trois jambes... Au Brésil, les créatures du folklore populaire hantent encore régulièrement le quotidien des enfants ... et des grands ! Mi-hommes mi-bêtes, grotesques ou effrayants, protecteurs ou farceurs, il faut savoir courir très vite pour leur échapper, ou leur faire un don pour les apprivoiser. Ces personnages ne ressemblent en rien à ce que nous, européens, pouvons imaginer, et pourtant chaque page de cet ouvrage résonne d’universelles émotions. Barbara Pillot et Ghislaine Herbéra se sont inspirées des recherches de Luis da Câmara Cascudo et de l’imagerie populaire ancienne et contemporaine. Chaque comptine, descriptif précis, peut donner envie à l’enfant de représenter à son tour lui-même le personnage, par le dessin, ou encore comme ici en mêlant collages et peinture, crayon...
Si vous l’osez, partez à la rencontre de ce puissant bestiaire, "foisonnant va-et-vient entre l’imaginaire des cultures indiennes, européennes et africaines" ! A réserver tout particulièrement aux enfants déjà grands, et aux adultes à l’âme d’enfant... Ewa Bochenski

A partir de 7 ans.

>>> Toutes les nouveautés (albums)

Les 5 derniers romans sélectionnés

Drôle de fille / Iris de Moüy. - Ecole des Loisirs (Mouche), 2015

La meilleure amie de Lune, Victoire, l’a invitée à son anniversaire. Lune cherche un déguisement original à fabriquer elle-même. Le jour de la fête ; toutes les petites filles sont déguisées en fées ou en princesses, et c’est la couleur rose qui domine. Seule Lune, en sorcière, est vêtue de noir. Même si elle se sent un peu décalée, cela permet à Lune de mieux connaître Alexandre. Mais c’est sans compter le jugrement (peste) de deux petites invitées... Joli roman sur l’amitité, l’originalité et la différence des classes sociales. Jolies illustrations également. Marie Chaillet

A partir de 8 ans

Qui a tué Renata ? / Naïk Feuillet. - Oskar Jeunesse (aventures), 2015

Renata, une magnifique rainette est retrouvée morte, aplatie par le volet de la buanderie. Pourtant, tous les habitants de la maison savent qu’elle abrite une espèce menacée qu’il est important de protéger ! Zoé et son frère Samy décident de mener l’enquête afin de tenter de découvrir ce qui a bien pu provoquer le décès de l’animal. Ils vont, tour à tour, interroger les membres de la famille, leur grand frère Vincent mais aussi leurs cousins Jessica, Mélodie et Kevin. Tous sont suspects car aucun n’est véritablement un ami des amphibiens. L’histoire se complique quand ils apprennent qu’un mystérieux voleur de glace sévit dans la buanderie. Les deux affaires sont-elles liées ? Pourquoi a-t-on tué Renata ? Zoé commence a s’inquiéter. Et s’il s’agissait d’un tueur en série ?

Un roman pour les jeunes lecteurs particulièrement bien composé. Les personnages sonnent justes et l’investigation des enfants est réaliste. Les deux fils de l’histoire s’emmêlent avec plaisir, les glaces apportant un côté sucré au récit. Après Azurane chez le même éditeur, l’auteur nous offre à nouveau un nouveau très bon roman avec dans les deux cas une fibre écologiste qui loin d’être plaquée, colle merveilleusement à l’histoire. Le lecteur ne confondra plus jamais les grenouilles et les rainettes et ressentira l’amour de la nature et des moments familiaux partagés. A lire ! Marion Uteza

A partir de 8 ans

Zac et Zou , l’heure des devoirs / Nathalie Suquet ; Thérèse Bonté. - Belin Jeunesse (Premières lectures), 2015

L’heure des devoirs où comment aider les parents (ici, en l’occurence, la maman) à rester calmes et à aider leurs enfants. Très drôle, les adultes en prennent pour leur grade et les enfants sont bien moins naïfs qu’on peut le penser ! Avec de jolies illustrations donnant du peps à l’histoire. Marie Chaillet.

