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Dernière mise à jour :
dimanche 25 septembre 2016

Mot Clé : Maladie




Album(s) :


coup de coeur La petite fille qui prenait racine / C. Van Linthout ; Pole Ka. - Des ronds dans l’O

Aubépine prend littéralement racine dès qu’elle s’immobilise et les médecins n’y peuvent rien changer... Alors elle gigote sans cesse dans une énergie feinte. Les années passent et Aubépine fatigue. De s’agiter, de dépendre de ses parents qui la libèrent de ses racines à chacun de ses réveils. Quelle issue, alors, sinon l’acceptation, enfin, de ce qu’elle est...
Une métaphore subtile de la maladie, que ce soit par l’écriture qui prend la forme d’un conte - typographie manuscrite- mais également par l’illustration magnifique de Paule Ka, sombre mais non anxiogène. La mort n’est pas abordée ici comme un drame mais comme une libération, après tant d’années de lutte.

coup de coeur Les oiseaux de l’espoir / J. Loske. - Minedition

Racontée par le chat de Sadako Sasaki, cette histoire -vraie- est celle d’une petite fille qui mourut en 1955 des conséquences du bombardement d’Hiroshima. Refusant l’issue, elle confectionna, tout au long de ses années de maladie, des grues de papier, symbole de longévité au Japon.
Malgré la gravité du sujet, l’album conserve une tonalité positive. Les illustrations magnifiques soutiennent cette note d’espoir qui persiste tout au long du livre : celui de Sadako Sasaki, du narrateur, et, par la note de fin d’ouvrage, celui des enfants japonais qui, aujourd’hui encore plient des grues de papier comme symbole de paix. A la fois livre sur la maladie et sur les conséquences terribles des accidents nucléaires, cet album apporte un réconfort pudique nourri par l’amitié, la solidarité.

coup de coeur L’ oiseau et la bille / J.D. Lainé ; R. Lejonc. - L’édune

C’est un enfant qui raconte, les jours comme aujourd’hui où il fait très beau, et ceux, plus nombreux, où tout est gris. Aujourd’hui, le chat guette l’oiseau, prêt à bondir et l’enfant se demande s’il doit intervenir pour lui sauver la vie. Une réflexion philosophique sur la vie et la mort ? Beaucoup plus. En réfléchissant, l’enfant fait le parallèle avec son vécu. Lui qui est atteint d’une tumeur au cerveau vit cette lutte pour la vie de façon plus intense, et bien sûr plus douloureuse. Chaque jour, il doit faire face à la solitude et aux non-dits de son entourage.
Un album clair-obscur, dans le texte comme dans l’illustration. Car l’espoir de jours meilleurs est toujours présent.

Roman(s) :


coup de coeur U4 . Stéphane / Vincent Villeminot. - Nathan Jeunesse, Syros Jeunesse, 2015

Stéphane vit à Lyon. Son père est absent lorsque l’épidémie se propage et ne laisse presque que des adolescents vivants. Sachant son père grand spécialiste des maladies, elle espère son retour rapide. Mais la situation se détériore rapidement, obligeant la jeune fille à rejoindre le lieu de rassemblement des survivants afin d’échapper aux pillards. Les restrictions se font de plus en plus sentir lorsque que l’hiver arrive. C’est alors que les événements vont s’enchaîner et la contraindre à prendre la route...

U4 est une saga en quatre actes avec à chaque fois un auteur différent aux manettes. Outre que l’idée de faire résonner quatre univers très différents est réjouissant, c’est l’occasion pour le lecteur de découvrir une histoire en quatre dimensions.

L’héroïne a dans ce tome un prénom masculin et une identité forte. Fille d’un docteur, elle a elle-même de bonnes connaissances médicales qui vont, parfois, apporter une coloration altruiste à ses décisions. Mais sa filiation est aussi son plus grand problème. Alors qu’il semble que, contre toute probabilité que son père est vivant, elle cherche à le rejoindre et à comprendre son absence.

Un tome particulièrement nerveux et mouvementé qui campe une jeune fille déchirée entre la fidélité qu’elle ressent pour sa famille et celle qu’elle prête à ses nouveaux amis.

On retrouve bien la patte et l’écriture de l’auteur d’"Instinct" et de "Réseau(x)" avec une réflexion sur la société, ses rouages. A lire ! Marion Uteza

A partir de 14 ans

coup de coeur U4 . Yannis / Florence Hinckel. - Nathan Jeunesse, Syros Jeunesse, 2015

Yannis vit à Marseille lorsque l’épidémie décime la majorité de la population. Adolescent plutôt chétif et timide, il vit sa vie par procuration en incarnant sur WOT, un jeu en ligne, un parfait combattant. Lorsque le jeune homme se décide enfin à quitter son appartement, il se rend vite compte que la ville est au prise à la violence avec la présence de gangs issus des quartiers défavorisés. La présence de son chien lui apporte le courage de s’enfuir et la peur lui donne comme objectif de tenter de rejoindre Paris afin de contacter les experts du jeu.Arrivé à Lyon, il prend conscience de l’organisation des rescapés par le biais de militaires survivants. Il espère alors y retrouver d’autres experts de Warriors of Times...

U4 est un projet un peu fou : celui de faire écrire par quatre auteurs différents, la trajectoire de quatre adolescents qui vont se croiser dans un monde en perdition où il est difficile de survivre sans aliéner pour autant son identité et sa liberté.

Le personnage de Yannis est intéressant parce qu’il questionne la personnalité de ces adolecents qui se plongent dans les jeux en ligne pour oublier leurs faiblesses ou leur manque d’estime de soi.

Tout le long du récit on sent, et c’est encore plus vrai dans les moments forts, cette tension entre Yannis et son personnage en ligne qui va le dédoubler et parfois l’aider à se confronter à ses peurs. Car c’’est un adolescent d’une grande sensibilité qui reste hanté par les morts qu’il rencontre. Mais l’autre particularité du jeune homme est d’être accompagné de son chien qui va lui aussi participer à l’aventure et devenir en définitive un des personnages. Cela tend à humaniser encore plus le récit.

Enfin, il est à noter que l’on retrouve dans ce volume un certain nombre d’événements déjà racontés dans "Stéphane" car l’histoire veut qu’ils font une partie du chemin ensemble. On n’est donc plus aussi surpris par le récit.

Cependant il éclaire différemment l’histoire et donne de nouvelles informations !

Il me reste à lire Jules afin de faire le tour d’U4 qui restera dans tous les cas pour moi une belle lecture, tant en raison du projet d’écriture collective que des personnages qu’ils nous offrent. Marion Uteza

A partir de 14 ans

coup de coeur Mon frère a une tornade dans la tête, c’est grave ? L’hyperactivité / Christine Deroin. - Oskar Jeunesse (Pas de panique, c’est la vie !), 2015

Récit par un jeune garçon de l’hyperactivité de son jeune frère vu à travers le prisme de la famille et de l’école.

Lucas dialogue avec un psychologue et raconte sa vie minée par les troubles du comportement de son frère. Du déni du père à l’inquiétude de la mère, il est bien difficile pour le jeune de se situer... Faut-il que lui même devienne agité pour que ses parents arrivent enfin à le voir ?

