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Dernière mise à jour :
dimanche 25 septembre 2016

coup de coeur Ma mère l’Oye / M. Ravel ; E. Fondacci ; N. Francescon. - Gautier Languereau. - (Des histoires en musique), 2013

Elodie Fondacci invente une histoire pour illustrer l’œuvre de Ravel, Ma Mère l’Oye. Une petite fille qui aurait souhaité que sa mère lui lise encore une histoire avant de se coucher décide, bien qu’elle ne sache pas vraiment lire, de se plonger dans la lecture du livre de sa mère Ma mère l’Oye. Dès qu’elle l’ouvre, elle est happée par les lettres et tombe au cœur des histoires dont elle transforme le cours, aidée par son ours en peluche qui s’est mis à parler et se révèle un auxiliaire précieux quoique fort susceptible. L’occasion de revisiter la Belle au bois dormant, La Belle et la Bête, de croiser le Petit Poucet et ses frères...
Pour sortir du livre, il suffit de dessiner une porte comme le suggère le Petit Poucet, dénouement inspiré par Le Petit Prince de Saint-Exupéry. Le doudou a reçu la promesse de retrouver au retour des gâteaux au miel comme ceux de la Bête.
L’histoire peut séduire de jeunes enfants de 4-5 ans, surtout s’ils connaissent déjà les contes de Perrault et de La princesse de Beaumont et donc capables d’apprécier la réécriture heureuse des 3 contes et l’humour tendre apporté par la présence de l’ours gourmand. C’est aussi une incitation à l’exploration des lettres et à la lecture autonome. Il s’agit également d’une réécriture à partir de l’œuvre de Maurice Ravel qu’elle est destinée à illustrer. Il ne s’agit pas là non plus d’être fidèle à l’œuvre musicale elle-même inspirée de 4 contes : La Belle au bois dormant, La Belle et la Bête, Le Petit Poucet et Le Serpentin vert de Mme d’Aulnoy, conte beaucoup moins connu et plus complexe, qui est totalement absent.
Ravel d’ailleurs a composé 3 versions de cette œuvre : une version pour piano à quatre mains, une version orchestrale et un ballet. Il est regrettable que l’album ne propose aucun éclaircissement sur ces 3 versions et leur compositeur : c’est le point faible de cette collection pourtant destinée à initier les jeunes enfants à la musique classique. Aucun éclaircissement non plus sur les morceaux sélectionnés qui auraient pu être davantage développés dans de véritables respirations musicales et pas simplement entrelacés avec la narration (et parasités par des bruitages). Le passage le plus réussi à cet égard est l’arrivée au château de la Bête, le goûter et l’apparition de la Bête.
L’interprétation d’Elodie Fondacci est agréable quoiqu’un peu fade. Celle-ci joue tous les personnages sans avoir la puissance d’une véritable comédienne, surtout lorsqu’elle joue la Bête. Les couleurs des illustrations de Nicolas Francescon, acidulées à dominante verte, le dessin naïf, tout en rondeurs, de personnages qui ressemblent à des jouets articulés et à des sucreries, peuvent plaire à de jeunes enfants mais ne nous ont guère convaincus. Si elles mettent en évidence l’atmosphère sécurisante et la dimension humoristique du texte, elles ne correspondent guère à la musique raffinée et toute en nuances de Ravel.
Malgré ces bémols, c’est un album CD qui se prête à de multiples comparaisons et travaux d’invention.

Mot(s)-clé associé(s) : Livre CD 2013 - Conte - Livres CD

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