A partir de 7 ans

L’âme emmurée / Freddy WOetz. - Oskar Jeunesse (Fantstique), 2015

Alix, jeune fille de bonne famille, emménage dans une immense et inquiétante demeure. Ses parents sont plutôt absents (physiquement ou psychologiquement), elle est accompagnée de sa gouvernante le plus souvent. Un jour en rentrant de son cours de violoncelle, elle découvre su sang sur une partition. Bientôt se multiplient les signes inquiétants, et tout porte à croire que cette maison est hantée. Et si cela avait à voir avec le fantôme de la jeune fille qui occupait la chambre du dessus ? Violoncelliste, comme Alix, elle est morte dans d’étranges circonstances quelques années plus tôt... Un très bon roman ! On y croit, et on a peur. On ne le lâche plus. Marie Chaillet

A partir de 13 ans

Mollo mollo le matin et pas trop vite l’après-midi / Gaia Guasti. - Thierry Magnier (Petite Poche), 2015 (rééd.)

Prune est amoureuse En vacances dans un village perdu chez son grand-père, elle attend une lettre... Mais lorsqu’elle arrive, son moral est au plus bas...

C’est alors que les vieux décident d’agir...

Un roman court, gai, agréable.

L’auteur nous offre des portraits de personnes âgées abîmées par le temps mais toujours à l’écoute.

Elle oppose par ailleurs les occupations des jeunes d’aujourd’hui aux activités des vieux, plus lents mais aussi plus centrées sur la vie quotidienne et la nature.

L’écriture nous touche par l’attention et les sentiments que l’on sent de l’auteur pour ses personnages.

Elle arrive aussi bien à nous faire ressentir l’agacement de la jeune héroïne devant cette galerie d’ancêtres qu’ensuite sa prise de conscience de leur générosité.

Au final, un livre beau et fort sur les liens entre les générations. A partager en ces temps de vacances mais aussi d’individualisme ! Marion Uteza

A partir de 9 ans

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Les 5 derniers livres CD analysés

Histoires en herbe / Françoise Diep ; Gil Lachenal. – Oui’ Dire, 2015

Voici quelques Histoires en herbe héritées de source traditionnelle, réécrites, adaptées de comptines ou tissées des souvenirs personnels de Françoise Diep, conteuse depuis plus de 20 ans.

. Le rutabaga, 7’58 - Cette histoire sent bon la campagne et s’inscrit dans une terre nourricière où poussent d’incroyables trésors de la nature, genre rutabaga comme vous n’en n’avez jamais vu ! . Quand trois poules vont au champs, 11’09 - Des petites poulettes malicieuse, intrépides et solidaires sortent du poulailler, respirent les champs herbus et se retrouvent dans la forêt où rôde un renard gourmand et très sûr de lui. .Le petit dernier, 11’25 - Cette histoire invite à prendre son envol ou toute sa place dans le nid, ça dépend de son rang dans la fratrie oiseau ! . Le poussin et le chat, 8’23 – Un chat d’une tendresse infinie qui materne un petit poussin perdu !

Les histoires de Françoise Diep sont à partager avec délices entre parole rythmée et chantante, refrains à répéter pour mieux s’aventurer dans le plaisir du conte, jeu avec les mots. Elles réenchantent l’univers du tout-petit pour aller au-delà de peurs légitimes à l’âge où le désir de s’inscrire dans le monde devient invitation à quitter la sécurité. Quelques pas en avant bercés par la voix douce et bienveillante à l’accent savoureux de la conteuse, un ou deux pas de plus grâce à ses récits ponctués des sons joyeux et sensibles des violoncelle, clarinette, contrebasse et mis en musique par Gil Lachenal. Le visuel de ce disque de conte est illustré par Marjorie Pourchet. Edité chez Oui’Dire qui défend la tradition orale , les enfants auront plaisir à déguster ces histoires à pleine oreille en prenant tout leur temps (42’ pour l’ensemble de l’ouvrage), et faire un pas de géant, deux pas de côté… ! Claire Py

A partir de 3 ans

Comptines pour compter / Cécile Hudrisier. – Didier (éveil musical) , 2013

Aimez-vous les chiffres autant que les enfants ? Aimez-vous énumérer, dénombrer, désigner, ordonner et partir à l’aventure sur des rythmes où le nombre mène la cadence ? Aimez-vous compter ?
Pour les enfants, c’est une nécessité. Le comptage, réalisé joyeusement dans leurs jeux, est un rituel qui les aide à s’inscrire dans une réalité qui peut les surprendre. Jouer à compter, c’est se fixer des repères, se donner du pouvoir, 1, 2, 3, 7, 9 ! Ce petit album cartonné à la couverture turquoise, plein de charme et de chiffres, offre 10 comptines recueillies dans les collections de Didier jeunesse qui œuvrent à maintenir vivante la tradition orale.

