
Un point c’est tout / B. Rivière ; A. Hemstege. - Sarbacane
Quelle idée rafraichissante et efficace que d’aborder la ponctuation sous cet angle ! L’auteur donne la parole à un point et, le mettant en situation, lui fait faire ses gammes pour une leçon de ponctuation visuelle et poétique. « Quand je veux mettre quelqu’un en valeur, que je le fais parler, je lui ouvre mon cœur. Je deviens guillemets. » L’illustration explicite, s’il en était besoin, et tout devient limpide !

La pire des princesses / A. Kemp ; S. Ogilvie. - Milan
Zélie trépigne d’impatience : « On dit qu’un jour mon prince viendra... mais ça fait cent ans que je l’attends ! Je n’en peux plus (...) qu’il bouge un peu ses royales fesses ! » Mais quelle déconvenue lorsque le prince arrive enfin et se révèle plus crétin que charmant : il veut l’enfermer dans une cage dorée ! Hors de question pour Zélie qui préfère l’option dragon et aventure !
Un prince au langage châtié, une princesse hors norme, libre, impétueuse... Nous sommes fort aises de la suivre dans son émancipation joyeuse.

visiteur / I. Hung. - Hongfei
Ichin Hung, jeune artiste chinoise, est née dans une famille d’artistes et raconte que lorsque son père et son grand-père travaillaient à leurs dessins, elle se transformait en « petite planète dorée » qui vagabondait dans l’univers. Cette confidence en fin d’ouvrage éclaire cet album d’un jour nouveau.
Un être étrange se dissocie d’un amas de cellules et circule d’un monde -doré- à l’autre, à la rencontre de couleurs et de formes indistinctes jusqu’à découvrir, dans une vision globale, une créature plus identifiable.
Nous assistons à la découverte du monde, par bribes, impressions, tâtonnements jusqu’à la prise de conscience de soi, de l’autre et l’allégresse qui l’accompagne.
Un album sans texte à lire et relire, comme une balade énigmatique et joyeuse qui doit laisser cheminer les interrogations, les plaisirs esthétiques jusqu’à la révélation... Un titre qui n’intriguera pas que les petits lecteurs.

Le calligraphe / C.-L. Yeh ; N. Jolivot. - Hongfei
Wang Xizhi, célèbre calligraphe du 4eme siècle, est connu tant pour ses œuvres que par les nombreuses anecdotes qui le concernent. Cet album nous en raconte une des plus évoquées...
Le calligraphe, lors d’une balade printanière, rencontre une vieille dame désespérée de ne pas vendre ses éventails en feuille de riz. Wang y appose des vers. La vendeuse n’y voit que de « vilaines taches noires » et se lamente. Sur les conseils du maître, elle se rend au marché ; avec un slogan des plus poétiques (« Je vous apporte un peu d’air frais de la colline Parfumée »), les caractères prennent une toute autre dimension...
L’art, la calligraphie, comme une transmission d’émotions et sensations, le tout dans des teintes de papier cartonné que vient rehausser une encre noire.

Si j’étais un livre / J. J. Letria ; A. Letria. - La Joie de Lire
Bel objet au papier épais pour un hommage au livre. Personnifié, il énumère tout le champ de ses possibles : « Si j’étais un livre, je serais un immense poème qui offrirait aux mots un sens inattendu » ; « ...j’aimerais avoir tous les visages que le temps voudrait bien me donner. » L’illustration exauce ces postulats dans une créativité et un esthétisme certains.
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Sami, Goliath, Oscar, Ousmane, et les autres... / C. Clément. - Bayard. - (Estampille)
Sami prend grand soin de son lapin nain Goliath. Des carottes bio, un grand espace et même des virées à l’extérieur lorsqu’il fait beau. C’est ainsi que, chamboulé par la crise d’appendicite de son meilleur ami Oscar et l’accompagnant en urgence à l’hôpital, il en vient à oublier son cher lapin. L’animal a disparu à son retour et Sami s’évertue à le retrouver. Dans sa quête, il nous fait rencontrer les habitants du quartier et bientôt la solidarité de tous est à l’œuvre. Pour le lapin mais surtout pour Ayana, la mère d’Oscar sans papiers, pour Ousmane, grand sage qui a lui aussi ses cicatrices. Sami, au contact de toutes ces personnes avec leurs problèmes, élargit son champ de perception, de réflexion et nous fait profiter de leçons de vie. Ainsi, Ayana se battant pour ses droits et celui de son fils : « Monsieur le président, depuis quand la République française s’attaque aux enfants ? (…) Une après-midi, des policiers sont venus chercher mon fils à l’école, et ils l’ont emmené. (…) Dix ans, monsieur le président. C’est l’âge de mon fils que vous traitez comme un bandit. » Ou encore Sami, à propos d’Ousmane prenant la défense d’un raciste notoire : « C’est peut-être ça, avoir une grande âme ? Aider, essayer de consoler quelqu’un même si ce quelqu’un ne le mérite pas. »

