couv

(Ne prend pas en compte les mots de moins de quatre lettres)

Croqu’livre

L’Association
> Le CRRLJ
Nouveautés
Sélections annuelles
Sélections thématiques
Formations
Groupes lecture
Temps forts
Contact
Quoi de neuf

Le livre jeunesse en Franche-Comté

Auteurs-illustrateurs
Conteurs
Associations
Editeurs
Salons et évènements
Prix et concours
Spectacles

...et au-delà

Actualités
Spectacles
Expositions
Liens

Dernière mise à jour :
dimanche 25 septembre 2016

coup de coeur Les contes de Perrault : culture savante et traditions populaires / M. Soriano. - Gallimard. - (tel)

Voulez-vous connaître ce Charles Perrault étrange et complexé, apprendre le peu qu’il est possible d’affirmer sur l’origine de ces contes ? Voulez-vous savoir sur le plus répandu et le moins étudié des chefs-d’œuvre classiques tout ce que l’on peut savoir en l’état actuel de nos connaissances ? Voulez-vous découvrir un XVIIe siècle tout brillant neuf, avec ses ministres, ses académiciens, ses bas-bleus et ses superstitions ? Lisez Soriano ! Et puis, cette thèse imposante, elle est très amusante, vous savez...
André Wurmser

Table des matières

PRÉFACE
AVANT-PROPOS.
TABLE DES ABRÉVIATIONS

PREMIÈRE PARTIE
UNE ENQUÊTE DIFFICILE

CHAPITRE I. Surprenante situation d’un texte classique.
1. Le texte le plus répandu de notre langue. - 2. Texte pratiquement ignoré de la critique. - 3. Texte sans texte. - 4. Texte sans auteur. - 5. Texte sans public. Autres problèmes qu’il pose. - 6. Un des plus curieux guêpiers de l’histoire littéraire. - 7. L’ordre des matières et l’ordre des raisons.

CHAPITRE II. La publication des Contes et la question de leur attribution au XVIIe siècle.
1. Un problème préalable. - 2. Les Contes en vers. - 3. Circonstances de la publication des Contes en prose. - 4. L’imbroglio de La Belle au Bois dormant. - 5. Ceux qui croient à la paternité de Darmancour. - 6. Ceux qui en doutent.

CHAPITRE III. Perrault et sa légende. Erreurs classiques et erreurs romantiques.
1. Double attribution et changement d’attribution. Éloge de Perrault, par d’Alembert. - 2. La notice du Cabinet des Fées. - 3. Une dissertation de Walckenacr et une digression de Balzac. -4. L’éveil des nationalités et les Contes. - 5. Une profusion d’éditions définitives. - 6. Les fantaisies critiques. Critique de Fromm par Delarue.

CHAPITRE IV. Recherches contemporaines.
1. Apport des recherches biographiques et érudites. Perrault a-t-il eu honte de ses Contes ? - 2. Renouveau des études folkloriques en France. - 3. Le manuscrit de 1695.

CHAPITRE V. Ce qui s’est réellement passé.
1. Rappel des données dans l’ordre chronologique. - 2. Qui est Mlle Lhéritier ? - 3. L’affaire Lenoble. - 4. L’affaire Choisy. - 5. Emprunts et citations interpolées. - 6. Mlle Lhéritier et Le Mercure galant. - 7. Problème de l’attribution des Contes. - 8. Deux faits nouveaux. Problèmes de méthode.

DEUXIÈME PARTIE
LA PISTE DU FOLKLORE

CHAPITRE I. Sources écrites et sources orales.
1. Un arrangement d’arrangements. Sources italiennes des Contes. - 2. Sources françaises. - 3. Les « contes de vieilles » . - 4. Deux détails essentiels du manuscrit de 1695. - 5. La méthode folklorique et la notion de « trait primitif » .-6. Les structures primitives et les repères historiques.