Dix comptines pour une durée totale de 14’22, entre airs traditionnels (La chanson des squelettes, 2’33 – Les nouzilles, traditionnel gallo 2’09 – 1 oie 2 oies, 0’19 – 1 kilomètre à pied, 2’09 – 1 2 3 je m’en vais au bois, 0’45), nursery rythmes (One two three four, 0’20) et chants plus modernes (Petite coccinelle, 1’27 – Ca sent bon, 0’52 – Trois p’tits moutons, 1’19 – Y’a qu’un cheveu, 2’05 sur la musique de Michel Polnareff  !) avec des arrangements musicaux agréables aux rythmes plein de fraîcheur. Cécile Hudrisier est aux crayons avec son univers gai et coloré, ses personnages bourrés de tendresse qu’affectionnent les tout-petits : coccinelle, chats, moutons, écureuils… Comptinement vôtre, Claire Py

A partir de 18 mois

L’ogre Babborco et autres contes / Muriel Bloch ; Andrée Prigent ; Régis Lejonc. – Didier (A petits petons), 2014

Muriel Bloch réenchante 3 contes de transgressions, chacun édité à l’origine dans la collection « A petits petons », en les proposant dans leur version orale. Sa voix singulière, accompagnée par la musique originale de Joao Mota à la guitare, joue avec talent des rythmes, étire et chante les mots, se délecte des odeurs et des images qu’elle donne à entendre et à voir. Parole vivante et vivifiante, Muriel Bloch participe au renouveau du conte en France depuis 1979.

. A partir de 5 ans - Premier conte : L’ogre Babborco – 10’22 – Voici une version sarde du Petit chaperon rouge, illustrée avec force par Andrée Prigent et Régis Lejonc dans des images cernées au trait noir. L’ogre Babborco dévore tout sur son passage jusqu’au jour où un enfant gourmand et rusé va déjouer le destin avec un simple plat de délicieux gnocchis. Laissez-vous conter par Muriel Bloch qui a l’art de nous mettre l’eau à la bouche et vous saurez comment Piétrino sauve son village.

A partir de 4 ans - Deuxième conte : Héléna, Yvan et les oies – 7’07 – Tiré de la collecte d’Afanassiev « Contes populaires russes », ce récit initiatique illustré par Régis Lejonc, raconte la quête d’Héléna pour sauver son petit frère. Echappé de la demeure familiale pendant l’absence des parents, il est enlevé par Baba Yaga. Poursuivis par les oies sauvages de la sorcière alors qu’ils s’en retournent vers leur maison, les enfants seront protégés par un pommier, un poêle et une rivière de lait. La conteuse court vocalement avec eux...

. A partir de 6 ans - Troisième conte : Fillette et gros alligator – 9’24 – Adaptation du conte « La chèvre et les biquets », illustrée par Andrée Prigent. Dans cette version louisianaise, c’est un alligator qui joue le rôle du loup ! La mère part au marché, recommande à ses 3 filles d’être sages et de n’ouvrir la porte que lorsqu’elles entendront son chant « C’est moi, vot’Mum, vot’ Mummy… ». Bien sûr, les enfants promettent mais Gros alligator croquerait volontiers 3 fillettes pour son dîner. Il s’entraîne à chanter, le voilà devant l’escalier de la maison, la plus petite se précipite, le bébé est avalé ! Gros alligator digère, la mère se lamente, arrive le père et …la voix colorée, malicieuse, éplorée de Muriel Bloch accompagnée de la guitare fait merveille !

Dans cette collection extraordinaire qui ouvre sur l’imaginaire, l’écoute et la parole (voir aussi Ogres et ogressesAu loupBêtes pas si bêtesGourmand, trop gourmandRira bien qui rira le dernier), les conteurs racontent des histoires qu’ils ont transposées par écrit. Pour une appropriation du livre, choisissez le conte qui vous touche, lisez-le à voix haute et laissez-vous surprendre par votre propre interprétation… Claire Py

La voiture de Groucho / Olivier Saladin ; Nathalie Choux ; Gibus(écoute et devine). – Didier, 2014

