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Dernière mise à jour :
dimanche 25 septembre 2016

Art et fictions

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Quand l’œuvre d'art inspire une histoire
Clins d’œil à l’art dans une fiction : représentations fidèles ou détournées


Approcher l’Art par la fiction : Qu'est-ce que l'art ? Un artiste ? / Qu'est-ce qu'un musée ? une collection ?


Visions de l'art et des artistes

Monsieur Leloup est amoureux / F. Stehr. - Milan

Monsieur Leloup est un loup solitaire, redouté de tous, alors que sa seule passion est de peindre « du matin jusqu’au soir et du soir jusqu’au matin. » Passionné mais frustré, « il lui semblait qu’il manquait quelque chose ». L’arrivée d’une louve et de ses petits donne du souffle à sa création…
L’artiste et sa muse…

Pays sages / E. Battut. - Bilboquet

Cet album présente une mise en page intelligente et sensible, en regard, pour évoquer, dans une écriture poétique, le travail de création et la sensibilité de l’artiste.
Pages de gauche, le peintre derrière son chevalet observe au fil des jours, des saisons, des paysages différents et s’interroge : comment exprimer par la couleur les sensations et émotions ressenties ? En vis-à-vis, le peintre a disparu et l’œuvre de l’artiste occupe la page entière.

Max et son art / D. Wiesner. - Circonflexe

Max trépigne d’impatience et voudrait faire comme Arthur : peindre !
Mais il doit tout apprendre : trouver son sujet d’inspiration, expérimenter différentes techniques (du croquis au lavis...), gérer son modèle... Arthur a bien du mal à canaliser l’impétuosité de Max, il est même à deux doigts de jeter l’éponge. Heureusement, la spontanéité de Max influence également ses propres œuvres.
Du classicisme au surréalisme, le processus de création dans toute sa liberté !

Le pinceau magique / X. Hong, F. Jay ; J. Zhong. - Magnard

Chen souhaite plus que tout apprendre à peindre.
Il est petit, il est pauvre, raisons suffisantes selon le Maître pour l’éconduire et l’humilier. Mais Chen ne se décourage pas, il apprendra par lui-même. Un vieil homme, ému par cet « être humble et sincère », lui offre un pinceau magique : paysages et personnages se matérialisent sur la toile. De quoi attiser les convoitises du chef de village...
De grandes fresques ponctuées d’idéogrammes pour une ambiance chinoise aux personnages très expressifs. Une vision de l’art accessible à tous, généreux et vivant.

Dessine ! / B. Thomson. - Ecole des loisirs

Trois enfants trouvent des craies de couleurs au pouvoir étonnant dans un square... Ce qu’ils dessinent prend vie dans l’instant : excitation du pouvoir créateur, éblouissement jusqu’à ce que le petit garçon se confronte à plus puissant que lui...
Avec un graphisme hyperréaliste, des expressions prises sur le vif et des jeux de lumières saisissants, Bill Thomson crée un univers, véritable hymne à l’imagination ! Un beau challenge...

L’ exposition des trois amis / H. Heine. - Gallimard

Jean Campagnol la souris, William le cochon et François le coq visitent un musée.
Chaque œuvre est source de voyage imaginaire, de commentaires qui disent beaucoup sur l’art et le rapport que nous entretenons avec lui.
Humour et philosophie, un cocktail efficace pour réfléchir tout en légèreté à ce qu’est l’art.

Un bon point pour Zoé / P. H. Reynolds. - Milan

En cours de dessin, la feuille de Zoé est restée blanche. « Je ne sais pas dessiner, un point, c’est tout ! »
Un point justement, pourquoi ne pas commencer par là... Devant les encouragements de Madame Chevalet, Zoé s’enhardit et dessine des points, toujours plus de points, jusqu’à faire sensation à l’exposition des œuvres des élèves.
Pour créer, comme pour tant d’autres choses, le regard bienveillant d’autrui, la confiance en soi et la persévérance sont essentiels.

Frida / J. Winter ; A. Juan. - Gautier Languereau

Cette biographie, aussi sommaire soit-elle, introduit l’œuvre de Frida Kahlo. Sa vie est racontée ici sous l’angle de la souffrance : atteinte de poliomyélite puis victime d’un grave accident de la route, Frida ne trouva de refuge que dans l’amour et la peinture.
Les illustrations montrent l’influence de la culture mexicaine sur l’œuvre de l’artiste. On comprend surtout combien elle a pu sublimer dans son art cette souffrance qui a fait partie de sa vie.