A l’ombre de l’oubli / M. Disdero. - Seuil
A l’ombre de l’oubli, c’est un livre choc parce que, même si très vite on se doute que LA fameuse rencontre que fait Violette sur le Net tournera mal en réalité, il est toujours bouleversant de lire, de découvrir les mots qui peuvent décrire un viol ainsi que les blessures qui en découlent. En cela, ce roman aux différents points de vue (Violette, bien sûr, Arnaud son amoureux et Internet qui est considéré comme un personnage à part entière) interpelle, remue et fait passer un message, aussi évident soit-il. Les sentiments sont exacerbés, la reconstruction passant par diverses émotions. On a l’impression que certains passages sont
surjoués, pourtant ils restent intenses, durs et doux à la fois, s’accordant tout à fait à la bande-son proposée par les personnages.
Autre lecture
Arnaud et Juliette sont à l’aube d’une histoire d’amour. Mais Juliette participe à une fête rassemblant les blogueurs amateurs d’écriture et de poésie, et après cela, plus rien n’a le goût des promesses de bonheur. Juliette éprouve un malaise indicible et s’enfonce dans une déprime qui n’a d’égale que l’incompréhension de ce qui lui arrive. Reste son blog, unique lieu possible d’expression. Arnaud peine à comprendre sa Juliette qui s’éloigne de plus en plus mais se raccroche à ses mots. Grâce à eux, à travers eux, dans la persévérance de la victime et la patience de son ami, la vérité pourra se dessiner peu à peu…
Les voix de Juliette et d’Arnaud alternent, avec en filigrane les publications sur internet, et le roman se déroule ainsi entre souffrance et amitié tenace.

Bacha Posh / C. Erlih. - Actes Sud
Farrukh, jeune afghan, a un rêve : emmener son équipe d’aviron aux jeux olympiques. Pas facile quand on habite en Afghanistan, sans moyen et sans entraîneur… Mais grâce à d’anciens contacts de son père, Farrukh réussit l’impossible : obtenir un bateau moderne, avec en prime -et surprise de taille- une entraîneuse femme ! Il faut la faire accepter par l’équipe, entamer sérieusement les entrainements. Mais bientôt, cet obstacle paraît dérisoire face à ce qui se joue pour Farrukh : elle est devenue une femme…
L’histoire fait référence à une tradition afghane des plus étranges pour nous : afin de pallier l’absence d’un fils, une petite fille peut être travestie en homme par sa famille, jusqu’à sa puberté. Alors, elle retrouve son genre originel.
Lorsque Farrukh redevient Farrukhzad, elle doit se familiariser avec ce nouveau corps, « embryon de femme, posture d’homme. Corps laid. Corps mensonge. » Farrukhzad doit apprendre le « B.A.-BA de la vie quotidienne », toutes ces tâches réservées aux femmes. Farrukhzad doit renoncer à ses rêves, à sa liberté de mouvement, de décision. Comment se résigner…
Même si les ramifications d’intrigues parallèles paraissent artificielles ou inabouties, même si les rôles de certains personnages sont avortés et laissent une frustration (Maud la française, Sohrab l’ami, la jalousie des sœurs de Farrukhzad...), le roman est passionnant dans les réflexions qu’il amorce, sur l’identité, le genre (l’écriture s’adapte selon que Farukh et fille ou garçon), les traditions, la liberté...