Groucho ouvre la porte de son garage où l’attend sa petite voiture, un cadeau tout enrubanné et son chien avec lui. Il se rend à l’anniversaire de la petite Alice qui fête ses trois ans. Mais dans le garage, rien ne va comme d’habitude : la portière de l’automobile reste fermée, les clés sont introuvables… bon, il faut passer par le coffre bien sûr ! Il bougonne et ronchonne et marmonne Groucho, ce petit homme étourdi mais plein de ressources. Ah ! ses clés sont retrouvées (sous ses fesses pardi !) et « c’est parti mon kiki ! teuf, teuf, teuf… ». Mais Groucho n’est pas au bout de ses surprises avec sa petite voiture étonnante !
Michèle Moreau a écrit cette histoire, racontée avec délice et bonhomie par Olivier Saladin (8’17). Elle s’est amusée à créer un personnage lunaire, plein de fantaisie, décalé et coincé dans un comique de situation accentuée par des onomatopées et des expressions drôles et savoureuses. Nathalie Choux multiplie les rondeurs dans ses illustrations gaies et colorées. L’arrangement sonore d’Antoine Delecroix joue de bruitage « automobilistique » que le petit auditeur aura plaisir à reconnaître ou découvrir. Et le musicien Gibus clôt allegretto cet album par une petite chanson (1’15). Un régal ! Claire Py

A partir de 1 an

L’amélanchier / Jacques Ferron ; Denis Côté ; Anne Sol ; Johanne Marie Tremblay ; Etienne Loranger. – Planète Rebelle, (collection Conter fleurette - contes pour enfants), 2011

En adaptant pour la jeunesse le roman de l’écrivain québécois Jacques Ferron (1921-1985) publié en 1970, Denis Côté a choisi de concentrer le récit linéaire sur l’enfance de Tinamer de Portanqueu, alors que Jacques Ferron multiplie les liens entre passé et présent, les digressions politiques et philosophiques, et surtout évoque le travail de Tinamer à l’hôpital psychiatrique où a travaillé son père, ainsi que la vie d’un des pensionnaires, Coco, alias Jean-Louis Maurice, 15 ans, aveugle, considéré comme « retardé ». La langue riche, poétique et colorée de Ferron est ici simplifiée, ainsi que l’hommage à la littérature anglo-saxonne, et notamment à Lewis Carroll.

L’histoire « Mon enfance est un conte. » : ainsi se termine le prélude au récit rétrospectif de Tinamer. C’est cette enfance qui lui sert de boussole, lorsque, devenue adulte, celle-ci se sent désorientée. En effet, elle va raconter à hauteur d’enfant ce « conte merveilleux » au sein d’une famille unie, avec une mère tendre et discrète, Etna, et un père haut en couleur, un « grand rastaquouère » extravagant, objet d’une admiration et d’un amour sans bornes. Elle vit à l’abri du monde extérieur et communie avec les oiseaux et les arbres du « bois enchanté » qu’elle explore avec son père. L’amélanchier en est le « phare printanier ». D’après son père, ce « bon côté des choses » s’oppose au « labyrinthe » des rues, lieu de tous les dangers écologiques et de l’exploitation capitaliste des « maîtres du monde », « Papa Boss » et « oncle Sam ». Aussi la petite fille imagine-t-elle que son père ne peut subvenir à leurs besoins qu’en étant un voleur.
Au centre du récit se déploient les aventures rêvées d’un samedi ensoleillé au cours duquel Tinamer voit apparaître l’étrange Monsieur Northrop qu’accompagne une petite fille blonde, puis Messire Dodgson, c’est-à-dire Lewis Carroll, à la recherche de son personnage, Alice. Comme Alice, Tinameur rapetisse puis se transforme en bécasse aux prises avec Etna, une gélinotte huppée. Elle revoit plus tard Monsieur Northrop, personnage inspiré à la fois par le critique littéraire canadien Northrop Frye et le lapin carrollien qui, d’après Léon de Portanqueu, cherche sur sa boussole le nord, fondement de sa mémoire, ainsi que Messire Dodgson, à l’entrée de l’hiver.
Avec le début de l’école, vient le temps du désenchantement, de la découverte progressive des relations sociales et du « mauvais côté des choses », et donc le temps de la démythification douloureuse du père dont sa mère lui révèle le véritable métier : médecin dans un hôpital psychiatrique pour des enfants que son dévouement ne peut sauver. Sur son lit de mort, Léon de Portanqueu pardonne à Tinamer de l’avoir chassé du conte enchanté qu’il avait forgé pour elle : c’est ce pardon qui restitue à Tinamer la beauté de son enfance qui constituera dès lors le point d’ancrage définitif de sa vie.
Les illustrations d’Anne Sol photographe de formation, sont originales . Elle procède par photomontage, en modifiant ses propres photos grâce à la juxtaposition de calques. Elle crée ainsi un univers mêlant réel et imaginaire qui correspond tout à fait au monde de l’enfance que se remémore Tinamer.
Anne Sol a mis en page le texte afin de déterminer très précisément la place des illustrations en fonction des thèmes principaux, l’éveil au monde de la petite fille, sa relation avec son père, et des moments-clefs. La répartition dans l’album est irrégulière. On découvre cinq grands diptyques : une nuit extraordinaire au milieu des arbres, la poursuite de Monsieur Northrop dans le bois, la deuxième conversation avec ce dernier, l’attente devant la porte de l’école et la vue de Montréal depuis la rive Sud. Huit autres illustrations se déploient sur une pleine page, se prolongeant parfois naturellement sur la deuxième page (l’arbre généalogique, la promenade sur les épaules du père, la bécasse au nez de Pinocchio, la pleine lune…). Sont disséminées encore des illustrations plus petites, plus ou moins discrètes. Chaque photomontage a été préparé à l’aide de croquis. Toutes les nuances de vert, contrastant avec le rouge des fleurs, dominent largement les pages consacrées à l’enfance enchantée, alors qu’un jaune plus agressif envahit « le mauvais côté des choses » et que les couleurs s’estompent. Si Tinamer est photographiée sous tous les angles, jamais on ne voit le visage de son père ou de sa mère : la seule fois où Léon est photographié de face, son visage disparaît derrière son journal qu’envahissent les fleurs. 