Nous vivons avec Lucas les découvertes des particularités de son frère à travers des situations différentes : les courses, les repas, le rejet par les autres enfants...

La discussion avec le spécialiste l’amène a formuler son admiration pour ce frère différent mais aussi sa propre souffrance !

A la suite du récit, une interview avec le Dr. Gabriel Wahl pédopsychiatre permet en quelques questions claires de remettre en perspective le sujet : qu’est-ce que c’est au juste que l’hyperactivité ? Pourquoi est-ce difficile à vivre pour l’enfant et son entourage ? Et enfin comment aider l’enfant hyperactif avec une liste d’adresses utiles...

Un livre qui ne dénonce pas mais resitue dans un contexte médical le problème de ces enfants qui cumulent trouble de l’attention, agitation et impulsivité. Un ouvrage qui fait du bien, déculpabilise l’enfant, ses parents, ses enseignants et offre quelques pistes pour mieux vivre ensemble ! Marion Uteza

A partir de 12 ans

coup de coeur A la vie, à la mort ! Celia Bryce. - Albin Michel (Wiz), 2015

Mégan, 14 ans, souffre d’une tumeur maligne au cerveau. Elle rentre en chimiothérapie à l’hôpital où elle fait la connaissance de Jackson, grand ado impertinent, sensible et beau mais avec qui elle n’accroche pas du tout au début. Entre 2 traitements, elle va apprendre à le connaître et à l’apprécier. Une grande histoire d’amitié voir d’amour va naître jusqu’à l’issue fatale, ponctuée par la rencontre de divers enfants hospitalisés, au caractère bien trempé.
Roman un peu trop phénomène de mode à mon goût après le succès de Nos étoiles contraires. Cependant, belle écriture fluide mais on devine trop facilement le déroulement de l’histoire et ce qu’il va se passer.
Le point positif :montrer l’hôpital- le service pédiatrie plus particulièrement, pas adapté du tout à des ados. Ces derniers ne trouvent leur place ni chez les enfants ni chez les adultes. Roman qui présente également le travail des soignants, pas toujours simple dans ce type de service où il ne faut s’attendrir de trop pour être efficace. Dominique Topin

Deux adolescents se rencontrent dans un service de cancérologie réservé aux enfants. A la douleur et à l’ennui, Jackson répond par le conte et l’imagination. Sa faculté à insérer du merveilleux dans ce quotidien triste et désespérant, le rapproche de Megan. La jeune fille n’accepte pas vraiment sa maladie et est consternée de se retrouver dans un service envahi par les personnages de Disney. Mais la fatigue et la désillusion vont la contraindre à envisager la vie autrement._ Le sujet de la rencontre est traitée de concert avec la vie avec et autour de la maladie. L’hôpital, ses couloirs, ses services constitue l’un des personnages du livre. Si Jackson est décrit de façon un peu exagéré, avec sa grande taille et sa voix exceptionnelle, c’est justement qu’il appartient à une contrée lointaine, celle des gens malades qui luttent avec des armes différentes que sont la gentillesse et le coeur.
Un livre fluide à parcourir avec des thèmes qui devraient plaire aux adolescents, dans la droite veine de "Nos étoiles contraires". Marion Uteza

A partir de 13 ans

coup de coeur Plus de morts que de vivants / Guillaume Guéraud. - Rouergue, 2015

J’ai choisi de lire ce livre en raison du titre. Il me semble qu’il représente bien l’impression qu j’ai parfois en regardant notre société évoluer. Au lieu de se centrer sur l’humain comme valeur principale, on encense le Dieu "croissance". Bien sûr, j’avais aussi repéré le nom de l’auteur, synonyme de peur et de plongée dans l’horreur. Oh, au départ, ses récits commencent de façon ordinaire. Mais en seulement quelques pages, le lecteur subit un glissement dans un cadre qui se délite et nous met en face de nos peurs les plus folles mais aussi très réaliste. Toutefois, ce choix ne me semble pas gratuit et encore moins inintéressant. Il nous secoue, nous entraîne et nous pousse à regarder le monde dans lequel nous vivons autrement, en quelque sorte dans toute son horreur.
Son choix de mettre en scène des adolescents me plaît aussi. Ils ressemblent à des abeilles qui tenteraient de s’échapper d’un piège. Or cette tranche d’âge est la plus à même de tenter de nouveaux défis. Les mêmes scénarios avec des adultes risqueraient de tourner court !

Ce nouveau roman propose un huis clos. Alors que les vacances se profilent à la fin de la journée, un Collège devient en quelques heures la proie d’une catastrophe : des élèves et des adultes de l’établissement se voient en quelques secondes présenter des symptômes étranges : pertes de cheveux, de dents, vomissements, et parfois même explosion des organes internes et mort soudaine. A l’incrédulité des décideurs fait vite place la nécessité de l’action. Des pompiers, des médecins et mêmes des policiers sont envoyés en renfort. Mais rien ne semble endiguer la contamination. Les parents inquiets se massent devant les grilles. Les journalistes cherchent des informations. Les portables sont au maximum de leur activité mais aussi sonnent parfois dans le vide.
Est ce un Virus, une bactérie ou autre agent pathogène ? Comment se transmet-il ? Que faire face à l’impuissance qui gagne chacun ? Que faire des derniers instants qui restent ? D’une épidémie implacable on passe rapidement à une extinction en masse... Nous suivons une poignée de jeunes et d’adultes qui semblent pris au piège et qui vont toutefois tenter de se battre jusqu’au bout ! Mais attention, il ne faut pas trop s’attacher aux personnages, leur délai de vie est compté !

Le style est vif, l’idée intéressante avec la vie d’un Collège portée à son paroxysme, la tension ne semble jamais s’arrêter de monter alors que dès le premier chapitre on a l’impression que rien ne pourrait être pire. Et pourtant... Guillaume Guéraud nous met en face de notre insignifiance et nos faiblesses. Car le pouvoir est toujours dans la main d’autres pour qui nous sommes souvent que des chiffres. C’est ce que nous révèle les apartés avec les messages entretenus avec les "autorités compétentes". Ou encore l’histoire des combinaisons... Un livre à lire ! Marion Uteza

Des élèves d’un collège décèdent les uns après les autres. Tous ont présenté, au prélable, différents symptomes, à priori anodins. Puis, la castrophe sanitaire se dessine en très peu de temps. Les morts deviennent plus nombreux que les vivants et le hasard un allié ou un ennemi, au choix. C’est du Guillaume Guéraud dans toute sa puissance. Ainsi, pour les détracteurs, on reconnaîtra la violence quasi gratuite, inexpliquée, simplement présentée et offerte quand bien même elle pourrait heurter les lecteurs. Pour les autres, ce sera du grand spectacle quasi télévisée retranscrit sous forme de roman à suspense avec du gore à la pelle. Guillaume Guéraud semble s’inspirer de séries comme "Walking Dead" pour créer une ambiance inégalable et pour nous faire réagir, provoquant dégoût, étonnement et envie absolument incontrôlable de finir le livre. Il réveille en nous nos peurs et notre voyeurisme presque malsain.
Je le selectionne pour ce côté avide de lire et pour l’étonnement suscité à chaque page. Pour un public éclairé, pour des grands lycéens, par exemple. Juliane Eblé

A partir de 15 ans

coup de coeur Des rébus pour papa / Emmanuel Trédez. - Oskar (la vie), 2015

Lancelot refuse de parler depuis que son père est à l’hôpital. Il communique avec son entourage à l’aide de rébus. Ses parents, son professeur, ses amis doivent tenter de comprendre chacun de ses dessins. Au début étonnés, chacun finit par se prêter au jeu. Mais ce système d’échange n’a pas que des avantages... Il est difficile par exemple de répondre assez vite aux questions de la maîtresse ou encore de faire les courses sans y passer un temps fou ! Jusqu’à quand Lancelot va-t-il continuer de parler en mode rébus ?

