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Dernière mise à jour :
dimanche 25 septembre 2016

coup de coeur Qui a peur de la littérature ado ? / A. Rolland. - T. Magnier

La littérature destinée aux adolescents effraie les adultes au point de déclencher de violents appétits de censure. Que contiennent les fictions de la littérature ado qui soit à ce point ressenti comme dangereux ? A quels dangers sont exposés les lecteurs adolescents ? Le danger est-il réel ou fantasmé par des adultes trop inquiets et oublieux de leur propre adolescence ? Annie Rolland propose une réflexion articulée à une lecture psychologique de la littérature ado. Elle défend l’idée que la volonté de censurer est moins une affaire de protection des adolescents qu’une manière de contrôler les conflits engendrés par le caractère rebelle en soi de l’adolescence. L’étude repose sur des analyses d’œuvres littéraires, sur des rencontres avec des adolescents au sujet de cette littérature d’autant plus singulière qu’elle leur est destinée, sur un "dialogue-réflexion" avec des écrivains. Un ouvrage indispensable pour mieux comprendre les enjeux de cette littérature. Un outil à l’attention des médiateurs du livre. (résumé de l’éditeur)

sommaire

Avant-propos
Qui a peur de la littérature de jeunesse ?
Où nous proposons de traiter la littérature de jeunesse comme un objet psychologique - Censurer, aveugler, protéger participent d’un même projet destiné à contrôler les lectures des enfants. Car le livre est un corps singulier devenu le symbole d’une civilisation. Car il donne à des personnages imaginaires une dimension réelle - La question de la censure est articulée à la différence entre perversion et subversion - Les mécanismes psycho-pathologiques connus sont à l’œuvre dans la censure. Le pouvoir des livres constitue une menace pour l’ordre établi et entre ainsi en résonance avec la problématique existentielle adolescente.
Adolescences
Où nous voyons comment la métamorphose est au cœur du processus d’adolescence. Celle des corps quand le sexuel envahit le corporel. Celle de l’esprit quand l’autre prend sa place dans la vie. Celle de la vie quand le douloureux sentiment d’exister envahir la psyché. Celle de l’amour quand l’amitié, les sentiments amoureux et la sexualité composent la relation à l’autre - Où l’adolescent comme être de langage qui ne se satisfait pas d’un dialogue tissé par les non-dits et la peur. « Un désaccord parfait » détermine la relation avec l’adulte. La littérature adolescente est une littérature signifiante.
Le visage étrangement inquiétant de la censure
Où la dangerosité supposée de la lecture conduit à la censure totalitaire et mène la littérature de jeunesse sur le banc des accusés - Quand la censure devient une entreprise inquisitrice : où Le Grand Cahier d’Agota Kristof étudié en cours de français au collège conduit un professeur au commissariat de police.
Des ados et des livres
Où nous rencontrons des adolescents qui commentent leurs lectures - L’analyse des paroles d’adolescents autour de la littérature de jeunesse montre la revendication d’authenticité des jeunes lecteurs doublée d’un besoin de liberté affirmé.
Du côté des écrivains
Où nous rencontrons trois auteurs qui écrivent pour la jeunesse qui allient la poésie, l’humour et la sincérité pour évoquer la violence des sentiments des jeunes héros de papier. Gudule, Melvin Burgess et Hubert Ben Kemoun racontent leur métier avec passion - Ils assument la responsabilité de leurs créations littéraires comme un authentique dialogue avec les jeunes lecteurs.
La violence littéraire comme alternative à la violence agie
Où l’on tente de comprendre la place et le rôle de la violence dans la littérature pour la jeunesse. La mort de l’innocence est contiguë à la souffrance des innocents. La jeune littérature bouleverse l’ordre des choses et procède de la nécessaire subversion qui permet d’échapper à la « normalité normalisante » et aux aliénations qu’elle engendre. Violence de mort - violence de vie : la différence est dans le langage.
Bibliographie
Remerciements

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