couv

(Ne prend pas en compte les mots de moins de quatre lettres)

Croqu’livre

L’Association
> Le CRRLJ
Nouveautés
Sélections annuelles
Sélections thématiques
Formations
Groupes lecture
Temps forts
Contact
Quoi de neuf

Le livre jeunesse en Franche-Comté

Auteurs-illustrateurs
Conteurs
Associations
Editeurs
Salons et évènements
Prix et concours
Spectacles

...et au-delà

Actualités
Spectacles
Expositions
Liens

Dernière mise à jour :
dimanche 25 septembre 2016

coup de coeur Les aventures de P’tit Bonhomme / P. Delye ; G. Allaert ; M. Bourre, C. Hudrisier. - Didier

Le P’tit Bonhomme des bois et La grosse faim de P’tit Bonhomme, deux classiques du conte de randonnée (construits par accumulation, sous la forme complexe du « toboggan »), parus en 2004 et 2005, sont interprétés avec bonheur par leur créateur, et l’ensemble est une réussite parfaite, à conseiller à tous !
Les deux contes sont complémentaires, mettent en scène un p’tit bonhomme et ont pour thème central la faim. Ils n’en sont pas moins bien différents. Dans le premier, qui s’adresse aux plus petits, P’tit Bonhomme est un « lutin lunaire », naïf et insouciant. Alors qu’il flâne, il est progressivement suivi par une succession d’animaux attirés par sa chair tendre puis par celle de toutes les autres bêtes qui précèdent. Lui qui, étant le plus petit, est la victime potentielle, échappe au danger sans même avoir pris conscience de celui-ci. A l’inverse, dans le deuxième, P’tit Bonhomme est une sorte de petit poucet débrouillard qui, pour satisfaire sa « grosse faim », provoque les différentes péripéties : il remonte la chaîne de la fabrication du pain, donnant ainsi une leçon de choses vivante, pleine d’humour et de solidarité.
La structure narrative permet aux jeunes lecteurs/auditeurs de s’amuser à reprendre la liste des animaux d’une part et la liste des éléments nécessaires à la confection du pain d’autre part, et d’anticiper les deux refrains « Ce doit être bon, un p’tit bonhomme des bois » et « Parce que j’ai faim ! ». Les morales sont implicites : « Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras », « avoir les yeux plus gros que le ventre » dans un cas et « Quand un homme a faim, mieux vaut lui apprendre à pêcher que de lui donner un poisson » (maxime de Confucius), apprendre à faire plutôt que faire la charité dans l’autre.
Les illustratrices, qui toutes deux travaillent sur les matières, les collages et la typographie, mettent parfaitement en évidence la spécificité de chaque conte. Martine Bourre a composé pour Le P’tit Bonhomme des bois des illustrations stylisées, quasi-géométriques, vives et colorées, avec des dominantes orange et verte. Papiers déchirés et grattés, laines, feuilles mortes et pommes de pin composent un univers poétique. Et une signalétique visuelle permet de récapituler les animaux croisés, clin d’œil malicieux qui en même temps aide le très jeune enfant à se repérer. L’univers de Cécile Hudrisier est à l’évidence plus composite, en harmonie avec le thème même du conte : elle découpe, colle et coud avec originalité tissus, papiers, gommes, ficelles, cailloux, bouts de bois. Elle campe avec tendresse personnages et animaux comme des sortes de marionnettes.
Pierre Delye donne toute leur dimension à ces deux contes : livre et CD se complètent parfaitement. De sa voix chaleureuse, il individualise avec humour chaque personnage. L’enfant a l’impression d’être plongé au cœur d’un véritable spectacle qui lui fait savourer chaque mot. La musique acoustique, la guitare notamment, de Grégory Allaert assure le passage entre les épisodes et souligne elle aussi la malice du conteur.
Tout concourt à inviter l’enfant à participer et même à jouer à son tour.
Présentation complète sur le blog de Brigitte Lacot

Mot(s)-clé associé(s) : Livre CD 2011 - Livres CD

<<< Retour à la page précédente

© Association Croqu'Livre - Centre régional de ressources en littérature jeunesse