CHAPITRE II. Les masses paysannes et le folklore d la fin du XVIIe Siècle.
1. Une « période pénible ». - 2. Formes de la révolte paysanne. - 3. Une relative prise de conscience. - 4. Dévotions et superstitions de la paysannerie. - 5. Le folklore comme expression artistique mal différenciée et vitale destinée aux adultes. - 6. Une remarque de Patrice Coirault sur le folklore comme a langage commun a. - 7. Le folklore et ses « tensions ». - 8. Limites de cette étude critique.

CHAPITRE III. Grisélidis.
1. Perrault imite non Boccace, mais un livret de colportage. - 2. Les « broderies » du bon rhétoricien. - 3. Grisélidis devient pieuse. - 4. Escamotage d’une chemise. - 5. La patience des femmes et celle des maris.

CHAPITRE IV. Les Souhaits ridicules.
I. Un conte de Philippe de Vigneulles ? - 2. Souhaits ridicules ou souhaits indécents ? - 3. Affleurement du burlesque. - 4. Un pastiche du style populaire.

CHAPITRE V. Peau-d’Ane.
1. Ressemblances avec l’Orsa de Basile. - z. Perrault savait-il le napolitain ? - 3. Autres sources écrites de Peau-d’Ane. Une hypothèse sur la manière dont elles s’organisent. - 4. L’Ane qui crotte de l’or. - 5. Stylisations et atténuations. - 6. Féerie ironique. - 7. Un travail de lettré.

CHAPITRE VI. La Belle au bois dormant.
1. Un étrange sentiment de cohérence. - 2. A quel moment réveiller la Belle ? - 3. La vierge qui conçoit sans conscience et celle qui conçoit sans péché. Fidélité à un folklore disparu. - 4. Une savante simplicité. - 5. Le père qui corrige le fils et le fils qui corrige le père. Une hypothèse de travail.

CHAPITRE VII. Les Fées.
1. Arguments convergeant vers l’hypothèse du conte a noté s. - 2. Premières données d’une équation personnelle.

CHAPITRE VIII. Cendrillon. 1. « La Gatta Cenererstola. Basile est-il inimitable ? » -. Un jeu de miroirs. - 3. Féerie cartésienne ou « menterie » ? La sombre affaire de la pantoufle incassable. - 4. Autres inconnues d’une équation personnelle. Deux voix mêlées.

CHAPITRE IX. Le Petit Chaperon rouge.
1. Un « conte d’avertissement » . - 2. Un conte-jeu. Le mystère du petit pot de beurre. - 3. Sous-entendus et pruderie. - 4. Le chemin des épingles et celui des aiguilles. La sonnette et le bouton. - 5. C’est pour te manger ! Le rouge du Petit Chaperon rouge. Comment répéter sans répéter. - 6. Cette obscure clarté.

CHAPITRE X. La Barbe-Bleue.
1. La Barbe-Bleue, monstre ou diable. -2. Fidélité au folklore. -3. L’animal messager. L’interdit et la curiosité. - 4. Loup, y es-tu ? Les derniers instants d’une condamnée à mort. - 5. Anne et son double.

CHAPITRE XI. Le Chat botté.
1. La version orale du Maître Chat. Signification de quelques corrections. Le « drôle » . - 2. Les biens de « Madame » et ceux du Marquis de Carabas. - 3. Jeux de miroirs. La faiblesse des femmes. - 4. Transformations et contaminations. - 5. Un bruit de bottes.

CHAPITRE XII. Le Petit Poucet.
1. Nennillo e Nennilla de Basile. - 2. Une contamination très rare. - 3. Une histoire de pouce et de grain de mil. - 4. Le sabot suspendu à une branche et la plat de bouillie. Blancs bonnets et bonnets rouges. Nouveau bruit de bottes. - 5. Un festival d’horreur. L’effort de « distanciation ». - 6. La rousse et le rousseau. Caractéristiques singulières des bottes de sept lieues.