Le fil d’Alexandre Calder / S. Posthuma. - Sarbacane. 2013

Avec un simple « long fil de fer », Alexandre pourvoit à tous ses besoins, mieux, donne corps à ses rêves...
Il modèle des compagnons, réinvente les décors de son quotidien, crée en somme un « monde à la mesure de son imagination ». Mais son œuvre a pour lui un goût d’inachevé, il veut « créer quelque chose de vivant, une créature en mouvement »... Ainsi naît Mobile.
L’œuvre d’art comme réponse au questionnement existentiel, comme miroir de soi avec son existence propre. La démonstration est légère, ludique, évidemment colorée, construite au fil des expériences de l’artiste.

Scribble et Ink / E. Long. - Hélium

Ink la souris « aime faire de la peinture », des natures mortes par exemple. Scribble le chat « préfère dessiner » des autoportraits. Leur point commun ? Dénigrer ce que fait l’autre...
C’est la guerre, crayon et pinceau en sont les armes. Ils s’en prennent l’un à l’autre, se dessinent des pièges puis se mettent en scène dans des parodies de grandes œuvres d’art.
Dans une explosion du trait et des couleurs, ils rivalisent de créativité, s’améliorent, se reconnaissent pour aboutir à « une super production ».
La page finale présente en quelques lignes les artistes dont Scribble et Ink se sont inspirés :
- American Gothic, 1930 - Grant Wood
- Andy Warhol
- Dripping, Keith Haring
- Jackson Pollock
- Roy Lichtenstein
- La Persistance de la mémoire, 1931 - Salvador Dalí
- La Joconde, entre 1503 et 1519 - Léonard de Vinci
- Dora Maar au Chat, Pablo Picasso - 1941
- Nymphéas, Claude Monet
- Le fils de l’homme, 1964 - René Magritte
- La Nuit étoilée, 1889 - Vincent van Gogh
- Composition, Piet Mondrian

Le maître des estampes / T. Dedieu. - Seuil

Un riche mandarin avide et impatient veut obtenir une estampe comparable à celle découverte chez son ami. Le Maître accepte d’accéder à son souhait mais demande un délai. Bientôt, le mandarin s’impatiente et exprime ses doutes...
Deux conceptions radicalement différentes de l’art, du temps, de la vie tout simplement.
Thierry Dedieu a l’art de nous surprendre avec ses diverses techniques graphiques. Il nous offre une version personnelle de ce conte asiatique où son travail d’illustrateur se réinvente en miroir avec l’artiste du conte.
« Des deux vies du papillon, ce n’est pas celle de la chenille que l’on retient, mais celle du papillon. »

Monsieur Manet a demandé du noir / P. Grosz ; X. Besse. - Réunion des musées nationaux

En atelier ou en plein air, de la toile blanche à l’esquisse à la sanguine puis à la mise en couleur, nous suivons au plus près Van Gogh, Bonnard, Manet, Renoir en action.
Ils réfléchissent, observent, doutent, hésitent … et se saisissent du pinceau. Les gros plans sur la palette, les tubes pressés avec force donnent de la matérialité à la couleur qui est au centre du travail de ces peintres. Le texte en rimes se lit facilement.
- Vase avec tournesols, 1888 - Vincent Van Gogh
- Crépuscule ou La Partie de croquet, 1892 - Pierre Bonnard
- Berthe Morisot au bouquet de violettes, 1872 - Edouard Manet
- Alphonsine Fournaise, 1879 - Auguste Renoir

Des violettes pour Berthe Morisot / C. Flament. - Ecole des loisirs. – (Archimède)

