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Dernière mise à jour :
dimanche 25 septembre 2016

coup de coeur Action culturelle dans les quartiers, Enjeux, méthodes / B. Colin. - Opale

S’appuyant sur de nombreux témoignages d’acteurs culturels et sociaux, d’habitants, d’élus, d’évaluateurs, cet ouvrage soulève les questions posées par les projets d’action culturelle conduits, depuis le début des années 90, sur des quartiers d’habitat social. Concevoir et mettre en œuvre ces actions exige un travail patient et de longue haleine de concertation et de négociations, qui passe aussi parfois par des conflits. Sont en jeu un territoire et ses habitants, leurs demandes et leurs initiatives, la reconnaissance de la place et du rôle des divers acteurs sociaux, la signification de l’intervention d’artistes, pour eux-mêmes comme pour le quartier, les rapports avec des projets de développement local.
Comment conduire de tels projets, les inscrire dans la durée, accompagner les changements qu’ils génèrent ? Quelles relations constructives établir avec ceux qui vivent ou travaillent sur ce territoire ? Des pistes de réflexion sont ouvertes, pour tenter de cerner les grands axes d’une méthodologie de projets et les conditions du succès de l’action culturelle dans, et avec, les quartiers. (Résumé de l’éditeur)

Sommaire

1 - AVANT-PROPOS
Une approche au travers de paroles croisées et sous forme de questionnements
La culture contre l’exclusion, ou la culture et l’enjeu d’un développement durable ? La référence aux Projets culturels de quartier, programme ministériel non reconduit mais livrant des enseignements,
2 - TERRITOIRE ET HABITANTS
L’enjeu d’un projet culturel : entrer en résonance avec les préoccupations des citoyens
(Introduction)
Une offre culturelle nouvelle dans les quartiers sensibles peut raviver des tensions. Il semble important d’associer, à une démarche de démocratisation de la culture, un souci de valorisation de l’expression des habitants.
Conditions et cadre de vie
Un projet d’intervention artistique et culturelle peut difficilement faire abstraction des préoccupations constantes et essentielles des habitants, en particulier celles de l’avenir des jeunes et de l’emploi.
Médias et banlieues Les médias, attirés par le "malaise des banlieues", véhiculent une image dévalorisée des quartiers urbains qui relèguent aux yeux de l’opinion publique ces territoires, et par contrecoup leurs habitants, au ban de la société. La communication faite par les pouvoirs publics renforce-t-elle cette tendance ? Peut-on l’atténuer ?
Travail social et éducatif
Un conflit opposerait-il l’artiste, celui qui passe, au travailleur social, celui qui reste ? Des témoignages démontent cette mise en opposition hâtive. Tout dépend de la personnalité des intervenants, de leur aptitude à travailler ensemble, et des cadres que l’on met en place pour rendre possible cette rencontre.
Identités et initiatives d’habitants
Lors d’une intervention artistique sur un quartier, les "vouloirs" et les "pouvoirs" se confrontent. Prend-on suffisamment en compte les traditions, les valeurs, les racines des communautés en présence ? Est en jeu un fondamental DROIT À LA PAROLE. De même, l’attention portée aux projets initiés par les habitants, qu’ils soient artistiques ou apparemment hors du champ culturel, forme la reconnaissance d’un DROIT À L’INITIATIVE et renforce des capacités de développement local basées sur le débat démocratique.
3 - PLACE ET RÔLE DES ACTEURS
Comprendre et admettre l’étendue et les limites des champs appropriés d’intervention de chacun
(Introduction)
Nous détaillons un exemple où des injonctions et des visées contradictoires à l’origine d’un projet culturel ont produit une phase de discussion et de négociation de plus d’un an avant que les partenaires puissent définir les termes d’un accord.
Poids et limites de la décision politique
Le politique joue un rôle d’impulsion, et les cadres décisionnels et budgétaires sécurisants qu’il est en mesure d’instaurer garantissent une réalisation cohérente du projet. Néanmoins, les relations ville État peuvent être tendues. L’action culturelle concernant un bassin de vie, l’intercommunalité est souvent souhaitable mais reste difficile. Culture Commune prône, à ce sujet. les principes d’équité, d’autonomie et de libre adhésion.
Structures culturelles ou sociales : à qui l’initiative ?
Il ne suffit pas de passer commande à une institution culturelle pour entreprendre une action. Il convient aussi de se tourner vers les équipements culturels de proximité, dont la légitimité est souvent évidente, vers les initiatives portées par un "couple" culture-social, ou vers les associations qui se sont créées spécifiquement pour mener ce type d’actions. Ce sont en effet des collectifs préconstitués en accord sur les buts et les moyens, issus, soit de la réunion d’un groupe d’acteurs divers, soit d’un collectif d’habitants qui souhaite se faire entendre et s’élargir.
