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Dernière mise à jour :
dimanche 25 septembre 2016

La mort

3-6 ans / 6-9 ans / 9-12 ans / 12-15 ans / Pour les médiateurs /

12-15 ans

Nostalgia / V. M. Le Normand ; I. Aleluia. - Thierry Magnier. - (Photoroman)

Fabrice, danseur et chorégraphe de renom, revient dans sa ville natale. Petit, il était moqué, repoussé. De père inconnu, issu d’un milieu social modeste, seule Marie-Sarah a su le regarder. C’est pour partager sa passion qu’il est devenu danseur. Mais la vie s’en est mêlée...
Sur le principe de la collection, le livre s’ouvre sur une série de photos : une maison désertée où seuls demeurent quelques objets. Véronique Le Normand s’empare de ces images qui expriment un dénuement, comble le vide apparent et tisse une histoire d’amour tourmentée.
Quand les souvenirs sont apaisés, une autre histoire est-elle possible au présent ?
Autre lecture
Fabrice revient dans la ville de son enfance pour y faire une représentation d’un ballet qu’il a composé et qui s’appelle Nostalgia. Sur place les souvenirs l’envahissent, il se souvient de Marie Sarah et de ses débuts comme danseur.
Histoire bien écrite où l’on replonge dans le passé des personnages à travers leur regard, leurs émotions et leurs souvenirs. L’histoire est mise en scène à partir d’une série de photos d’Iris Aleluia.
La méthode d’écriture est intéressante, mais un doute : le thème est-il porteur pour des adolescents ?

Petit manuel des rites mortuaires / J. Ducor ; B. Crettaz ; C. Delecraz ; C. Gallaz. - La Joie de lire

Sous forme d’abécédaire, les termes liés à la mort, pour envisager par la suite, un rite plus personnel.

Plus encore que la vie / A. Plum. - Milan. - (Macadam)

Est-il possible de tomber amoureux d’un revenant ? Kate a mis sa vie sur pause depuis la mort de ses parents et son installation à Paris, chez ses grand-parents. Sa sœur, Georgia, a au contraire décidé de vivre à cent à l’heure les folles nuits parisiennes... Une rencontre avec un magnifique mort-vivant va obliger Kate a reprendre sa vie en main. Mais comment accepter que l’homme de sa vie meurt de façon régulière (mais temporaire) pour sauver d’autres vies ?
Un bon roman d’aventure et sentimental avec des personnages attachants. L’originalité du livre est de baser l’histoire sur un clan qui a la faculté de se sacrifier pour sauver d’autres êtres humains. Mais n’y a-t-il pas un prix à payer pour cette immortalité ?
Autre lecture
Après la mort de leurs parents, Kate et sa sœur ont emménagé à Paris. Tandis que sa sœur aînée s’enivre de soirées et de relations tous azimuts, Kate a du mal à sortir de son abattement. Jusqu’à ce qu’elle rencontre Vincent, qui l’intrigue au plus haut point. Et pour cause, il se révèle être un "revenant", qui se sacrifie pour sauver la vie d’inconnus, avant -si tout se passe bien- de ressusciter. Il n’est pas le seul à vouer sa vie aux autres : ensemble, ils luttent également contre les Numas, êtres maléfiques qui "ont trahi quelqu’un jusqu’à provoquer sa mort." Kate est prise dans un dilemme douloureux. Si elle accepte d’aimer, enfin, elle doit pour cela prendre le risque de côtoyer la mort, encore et encore, sans certitude qu’elle ne soit irrémédiable.
Une héroïne touchante dans sa tentative de gérer son deuil et de renouer avec la vie.