Le CD Les 21 plages correspondent aux 21 chapitres de taille inégale, ce qui permet de mieux marier écoute (72mn) et lecture : Prélude ; Ma famille ; Le bois enchanté ; Le bon et le mauvais côté ; Mon voleur de père ; La pleine lune ; Le noir de la nuit ; De beurre et de miel ; Des visiteurs ; Messire Dodgson ; Sortilèges ; Monsieur Northrop ; Mère et fille ; Les maîtres du monde ; Jour de pluie ; Lettres et chiffres ; Première semaine d’école ; L’extrémité du bois enchanté ; Les masques tombent ; Un conte inachevé.
La comédienne Johanne Marie Tremblay donne vie au texte avec sensibilité et humour et son accent contribue à enraciner l’histoire dans la terre du Québec. Elle sait jouer les différents personnages. Comme pour les illustrations, la place et la nature de l’accompagnement sonore intermittent sont soigneusement étudiés : chants des oiseaux, montée du vent dans le rêve central, bruits des voitures…, et quelques mélodies, par exemple pendant le prélude. Les deux dernières pages de l’album sont consacrées à la présentation des auteurs du texte d’origine et de l’adaptation, de l’illustratrice et de la comédienne.

Cet album-CD très élaboré, qui devint en 2012 un spectacle, mérite d’être découvert dans toutes ses composantes qui s’harmonisent parfaitement. Il peut séduire les enfants dès 7-8 ans, mais il recèle une profondeur qui peut intéresser des lecteurs plus âgés, y compris dans une approche pédagogique de la réécriture, des thèmes des liens filiaux, du rôle fondateur de la brève floraison de l’enfance dont l’amélanchier est le symbole, du conte...

Pour découvrir la collection « Conter fleurette » de Planète Rebelle : www.planete.rebelle.qc.ca et à Croqu’livre : La naissance de Petite-Petite Souris, Mon meilleur meilleur ami. Brigitte Lacot

A partir de 8 ans

>>> Toutes les nouveautés (livres CD)

Les 5 derniers ouvrages théoriques sélectionnés

coup de coeur Abécédaires / Jean Duvallon. - Editions de la Martinière, 2015

Jean Duvallon, collectionneur passionné d’alphabets illustrés, en possède plus de ...1400 ! Ce bel ouvrage grand format permet d’en découvrir ici 64, pour certains dans leur intégralité. Couvrant la période fin XIX-milieu XXème siècle, ce florilège au parfum d’antan est aussi un témoignage de l’évolution de la société française. Abécédaires des petits, mais aussi abécédaires du soldat, outil de propagande, support publicitaire... l’abécédaire véhicule l’idéologie nationale aussi bien que familiale. Jean Duvallon, retraité de l’éducation nationale, s’associe à Ségolène Le Men, historienne de l’art et des images, pour nous proposer ce passionnant voyage dans le temps. A découvrir. Ewa Bochenski