4 - DISPOSITIFS DE SUIVI
À la recherche d’un langage commun et d’une judicieuse traduction en actes d’objectifs concertés
(Introduction)
Les dispositifs de concertation liés à la politique de la Ville sont de bonnes bases.
Les comités de pilotage
Ce sont les "foyers" de la construction de projets. Ils doivent chercher à réunir des acteurs divers, détenir des pouvoirs de décision, associer les habitants, suivre les projets en amont et en aval.
Les procédés d’évaluation
Selon Jacques Perret, l’évaluation fait émerger des connaissances partagées. Un évaluateur extérieur peut apporter un regard neuf et détaché, mais la mise en œuvre d’un comité d’évaluation permanent donnant à chaque intervenant des outils méthodologiques d’observation des avancées et des effets semble recommandée.
Les modes de coordination
Qu’elle soit assumée par une association spécifique, par un binôme structure culturelle et structure sociale, ou par une compagnie artistique, et depuis l’encadrement simple d’un groupe de stagiaires ou la gestion d’un dispositif protéiforme, la coordination d’une action culturelle a pour mission de contrôler l’action, mais aussi d’élargir avant, pendant et après celle-ci, le partenariat.
5 - MOTIVATIONS ET DÉMARCHES DES ARTISTES
Rencontres et partages, pour une tentative collective de résistance
(Introduction)
La motivation de l’artiste intervenant fonde la spécificité de sa démarche, et en même temps la crédibilité de l’action culturelle dans son ensemble.
Motivations sensibles et engagées
Artistes et habitants se rejoignent-ils dans un besoin de l’autre, des angoisses à partager ? L’artiste se nourrit clairement de la rencontre, mais en même temps développe une démarche militante. Il s’agit de résister collectivement aux oppressions, pour pouvoir retrouver fierté et dignité. Une foi en l’homme particulièrement forte motive la présence des artistes.
Démarches lucides et éprouvées
Il faut prêter attention aux conditions spatio-temporelles de l’intervention de l’artiste : présence physique sur le quartier, résidence, un travail conçu dans la durée ? La création collective pose la question de la pertinence d’un travail sur le vécu des habitants, et sur l’exploitation de ce matériau. Les buts essentiels restent de renouer avec le goût de l’effort, grâce au plaisir du processus de création, de retrouver confiance, d’échapper aux stéréotypes, d’être vrai.
6 - EFFETS SUR LE DÉVELOPPEMENT
Seules des actions appelées à durer et évoluer peuvent générer des transformations économiques et sociales
(Introduction)
Louis Dubouchet, évaluateur des ateliers d’Art et développement, donne une image des effets produits : mélange des âges, évitement des ségrégations, passage de la trace au langage.
Apprentissages individuels et collectifs
Les impacts des actions culturelles concernent les individus dans leur intimité et dans leurs rapports sociaux ainsi que dans leur vision de l’art. Nous présentons le point de vue d’un formateur qui témoigne de l’évolution des comportements de ses stagiaires, d’une enseignante qui décrit les nouveaux apprentissages réalisés par ses élèves ... et l’influence sur ses propres pratiques pédagogiques. Au terme d’une action culturelle, des habitants deviennent des bâtisseurs de nouveaux projets d’activité et de vie, et des acteurs du développement social.
Incidences sur l’économie et l’emploi
La consolidation d’actions s’opère dans la durée. Un exemple de l’ancrage progressif des travaux développés par une structure socio-éducative et une institution culturelle illustre cette nécessité, et l’importance de respecter les rythmes propres d’évolution des acteurs locaux. Les incidences possibles sur l’économie locale, difficiles à ce mer, sont illustrées par un exemple de bilan de l’écosystème stable d’emplois généré par une structure culturelle développant des actions d’Insertion et d’accompagnement de projets locaux.
7 - CONCLUSION
Plus de solidarité entre les acteurs, des politiques incitatives à conduire Après un résumé du contenu de l’ouvrage, nous présentons des recommandations proposées aux municipalités par la Délégation au développement et aux formations du ministère de la Culture. Et pour perspectives, nous rappelons les enjeux de la décentralisation culturelle, et du besoin crucial de soutenir et accompagner les initiatives culturelles et socio-économiques portées par les habitants eux-mêmes.
8- OUVRAGES CITÉS

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