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Dernière mise à jour :
dimanche 25 septembre 2016

Mot Clé : Sylvia


Et aussi... :


coup de coeur C’est mon père qui me l’a dit / R. Boussengui ; S. Auvin. - Le Jardin des mots (Les savoureux), 2013

Composé de neuf histoires courtes, l’album raconté par Rémi Boussengui s’inscrit dans la transmission orale de la parole. Avec sa voix chaude et ensoleillée, il retrace la parole contée des anciens d’Afrique. Parfois même il s’exprime dans la langue des Massengo, peuple bantou d’Afrique centrale. Les instruments de musique traditionnelle participent à la magie du conteur. On se retrouve tout au long des 63 minutes du disque comme au pied de l’arbre à parole, là-bas, quelque part où les histoires voyagent de bouches à oreilles...
Il y a une bonne dynamique dans cet ouvrage. Les illustrations, la typographie variée et la mise en page renforcent les paroles du conteur.
Un ouvrage réussi, de 4 à 99 ans, pour une ouverture sur la culture africaine. Coup de coeur de Sylvia

coup de coeur Activités d’éveil et de loisirs, volume 1, 0 à 2 ans / C. Pottiez ; C. Caysac. - Formulette

80 fiches d’activités manuelles, motrices et culturelles, réparties en quatre rubriques :
- Les p’tits sportifs : de 1 à 19
- Les p’tits artistes : de 20 à 42
- Les p’tits curieux : de 43 à 67
- Les p’tits zens : de 68 à 80
On apprécie la richesse des activités, simples à réaliser avec son enfant. Toutes les idées ne sont pas originales mais l’ensemble constitue un bon outil de base.
Le côté “recette de cuisine” est bien pensé, jusque dans son format à spirales, avec pour chaque activité les pictogrammes indiquant l’âge, le matériel à prévoir, la piste du CD en rapport (le CD prend le relais que lorsqu’un complément sonore est adéquat ; 51 pistes audio sont ainsi proposées). Est indiqué également quel type de sens est développé en particulier dans la proposition.
Il s’agit d’un livre d’activités très varié à utiliser sans modération !
Existe le Vol.2 pour les 3-6 ans. Coup de coeur de Sylvia

coup de coeur Pierre et le loup, et le jazz ! / D. Podalydès ; L. Menu ; The amazing keystone big band ; M. Jarrie. - Le chant du monde, 2013

Pierre et le loup... Si nous reconnaissons l’histoire de Prokofiev, les personnages, la mélodie, une composante de taille s’invite : le jazz ! Nouveaux instruments, nouveau groove assuré par The Amazing Keystone Big Band (présenté en fin d’ouvrage de façon très vivante), l’histoire est portée par Denis Podalydès et Leslie Menu.
Autre complément assurément plaisant : une « Petite histoire du jazz à l’attention des parents désireux d’instruire leur descendance (tout en se cultivant discrètement) ». Les différentes périodes et styles de jazz sont illustrés à travers les créations du groupe.
La navigation entre l’album et le CD est fluide, les 24 pistes audio sont balisées dans l’album :
De 1 à 17 : ouverture puis présentation des personnages et des instruments utilisés pour chacun d’eux.
Puis 14 plages sont consacrées à l’histoire de Pierre et le loup. L’intrigue est simple, la musique l’emporte sur un texte plutôt concis. Le tout est agréable à écouter et facile à suivre avec les illustrations minimalistes de Martin Jarrie, grands aplats de couleurs.
De 18 à 24 : 7 morceaux de jazz viennent compléter l’ensemble.
Autre lecture
Partie audio :
Les récitants, Denis Podalydès et Leslie Menu, apportent une touche moderne et vivante au texte original de Prokofiev. L’intention est de proposer un voyage à travers l’histoire du jazz tout en conservant l’humour du conte. Ce dernier est accentué par la narration et l’adaptation aux différents thèmes du jazz ainsi qu’à leur évolution (New Orléans, Be Bop, Cool, Funk, Hip Hop, Rock, etc.)
Ainsi, on retrouve la distribution des rôles de cette manière :
•Pierre : la section de « cordes » (piano/contrebasse/guitare)
•L’Oiseau : la flûte traversière (+trompettes)
•Le Canard : le saxophone soprano
•Le Chat : le saxophone ténor (+ clarinettes)
•Le Loup : les trombones
•Le Grand-père : le saxophone baryton
•Les Chasseurs : les trompettes (+ cuivres) et la batterie
On aime les nombreuses références aux Grands du jazz : Duke Ellington, Fats Waller, Fletcher henderson, Louis Armstrong etc.
On aime la suite avec les pistes 18 à 24.
Partie album :
Très joli album aux illustrations amusantes (Forme des arbres en étuis d’instruments de musique : guitare, trombone, trompette, cymbales, piano (p.5) / référence au célèbre jazz club new-yorkais : le « Blue Note », lui même faisant référence à la célèbre note bleue utilisée dans les compositions de blues ou de jazz.
Très réussie, la partie « Une petite histoire du Jazz à l’attention des parents désireux d’instruire leurs descendants (tout en se cultivant secrètement) »
On aime aussi en fin d’album le petit commentaire : « Et pendant ce temps, le canard... » Coup de coeur de Sylvia

