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Dernière mise à jour :
dimanche 25 septembre 2016

La mort

3-6 ans / 6-9 ans / 9-12 ans / 12-15 ans / Pour les médiateurs /

6-9 ans

Le soleil de plus près / M.-S. Roger ; G. Alibeu. - Sarbacane

Il y a le rituel des adultes et il y a l’enfant, qui a une manière toute personnelle de faire ses adieux à sa grand-mère. Le bateau en papier, confectionné de ses mains, lui portera, de la rigole à la mer, des mots doux et secrets et des câlins...
L’ouvrage se clôt en sourires : le grand-père regarde l’enfant, qui contemple le ciel. Et la tristesse s’envole.

coup de coeur T’es beau, t’es fort, t’es musclé / J. Aubineau ; B. Gahon ; C. Dutertre. - Benjamins médias (Taille M), 2013

Elle n’a vraiment pas de chance cette vieille dame, qui toute sa vie a subit des épreuves. Au point qu’on l’a appelée Mère Misère tout en évitant de la fréquenter, des fois qu’elle soit contagieuse… Même la mort ne veut pas d’elle ! « Pas de chance »... M. Propre, son confident de toujours auquel elle répète inlassablement T’es beau, t’es fort, t’es musclé, lui apparaît un jour en chair et en os ! Et lui promet une belle fleur...
Jérôme Aubineau adapte le conte La Mère misère de façon très tonique et son interprétation fait bien passer l’humour du texte ; 16 minutes d’écoute en 10 pistes, non repérée dans l’album, la dernière étant réservée à l’énoncé des auteurs. La musique en fond et les chansons qui viennent rythmer l’histoire sont vraiment entrainantes, dans la dynamique de la valeur prônée par l’histoire : l’espoir !
Autre lecture
Un coup de cœur pour cette création originale d’un conteur talentueux. C’est l’histoire de la mère misère, thème traditionnel qui met en présence la mort, la misère et l’espoir aussi. Jérôme Aubineau le revisite ici, entièrement. Saint Pierre qui jouait dans d’autres versions le rôle de l’entremetteur cède la place à Monsieur Propre. Le bonhomme misère devient la mère misère. L’arbre fruitier des versions les plus connues est remplacé par une seule fleur magnifique qui ne fleurit qu’une fois par an. L’argument est simple : la mère misère est repoussée par tous même par la mort qui ne vient pas lorsqu’elle l’appelle en plein désespoir. Le seul qui vient à son secours, c’est le génie de la bouteille de Monsieur Propre qui lui donne une graine magique et lui permettra même, lors d’une deuxième intervention, de figer les êtres qui osent escalader sa fleur…Drôle de morale pour ce conte où la misère est plus forte que la mort ! Mais tellement bien amenée…L’humour décalé permet décidément d’aborder des thèmes bien philosophiques… Voilà bien une histoire à multiples lectures, le sujet peut intéresser jusqu’aux adultes, la façon vivante de raconter peut convenir dès 5/ 6 ans. La qualité de la voix, la musicalité des tournures emmène dans la cour des grands conteurs. Chaque épisode a son rythme, la bossa nova pour Monsieur Propre, le rap pour encourager la fleur à grandir, la gigue bretonne pour Abel le Rebelle et sa bande… Si le graphisme n’est pas exceptionnel, ses tons sombres, ceux du domaine de la mort, sont atténués par un côté un peu rétro et la référence à la pub très actuelle de la bouteille du génie de la propreté.

Theferless / A. Herbauts. - Casterman

Il y a, dans la maison "étroite et carré", la Très Vieille, le Père, l’Enfant, la Mère-Giron, la Mort, le chat MobyDick et... Et puis, dans la gueule du chat, arrive une hirondelle blessée. Elle sera soignée durant tout l’hiver. Mais aux premiers jours du printemps, elle ressent le "besoin immémorial de partir, de relier les ciels, les bleus et les mers".
Il n’y a plus dans la maison que la Mère-Giron, l’Enfant, le Père, le chat MobyDick... la Très Vieille, elle, "s’est endormie contre la mort."
Il y a quelque chose d’indécent à résumer ainsi ce magnifique album, tant les résonances poétiques et philosophiques sont riches et superbement exprimées. C’est une vision très personnelle qu’Anne Herbauts nous livre du cycle de la vie, une vision sensorielle, réconciliatrice et sereine, qu’elle tisse savamment entre mots mystérieux et images intenses. A lire et à relire pour expérimenter dans un format livre la sensation d’infini, pour se laisser envahir par les diverses émotions suscitées.

La vieille dame et les brioches d’or / A. Gozzi ; V. Lopiz. - Cambourakis. 2013

La très vieille dame, seule dans sa maison « toute bizarre » s’étonne : « la mort m’a oubliée ». Elle continue de cuisiner ses brioches de Noël, dont elle seule connait la recette : « La pièce s’emplissait d’une fumée au parfum sucré de mandarine. Dans un chaudron, la dame toute vieille mélangeait de ses mains expertes des fruits, de la cannelle et un miel qu’elle faisait couler en cascade, composant une pâte onctueuse et épicée. » C’est le moment que choisit la mort pour faire son arrivée. Une mort gourmande qui se laisse aller à la nostalgie de saveurs si pleines de vie. L’heure du grand départ sera différée, sine die...
Une mort personnifiée par une grande capuche noire, trou béant sans visage mais bien sensible... Une traduction de belle qualité pour un album d’une grande richesse gustative, olfactive et émotionnelle !

Le vol du cygne / K. Tejima. - Ecole des loisirs

Le jour du départ des cygnes vers le grand nord, l’un des jeunes est malade ; sa famille l’attend mais doit finir par l’abandonner à son sort. C’est la loi de la nature. La mort sera adoucie par la réunion symbolique de la famille. Illustrations en gravure sur bois.

Vous voulez rire ? / C. Voltz. - Rouergue

Christian Voltz nous fait cadeau une fois de plus de ses amusants personnages faits de bouts de ficelles, fils de fer et autres matériaux prenant vie d’une manière spectaculaire dans les mains de cet auteur original. On a un petit pincement au cœur lorsqu’on sait que ces héros n’existent que pour le livre puisqu’ils finiront disloqués dans les caisses de son atelier... Alors savourons-les dans ce nouveau titre.
Vous voulez rire est une randonnée sur la vie et l’éternelle insatisfaction qu’elle engendre pour chacun de nous : de l’asticot à l’homme, qui est vraiment le plus heureux ?

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