Poil au nez / C. Chartre. - Rouergue. - (DoAdo)

Après la mort de son père, la vie d’Angel et de sa mère a continué bien sûr, la présence des copains d’Angel qui s’invitent pour partager la fête avec eux en est la preuve, la maison est restée ouverte et accueillante. Mais le récit montre aussi combien le deuil est long à faire et combien ceux qui restent sont habités par le souvenir du disparu. L’enfant qui s’accroche à l’objet légué par son père, sans savoir ce qu’il est puisqu’il n’est censé ouvrir la boite qui le contient qu’au passage de l’an 2010 ; l’attente plus tard de l’adolescent qui devine que l’ouverture de la boite sera un changement important dans sa vie, sont une juste métaphore de l’évolution des sentiments. Les parents, malgré l’Absence de l’un, sont restés attentifs et donnent à Angel, avec amour et humour, la possibilité de prendre son envol et de se libérer.
Récit court, émouvant et léger malgré tout sur le deuil et la mort.

Pourvu que tu m’aimes / V. Campomar. - Seuil. - (Karactère(s)

Voici un an que Mathilde a perdu sa sœur et tous autour d’elle imaginent que chacun de ses gestes, de ses paroles, est influencé par ce deuil et sa peine. Elle étouffe parce qu’on ne lui reconnaît le droit d’être soulagée par la mort d’une sœur aînée qui multipliait les remarques humiliantes et assassines. Néanmoins, auprès de sa grand-mère, elle peut véritablement être elle-même et lui confier ses tourments. Elle comprend aussi grâce à elle -et malgré elle- que leur rancœur pourrait bien trouver sa source dans le passé, dans les relations entre cette grand-mère et sa sœur. Forte de ce passé, elle se sent le courage de révéler à ses parents qu’elle ne peut partager comme ils l’imaginent leur peine immense.
Un roman qui ose dire la haine dans la fratrie, en dépit du deuil.

Premier chagrin / E. Kavian. - Mijade. - (ZoneJ)

Qu’on ne se laisse pas avoir par le titre ou la couverture, il ne sera pas question ici d’un chagrin d’amour et encore moins d’une histoire de baby-sitting édulcorée. La réalité est toute autre : Mouche, une vieille dame, a un cancer et fait le choix des soins palliatifs à la maison. Elle n’en a plus que pour quelques mois. Sophie, quant à elle, sera chargée de garder ses petits-enfants quand ils viendront. Sauf qu’ils ne viennent pas. Sophie en comprend peu à peu les raisons. Toutes les deux se découvrent, s’apprivoisent, révèlent l’essentiel d’elle-même à l’autre. Et les tâches que Sophie croyait devoir assurer sont bientôt remplacer par d’autres, plus graves : mettre de l’ordre dans la vie de Mouche, régler les détails de sa mort à venir. Une lourde responsabilité pour cette adolescente qui paraît si jeune et qui, pourtant, fait preuve de beaucoup de maturité.
Un roman assez frontal sur l’approche de la mort, et donc de la vie. Un livre qui pose l’urgence d’être sincère, d’aller à l’essentiel et de ne pas s’embarrasser de rancœurs et de faux semblants. La mort de Mouche ouvre d’ailleurs la voie à une réconciliation avec le père de Sophie...

Les quatre saisons du fleuve / M. Röder. - Flammarion. - (Tribal)

Livre d’ambiance et de secrets, et même de merveilleux. Mia vient de déménager à la campagne et a comme voisins 2 jeunes garçons. Même si elle n’en parle que par allusions, on sent une faille en elle, qui rend ses rapports difficiles avec Alex, l’aîné. Avec Jan, frère d’Alex, les choses sont plus simples car Jan est encore dans l’enfance. Ce dernier vit dans son monde, passe beaucoup de temps au bord de la rivière, en compagnie d’Alina. Mais qui est réellement Alina ?
Les portraits psychologiques des 3 jeunes sont bientôt empreints de fantastique et l’on mesure les conséquences des secrets censés protéger les enfants. Si la mort, le suicide qui plus est, est un drame, le silence et le secret sont une bombe à retardement. On se laisse porter par cette ambiance d’étrangeté, au rythme un peu lent - celui de la rivière qui s’écoule...