coup de coeur Le lac des cygnes / Tchaïkovski ; E. Fondacci ; R. Lejonc ; London Symphony orchestra. - Gautier Languereau. - (Des histoires en musique)

Où la malheureuse Princesse Odette est condamnée par l’affreux et maléfique sorcier Von Rothbart à voler comme un cygne le jour, danser comme une princesse la nuit... sur le lac qui engloutit un jour tout son royaume. Un jour pourtant, une rencontre va bouleverser le maléfice...
La narration et les illustrations apportent à cet album CD une magie certaine et rendent à la musique de Tchaïkovski la vie et la grâce. Enchanteur !
Autre lecture
Le livret du ballet Le Lac des Cygnes, écrit par Vladimir Begichev, s’inspire d’une légende allemande. L’adaptation d’Elodie Fondacci ne suit pas le déroulement du ballet, mais rétablit l’ordre chronologique des événements. Odette est si belle que le sorcier Rothbart veut l’épouser. Comme elle refuse, il l’enlève et lui jette un sort : le jour, elle sera transformée en cygne et la nuit, elle redeviendra femme. Désespérés, ses parents pleurent tant qu’un lac se forme et engloutit leur royaume.
Bien des années plus tard, dans un royaume voisin, le jeune prince Siegfried ne pense qu’à ses plaisirs. Espérant le voir devenir responsable, sa mère lui annonce qu’il devra choisir une épouse le lendemain, au cours d’un grand bal pour son anniversaire. Siegfried part encore une fois chasser dans la forêt et se lance à la poursuite d’une nuée de cygnes. Il se retrouve face à une belle jeune femme, Odette, dont il tombe amoureux. Elle lui raconte son histoire et il lui demande de venir le lendemain au bal au cours duquel il doit choisir son épouse. L’épouser revient à briser le sortilège. Mais Rothbart les épie et se rend chez sa fille Odile, véritable sosie d’Odette. Lorsque celle-ci et son père se présentent au bal, Siegfried est abusé et il vient à peine de la demander en mariage quand arrive Odette qui, dès qu’elle les voit, s’enfuit. Siegfried comprend son erreur et se lance à sa poursuite. Il parvient à empêcher le suicide de la jeune fille et à repousser Rothbart qui meurt noyé. Elodie Fondacci opte donc pour une fin heureuse qui n’est pas celle initialement choisie par Tchaïkovski, à laquelle il était attaché.
On peut regretter ces modifications – ordre chronologique et fin heureuse - à plusieurs titres. Celles-ci affadissent inutilement l’histoire, peut-être pour ne pas choquer de jeunes lecteurs, et ne favorisent pas l’approche de l’œuvre musicale. Cela redouble les effets de l’absence totale de sommaire détaillé et d’explications sur l’œuvre de Tchaïkovski que l’on est en droit d’attendre dans un tel album. Si sur le CD des titres sont donnés aux 7 plages, rien ne permet d’identifier les mouvements musicaux (eux aussi présentés dans un autre ordre que celui du ballet). Il devient dès lors moins aisé de prolonger la première approche par une écoute complète de chacun des morceaux.
Le CD est facile d’accès, même pour de jeunes enfants car le récit s’entrelace avec la musique qui ne se déploie jamais très longtemps. La voix d’Elodie Fondacci est agréable. Quelques bruitages viennent souligner le sens (sabots des chevaux, bruits de pas, rires des compagnons) sans vraie nécessité. La musique de Tchaïkovski qui utilise la technique du leitmotiv associant des thèmes à un personnage ou une atmosphère est très expressive. On comprend mal pourquoi l’introduction et le générique ne sont pas empruntés au Lac des cygnes mais au Casse-noisette (La danse de la fée dragée). Cela aurait dû être l’occasion d’écouter au moins un morceau intégral de l’œuvre proposée.
L’album est moins intéressant que le CD qui familiarise discrètement les enfants à une musique classique facile d’accès. En effet celle-ci soutient l’histoire sans ralentir le rythme de la découverte pour les plus impatients. Mais il est regrettable que l’histoire ne soit pas prolongée par l’interprétation intégrale des principaux morceaux. Quelques pages documentaires associées à cette écoute auraient permis une véritable initiation musicale. Il reste bien sûr possible que des enseignants prennent en charge cette dernière. Coup de coeur de Sylvia