L’ émeraude sacrée de Shwedagon / P. Vatinel. - Actes Sud
Min Han, tout heureux d’avoir trouvé un nouveau poste à la pagode de Shwedagon, ne s’attendait pas à cet enfer. Manipulé par un capitaine, il doit, pour protéger ses amis, commettre un acte impie : voler l’émeraude sacrée du temple. Le début d’un engrenage qui le conduira dans un camp de détention puis en prison.
C’est la Birmanie entre 1993 et 2011 que l’on découvre à travers ce destin brisé. La gente militaire, la corruption, la résistance, les répressions… Min Han, personnage doux, solidaire, intègre et … chanceux, trouvera les ressources pour traverser les épreuves. Il a treize ans au moment du vol et trente au moment de sa libération, ce qui donne une idée frappante des injustices de cette société et de ce qu’ont pu vivre les birmans durant ces années de terreur, dans la souffrance, comme dans la résistance.

Le sari défendu / A.-M. Pol. - Flammarion
1905 à Pondichéry. Amrita est indienne, elle est servante. Si son statut de sœur de lait de sa jeune maîtresse lui a longtemps permis une vie relativement protégée, c’est maintenant le temps de l’adolescence et les liens entre les deux jeunes filles s’effilochent en raison des fortes pressions sociales qui pèsent sur chacune d’elle.
Mais voilà que le cœur d’Amrita et d’Adèle battent tous les deux pour le même homme, un colon désargenté. Quel sera leur destin ?
Le récit nous amène à partager la vie de femmes en outre-mer au début du XXème siècle. Celle d’une jeune indienne condamnée par sa naissance à servir. Celle d’une française dont la liberté ne peut passer que par un mariage de convenance... Les relations de l’époque sont régies par des codes très strictes qu’il est bien difficile d’enfreindre. Des notes en bas de page et à la fin du roman nous éclairent sur le système de caste, les dieux de l’Inde ou encore la symbolique des couleurs (ce qui n’empêche pas certaines inexactitudes et incohérences). L’auteur réussit à nous intéresser, à travers le récit du sari rouge de l’héroïne, à la vie de ce comptoir français.
>>> Toutes les nouveautés (romans)

Le schmat doudou / M. Bloch ; J. Jolivet. - Syros. - (Paroles de conteurs)
Un des contes de la tradition juive que Muriel Bloch, l’une des plus célèbres conteuses actuelles, a mis à son répertoire. Paru précédemment sous forme de livre dans une édition aujourd’hui épuisée, ce conte, publié ici avec le CD audio, s’adresse à tous les âges. Le cadeau de naissance de Joseph passera de l’état de couverture à celui de veste, de cravate, de mouchoir puis de bouton puis de rien pour revivre en mots. Ce doudou qui rétrécit au fur et à mesure que l’enfant grandit est vraiment le symbole du passage de l’enfance à l’état adulte. Muriel Bloch raconte avec jubilation. Pas besoin de musique ou de bruitage, la voix seule suffit. Certains seront peut-être étonnés de ne pas retrouver sur l’album les mots de la conteuse mais le graphisme soigné de l’illustratrice suffira à combler leurs yeux même sans pouvoir suivre le texte mot à mot.
Autre lecture
Un premier né dans une famille nombreuse, quelle fête ! Toute la famille vient célébrer la naissance, et en dernier son grand-père : « pour son premier petit-fils, le vieil homme offrit une magnifique couverture cousue de ses mains. » Couverture qu’il ne quitte jamais et qui devient son schmat doudou. Joseph grandit... Pour contrer les remarques des adultes, le schmat doudou prendra différentes formes grâce au grand-père tailleur : une veste, une cravate, un mouchoir, un bouton… Lorsque Joseph perd son bouton, le tailleur ne peut plus rien pour lui : « Avec rien, je ne peux rien faire. » Mais Joseph, lui, saura faire vivre encore son précieux héritage…
Une histoire juive sur l’enfance et les abandons nécessaires pour grandir et se construire. Une histoire également sur la récupération. En somme une histoire riche en émotions et en enseignements divers racontée par la voix chaude de Muriel Bloch ; les illustrations or et rose de Joëlle Jolivet confortent cet univers confortable et un brin nostalgique.