Un livre original qui attire vite le lecteur. Dès la couverture, nous sommes plongés dans le monde des rébus. Il y en a environ un par page ce qui rythme avec plaisir la lecture, qui se transforme alors en jeu et donc en plaisir. Le récit évoque aussi les difficultés que nous aurions de communiquer autrement. Il donne envie de se mettre au rébus ! Marion Uteza

A partir de 8 ans

coup de coeur Virus 57 / C. Lambert ; S. VanSteen. - Syros, 2014

Un nouveau virus tue en quelques jours deux adolescents. 57 porteurs sont rapidement détectés. Il faut les retrouver et les isoler. Une course contre le temps est enclenchée ! Nous suivons un nain spécialiste des Virus, un ancien flic à la recherche de ces bombes humaines et deux des adolescents. D’autres éléments vont interférer dans cette mission comme des alligators, des survivalistes ou encore les sentiments !
La découpe du récit alterne plusieurs regards à la manière des séries télévisées. La catastrophe sanitaire à éviter est plutôt bien décrite. Un bon livre efficace avec des personnages variés. Marion Uteza

57 enfants contaminés par un donneur ont dans leur corps un virus qui se déclenche à 45°. On les recherche pour éviter le pire. Un roman d’aventure que j’ai adoré avec beaucoup de suspense et un côté scientifique intéressant... Héidi(collège Lumière)

A partir de 13 ans

coup de coeur Coup de Meltem / S. Baffert. - La Joie de lire. - (Encrage), 2014

Un malaise et la double nouvelle, comme une petite apocalypse : Virgil apprend qu’il est atteint de la maladie du cœur de verre, et par la même occasion qu’il est né par procréation artificielle, grâce à un donneur de sperme lui-même malade. "Tout est devenu suspect" Les questions affluent, entre colère et terreur : comment vivre avec cette maladie ? Comment considérer son père ("Qu’est ce qui fait qu’un père est un père ? Son désir de l’être ou quelques mililitres de sperme dans un tube de verre ?") ? At-il des frères et sœurs ? Qui est-il ? Il est contacté par l’institut à l’origine de la procréation artificielle malheureuse pour des "examens croisés sur plusieurs d’entre eux". Il y voit l’occasion de trouver quelques réponses à ses questions. Et c’est son père qui l’accompagne. Le biologique conserve son identé secrète, avec ces seuls indices : GCP. Pour "Grosse Couille Pourrie" ou "Grand Caucasien Proportionné" ? Avec sa demi sœur Meltem et 2 de ses demi-frères, et son père découvert sous un nouveau jour, il apaisera sa colère et son désarroi. Et comprendre qu’on leur "a transmis une maladie mortelle : la vie" et qu’il ne reste qu’à la vivre pleinement.

Le roman se déroule aux Etats-Unis, avec une législation sur la PMA différente de la nôtre. Il donne à réfléchir aux problématiques liées, avec une note finale, mais invite surtout à vivre pleinement Julie Feuvrier

A partir de 15 ans

coup de coeur Ma gare d’Austerlitz / A.-S. Silvestre. - Oskar. - (La vie). 2014

Georges a une leucémie et est à la Salpêtrière, non loin de la gare. Les jours défilent, les annonces des départs de trains aussi. Et puis un jour, Georges décide de partir lui aussi avec le train. Pour aller visiter une grotte préhistorique.
Accompagné par un touriste anglais, il tente l’aventure, mais la fièvre le surprend, jusqu’au délire hallucinatoire. Le garçon fait un voyage initiatique, dangereux, au cours duquel il risque sa vie et l’échec contre la maladie.
Très bon roman -incarné par héros attachant et combatif- qui sonne juste et bien, sans pathos, avec une dimension spirituelle très forte.

coup de coeur Mon coeur qui bat si fort / A. Kjetil Walgermo. - Bayard. - (Sublime idylle). 2014

Amanda va avoir quatorze ans et est amoureuse pour la première fois. Son cœur va lui jouer bien des tours...
Ce roman qui aborde des sujets graves - la maladie, la mort, la greffe d’organes, le deuil - sur un ton plutôt léger, avec pour contexte l’amour et l’amitié, peut plaire à un public adolescent.
Autre lecture
Amanda est fille unique, elle vit en Norvège et adore faire du vélo. L’arrivée de David va bouleverser son monde en l’ouvrant aux sentiments mais aussi en lui apportant la révélation d’un problème cardiaque important. Dès lors la vie d’Amanda, si active, bascule et ses espoirs s’amenuisent. Vaut-il encore la peine de vivre ?
Un roman qui interroge longuement la thématique de l’attente et de la mort dans sa seconde partie. Tous les personnages, et au premier plan Lars Lirud, évoluent et sont crédibles. L’atmosphère d’une petite ville norvégienne est bien rendu. L’écriture simple permet d’être lu par tous les publics. Un très beau livre à multiples facettes !
« Est-ce qu’on peut mourir à quatorze ans ?
Et à treize ans ? Voire treize ans et demi ? (...) Chaque minute, quelqu’un s’éteint, quelque part dans le monde. Mais de là à ce que ça puisse m’arriver... C’était dur à admettre.
 »

coup de coeur Demain, promis / C. Léon. - Thierry Magnier. - (Petite poche). 2014

Les courts chapitres présentent plusieurs épisodes de la vie de Zacharie : il tombe amoureux d’une belle tsigane, redonne vie à une truite, bat Yannick Noah au tennis...
Le dernier chapitre donne une cohérence à ces scènes éclatées, dans un hymne à la vie : la greffe de cœur offre à Zacharie tous ces champs du possible !