Sommaire
ABC des civilités
ABC de propagande
ABC des savoirs
ABC des petits

coup de coeur Fortune des Contes des Grimm en France : formes et enjeux des rééditions, reformulations, réécritures dans la littérature de jeunesse / Christiane Connan-Pintado ; Catherine Tauveron. - Presses Universitaires Blaise Pascal ( Mythographies et sociétés), 2014

L’entrée des Contes des Grimm en France correspond à un moment où différentes instances commencent à accorder toute leur attention à l’enfance. De leur côté dès la 2ème édition, les frères Grimm avaient admis qu’il convenait d’adapter le texte pour convenir à un public où l’enfant devenait le destinataire prioritaire. Que sont devenus ces contes, dans les livres pour la jeunesse ? Cet ouvrage universitaire se propose de répondre à cette question, en interrogeant la notion de patrimoine "vivant" et la réception générale des contes des Grimm en France, plus bruts et moins litttéraires que les contes de Perrault. Un ouvrage érudit et très riche, un éclairage indispensable pour qui veut approfondir le sujet.

Table des matières

Avertissement.
Christiane Connan-Pintado – Introduction.

Chapitre 1 – Christiane Connan-Pintado – Réception et diffusion des Contes des frères Grimm en France.
Réception et diffusion des Contes des Grimm en France  : les traductions.
En passant par l’Angleterre  : entrée des Contes des Grimm en France en 1824.
Principales traductions de l’allemand au 19e siècle.
Un siècle de traductions.
Seuils de lecture  : titres et préfaces.
1836  : Contes choisis de Grimm à l’usage des enfants, traduction de F.-C. Gérard.
1846-1848  : Contes de la famille, traduction de Nicolas Martin et de Pitre-Chevalier.
1855  : Contes choisis des frères Grimm, traduction de Frédéric Baudry.
1869  : Contes allemands du temps passé, traduits par Félix Franck et E. Alsleben.
1869  : Contes populaires de l’Allemagne, recueillis par les frères Grimm,traduits par Max Buchon.
1880  : Contes de la famille et Contes choisis des frères Grimm, récréation de l’enfance, traduits par E. du Chatenet.
1890  : Contes des frères Grimm, traduction d’Ernest Grégoire et Louis Moland.
1913  : Contes choisis des frères Grimm, traduits par Henri Mansvic. Les sélections successives. Traduire les Contes des Grimm de 1959 à 2009.
1959  : la traduction de Marthe Robert.
1967  : la traduction d’Armel Guerne.
1996  : la traduction de Jean Amsler, Nouveaux contes.
2009  : la traduction de Natacha Rimasson-Fertin, Contes pour les enfants et la maison, première édition scientifique.
Réception des Contes des Grimm en France  : la critique.
Constat d’un déficit critique.
Trois thèses de doctorat : La thèse d’Ernest Tonnelat (1912), La thèse de François Fièvre (2007), La thèse de Natacha Rimasson-Fertin (2008),
Évolution de la critique  : des sciences humaines à la littérature.
Les Contes des Grimm sous le regard des sciences humaines.
Les Contes des Grimm  : des textes littéraires.
Réception et diffusion des Contes des Grimm en France  : l’édition pour la jeunesse.
Des contes pour les enfants  ?
Les Contes des Grimm en recueils de 1962 à 2011.
Des formats, des textes et des images.
Vers un resserrement des sélections de contes.

Chapitre 2 – Catherine Tauveron – Les Contes des Grimm  : typologie et enjeux de leurs reformulations dans la littérature de jeunesse.
Les lieux de la reformulation.
La reformulation (par l’image) sur le péritexte  : on parlera de lectures iconographiques.
Blanche-Neige d’Angela Barrett.
Blanche-Neige de Benjamin Lacombe.
Le Prince Grenouille de Binette Schroeder.
La reformulation sur le post-texte ou l’intertexte  : on parlera de fictions transfuges.
La reformulation sur le post-texte ou continuation.
La reformulation sur l’intertexte ou mélange.
La reformulation sur l’intratexte. Nature des reformulations sur l’intratexte, ou réécritures.
Les transpositions.
Les réécritures plus ou moins simplificatrices ou adaptations.
Les réécritures/réappropriations.
Réinstanciation symbolique.
Le garçon qui ne connaissait pas la peur de Anaïs Vaugelade.
Rouge, Rouge, Petit Chaperon Rouge de Edward van de Vendel et Isabelle Vandenabeele.
Réinstanciation au service d’un projet politique explicite.
Réinstanciation au service d’un projet stylistique.
Le détournement parodique.
Transformation du cadre socio-spatio-temporel et ses incidences.
Modification des propriétés des personnages, (sexe, âge, caractéristiques physiques et psychologiques, buts poursuivis).
Modification du degré d’information des personnages sur l’histoire qu’ils sont en train de vivre.
Inversion des rôles thématiques ou actanciels des personnages  ; inversion, rétroversion, emballement ou ratage du processus modificateur.
Ajout de personnages qui provoque ou laisse entendre un gauchissement de l’intrigue source.
Transformation du mode de narration.
Pourquoi des reformulations  ? Quels pertes et profits éthiques, stylistiques et symboliques  ?.
Réécritures et reconfigurations des rapports des sexes et des rapports au sexe.
Réécritures et reconfigurations des rapports de force dans et hors de la sphère familiale.

