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Dernière mise à jour :
dimanche 25 septembre 2016

coup de coeur Tout n’est pas littérature ! / B. Ferrier. - Presses Universitaires de Rennes - Interférences

Le succès de l’édition pour la jeunesse inquiète : la quête du profit ne va-t-elle pas détruire la littérature ? Un autre danger, bien plus grave, est ainsi occulté : l’étiquette de « littéraire », trop généreusement accordée aux livres pour la jeunesse, a perdu son sens pour se confondre avec l’idée de « correct ». Serait littéraire un livre pédagogiquement, psychologiquement, moralement ou grammaticalement correct. En privilégiant un corpus constitué de livres considérés comme légitimes et de best-sellers jugés inévitables, la critique universitaire a, elle aussi, contribué à rejeter dans l’ombre l’essentiel de la production actuelle, qui permettrait pourtant de remettre la notion de littérature au cœur du débat.
Voilà pourquoi cet ouvrage convoque plusieurs milliers de romans pour la jeunesse, célèbres et peu connus, afin de poser deux questions : à quelles conditions un livre pour la jeunesse peut-il être considéré comme littéraire ? En quoi le fait qu’un livre soit destiné, par l’auteur ou tout autre intervenant, aux jeunes lecteurs, a-t-il un impact sur sa littérarité ? Adoptant un point de vue critique, économique et sociologique, cet essai interroge les livres pour la jeunesse selon trois axes : la production (quels sont ces livres ?), l’écriture (quels vocabulaire, syntaxe et registres de langue sont employés ?) et les thématiques (comment traite-t-on sujets consensuels et polémiques ?). L’objectif est de prouver que, oui, de nombreuses et convaincantes traces de littérarité peuvent être trouvées dans les livres pour la jeunesse ; mais tout n’est pas littérature, heureusement ! (Résumé de l’éditeur)

TABLE DES MATIÈRES

REMERCIEMENTS
PRÉFACE
INTRODUCTION GÉNÉRALE
Première partie
Qu’est-ce qu’un livre pour jeunes lecteurs ?

INTRODUCTION
CERNER L’ÉDITION POUR LA JEUNESSE
L’édition pour la jeunesse dans l’édition
Une augmentation générale de la production
Une concentration importante

Les meilleures ventes de grands formats pour la jeunesse
La liste
Les points communs
Typologie des meilleures ventes
Conclusions et prolongement

Les meilleures ventes de livres de poche pour la jeunesse
La liste
L’analyse
Conclusions

Conclusion générale
CERNER UN PHÉNOMÈNE DOMINANT : LA POLY-EXPLOITATION
Petite typologie des poly-exploitations
L’anticipation
L’association entre édition et audiovisuel
L’association entre édition, audiovisuel et industrie du disque
Compléments et prolongements

Les principales modalités de la poly-exploitation : du livre au film, et retour
Quand le livre devient film
Quand le film devient livre

L’impact de la poly-exploitation : les livres, des films comme les autres ?
L’impact narratif : les trois signes de cinématisation
L’impact formel : la notion de « gros livre »
L’impact générique

Conclusion générale
CERNER L’ÉLÉMENT CONSTITUTIF : SIX MYTHES AU BANC D’ESSAI
Les mythes de la création
La littérature est universelle : poétique de Rolande Causse
La littérature est irrationnelle
La littérature est création pure
Conclusion : poétique de la banane chez Terry Eagleton

Les mythes de la réception
Le classique est éternel
L’auteur sait tout
La littérature s’écrit avec un grand « L »

Conclusion générale
Deuxième partie
Qu’est-ce qu’un livre pour jeunes lecteurs ?