A partir de 9 ans

coup de coeur Le journal de Ruby Oliver, Tome 2 : L’art de perdre les pédales / E. Lockhart. - Casterman. 2013

Dans le tome 1, Ruby subissait de grosses crises d’angoisse liées à son ostracisation au collège. Elle s’est défaite tant bien que mal de son étiquette de “salope”, reste la solitude, l’impression d’être une lépreuse. Elle se raccroche aux quelques personnes bienveillantes à son égard : Mélissa, naïve et amoureuse, Nora, fidèle et écartelée, Jackson, son ex pas très clair dans son attitude, qui occupe son esprit « comme un saleté de tumeur », Angelo dont elle ne sait pas ce qu’elle attend et enfin Noël, avec ses mystères, qui lui a avoué, juste à elle, la difficulté de vivre avec l’asthme.
Ruby doit apprendre avant tout à vivre par elle-même, en accord avec elle-même, pour être enfin juste avec ceux qui l’entourent.
Ce second tome peut se lire indépendant du premier, très bien résumé en quelques pages au départ.
Les théorisations autour de l’amour, des différences entre filles et garçons, jalonnent le roman ; elles se confrontent à ses expériences diverses et s’actualisent, vers une sagesse qui s’acquière timidement mais sûrement.
Autre lecture
Une nouvelle année de lycée commence pour Ruby. Ses amies continuent à l’ignorer et elle se sent comme une paria, rejetée par tous. Reste quelques copains : Mélissa avec qui elle avait réussit à tisser quelques liens en fin de seconde et Noé. Mais en dépit de ses séances chez le docteur Z, Ruby n’arrive pas bien à déceler ses propres sentiments ni envers son ex petit ami ni envers les autres garçons qui l’intéressent. Nous suivons ses oscillations. Est-elle toujours amoureuse de Jackson ? Peut-elle compter sur ses nouveaux amis ?
Un journal sentimental comme on les aime, avec de l’humour, des rebondissements et surtout une héroïne crédible toute en nuance ! A suivre...
« Pourquoi avais-je embrassé Angelo ?
Est-ce qu’il me plaisait ? Est-ce que je lui plaisais ?
Ce qui s’était passé entre nous était-il purement accidentel ou le signe d’une véritable attirance mutuelle ?
Est-ce qu’il allait m’appeler ?
Est-ce que j’allais l’appeler ?
"Détermine ce dont tu as réellement envie, puis tâche de mettre en œuvre des solutions rationnelles pour arriver à tes fins", affirme fréquemment le docteur Z. »

coup de coeur Interception / M. Ledun. - Rageot. - (Thriller)

Valentine, 16 ans, isolée par sa maladie l’épilepsie, intègre un lycée expérimental où tous les jeunes souffrent des mêmes problèmes neurologiques. Elle croise régulièrement un garçon dans le labyrinthe mental qu’elle parcourt lors de ses crises, que seuls quelques surdoués manipulent à leur guise.
Ce roman SF parle d’épilepsie comme d’un don rare qui ouvre les portes sur des mondes parallèles. Les situations sont décrites avec réalisme et nous entrainent dans un rythme soutenu vers une fin ouverte qui laisse présager une suite...
Autre lecture
Valentine voit sa vie bouleversée par l’épilepsie. Elle intègre alors un lycée clinique et y rencontre le garçon qu’elle voyait dans ses cauchemars. Ami ou ennemi ? Le directeur décèle en elle une précocité qui l’amène à poursuivre des expériences avec elle. Elle est envoyée dans le labyrinthe pour lutter contre les spectres qui tentent de l’envahir. Les malades seraient donc les sauveurs de l’humanité ? Quels sont ces mondes qu’elle visite ? Quels objectifs poursuivent les spectres ? Valentine va peu à peu apercevoir une logique dans cette réalité…
Un roman qui parle de l’épilepsie comme d’une porte vers d’autres possibles.
« L’affection neurologique dont toi, Vincent et vos camarades croyez souffrir, dit Hughling, est en réalité un don très rare qui vous permet d’accéder au labyrinthe des possibles, seule voie d’accès aux centaines de portes qui s’ouvrent sur autant de mondes possibles. Ces mondes sont en lutte permanente pour remplacer le monde tel qu’il existe aujourd’hui. »

coup de coeur Nos étoiles contraires / J. Green. - Nathan

Hazel a 16 ans, lutte contre un cancer de la thyroïde avec métastases dans les poumons. Un remède miracle lui a accordé un répit non négligeable mais elle sait qu’elle est une grenade pour ses proches. Elle pense à ses parents, dont elle est leur fille unique, et qui devront bientôt vivre sans elle ; elle pense à Augustus, avec qui elle ne peut s’autoriser une histoire d’amour, se refusant de le faire souffrir. Mais tous deux partagent une passion pour un roman qui les conduira au Danemark à la rencontre de l’auteur. Et leur relation, naturellement, évoluera...
Les répliques des personnages sont peut-être un peu "écrites" par moments mais il est certain qu’un tel vécu fait mûrir les malades. Hazel a développé une philosophie de vie et une attention à autrui qui la rend extraordinairement attachante. Elle doit assumer l’idée de mourir mais n’en oublie pas ses proches. Par là même, que ce soit au groupe de soutien ou avec sa famille, Hazel crée une relation privilégiée avec chacun.
Un roman parcellé de maximes à méditer :
« Sans douleur, comment connaître la joie »
Omnis cellula e cellula ou la vie est issue de la vie...
Autre lecture
Est-ce que l’amitié et l’amour sont encore possibles lorsque l’on sait que l’on va bientôt mourir ? Comment vivre ces moments entre chien et loup ? Hazel a 16 ans et se sait condamnée. Courageuse, elle tente de vivre pleinement, une bouteille d’oxygène arrimée à son corps. Sa famille l’entoure au mieux, ses cours à la faculté l’intéressent, elle conserve des morceaux d’amitiés et de vie sociale. Son plus grand regret ? Ne pas connaître la fin de son roman préféré qui a la particularité de se terminer au milieu d’une phrase. Comment accepter de mourir sans connaître la destinée de ses personnages ? C’est alors qu’Hazel rencontre dans un groupe de parole un jeune homme...
Récit émouvant et fort sur le cancer et la maladie, mais aussi sur l’impossibilité de l’acceptation de notre mort, de notre condition humaine. Comme le roman, toute vie ne peut être qu’inachevée. Si le début de l’histoire se concentre sur le cancer et les efforts de l’héroïne pour mener une vie "normale", le livre ne se réduit pas à cette dimension. Il est une invitation à réfléchir à différents thèmes comme l’amour, la famille, l’amitié ou encore la mort. C’est en réalité un hymne à la vie humaine. Ce récit, comparable à "Qui es tu Alaska", du même auteur, nous livre des héros à la fois forts et désemparés, pour qui la reconstruction ne peut se faire qu’avec l’acceptation de la douleur et de la perte. A lire.
« - Augustus, peut-être aimerais-tu partager tes peurs avec le groupe ?
- Mes peurs ?
- Oui.
- J’ai peur de l’oubli, a-t-il répondu sans attendre.
 »
Lire le grand entretien de John Green l’auteur qui aimait les métaphores

Autre lecture : Le Best-Seller que de plus en plus de personnes lisent dans le monde entier, qui a connu une forte popularité grâce à sa réadaptation au cinéma en septembre 2014.C’est l’histoire de Hazel Lancaster, une jeune fille de 17 ans, atteinte d’un cancer des poumons depuis le début de son adolescence.Elle rencontrera Augustus grâce à son médecin et à sa mère qui décréteront qu’elle fait une dépression ce qui entraînera sa rencontre au groupe de soutien. Augustus, un garçon qui n’a peur ni de l’inviter chez lui cinq minutes après lui avoir parlé, ni de l’emmener à Amsterdam pour lui faire découvrir l’auteur du roman préféré de Hazel "Une Impériale Affliction" de Peter Van Houten pour avoir les réponses à toutes ses questions. Un livre où toutes les émotions s’entrechoquent, sans peur, on sourit puis la phrase suivante on pleure. Entre rire, souffrance, amour, déception et espoir. Ce livre est un tout absolument fabuleux. Nina, 14ans

coup de coeur Le garçon qui rêvait de requins / J. Monninger. - Flammarion. - (Tribal)