Chapitre 3 – Christiane Connan-Pintado – Relectures iconographiques  : la collection «  Il était une fois  » chez Grasset Monsieur Chat.
Des contes et des images.
Naissance d’une collection.
D’un conte à l’autre.
Raiponce, Michael Hague.
La Reine des abeilles, Philippe Dumas.
Hänsel et Gretel, Monique Félix.
La Gardeuse d’oies, Paul Perret.
Les trois plumes, Eleonore Schmid.
Les trois langages, Ivan Chermayeff.
Neigeblanche et Roserouge, Roland Topor.
Le Pêcheur et sa femme, John Howe.
L’Oiseau d’Ourdi, Marshall Arisman.

Chapitre 4 – Christiane Connan-Pintado – Contes des Grimm et théâtre pour la jeunesse  : les transpositions théâtrales d’Olivier Py
Conte et théâtre  : des liens privilégiés.
Une sélection inédite.
Du conte au theâtre.
Du conte au théâtre  : une amplification.
Du conte au théâtre  : chansons et merveilles.
Du conte au théâtre  : tissage et mise en abyme.
Deux personnages-clés  : l’ange et le jardinier.
Le mot de la fin.

Chapitre 5 – Christiane Connan-Pintado – L’écheveau des réécritures. Quel(s) conte(s)-source(s)  : Perrault et/ou les Grimm  ?
Retour aux sources.
«  Le Petit Chaperon rouge  ».
«  La Barbe-bleue  ».
Barbe-rose (Solotareff, Nadja, L’École des loisirs, 1990).
Frisson de fille (van de Vendel, Vandenabeele).
Barbe-bleue (Chiara Carrer).
«  La Belle au bois dormant  ».
«  Peau d’Âne  ».
Les autres contes.
«  Cendrillon  ».
«  Le Petit Poucet  ».

Conclusion – Catherine Tauveron

Annexe 1 : Table de concordance des recueils publiés de 1836 à 1913.
Annexe 2  : Table de concordance des sélections de contes dans les principaux recueils de 1962 à 2011.

coup de coeur Les abécédaires de l’enfance / Marie-Pierre Litaudon-Bonnardot . - Presses Universitaires de Rennes/Institut Mémoires de l’Edition Contemporaine, 2014

Ce livre illustré éclaire l’histoire du genre de l’abécédaire qui se révèle plus inattendue qu’on ne pourrait le penser. Les abécédaires témoignent de l’évolution des politiques nationales d’éducation comme des pratiques privées au sein des familles. Ils attestent de l’importance de l’image dont éditeurs et artistes explorent les ressources ludiques, poétiques et idéologiques. La confrontation des productions française, anglaise et américaine met en lumière combien les spécificités politiques, sociales, religieuses et pédagogiques infléchissent chaque tradition nationale. (présentation de l’éditeur)

Préface d’Isabelle Nières-Chevrel

Abécédaires et pratiques éducatives
Une politique d’État : l’instruction publique
L’éducation privée : état des lieux
La pédagogie par l’image Les abécédaires et le marché du livre de jeunesse
Révolutions techniques, élargissement du marché
L’abécédaire vient à l’image : politiques éditoriales
L’internationalisation des échanges : la traduction L’abécédaire : un univers de représentations
Les représentations religieuses
Les représentations sociales et politiques
Les représentations de l’enfance

A consulter aussi : le corpus Abécédaires de Gallica Cet ensemble réunit plus de 750 abécédaires des années 1790 aux années 1940, issus des collections de la BnF et de bibliothèques partenaires.

coup de coeur Le guide de l’édition jeunesse 2015 . - MCL Editions, 2014

1ère PARTIE : LES CONSEILS PRATIQUES
Les conseils artistiques
 :
Ecrire pour la jeunesse
Illustrer pour la jeunesse
Passer du roman au scénario
Travailler dans le multimédia pour la jeunesse
Le storyboard en questions
Améliorer ses personnages
Ecrire l’humour.

