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Dernière mise à jour :
dimanche 25 septembre 2016

La mort

3-6 ans / 6-9 ans / 9-12 ans / 12-15 ans / Pour les médiateurs /

12-15 ans

Ma vie ne sait pas nager / E. Turgeon. - Alice. - (Tertio)

Après le suicide de sa sœur jumelle (le roman ouvre sur la mise en scène de la mort de Geneviève), Lou Anne essaie de poursuivre sa vie tant bien que mal. Entre son père qui nettoie frénétiquement la maison et sa mère qui fuit dans le sommeil, l’atmosphère lourde et mélancolique du livre fait l’effet d’une chape de plomb...
Malgré tout, la lettre que la grand-mère va écrire à la mère de Lou Anne permet au lecteur de retracer l’histoire de cette famille sur plusieurs générations et de comprendre l’enfermement et la répétition de certains systèmes familiaux. La communication apparaît comme un remède efficace pour un vivre mieux.

Maman dans le vent / J. Descorde. - Ecole des loisirs. - (Théâtre)

En 16 scènes très courtes, l’auteur met en scène le nécessaire travail de deuil. Un père et sa fille se rendent à la mer... répandre les cendres de la mère. Il y a de la poésie, la difficulté de dialoguer dans les moments de tension, l’instant du choix entre continuer à vivre ou bien... suivre le disparu. Un livre à fleur de peau un peu dur sur certaines scènes.

La messe anniversaire / O. Adam. - Ecole des loisirs

Caroline, 15 ans, est morte au cours d’une soirée qu’elle avait organisée. Assise au bord de son balcon, elle a basculé dans le vide sous les yeux horrifiés de ses 5 meilleurs amis. Un an après, chacun va prendre la parole pour faire le point sur sa vie et pour se souvenir de Caroline avant de se retrouver à l’église pour assister à une messe commémorative.
Un livre émouvant, juste par le ton attribué aux adolescents et qui décrit différentes façons d’appréhender la mort et de faire le deuil d’un être cher.

Moi et Finn / T. Keely. - Alice. - (Les romans jeunesse)

Comment faire pour continuer à vivre dans ce monde qui a perdu tout agencement, qui n’offre plus aucun repère habituel ? Danny a perdu son frère jumeau et avec lui toute l’insouciance et la joie qui soudaient leur famille. Il sait être le reflet de celui qui n’est plus, sa culpabilité et son besoin de remettre de l’ordre au monde l’emmène à partir en “cavale.” Les pensées tournoient sans fin dans sa tête, aiguillées par les rencontres faites en chemin. Et au bout de cette errance, l’acceptation de ce qu’il est, de ce qui lui reste à faire.
Le sujet est infiniment douloureux mais le récit mené par un narrateur volubile, courageux et très drôle, qui restitue le monde de l’enfance avec espièglerie et bonheur. Ce condensé d’émotions laisse au lecteur une force presque sereine.

Mon coeur qui bat si fort / A. Kjetil Walgermo. - Bayard. - (Sublime idylle). 2014

Amanda va avoir quatorze ans et est amoureuse pour la première fois. Son cœur va lui jouer bien des tours...
Ce roman qui aborde des sujets graves - la maladie, la mort, la greffe d’organes, le deuil - sur un ton plutôt léger, avec pour contexte l’amour et l’amitié, peut plaire à un public adolescent.
Autre lecture
Amanda est fille unique, elle vit en Norvège et adore faire du vélo. L’arrivée de David va bouleverser son monde en l’ouvrant aux sentiments mais aussi en lui apportant la révélation d’un problème cardiaque important. Dès lors la vie d’Amanda, si active, bascule et ses espoirs s’amenuisent. Vaut-il encore la peine de vivre ?
Un roman qui interroge longuement la thématique de l’attente et de la mort dans sa seconde partie. Tous les personnages, et au premier plan Lars Lirud, évoluent et sont crédibles. L’atmosphère d’une petite ville norvégienne est bien rendu. L’écriture simple permet d’être lu par tous les publics. Un très beau livre à multiples facettes !
« Est-ce qu’on peut mourir à quatorze ans ?
Et à treize ans ? Voire treize ans et demi ? (...) Chaque minute, quelqu’un s’éteint, quelque part dans le monde. Mais de là à ce que ça puisse m’arriver... C’était dur à admettre.
 »

Le monde dans la main / M. Ollivier. - Thierry Magnier

Pierre-Marie partage sa vie à Versailles entre ses cours au Conservatoire, ses parents enfermés dans une existence certes privilégiée mais très conventionnelle, et ses échanges par SMS avec Alix, sa sœur qui a déjà quitté la maison. Un jour, la mère disparaît volontairement sur le parking d’Ikea en laissant comme seule trace un SMS assez vague. Cette faille vient rompre l’équilibre bien métré du quotidien et c’est au rythme de la révélation d’une blessure familiale, des premières escapades amoureuses et de l’entrée dans une vie plus naturelle et spontanée que nous finissons par comprendre le sens de la désertion.
Un roman qui nous entraîne d’un chapitre à l’autre telle une valse tempérée et, sans trop nous tourner la tête pour autant, donne envie de trouver en chacun de nous la petite clé qui permet de nous ouvrir à un nouveau monde. Prendre sa vie, son destin en main…

La mort à vivre / Eugène ; Bertola. - La Joie de lire

Felix, à la mort de son père, reprend un peu malgré lui le métier de celui-ci : croque-mort du village. L’apprentissage de ce métier l’amène à découvrir la diversité des réactions humaines face à la mort et à envisager la vie autrement. S’il y a quelques lourdeurs dans l’intrigue, la palette des sentiments décrits n’en demeure pas moins fine.
Ouvrage sous forme de journal accompagné d’aquarelles qui correspondent à la vision du narrateur.