CHAPITRE XIII. Riquet à la houppe.
1. Conte littéraire ou conte populaire ? - 2. Albéric et Riquet. - 3. Trois variations sur le même thème. - 4. Un bon petit diable. - 5. Un étrange oubli. - 6. Une houppe insistante et des jumelles discrètes. - 7. Du problème particulier au problème général.

CHAPITRE XIV. Des thèmes écartés aux thèmes choisis.
1. Immoralité de La Matrone d’Éphèse. - 2. L’énigme impénétrable de Psyché. - 3. Le déshabillage interdit. - 4. L’adaptation peut être une création. - 5. Trois remarques. - 6. Une hypothèse de travail. - 7. La piste des Perrault.

TROISIÈME PARTIE
LE PÈRE ET LE FILS

CHAPITRE I. L’art et la manière de lire les Mémoires de Perrault.
1. En attendant une biographie de Perrault. - 2. Les Mémoires, obstacle à une meilleure connaissance de notre Académicien. - 3. Un plaidoyer pro domo. - 4. Les Mémoires comme document. - 5. Quelques sources de renseignements concernant les Perrault.

CHAPITRE II. Pierre Perrault et sa famille. Éducation qu’il donne à ses fils. Opinions religieuses du clan.
1. La génération précédente : Pierre et Paquette. - 2. Situation de la famille. - 3. Le collège de Beauvais. - 4. Livres de classe d’un classique.-5. Perrault et Descartes. La « sortie » avec Beaurain et sa signification. - 6. Les autodidactes. - 7. Pierre le Receveur est-il à l’origine des Pro- vinciales ? Le jansénisme des Perrault,

CHAPITRE III. La tentation du burlesque.
1. La question de la date de l’Énéide burlesque. - 2. La vogue du burlesque. - 3. Première recherche de paternité. - 4. Ubu-aux-enfers. - 5. Premières lectures d’un enfant du siècle. - 6. La naissance des soles et des limandes.

CHAPITRE IV Une préciosité contradictoire.
1. Les salons et les jeux. - 2. Une nouvelle querelle de paternité. - 3. La préciosité et son contenu. - 4. Une préciosité dissonante - La piste de la préciosité dans les Contes en prose.

CHAPITRE V. Perrault commis de Colbert.
1. Un homme politique apolitique ? - 2. Influence de la Fronde sur les Perrault. - 3. Entre Fouquet et Colbert. -4. Chapelain et Perrault. Ses fonctions auprès de Colbert. - 5. Le mercantilisme. - 6 Le département de la gloire du roi, clé de voûte du système. - 7. Colbert et les sorciers. - 8. Perrault était il désintéressé ? - 9. Un « ami du peuple ».

CHAPITRE VI. De la théorie de l’« art moral » à la querelle des Anciens et des Modernes.
1. Le tournant historique des années 1682-83. -2. Charles Perrault à la recherche d’un nouvel équilibre. - 3. La querelle des Anciens et des Modernes au XVIIe siècle. -4. La Querelle en période de « ressaisissement », Y a-t-il une « doctrine officielle » du classicisme ? -5. Les querelles des Anciens et des Modernes dans divers secteurs du front des arts. - 6 La bombe du 26 janvier 1687. - 7. Le Parallèle. - 8. L’arbitrage d’Arnaud.

CHAPITRE VII. Les idées pédagogiques de Perrault et les Contes.
1 Les maternités de Mme Perrault. -2. La date de naissance de Mlle Perrault. - 3. Perrault éducateur. - 4. Pourquoi les enfants rient en dormant. - 5. Notations pédagogiques de Charles Perrault. Influence de Locke. - 6. La littérature pour la jeunesse, pierre de touche du débat sur la moralité dans l’art.