Les quatres loup / A. Gaussel ; C. Dall’Ava. - Syros. - (Paroles de conteurs)
L’histoire inventée par Alain Gaussel avait déjà été publiée, mais ici le CD audio apporte la gouaille du conteur de rues, en direct. Il était une fois un petit garçon qui habitait tout près de la forêt et dans cette forêt il y avait des loups… Le petit garçon qui n’avait peur de rien s’en sortira bien mais après beaucoup de péripéties et grâce à son courage et à ses… bonbons.
La trame est simple, maniée de façon experte. On sent l’habitude du conteur et son empathie pour son public. Peu importe que les mots écrits sur le papier ne soient pas exactement les mêmes que ceux que l’on entend.
Le graphisme joue sur l’opposition des aplats de couleurs, les loups sont aussi terrifiants qu’il se doit et occupent magnifiquement la page quand la terreur de l’enfant est à son comble, le portrait du petit garçon est moins convaincant mais restitue bien son assurance et sa malice.

Moi super moi / M. Dor ; V. de Cort. - Editions Clochettes ; Nouvel angle. - (Les Zygomots)
Normal, tout est normal chez Victor. Rien qui dépasse. La norme, toujours. Même dans ses ambitions : pompier, footballeur, pilote d’avion. Mais Victor réussit tout de même à se distinguer : lorsqu’il tombe malade, il peut se vanter de se battre « comme un lion » face à l’ambulance, l’hôpital, les piqures... « Résistant contre la maladie, ça vaut pompier, non ? »
Une maladie qui ne dit pas son nom mais qui permet à Victor de mesurer les ressources qu’il a en lui. La chanson va dans ce sens : « On a tous des super pouvoirs, il suffit juste d’y croire ».
Maureen Dor a trouvé la simplicité, la générosité nécessaire pour parler d’un sujet grave et peu présent dans la littérature jeunesse. Ses mots et sa voix sonnent juste. Les tons clairs des illustrations, qui comportent juste ce qu’il faut de malice, renforcent l’impression de douceur très utile pour le sujet.
Comme dans les autres titres de la collection, le CD offre 4 plages : l’histoire, puis une chanson suivie de sa version karaoké et enfin une partie où l’histoire est redite avec des mots manquants à trouver. Cette dernière partie est sans doute la moins réussie mais n’enlève pas la bonne impression donnée par cet album.

Le petit chaperon rouge / C. Finateau ; L. Guyader ; L. Pradeau ; M. Giordano. - Larousse. - (Les contes en chansons)
La collection présente des version pour petits de contes connus : langage très simplifié (syntaxe, vocabulaire, suppression des images), intrigue centrée sur les péripéties, absence des morales.
Une première chanson, commune à toute la collection, fait office de formulette d’ouverture. On en retrouve les paroles en fin d’ouvrage, comme pour les 4 autres chansons (pour le Petit chaperon rouge : ouverture / avertissement de la maman au PCR / Mode d’emploi : La bobinette / Conseil au chasseur de laisser le fusil au placard).
Un petit signal sonore, sur le CD, indique le changement de page. A l’inverse, l’album signale par une clé de sol lorsque le CD inclut une chanson. Ce système permet une bonne navigation entre l’un et l’autre.
Le CD possède 19 plages dont trois en toute fin, version instrumentale des chansons qui permettent une appropriation par les enfants ; elles montrent la simplicité de la mélodie, de l’orchestration. L’ensemble reste malgré tout entrainant, apporte une originalité au conte.
Guillaume Orsat est le seul narrateur, les chansons sont assurées par 4 voix, masculine et féminines.
Le conte se veut un mix de Perrault et Grimm (dans les mentions faites en page de titre).
Les illustrations sont colorées et linéaires, elles ont un côté flashy qui plaira peut-être mais manque de recherche. Néanmoins, de petits détails sympathiques égaient le tout.
Un ensemble correct pour les petits qui manque néanmoins d’une recherche esthétique.
Autres titres dans la collection : Les trois petits cochons ; Le chat botté ; Le petit poucet