La mort, pourquoi on n’en parle pas ? / S. Allemand-Baussier ; V. Deiss. - Martinière. - (Oxygène)

Paradoxe de notre notre temps : nous n’avons jamais vu autant de morts sur les écrans, réels ou fictifs mais ne nous recueillons plus sur nos proches. Partie prenante de la vie, la mort est cependant un sujet que l’on évite d’aborder frontalement. Ce livre aborde de nombreux aspects liés à la mort et constituera un élément de base pour une discussion plus approfondie.

Ne plus vivre avec lui / E. Kavian. - Mijade

Pas de chance pour Sylvia, au moment même où elle annonce à son père, par téléphone, qu’elle ne veut plus vivre chez lui les semaines de garde alternée, celui-ci meurt en simultané dans un accident de voiture. Culpabilité, tristesse, douleur de l’absence. Sylvia essaie de donner consistance à son père qui a été si peu présent dans son enfance. Elle habite son appartement, lit ses écrits et ouvrages préférés.
A travers un style très percutant -quoi qu’un peu bavard-, l’auteure partage avec nous une vraie réflexion sur la présence et l’absence. Soutenue par les très beaux rites de la mort au Viet-Nam, sa découverte de la vie dans une autre dimension rejoint tous ceux pour qui la vie ne peut s’arrêter à la tombe.

Nos étoiles contraires / J. Green. - Nathan

Hazel a 16 ans, lutte contre un cancer de la thyroïde avec métastases dans les poumons. Un remède miracle lui a accordé un répit non négligeable mais elle sait qu’elle est une grenade pour ses proches. Elle pense à ses parents, dont elle est leur fille unique, et qui devront bientôt vivre sans elle ; elle pense à Augustus, avec qui elle ne peut s’autoriser une histoire d’amour, se refusant de le faire souffrir. Mais tous deux partagent une passion pour un roman qui les conduira au Danemark à la rencontre de l’auteur. Et leur relation, naturellement, évoluera...
Les répliques des personnages sont peut-être un peu "écrites" par moments mais il est certain qu’un tel vécu fait mûrir les malades. Hazel a développé une philosophie de vie et une attention à autrui qui la rend extraordinairement attachante. Elle doit assumer l’idée de mourir mais n’en oublie pas ses proches. Par là même, que ce soit au groupe de soutien ou avec sa famille, Hazel crée une relation privilégiée avec chacun.
Un roman parcellé de maximes à méditer :
« Sans douleur, comment connaître la joie »
Omnis cellula e cellula ou la vie est issue de la vie...
Autre lecture
Est-ce que l’amitié et l’amour sont encore possibles lorsque l’on sait que l’on va bientôt mourir ? Comment vivre ces moments entre chien et loup ? Hazel a 16 ans et se sait condamnée. Courageuse, elle tente de vivre pleinement, une bouteille d’oxygène arrimée à son corps. Sa famille l’entoure au mieux, ses cours à la faculté l’intéressent, elle conserve des morceaux d’amitiés et de vie sociale. Son plus grand regret ? Ne pas connaître la fin de son roman préféré qui a la particularité de se terminer au milieu d’une phrase. Comment accepter de mourir sans connaître la destinée de ses personnages ? C’est alors qu’Hazel rencontre dans un groupe de parole un jeune homme...
Récit émouvant et fort sur le cancer et la maladie, mais aussi sur l’impossibilité de l’acceptation de notre mort, de notre condition humaine. Comme le roman, toute vie ne peut être qu’inachevée. Si le début de l’histoire se concentre sur le cancer et les efforts de l’héroïne pour mener une vie "normale", le livre ne se réduit pas à cette dimension. Il est une invitation à réfléchir à différents thèmes comme l’amour, la famille, l’amitié ou encore la mort. C’est en réalité un hymne à la vie humaine. Ce récit, comparable à "Qui es tu Alaska", du même auteur, nous livre des héros à la fois forts et désemparés, pour qui la reconstruction ne peut se faire qu’avec l’acceptation de la douleur et de la perte. A lire.
« - Augustus, peut-être aimerais-tu partager tes peurs avec le groupe ?
- Mes peurs ?
- Oui.
- J’ai peur de l’oubli, a-t-il répondu sans attendre.
 »
Lire le grand entretien de John Green l’auteur qui aimait les métaphores

Autre lecture : Le Best-Seller que de plus en plus de personnes lisent dans le monde entier, qui a connu une forte popularité grâce à sa réadaptation au cinéma en septembre 2014.C’est l’histoire de Hazel Lancaster, une jeune fille de 17 ans, atteinte d’un cancer des poumons depuis le début de son adolescence.Elle rencontrera Augustus grâce à son médecin et à sa mère qui décréteront qu’elle fait une dépression ce qui entraînera sa rencontre au groupe de soutien. Augustus, un garçon qui n’a peur ni de l’inviter chez lui cinq minutes après lui avoir parlé, ni de l’emmener à Amsterdam pour lui faire découvrir l’auteur du roman préféré de Hazel "Une Impériale Affliction" de Peter Van Houten pour avoir les réponses à toutes ses questions. Un livre où toutes les émotions s’entrechoquent, sans peur, on sourit puis la phrase suivante on pleure. Entre rire, souffrance, amour, déception et espoir. Ce livre est un tout absolument fabuleux. Nina, 14ans

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