Parti avec sa mère et sa grande sœur, Tommy s’apprête à réaliser son rêve le plus fou : côtoyer de grands requins blancs. Atteint de mucoviscidose, il a obtenu une bourse pour plonger et rencontrer ces grands tueurs. Sa sœur Bee, narratrice de l’histoire, raconte leur quotidien, les soins contraignants, les difficultés pour Tommy d’avoir des amis, son sérieux à elle pour réussir dans les études et ne pas causer de soucis supplémentaire. Puis vient le temps, enfin, de la grande rencontre. Qui ne sera pas celle espérée. Bee fera tout alors pour exaucer le grand souhait de son frère, même s’ils prennent pour cela des risques inconsidérés.
Personnalité solaire que ce Tommy qui lutte pour maintenir son souffle sans jamais se plaindre. Aux côtés de Bee et de surfeurs légendaires, Tommy se révèle…
Roman évidemment touchant parce qu’il parle de maladie, de mort. Cette parenthèse enchantée ne sonne pas faux, met l’accent sur la proximité de la mort, sur la fragilité de la vie et l’importance d’être juste dans ce qu’on est et ce qu’on vit.
Autre lecture
Tommy est atteint de mucoviscidose. Demain il va pouvoir réaliser son rêve : s’approcher au plus près des grands requins blancs. Vont-ils être au rendez-vous ? Et la journée peut-elle être au niveau de ses attentes ?
Bee, sa grande sœur, est inquiète : sa mère semble ne pas se rendre compte de l’importance de cette expérience pour son enfant malade et le bénévole qui les accueille ressemble à un mauvais dépliant touristique. Or Tommy est passionné et c’est un vrai contact avec les requins qu’il espère... De plus son état de fatigue semble incompatible avec ses désirs. Le miracle aura-t-il lieu ?
Un très bon livre sur l’aventure et le courage de deux jeunes emportés par la passion de l’un d’eux.

coup de coeur Les oiseaux reviennent à Hiroshima, l’histoire de Sadako Saski / V. Koenig et M. Mizuta. - Oskar. - (Les aventures de l’histoire)

Sadako Sasaki, jeune rescapée d’Hiroshima, mène une vie normale avec toute sa famille. Elle va à l’école, aime courir plus vite que le vent et surtout a un rêve, celui de devenir championne Olympique. Une étrange grosseur apparait alors sur son cou et peu à peu la jeune fille perd ses forces. Après l’avoir auscultée, son pédiatre l’envoie à l’ABCC, the Atomic Bomb Casualty Commission. On découvre alors que la jeune fille est atteinte d’une leucémie, « le mal de la bombe atomique ». Sadako finit par se faire hospitaliser et même si personne ne lui parle de sa maladie, la jeune fille a parfaitement compris que ses chances de guérison sont faibles. Pourtant, alors que tous ses rêves semblent brisés, Sadako ne se laisse pas abattre. Encouragée par sa meilleure amie Tamiko et tous ses camarades de classe, elle entreprend de réaliser mille grues de papier, symbole de longévité, espérant ainsi voir sa maladie disparaître. A la millième, la légende dit que le vœu de son choix sera exaucé.
Ce livre relate la dernière année de la vie de la jeune Sadako ; il sait jongler entre émotions et légèreté pour laisser un véritable message d’espoir. On accroche facilement à cette lecture à la fois facile et bouleversante… Le scénario mis en place autour de cette histoire vraie reste tout de même fidèle à la réalité et tous les faits présents sont authentiques, le dossier présent dans les dernières pages du roman permettant d’éclaircir certains passages.

coup de coeur La fille qui ne croyait pas aux miracles / W. Wunder. - Hachette. - (Black Moon)

Cam est condamnée. Il n’existe plus de traitement, le cancer a gagné. Pourtant sa mère et sa sœur veulent encore croire au miracle. Ils laissent derrière eux Dysneyland où elles travaillent et partent toutes ensemble vers Promise, un lieu hors du temps, seul capable de la sauver. Mais les miracles existent-ils ? Et d’abord qu’est-ce qu’un miracle ?
Un récit émouvant sur la fin de vie et plus largement sur la nécessité de vivre pleinement le présent. Une jolie histoire, celle de la lutte incessante d’une jeune fille qui a peur mais qui grâce notamment à sa famille, va renouer avec la vie, l’amitié et l’amour.
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Cam vient d’avoir une dernière conversation avec son médecin : elle ne guérira pas de son cancer. Si elle arrive tant bien que mal à tuer en elle tout espoir de guérison et se cantonne à biffer sur sa liste tout ce qu’elle s’est promis de faire avant de mourir, il est impossible à sa mère et sa petite sœur de renoncer : elles partent ensemble à Promise, ville réputée pour ses miracles et autres effets positifs…
Un sujet lourd a priori qui ne cède pourtant jamais aux larmoiements. Le roman est à l’inverse tonique et positif, avec des personnages dévoués à leurs proches. Cam veut soulager sa mère et sa sœur et leur faire croire qu’elle partage leurs espoirs, ces deux-ci se démènent corps et âme pour trouver des remèdes miracles, Cam et son amie Lili, elle aussi malade, se soutiennent l’une l’autre. Tous les personnages croisés participent d’une même dynamique généreuse et optimiste et l’on se met à croire que tout est possible. De fait, Cam vit des choses qu’elle n’aurait jamais osé imaginer. Et l’essentiel est peut-être là, de se laisser porter par une foi optimiste en la vie, quels que soient les évènements qu’elle nous réserve.

coup de coeur Quelques minutes après minuit / P. Ness. - Gallimard

Un livre fort, envoûtant, qui doit beaucoup à son écriture. Conor fait des cauchemars récurrents. Il faut dire que sa vie elle-même ressemble à un cauchemar : son père a fondé une nouvelle famille, sa mère suit un énième traitement contre son cancer, et à l’école il est le souffre douleur. C’est alors qu’un monstre apparaît... pour l’aider ? Mais est-ce possible ? Ce conte philosophique à l’écriture hachée, avec ses illustrations qui viennent par moment lécher le texte, ne laissera personne indifférent.
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Conor est angoissé, seul, en colère. Et pour cause, sa mère subit encore un traitement contre le cancer, le troisième. A qui pourrait-il confier ses cauchemars ? Certainement pas à sa mère en proie à de grandes souffrances, il déteste sa grand-mère et son père est parti aux États-Unis refaire sa vie. Sa meilleure et unique amie ? Elle l’a trahi en révélant à l’école la maladie de sa mère alors qu’il souhaitait conserver une vie normale, au moins à l’extérieur… Lorsque apparaît le monstre, gigantesque if personnifié, il se raisonne et tente de ne pas laisser entrer cette chose irrationnelle dans sa vie. Mais que ce soient les histoires qu’il raconte ou les remarques qu’il lui oppose, les échos avec ce qu’il vit sont si forts qu’il le retrouve régulièrement et se laisse guider par celui qui dit lui venir en aide...
L’ouvrage évoque bien sûr la maladie, l’impossible et nécessaire acceptation de la mort de ceux qu’on aime, l’insoutenable cheminement pour y parvenir, avec son lot de sentiments contradictoires. Cette tension psychologique -remarquablement décrite par Patrick Ness- est intensifiée dans les moments clés par les illustrations noires et denses de Jim Kay, et tous deux mènent ce drame imprégné de culpabilité avec une sensibilité nuancée. Le fait de savoir que l’histoire est inspirée par Siobhan Dowd, récemment décédée d’un cancer, donne une coloration très particulière au roman. Coup de coeur de Julie et Catherine

coup de coeur Toute la vie / J. Bourgine. - Sarbacane. - (Exprim’)