CHAPITRE VIII. La littérature pour la jeunesse à la fin du XVIIe siècle.
1. Un genre non attesté. Formes particulières de la littérature pour la jeunesse au XVIIe siècle. - 2. Courants de la littérature pour la jeunesse pendant le règne de Louis XIV. - 3. Trois sens du mot a moralité ». - 4. L’amalgame des contes pour enfants et des contes pour adultes. - 5. Raisons du succès des Contes auprès des enfants. - 6. Date exacte des Fables de Faërne. - 7. La Fontaine et Perrault. Une nouvelle querelle de paternité ?

CHAPITRE IX. Le drame du printemps 1697.
1. Un coup de théâtre rétrospectif. - 2. La mort de Guillaume Caulle. - 3. Accident de travail ou rixe. Deux remarques sur la criminalité juvénile. - 4. Le fils préféré et l’enfant prodige. - 5. La signification d’une dédicace. - 6. Conséquences de l’affaire Caulle.

QUATRIÈME PARTIE
LES BESSONS

CHAPITRE X. Qui était François Perrault.
1. Réfléchir dans un monde où Freud a existé. - 2. Perrault était-il déséquilibré - 3. Un lapsus. - 4. Qualités, virtualités et dons : schéma de Riquet à la houppe. - 5. Souvenir intellectuel et expérience vécue. - 6. Une digression de Claude Perrault sur les jumeaux.

CHAPITRE II. Les Frères ennemis.
1. La condition gémellaire. - 2. Charles Perrault était-il un vrai ou un faux jumeau ? - 3. Le poids d’un Académicien à sa naissance. - 4. Pourquoi Charles s’appelle Charles. - 5. La poupée soudanaise. - 6. Le retard scolaire de notre Académicien. - 7. Pourquoi Beaurain. - 8. Le père respecté et bafoué. -9. Le sexe contesté. - 10. La dimension du dialogue et le besoin de collaboration. - 11. Les bévues d’un homme intelligent. - 12. Perrault aimait-il Colbert ? - 13. Repères biographiques. - 14. Encore l’arbitrage d’Arnaud.

CHAPITRE III. Les Contes comme cryptogramme.
1. Encore des remarques de méthode. - 2. La « contre-dédicace » des Contes . - 3. Supposer le problème résolu. - 4. La nébuleuse des Gémeaux. - 5. L’indignité des parents. - 6. Insécurité. Virilité contestée. - 7. Des bottes qui fatiguent leur homme. - 8. Qui a tué l’aîné ? - 9. Identification du Loup. - 10. Un cauchemar souhaité. - 11. Charles Perrault était-il ou non bon orateur ?

CHAPITRE IV. La place du mort.
1. Un essai de bilan. - 2. Influence directe et indirecte des contre-dédicataires : Boileau, Racine, Arnaud. Un quiproquo qui est aussi un contresens. - 3. Preuve par neuf. Noms et calembours. - 4. Le naïf. - 5. La place du mort. - 6. L’envers des Contes de Perrault.

CINQUIÈME PARTIE
LES QUESTIONS LES PLUS GÉNÉRALES

CHAPITRE I. Le Merveilleux.
1. Dangers de l’historicisme. - 2. Constance du merveilleux. - 3. La notion d’archétype. Son apparition historique. - 4. Les contes sont à la fois constances et variations. Leurs variations. - 5. Niveaux de cons- tances. - 6. La fonction de l’imaginaire. - 7. Coexistence des vérités scientifiques et des dogmes religieux.

CHAPITRE II. La Notion de « populaire »,
1. Le « miracle de l’art ». - 2. Ambiguïté de la notion de populaire. - 3. L’enfance de l’art et l’enfance de l’humanité. - 4. Une absurdité logique. - 5. Le peuple crée, le peuple ne crée pas. - 6. L’anonymat de l’œuvre populaire. - 7. La notion de « populaire ».

Bibliographie des œuvres de Charles Perrault.
Bibliographie générale.
Index des noms propres.

Mot(s)-clé associé(s) : Fonds professionnel 2000 -

<<< Retour à la page précédente

© Association Croqu'Livre - Centre régional de ressources en littérature jeunesse