Les conseils commerciaux :
Trouver un éditeur (auteurs)
Trouver un éditeur (illustrateurs)
Trouver un éditeur (créateur de BD)
Trouver un producteur (+ modèle de contrat)
Vendre intelligemment.

Les conseils techniques :
Auto-édition : papier ou numérique ?
L’intervention d’auteur
Protocole des principales corrections
Les astuces de ponctuations.

Les conseils juridiques :
Le droit d’auteur (généralités + modèle de contrat)
Le droit d’auteur (cas particuliers)
Les 9 points à contrôler dans les contrats d’édition
Traducteurs : Le document de référence
Le contrat de cession des droits d’adaptation audiovisuelle (+ modèle de contrat)
Contrat et droits numériques
Protéger ses productions
Fiscalité et droits d’auteurs
Les bourses d’écriture
Comment rémunérer les auteurs
Comment accueillir un auteur ?

2e PARTIE : L’ANNUAIRE PROFESSIONNEL

Les éditeurs (de livres, de presse), Les producteurs (d’audiovisuel, de multimédia), Les auteurs, Les illustrateurs, Les salons du livre(tous publics, jeunesse, BD), Les associations et organismes professionnels, Les sites internet, Les publications spécialisées, Les prix littéraires...

3e PARTIE : LES PETITES ANNONCES DES EDITEURS

Ces appels d’offres, normalement réservés aux professionnels de l’écriture et de l’illustration, dévoilent ce que les éditeurs recherchent en textes ou en images pour leurs collections et permettent aux créateurs de travailler efficacement et d’augmenter leurs chances d’être édités.
Ces informations, gardées secrètes par les professionnels, s’échangent généralement lors des discussions dans des salons du livre, ou sont révélées directement par l’éditeur à ses auteurs maison. Lorsqu’on est en dehors du circuit, il est très difficile d’y avoir accès.

LIRE LE GUIDE AVANT DE L’ACHETER Belle preuve de l’investissement des Editions MCL auprès des auteurs. Il leur est proposé de recevoir gratuitement le Guide chez eux pour prendre le temps de le lire. Le lecteur ne paiera que s’il veut le garder. Ensuite, un SAV Conseil accompagne l’auteur, pas à pas :

LE SAV CONSEIL Christophe Loupy, auteur jeunesse édité et traduit aujourd’hui dans une quinzaine de pays, a créé le guide en 2002 "afin de pouvoir offrir aux auteurs débutants tous les outils qu’il aurait aimé posséder quand il a commencé"
Aujourd’hui directeur de publication de l’ouvrage, il continue à s’investir personnellement en offrant à chaque lecteur une aide supplémentaire, leur proposant des conseils personnalisés (service gratuit réservé aux clients).

Site

coup de coeur Le langage des contes / Elzbieta. - rouergue, 2014

Qu’est-ce qu’un conte ? Quelles sont ses fonctions ? Qu’est-ce qui le distingue de la fable ou de la mythologie ? Et surtout pourquoi traverse t-il les âges pour nous "enchanter" ? Partons à la recherche du secret des contes avec Elzbieta ! Parsemé d’extraits et de résumés de contes, le livre nous invite à une exploration des spécificités du langage du conte. Entrer dans une histoire c’est entrer dans un monde non linéaire, mouvant où la logique terrienne ne s’applique pas. Le temps, l’espace, les lois, tout est différent dans le conte qui nous invite à l’imagination. Mais au-delà de cet aspect irréel, il reflète par éclats nos angoisses, nos peurs et nous replonge dans l’esprit de l’enfance, non formaté, brut. Danger, chute, frisson, situations extrêmes sont au rendez-vous ! Il s’agit donc d’implicite, de non-dit, de perception décalée, de messages infraverbaux qui ré anime le conte et nous envoute encore et encore... Elzbieta nous fait partager ses perceptions et ses réflexions sur le conte à partir de diverses entrées : la musique, l’enfant, l’éducation, l’imagination, la peur, l’image...Un livre à lire et à relire tant il est riche en traversées à la manière du conte lui-même...

>>> Toutes les nouveautés (Ouvrages théoriques)

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