Ca vous dit de plonger dans la vie d’une drôle famille ? Où la transparence est de mise, pour le meilleur et pour le pire ?
Dans la famille Gravelos, je voudrais la mère : Isa, une jeune femme immature et déjantée, qui dit tout ce qui lui passe par la tête, bêtises et méchancetés comprises. La fille ensuite, Han, douée de télépathie. Et enfin le fils, Michel, "ce sale petit camé de la tendresse", persuadé d’être responsable des malheurs de sa famille. Il y a Dan aussi, le voisin esseulé, atterré de voir l’histoire de cette famille au passé digne d’un roman de Zola, mais qui se prend d’amitié pour le jeune Michel. Et heureusement qu’il entre dans le décor celui-là, à point nommé, lorsque la famille apprend que Michel est atteint d’un cancer.
Pour Han, qui voit la vie selon le modèle cosmologique du jeu vidéo, Dan a la mission d’aider Michel à passer au niveau supérieur, autrement dit à mourir.
Un ton direct, libre, qui décrit des relations pas forcément faciles mais qui, grâce à la franchise, évoluent vers un apaisement. Et une vision novatrice de la mort...

coup de coeur Arrête de mourir / I. Cohen-Janca. - Actes Sud. - (D’une seule voix)

Samuel est à l’âge des découvertes amoureuses mais ses enthousiasmes vont vite se heurter au mur de la brutale réalité. Sa mère depuis quelques temps multipliait les post-it comme autant de repères pour les tâches quotidiennes à accomplir. Bientôt, on ne parle plus de distraction et de fatigue mais de maladie d’Alzheimer. Dur pour Samuel de voir sa mère mourir à petit feu et emporter avec elle une part de lui. Celle de l’enfant qu’il était auprès d’elle, celle du petit Sammy.
C’est toute la douleur solitaire du narrateur que l’on ressent dans ce texte court, lestée par l’amertume de voir les réactions autour de lui. Difficile entrée dans le monde adulte mais accompagnée malgré tout par un amour très fort qui demeure.

coup de coeur Mon Vaisseau Te Mènera Jeudi Sur Un Nuage / M. Malte. - Syros. - (Tempo)

Justine, la petite sœur de Romain, est atteinte d’un cancer. Toute la famille emménage à côté de l’hôpital, dans la maison des Parents, destinée aux proches des malades. C’est là que Romain va rencontrer Alexia, une petite fille de son âge au caractère bien trempé. L’exact opposé de Romain, plutôt rêveur, plutôt calme, et passionné par l’espace. Une belle amitié va naître dans ce lieu qui semble hors du temps, très loin de la vie quotidienne.
Marcus Malte aborde ici le sujet délicat et difficile de la maladie. A travers les yeux de Romain, on découvre une galerie de personnages auxquels on s’attache très vite, ainsi qu’une palette de tous les sentiments qu’il est possible d’éprouver face à la maladie. Mais surtout, c’est le point de vue naïf et sensible de cet enfant qui est touchant car il rappelle que face à la mort, il y a la vie. Certes le roman est triste, mais il est beau et écrit avec beaucoup de pudeur et de justesse. On referme ce court roman retournés, émus, bouleversés.
Critique de Juliane de Camponovo Coup de coeur de Myriam

coup de coeur Des étoiles au plafond / J. Tydell. - Thierry Magnier

Jenna, 13 ans, suédoise, vit avec sa mère qui se meurt d’un cancer. Bien sûr c’est un terrible drame familial sauf qu’à cet âge là, on a surtout envie d’être comme les autres ! Jenna sera donc tiraillée entre son chagrin, la honte irrépressible de ce qu’est devenue sa mère à cause de la maladie et l’amour qu’elle lui porte. Elle a du mal également à se situer par rapport à ses camarades et là encore, comment se positionner : la sagesse de Suzanna, son amie de toujours, ou l’effronterie de Pénélope sa voisine ?
Superbe roman sur la complexité des rapports humains. Néanmoins l’auteur n’a pas joué la facilité du pathos et nous livre à l’inverse un bel hymne à l’amour, la vie... Un exemple de résilience.
Autre lecture
Jenna, jeune suédoise de 13 ans, vit seule avec sa mère, atteinte d’un cancer du sein depuis 8 ans. On découvre son quotidien d’adolescente qui grandit avec cette « chose », la peur qu’elle engendre, mais aussi la honte, et la honte d’avoir honte… Heureusement, il y a aussi les moments forts passés avec sa mère, les rigolades avec sa copine Suzanne, quand elles essaient les faux seins de sa mère ou qu’elles se moquent de « Pénélope-la-salope », une fille de leur classe qui habite dans le même immeuble que Jenna et qui a tous les garçons du lycée à ses pieds…
Peu à peu, un basculement va s’opérer : la progression de la maladie, et la naissance d’une amitié. Pénélope, qui vit aussi seule avec sa mère, alcoolique au dernier degré, va un jour aider la mère de Jenna qui a fait une chute en bas de l’immeuble ; à partir de ce jour, elle va se rapprocher de Jenna et « l’apprivoiser » : elles vont petit à petit s’influencer et s’épauler l’une l’autre dans les « épreuves » qu’elles traversent.
Une histoire triste et forte, toujours juste dans le ton, sur le deuil, le passage de l’enfance à l’adolescence. Coup de coeur de Myriam et Florence L.

coup de coeur L’ été où je suis devenue jolie / J. Han. - Albin Michel. - (Wiz)

Belly n’en revient pas : cet été, les garçons ne la regarde plus comme une petite fille mais avec une lueur de convoitise dans l’œil. Même Conrad et Jeremiah, avec qui elle a grandi et qu’elle considère comme des frères. Tout du moins, avant, parce que Conrad fait dorénavant partie de la catégorie "convoité". Tout à ces transformations, elle ne porte guère d’attention à ce qui se passe autour d’elle. Elle voit bien que Susannah, qui est comme une seconde mère pour elle, est plus fatiguée que d’habitude, mais l’amour… Car entre temps, elle a rencontré Cam...
Ce roman a le charme de l’été : le soleil, la plage, les jeux insouciants. On s’attache aux personnages si complices dont la nature des relations évoluent, quittant le confort de l’enfance pour un avenir plus incertain et plus grave.

coup de coeur Mon petit coeur imbécile / X.-L. Petit. - Ecole des loisirs. - (Neuf)