coup de coeur Maurice Carême / Domitille ; O. Tallec. - Naïve

Un petit album CD tout simple à glisser dans sa poche à trésors...
25 poèmes de Maurice Carême mis en musique par Domitille Lutz. Dans le petit livret, le texte des poèmes est reproduit et les illustrations assez dépouillées et très tendres d’Olivier Tallec lui font écho.
La voix de Domitille est douce et agréable, elle s’adapte bien à la poésie. La musique est rythmée, légère. Musique reprise d’ailleurs seule dans les 6 plages finales du CD.
Même si les mélodies se ressemblent un peu, qu’il est agréable d’écouter de la poésie ainsi et de retrouver toute la fraîcheur de l’univers de Maurice Carême ! Coup de coeur de Sylvia

coup de coeur Le ré-si-do-ré du prince de Motordu / Pef ; M-O. Dupin. - Gallimard

Découpé en quatre tableaux, cette aventure musicale "vianesque" mêlant théâtre et opéra, met en scène un orchestre symphonique invité au chapeau du prince de Motordu. Non, non, non malgré les supplications de ses enfants, le prince ne veut rien entendre à la musique ! Si elle veut avoir une chance de percuter ses oreilles, la mélodie doit venir à lui et s’adapter à son monde saugrenu, perché loin de toutes formes d’académisme. Le prince de Motordu orchestre alors la liberté artistique : grâce à la loi des mots tordus, un chef d’orchestre bègue, qui « fracasse les mots cassés », sublime en musique son handicap tandis qu’une harpiste et un trompettiste créent la mélodie de leur amour…
Une très belle initiation à la musique symphonique sublimement animée par l’Orchestre national d’île de France, lu et chanté par la voix d’une soprano et d’un baryton auquel se mêle la voix du récitant et des passages parlés. Ouvrant grand ses groseilles, le lecteur invité à confiturer ses sens dans le délice des mots tordus, peut reprendre en chœur avec le prince de Motordu son hymne final à la musique :
« Oui à la musique et à ses musiciens sans muselière.
Oui à la musique de Bach, de bal, de balai, de balayette,
Ou de baleine avec ses concerts d’orques.
Oui à la musique-zag qui charme les serments.
Oui à la musique qui a un grain
Qui graine, qui lève, qui élève, enlève, emporte,
Transporte et fenêtre le paysage de la Vie. »
Autre lecture
Le Prince de Motordu ne veut pas se rendre à un concert avec ses enfants. Trop de souvenirs douloureux dans son enfance l’ont fâché avec la musique ! Mais devant l’insistance des enfants, il décide que ce sera donc la musique qui, cette fois-ci, non seulement viendra à lui mais en plus dans la langue des Motordu ! Un orchestre est donc désigné pour venir au Royaume donner un grand concert symphonique. Un chef d’orchestre bègue, une harpiste et un trompettiste amoureux, un Prince fiévreux... Le concert aura-t-il lieu ?
Au plaisir de baigner dans l’univers des Motordu, s’ajoute celui d’écouter une orchestration de qualité narrée avec brio par un comédien de la Comédie Française, Laurent Stocker, auquel s’ajoutent les voix de la soprano, Estelle Béréau et du baryton, Paul-Alexandre Dubois. Un moment musical drôle et enjoué à partager en famille ! Coup de coeur de Sylvia

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