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Dernière mise à jour :
dimanche 25 septembre 2016

La mort

3-6 ans / 6-9 ans / 9-12 ans / 12-15 ans / Pour les médiateurs /

6-9 ans

Le cœur & la bouteille / O. Jeffers. - Kaléidoscope

C’est une petite fille qui s’intéresse à tout, s’émerveille et aime partager ses découvertes avec celui qu’on imagine être son papi. Sa curiosité se tarit lorsque celui-ci disparaît... Et sa joie de vivre avec. Elle met son cœur bien à l’abri pour éviter que cette souffrance l’endommage davantage, même si un cœur en bouteille, c’est bien lourd à porter... Et puis un jour, elle rencontre une fillette qui lui donne envie de le sortir à nouveau. Mais comment faire ?
Le partage, le deuil, la solitude qui en découle... La vie, à travers les métaphores mêlées du cœur et de la mer. Flux et reflux.

coup de coeurLe canard, la mort et la tulipe / W. Erlbruch. - La Joie de lire

Cette représentation de la mort a quelque chose de touchant, d’enfantin. Elle se promène avec sa tulipe noire et aborde en douceur le canard. Ou plutôt, elle rôde jusqu’à ce que le canard la remarque. Les échanges sont cordiaux, plein de questionnements de la part du canard, tout en nuances chez la mort : entre réponses énigmatiques, légère moquerie et réconfort certain. Car la mort ici n’est ni brutale ni injuste, elle accompagne les derniers instants de ce qui demeure malgré tout sa cible, en respectant son rythme. La tulipe, disparue le temps de leurs échanges, réapparaît sur la dépouille du canard, à la fois symbole de la mort et de l’hommage rendu.
Le style de Wolf Erlbruch est dépouillé à l’extrême, concentré sur les postures des 2 personnages et quelques végétaux. La mort, mains derrière le dos, s’en va vers d’autres rencontres...

coup de coeurLa caresse du papillon / C. Voltz. - Rouergue

Cela commence comme une histoire légère dans laquelle un vieil homme et un petit garçon complices jardinent. Ils s’affairent tous les deux mais l’ombre de Mamama est là, qui au delà de la mort distille réconfort et chaleur.
Avec Christian Voltz, on est toujours sur le fil ; cette fois, on oscille entre souffrance contenue et bonhomie. Mais jamais la mort, malgré les détails réalistes évoqués, ne sera synonyme de détresse.

Le chercheur d’os / V. Strullu. - Ane bâté. 2013

Un lieu loin de tout, isolé... un pélican fait naufrage. Il est épuisé, désespéré d’avoir perdu sa compagne de vol et s’abandonne, aux pieds d’un homme solitaire.
Puis vient le temps de l’apaisement et enfin celui du deuil.
L’illustration, elliptique et hantée d’ossements multiples, dresse un décor qui peut sembler inquiétant. Mais l’homme, figure tutélaire, collecteur des douleurs du monde, rétablit patiemment, à sa mesure, l’équilibre du monde.
Merci aux éditions Âne bâté de nous présenter des titres singuliers et forts.

coup de coeurLe ciel d’Anna / S. Hole. - Albin Michel. 2014

Quelle délicatesse dans cet album... Il dit, en creux, l’absence de l’être cher et le monde sens dessus-dessous depuis le décès de la mère. Mais il dit surtout le monde tel qu’il se redessine dorénavant. Et c’est Anna qui va définir les contours de leur réalité, en dialogue avec son père, dans une poésie, une fantaisie et une philosophie qui les réconforteront et leur permettront d’affronter la suite, « comme le chat qui tombe du neuvième étage, qui se retourne en plein vol et retombe sur ses pattes ».
Les illustrations, mélange d’ultra réalisme et de collages foisonnants, reflètent bien cette ambiance -temps suspendu dans une douce mélancolie- entre peine palpable, individuelle et partagée, et complicité renforcée au final. Un album qui met les larmes aux yeux, sans accabler.

Les couleurs de la vie / M. Wild et R. Brooks. - Ecole des loisirs (Pastel)

Une grand-mère voit ses dernières heures arriver. Elle met de l’ordre dans ses affaires tout en transmettant à sa petite fille le goût de vivre et la force d’accepter sa mort.
Beaucoup d’émotion et de retenue dans les sentiments et les illustrations.

La croûte / C. Moundlic ; O. Tallec. - Flammarion. - (Albums du Père Castor)

« Elle n’avait qu’à pas faire d’enfant si c’était pour partir avant la fin du troisième trimestre. » Ca bouillonne, ça explose chez ce petit garçon qui vient juste de perdre sa maman. La couleur rouge domine, la colère est exprimée ouvertement. Mais après la rancœur, viennent le souci de prendre soin de son papa et la peur d’oublier sa maman. Il multiplie les “trucs” pour la garder tout contre lui mais finira par apaiser sa relation avec sa mère, avec la vie.

coup de coeur Et on mangera des réglisses / S. Van Ommen. - Didier

Deux amis, un chat et un lapin, organisent un pique-nique et passent un moment tout simple, détendu, qui favorise les questionnements métaphysiques... Une façon touchante, pour l’auteur, d’instaurer l’amitié comme valeur suprême, au-delà de la mort.

Et puis après, on sera mort... / E. Brami ; T. Shamp. - Seuil

Très belles illustrations qui évoquent des fins de vies animales ou végétales, en gardant le mystère de l’après.

L’ étrange réveillon / B. Santini ; L. Richerand. - Grasset

Arthur, 7 ans, est immensément riche mais quelle importance lorsque l’essentiel fait défaut : Arthur est orphelin... Pour son premier réveillon sans famille, il souhaite convier des morts à sa table. Stupeur chez les serviteurs, balayée par l’enfant :
« On peut être mort Sans avoir disparu ! »
La nuit de Noël voit donc défiler un étrange cortège macabre et le réveillon se révèle pour le moins inhabituel. Mais c’est dans cette ambiance figée qu’Arthur trouve enfin la sérénité. Et la joie lorsqu’il voit apparaître ses parents...
« Cette nuit
Il n’a rien appris,
Ni de la mort,
Ni de la vie...
Mais quelle importance ? »
Un album déroutant, à l’esthétique gothique mais absolument pas noire, qui montre le cheminement d’un enfant confronté très tôt à la mort ; il devra aller jusqu’au bout de sa curiosité et de ses réflexions sur la vie et la mort pour s’apaiser enfin.

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