Sisanda vit au rythme très ralenti de son cœur malade. Entourée et protégée par sa famille, sa mère Maswala qui semble ne vivre que pour courir pieds nus dans les collines, sa grand-mère Thabang, un peu sorcière qui lui donne sa connaissance des plantes et de leurs pouvoirs, et onc’Benia, colosse un peu bizarre qui ne parle pas mais rit et chantonne sans fin. 3418 jours, c’est l’âge de Sisandra et un million de kels c’est le prix de l’opération qui pourrait lui permettre de vivre comme les autres enfants, sauter, jouer, courir. Soit 38 ans 3 mois 20 jours de salaire de son père qui est parti loin pour gagner sa vie. Alors Maswala va tenter de gagner le marathon de Kamjumi. Tout le village participe à ce projet et le petit cœur de Sisandra connaît des émotions trop fortes, elle espère, il s’emballe…
Tout le livre est écrit d’un seul point de vue, celui de la petite fille, ce qui lui donne un ton spontané, grave et confiant à la fois.

coup de coeur Le monde de Lenny / K. Banks. - T. Magnier

Comme c’est agréable pour cette rentrée de lire un roman qui vous happe, fait sourire, pleurer un peu et regretter de le terminer si vite. Lenny a 9 ans, il est précoce et, comme tous ces enfants, vit dans son monde et use son entourage. L’équipe enseignante, à bout, fait appel à Muriel. Même si ce n’est jamais explicité, nous comprenons qu’elle est psychologue et un peu magicienne car elle trouve tout de suite les mots et le ton pour communiquer avec le petit garçon. Elle lui plait d’emblée et sans qu’il s’en rende compte, elle lui permettra d’extérioriser et canaliser ses malaises sans avoir un comportement qui effraye et déroute les autres. Il faut dire aussi qu’au niveau familial, Lenny n’est pas très gâté, sa maman est mannequin de main et porte en permanence des gants qui empêchent tout contact direct avec son enfant ; son père quant à lui est parti du jour au lendemain lorsqu’il avait 2 ans, sans plus jamais donner de nouvelles. Côté amitié, les choses ne sont pas simples. Malgré tout ce roman n’est jamais larmoyant mais au contraire agréable à lire, joyeux et poignant.

coup de coeur Un chien pour la vie / L.S. Matthews. - Bayard

John, son grand frère Tom et leur chienne Mulotte forment un trio inséparable lié par une complicité... sans pareille. L’annonce de la maladie de Tom bouleverse la donne : les adultes sont persuadés que Mulotte constitue un danger pour les défenses immunitaires de Tom. Il faut l’éloigner, aucune discussion possible. Les 3 inséparables (car oui, la chienne a son mot à dire) imaginent rapidement un plan : John emmènera clandestinement la chienne, à l’autre bout du pays, chez le frère de leur père décédé. Le voyage commence en train, sans embuches. Puis John fait des rencontres étranges, inquiétantes, mais aussi très riches. Porté par sa mission et protégé par Mulotte, John accomplit des choses exceptionnelles. Car s’il est confronté à des horreurs (discrimination envers les roms, tests sur animaux), il refuse de laisser faire et préfère l’action, malgré la peur.
Un roman pour jeunes lecteurs (dès 10-11 ans mais bien au-delà) qui sous ses airs un peu naïfs de roman d’aventures, se révèle beaucoup plus nourri qu’il n’y paraît.

coup de coeur J’irai croquer l’atome / J. Breurec. - Syros. - (Tempo+)

C’est le quotidien d’un adolescent bien sympathique et atypique que l’on suit, en cette année 1974. Eric est passionné de physique et chimie, en particulier par les travaux de Marie Curie. En face de chez lui, à Gif, il y a d’ailleurs un lieu contaminé par la radioactivité qu’il apprend à mesurer. Monsieur Hayat, spécialiste en génétique moléculaire, l’encourage dans cette voie des sciences et de la curiosité. Et puis il y a Murielle, qu’il a tellement, et de plus en plus, de plaisir à côtoyer... Tout irait pour le mieux si sa petite sœur Nathalie pouvait être guérie de sa leucémie par cette fameuse science des radiations...
Si l’adulte frémit de reconnaître les éléments réels imbriqués dans l’intrigue (la radiation à Gif-sur-Yvette en lien avec la leucémie), le personnage -et narrateur- va, solaire, confiant dans l’avenir.
Autre lecture
C’est un petit roman « tranche de vie », qui raconte la vie d’Eric, matheux qui se passionne pour la science et dont l’idole est Marie Curie, dans une suite d’événements dont nous avons du mal à juger la portée. La radioactivité du laboratoire désaffectée, était-elle responsable de la leucémie de la sœur du personnage principal, Eric ? Est-elle toujours dangereuse ? Est-ce que le prélèvement de moelle osseuse d’Eric va pouvoir sauver sa sœur ? Est-ce que la relation entre Eric et Murielle va aller plus loin qu’un petit baiser sur la joue ? Les derniers paragraphes du livre ont l’air optimiste mais tout reste dans l’indéterminé, comme dans la vie même, où il faut souvent attendre des années pour comprendre la signification des événements.
Nous sommes en 1974 mais à part quelques détails qui situent le livre historiquement (la guerre d’Algérie par exemple), l’histoire aurait pu se dérouler aujourd’hui. L’auteur lui-même avait quatorze ans à cette date. Grâce sans doute à cet élément autobiographique, le livre a une qualité de sincérité, de véracité, qui force l’adhésion.

coup de coeur Toi et moi à jamais / A. Brashares. - Gallimard

Riley, sa petite sœur Alice et Paul, l’ami de toujours, sont tous les trois inséparables. Seulement, lorsque les jeux d’enfants ne sont plus de leur âge, lorsque les sentiments entre Alice et Paul se muent en quelque chose de terriblement délicat, il faut trouver le ton juste, réinventer la relation à trois. Et cela se complique encore lorsque Riley tombe gravement malade.
Qu’il est douloureux de grandir ! D’autant plus lorsque le modèle parental a failli. Trouver sa place, sa voie, en accord avec soi-même, sans blesser les autres... un équilibre difficile à trouver.
Un roman très psychologique et extrêmement sensible.

coup de coeur Le défi / V. Hobbs. - Gallimard. - (Folio junior)

Depuis tout petit, Toby, 11 ans, a subi de lourds traitements à l’hôpital et ne veut plus revivre cela. Avec sa mère, il se repose à la campagne où son père vient les retrouver le dimanche. Au hasard de ses promenades, il rencontre une vache, puis sa propriétaire, Perle, une très vieille femme presque aveugle. Toby lui propose ses services : traire Fleur et lire ses poèmes favoris. Peu à peu, il va faire sienne la devise de Perle : « Quiconque vole ma liberté vole ma vie » et devenir capable de prendre les décisions fondamentales pour sa vie…
Ce court roman, sans bavardage inutile, plein de poésie , est un témoignage très fort sur les épreuves que vit un enfant confronté au cancer. Il est aussi une belle leçon de courage, d’amitié et de liberté.
Autre lecture :
Ce que Toby aime chez Perle, c’est que c’est la seule personne à ne pas se comporter avec lui comme ce qu’il est : un petit garçon de 11 ans atteint d’un cancer. Avec la veille dame, il découvre la poésie, apprécie la vache Fleur à la douceur sans pareil et les conversations très libres qui jamais ne font mention de la maladie. Un havre de paix et de liberté en somme. Ce n’est pas pour autant que l’on vit dans un monde à part avec Perle. La vieillesse, la mort y ont leur place mais de façon plus sereine. Et Toby, qui refusait de retourner à l’hôpital pour d’énièmes soins, change petit à petit de perspective... Car la liberté se gagne.
Grave, pudique, et non dénué d’humour, ce roman très fort réveille mille émotions et ne tombe jamais dans la facilité.