Rigoletto / Verdi ; Toni. - Calligram. - (Musigram)
Dès la première page du livre est présentée l’organisation du livre CD et la manière de l’appréhender : lecture du livre puis écoute du CD en feuilletant le livre ; le CD nous donne 9 des plus beaux airs de Rigoletto, par l’orchestre de l’opéra de Vienne, avec les 3 principaux personnages (Le Duc, Rigoletto, Gilda) ; chaque morceau est rattaché au passage du livre auquel il se réfère.
La manière dont Rigoletto est raconté relate bien l’histoire et son esprit : Rigoletto, bouffon du duc de Mantoue, sait se montrer incisif voire cruel pour plaire au duc. Il va trop loin avec le vieux comte de Monterone qui le maudit. Cette malédiction bouleverse Rigoletto qui pense à sa fille chérie et ultra protégée. Cette dernière est amoureuse du duc de Mantoue, enlevée par les courtisans qui croit avoir à faire à l’amie de Rigoletto. Ce dernier connait le caractère volage du duc et tente en vain d’en détourner sa fille. Il commanditera ensuite son assassinat.
La fin est d’une extrême cruauté, mais ainsi présentée qu’elle ne heurtera pas les enfants.
L’illustration nous situe dans les cours italiennes de la renaissance. Elle apparait un peu fade au départ mais ces tons étouffés permettent de gommer la dureté de l’opéra.
A la fin du livre, un texte sur Verdi et sa vie, sur l’origine de l’opéra Rigoletto (Le Roi s’amuse de Victor Hugo) et sur le présent opéra.
Une belle initiation à cette œuvre.
>>> Toutes les nouveautés (livres CD)

La classe / les élèves du collège Verlaine et les étudiants de Sciences-Po Lille avec Marie Desplechin. - Odile Jacob
En 2012, les étudiants de Sciences Po Lille -Master de management des institutions culturelles- et une classe de troisième du collège Paul Verlaine se sont rencontrés à 4 reprises. L’objectif : « faire entendre la parole de gens qu’on n’écoute pas si souvent, faute aussi de les questionner ». Les étudiants avaient pour mission de dresser le portrait des collégiens, avec les conseils de Marie Desplechin qui a supervisé le projet. Une innovation pédagogique atypique, possible dans le cadre du dispositif Eclair, d’autant plus intéressante qu’elle rejoint le programme scolaire sur le thème de l’autobiographie.
Entreprise incertaine néanmoins, dont la réalisation s’est heurtée aux réticences de certains étudiants qui contestaient l’utilité du projet, trouvaient l’opération « voyeuriste » ou en redoutaient l’instrumentalisation.
Au final, une succession de 34 portraits « autobiographique(s) à deux ». Marie Desplechin a conseillé à ses étudiants l’empathie, la bienveillance ; leur a demandé de respecter la « propre musique » des collégiens ; les a invités à habiter les textes « par un regard, par une émotion ». Et son influence se ressent bel et bien dans les portraits de ces jeunes, des portraits courts mais très vivants.
Ils évoquent la famille et leurs origines, la religion, l’école, leur orientation (question cruciale en 3eme), leur avenir, leurs rêves... Se dresse ainsi une sociologie humaine et habitée, intime en somme, de ces adolescents dont on parle tant et que l’on connaît si mal. Un objet littéraire « à la marge de la littérature, du journalisme et de la sociologie. »
Écouter la présentation du projet par Marie Desplechin
Préface - par Marie Desplechin
Reportage - par Pierre Depaz, Juliette Deborde, Tomas Statius
Interviews - par Jeanne Pa gin, Pauline Schuester
Lucile - par Benjamin Chevalier
Yacine - par Marie Desplechin
Aleyna - par Céleste Simonet
Abibatou - par Solwen Duée
Sofiane - par Alexis Carré
Tamilla - par Lorraine Creusot
Mathilde - par Marion Barbier
Gaël - par Alison Manicourt
Anissa - par Camille Balaudé
Anissa - par Marie Deneux
Brandon - par Wilhelm Kuhn
Clémentine - par Marion Thomas
Valentin - par Pauline Botté
Océane - par Marie Herrmann et Alisha MoIter
Raphaël - par Simon Pillan
Nadia - par Magali Monier
Antoine - par Margot Daudin-Clavaud
Jemila - par Guillaume Slizewicz
Nacer - par Louise Bigot
Rama - par Charlotte Payen
Fenty - par Ibtissame Bellehouane
Fanta - par Annabelle Mailliez
Kenza - par Anouk Perruche
Rachid - par Marie Courtade
Inès - par Christelle Përz
Laura - par Céline Haag-Recknagel
Faudel - par Amine Boubguel
Lamia - par Mathilde Andrieux
Djamel - par Pierre Depaz et Tomas Statius
Hind - par Marion Lauras
Claire - par Simon Vialle
Alison - par Agnès Coric
Malika - par Élise Brunel
Nessim - par Céline Doussard
© Association Croqu'Livre - Centre régional de ressources en littérature jeunesse