coup de coeur Quelques minutes après minuit / P. Ness. - Gallimard

Un livre fort, envoûtant, qui doit beaucoup à son écriture. Conor fait des cauchemars récurrents. Il faut dire que sa vie elle-même ressemble à un cauchemar : son père a fondé une nouvelle famille, sa mère suit un énième traitement contre son cancer, et à l’école il est le souffre douleur. C’est alors qu’un monstre apparaît... pour l’aider ? Mais est-ce possible ? Ce conte philosophique à l’écriture hachée, avec ses illustrations qui viennent par moment lécher le texte, ne laissera personne indifférent.
Autre lecture
Conor est angoissé, seul, en colère. Et pour cause, sa mère subit encore un traitement contre le cancer, le troisième. A qui pourrait-il confier ses cauchemars ? Certainement pas à sa mère en proie à de grandes souffrances, il déteste sa grand-mère et son père est parti aux États-Unis refaire sa vie. Sa meilleure et unique amie ? Elle l’a trahi en révélant à l’école la maladie de sa mère alors qu’il souhaitait conserver une vie normale, au moins à l’extérieur… Lorsque apparaît le monstre, gigantesque if personnifié, il se raisonne et tente de ne pas laisser entrer cette chose irrationnelle dans sa vie. Mais que ce soient les histoires qu’il raconte ou les remarques qu’il lui oppose, les échos avec ce qu’il vit sont si forts qu’il le retrouve régulièrement et se laisse guider par celui qui dit lui venir en aide...
L’ouvrage évoque bien sûr la maladie, l’impossible et nécessaire acceptation de la mort de ceux qu’on aime, l’insoutenable cheminement pour y parvenir, avec son lot de sentiments contradictoires. Cette tension psychologique -remarquablement décrite par Patrick Ness- est intensifiée dans les moments clés par les illustrations noires et denses de Jim Kay, et tous deux mènent ce drame imprégné de culpabilité avec une sensibilité nuancée. Le fait de savoir que l’histoire est inspirée par Siobhan Dowd, récemment décédée d’un cancer, donne une coloration très particulière au roman.

Le retour de la demoiselle / C. Ytak. - Ecole des loisirs. - (Médium)

Dégoût, colère, découragement… ce n’est qu’un panel des émotions de Brian devant cet immense gâchis : pour construire une résidence hôtelière de luxe, c’est tout un pan de nature qui est détruit, juste à côté de chez lui (dans les tourbières du massif du Jura). En s’aérant dans la forêt proche, il entend une musique qui l’intrigue, le subjugue et fera bientôt partie intégrante de sa vie : il apprendra à jouer de la harpe avec Maureen, toujours accompagnée de sa petite sœur Lennia, emmurée dans le silence depuis la mort de leur frère. Toutes les deux sont d’origine irlandaise et sont imprégnées du folklore celte qu’elles vont partager avec Brian. Un univers où la nature a une place déterminante…
Un roman aux accents ésotériques où musique et nature se mêlent, dans une symbolique porteuse d’espoir.

Route 225 / C. Fujino. - T. Magnier

Une ado de 14 ans et son frère de 13 se retrouvent étrangement prisonniers d’un monde parallèle, très ressemblant au réel et dont ils ne peuvent sortir malgré leurs raisonnements et leurs essais. L’écriture est simple, basée essentiellement sur les dialogues du frère et de la soeur, et sert remarquablement le rendu de la vie psychique adolescente : angoisse, humour grinçant, sexualité sous-jacente, interrogations sur ce que l’on quitte et ce que l’on trouve.
L’histoire peut se lire à plusieurs niveaux : un niveau "simple" qui serait un récit fantastique, un niveau secondaire qui rendrait compte du mécanisme de défense psychologique de deux jeunes sous le choc d’une perte brutale (en l’occurrence la disparition des parents).
Un livre fascinant à plusieurs points de vue, qui en a dérouté plus d’un.

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