coup de coeur Mon œil / A. Kenig ; E. Franceschi. - T. Magnier. - (Photo roman)

Valentin, un jeune adolescent, est gravement malade. Tristan, son meilleur ami, lui rend visite à l’hôpital, mais mal à l’aise face à la maladie et ne retrouvant plus l’intimité et la complicité qu’ils partageaient, il espace petit à petit ses visites. Un jour, un des professeurs propose aux élèves de faire une œuvre pour Valentin afin de lui exprimer ce qu’ils ressentent pour lui. Tristan décide alors de faire partager à son ami le monde de dehors, en réalisant une série de photographies de leurs lieux préférés...
Roman très touchant qui traite avec simplicité et pudeur de la maladie d’un adolescent et du vécu de l’entourage. Gêne, culpabilité, désir d’être utile... Tout ce que traverse Tristan est évoqué avec sincérité. Il est loin de la comédie sociale de certains adultes et de l’indifférence de ses camarades de classe. C’est une belle approche d’un moment difficile de la vie, qui ne verse jamais ni dans le pathétique ni dans la sensiblerie.

coup de coeur Pas demain la veille / C. Léon. - T. Magnier

Loulou-Antoine, 10 ans, est ce qu’on peut appeler une peste. Toujours une moquerie ou une remarque acerbe à asséner à qui ose l’aborder. Ce n’est pas qu’elle ne se laisserait pas aller à la tendresse de temps en temps mais elle ne peut sortir du rôle qu’elle s’est assigné. Lorsqu’elle apprend qu’elle a un cancer, elle a enfin la légitimité d’être odieuse. La pauvre, elle est malade… Mais ce rôle lui pèse de plus en plus, enfermée qu’elle est dans la solitude. Heureusement, César, un clodo du coin, a la persévérance nécessaire pour briser la carapace...

coup de coeur Sortilège / J.-F. Chabas. - Ecole des loisirs. - (Neuf)

Deux histoires courtes qui ont en commun de peindre deux enfances en souffrance. Les deux héros possèdent une maturité hors du commun, luttent et se révoltent contre leur réalité et sont aidés en cela par la force de la Nature dans toutes ses formes.
Cyprien, en escaladant la montagne, analyse le comportement de son père et de sa grand-mère. S’ils le frappent et l’humilient, il ne doit pas pour autant se sentir nul et céder à la violence. Il trouve dans l’ascension de cette montagne la dignité qu’on veut lui enlever...
Antoine quant à lui est tout à sa joie d’avoir une chienne, qu’il appellera Sortilège. Lorsqu’il tombe malade et doit être hospitalisé, il trouve très dur de devoir rester loin d’elle. Les médecins ne lui donnent bientôt plus aucun espoir... Antoine exige de retourner chez lui et ne quitte plus Sortilège. On parle très vite de rémission…

coup de coeur Goumi Goumi / Z. Pongrasic. - Rouergue. - (Do A Do)

Marina, préadolescente en rémission d’une leucémie, rentre chez elle après un long séjour hospitalier pour retrouver la vie familiale et ses difficultés. Chacun essaye de s’ajuster à la situation mais les maladresses, la calvitie de Marina qui lui rappelle sans cesse qu’elle n’est plus comme les autres, sont dures à surmonter. L’amitié amoureuse avec un alter ego rend les choses supportables.
Un livre intéressant sur la préadolescence rendue compliquée par une maladie qui peut être mortelle. La relation et la communication aux autres, le sentiment d’être à jamais incompris sont très bien rendus.

coup de coeur J’ai suivi la ligne bleue / C. Féret-Fleury. - Rouergue

A l’occasion d’un court séjour à l’hôpital, Guillaume, 14 ans, rencontre Sylvie, qui se fait appeler Bulle et vit dans une chambre stérile. Tous deux nouent des liens très riches, faits d’amour, de poésie et de rêve. Jusqu’au jour où, sous l’influence de sa famille qui désapprouve cette relation, Guillaume décide de la suspendre. Quatre ans plus tard, lorsqu’une amie parle d’un "annuaire des morts", Guillaume décide d’écrire une longue lettre à Sylvie et part à la recherche de sa tombe. Il y fait alors une autre rencontre : celle de la grand-mère de Bulle, avec laquelle il va pouvoir faire le deuil de son amour.
Ce court roman est un hymne à la vie, à l’amour, à la liberté, à la poésie, même si la maladie et la mort y occupent une place importante.

Et aussi... :


coup de coeur Charly et moi / Agnès Laroche. - Auzou (Virage), 2015

Diane, « 14 ans 1m47, 41 kilos, soit le gabarit d’une gamine de douze ans mal nourrie, genre Cosette », souffre d’un grave problème cardiaque. Elle doit ménager ses efforts et se trouve diminuée physiquement. Un nouveau voisin arrive dans le quartier. Charly, lui aussi, a un physique particulier car un accident de scooter l’a défiguré. Ces deux jeunes, cabossés par la vie, que rien n’aurait dû rapprocher vont rapidement se lier d’amitié et avoir besoin l’un de l’autre pour se construire un avenir positif. Un jour Charly disparaît et Diane, au péril de sa vie, va partir à sa recherche. L’intrigue policière ajoute du suspense au récit. Les personnages sont attachants. Le ton est juste. L’histoire ne tombe jamais dans le mélodrame. La fin est un peu cousue de fil blanc mais cela fait du bien de lire de temps en temps des histoires qui se terminent bien. Corinne Tissier

A partir de 11 ans

coup de coeur Moi super moi / M. Dor ; V. de Cort. - Editions Clochettes ; Nouvel angle. - (Les Zygomots)

Normal, tout est normal chez Victor. Rien qui dépasse. La norme, toujours. Même dans ses ambitions : pompier, footballeur, pilote d’avion. Mais Victor réussit tout de même à se distinguer : lorsqu’il tombe malade, il peut se vanter de se battre « comme un lion » face à l’ambulance, l’hôpital, les piqures... « Résistant contre la maladie, ça vaut pompier, non ? »
Une maladie qui ne dit pas son nom mais qui permet à Victor de mesurer les ressources qu’il a en lui. La chanson va dans ce sens : « On a tous des super pouvoirs, il suffit juste d’y croire ».
Maureen Dor a trouvé la simplicité, la générosité nécessaire pour parler d’un sujet grave et peu présent dans la littérature jeunesse. Ses mots et sa voix sonnent juste. Les tons clairs des illustrations, qui comportent juste ce qu’il faut de malice, renforcent l’impression de douceur très utile pour le sujet.
Comme dans les autres titres de la collection, le CD offre 4 plages : l’histoire, puis une chanson suivie de sa version karaoké et enfin une partie où l’histoire est redite avec des mots manquants à trouver. Cette dernière partie est sans doute la moins réussie mais n’enlève pas la bonne impression donnée par cet album.

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