INTRODUCTION
UN VOCABULAIRE ACCESSIBLE MAIS NON FORCÉMENT PAUVRE
Un vocabulaire quantitativement limité
Richesses de l’écriture pauvre
La poly-focalisation au service de la simplicité sémantique
Peu, donc beaucoup : le cas des prénoms, analyse d’un topos

La découverte d’autres mots
Les modalités de l’enrichissement sémantique
Le jeu sémantique, un ressort narratif
De nouvelles connexions sémantiques
Le mot inconnu, un atout littéraire

Le dépassement des mots (jeux de et sur les mots) et des images
Resémantisation et néo-sémantisation
Le dépassement des images, contre-exemple et exemple

Conclusion
UNE SYNTAXE INTELLIGIBLE MAIS NON SYSTÉMATIQUEMENT NORMÉE
Connaître, c’est reconnaître : une syntaxe normée
Le respect de la syntaxe
La norme syntaxique, élément de l’intérêt narratif
Conclusion partielle

L’enfant et les sortilèges du langage : une syntaxe hors norme
Quand le langage franchit les bornes
Pourquoi le langage franchit les bornes

Conclusion
LES NIVEAUX DE LANGUE EN QUESTION
Les caractérisations textuelles de la langue : registre et niveau
Distinguer registre et niveau
Utiliser plusieurs registres : oral et écrit
Conclusion

Reconnaître un registre de langue : stratégies de lecture
Les marques traditionnelles
Une marque non traditionnelle : le rythme
Conclusion

Caractériser un niveau de langue : stratégies d’écriture
La constitution d’un niveau de langue en fonction d’un récit
La constitution d’un niveau de langue en fonction d’un genre

Conclusion générale
Troisième partie
Qu’est-ce qu’un livre pour jeunes lecteurs ?

INTRODUCTION
LE RÉINVESTISSEMENT DE THÉMATIQUES TRADITIONNELLES : LES EXEMPLES DE L’ÉDUCATION ET DE LA FAMILLE
L’éducation : une ironie de lecture
Présenter et singulariser l’univers de référence
Transformer l’univers évoqué
Le livre pour la jeunesse, un miroir que l’on promène le long d’un apprentissage ?

La famille : une thématique en mutation
La famille traditionnelle fait de la résistance
De nouvelles formes de famille apparaissent massivement

Conclusion : renouvellement thématique et littérarité de la famille
DES THÉMATIQUES NOUVELLES OU EN RENOUVELLEMENT :
AUDACES ET LIMITES, LES EXEMPLES DE LA SEXUALITÉ ET DE LA MORT
Introduction : pourquoi (ne pas) dire ?
La littérarité pour la jeunesse à l’épreuve du traitement de la sexualité
Faut-il épurer la boîte à caca ?
La sexualité, un faux tabou : la main de Louise chez Shaïne Cassim
La sexualité, un thème de la rupture : quand les Barbie pratiquent le 69
La sexualité, un thème pédagogique : normer et nommer
Conclusion : la morale au risque de la littérature ?

La notion de littérarité pour la jeunesse à l’épreuve du traitement de la mort
La littérarité, une question de vie ou de banana
La mort comme horizon : un danger, une menace, un objectif
La mort comme réalité : fi n ou passage, l’indécidable dilemme

Conclusion : vers la notion d’« effet de texte »
CONCLUSION GÉNÉRALE
Spécificité de la littérature
Spécificité de la littérature pour la jeunesse
Spécificité de la littérarité appliquée aux livres pour la jeunesse

BIBLIOGRAPHIE CRITIQUE
Introduction : bibliographie, mode d’emploi
Principe critique
Liste des codes et principales abréviations utilisés

Critique littéraire
Dictionnaires techniques et usuels
Ouvrages généraux sur la littérature et le langage

Ouvrages spécialisés
Sur des genres et des thèmes
Sur l’Histoire de l’édition
Sur des auteurs ou des oeuvres liés au corpus
Sur la critique de livres pour la jeunesse

Ouvrages à dominante historique, sociologique et anthropologique
Quelques généralités
Sur les enfants et les jeunes
Sur la culture en général
Sur la lecture en particulier

INDEX
ENCADRÉS
Encadré 1 : influence des traductions sur l’édition française pour la jeunesse
Encadré 2 : les processus de légitimation de la littérature pour la jeunesse :
mécanismes, signes et limites
Encadré 3 : le rôle des prénoms dans l’oeuvre de Shaïne Cassim
Encadré 4 : l’homoparentalité, chiffres et débats
Encadré 5 : le roman homosexuel pour la jeunesse, symptômes d’un genre

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