Chaque matin Lucille accompagne à Paris sa Grand-mère qui vend des violettes pour vivre. Edouard Manet lui demande de livrer un bouquet chez son amie Berthe Morisot.
La petite fille, vive et curieuse, découvre avec enchantement l’univers de la femme peintre qui s’intéresse à elle. Elle lui donne feuilles de dessin et bâtons de pastel. Elles se rencontreront à plusieurs reprises notamment dans une exposition des peintres impressionnistes organisée par le photographe Nadar.
L’illustration, précise, décrit le Paris du 19ème siècle. En fin d’album, un dossier richement documenté présente les tableaux connus du groupe des impressionnistes et invite à retrouver les lieux et les situations qui les ont inspirés : l’animation de la gare Saint Lazare, la foule sur les grands boulevards, la cohue des tramways à chevaux, sujets modernes chers aux peintres de l’époque.
A mettre en relation avec l’album Monsieur Manet a demandé du noir
- Autoportrait, 1895 - Berthe Morisot
- Le port de Nice, détail, 1882 - Berthe Morisot
- La gare Saint-Lazare, 1877 – Claude Monet
- Le boulevard des Capucines, 1873 – Auguste Renoir
- Berthe au bouquet de violettes, 1872 – Edouard Manet ???
- Le bouquet de violettes, 1872 – Edouard Manet
- Le berceau, 1872 - Berthe Morisot
- Le chemin de fer, 1873 – Edouard Manet
- La lecture, 1873 - Berthe Morisot
- Cache-cache, 1873 - Berthe Morisot
- Le pont de l’Europe, 1876 - Gustave Caillebotte
- Les boulevards vus d’en haut, 1880 – Gustave Caillebotte
- Soleil levant, 1872 – Claude Monet
- Le pont de Mantes, 1870 - Camille Corot
- Le déjeuner sur l’herbe, 1863 – Edouard Manet
- Vieux chemin à Auvers, 1863 – Berthe Morisot
- Chaumière en Normandie, 1865 - Berthe Morisot
- Berthe Morisot ou Le repos, 1870 - Edouard Manet
- Berthe Morisot à l’éventail, 1870 - Edouard Manet
- Le balcon, 1869 - Edouard Manet
- Jeune fille au miroir, 1880 - Berthe Morisot
- Vue du petit port de Lorient, 1869 - Berthe Morisot
- Eugène Manet à l’île de Wight, 1875 - Berthe Morisot
- Bateau à quai, 1875 - Berthe Morisot
- Eugène Manet et sa fille Julie dans le jardin de Bougival, 1875 - Berthe Morisot
- Bergère couchée, 1891 - Berthe Morisot
- La broderie (dessin), 1889 - Berthe Morisot
- Fillette au jersey bleu, 1886 - Berthe Morisot
- Jour d’été, 1879 - Berthe Morisot
- Le cerisier, 1891 - Berthe Morisot
- Julie rêveuse, 1894 - Berthe Morisot
- La place Clichy, 1880 – Auguste Renoir
- Portraits d’amis sur la scène, 1879 – Edgar Degas
- Aloes at Villa Ratti, 1889 - Berthe Morisot

Dragon bleu Dragon jaune / R. et P. Soupault, Z. Y. Li. - Flammarion

L’empereur, pour fêter ses vingt années de règne, demande au plus célèbre peintre de l’Empire de réaliser un paravent où figureraient deux dragons bleu et jaune. Ils symboliseront la puissance et la paix.
L’artiste accepte mais pose plusieurs conditions qui s’inscrivent dans le temps. L’empereur finit par s’impatienter...
Ce conte coréen montre l’importance du temps de maturation dans la création artistique. Il constitue au final un véritable éloge de l’épurement.
Ou comment la peinture évolue du figuratif à l’abstraction.

Casse-Tout / Y. Pommaux. - Ecole des loisirs

Casse-Tout s’accommode de sa maladresse : il prend plaisir à réparer ce qu’il casse à longueur de journée.
Sa nouvelle voisine Lola est exaspérée par les dégâts qu’il fait chez elle et le bruit incessant des réparations. Par un enchainement de circonstances, Casse-Tout libère un génie courroucé d’avoir été interrompu dans sa méditation. Mais n’est-ce pas ce qu’il faudrait à Casse-Tout pour devenir un véritable artiste ? Un peu de sérénité, un don d’observation ?
L’histoire est intéressante à plusieurs niveaux, artistique et écologique : elle fait référence à une mouvance d’artistes qui, tel Picasso, récupèrent des objets mis au rebut pour les transformer à des fins artistiques ; elle constitue aussi une bonne introduction au concept d’art brut, à la création spontanée...
De quoi inviter les lecteurs à créer à leur tour, à partir des déchets du quotidien.
L’œuvre reproduite dans l’histoire peut être mise en lien avec :
- Portrait de Taira no Shigemori, XIIe siècle - Fujiwara Takanobu
Voir la fiche pédagogique créée par l’Ecole des loisirs

Diego / J. et J. Winter. - Ecole de loisirs. - (Mouche)

Voici une courte biographie illustrée de Diego Rivera, peintre mexicain du 20ème siècle : après avoir perdu son frère jumeau et été lui-même malade, curieux de tout, amoureux de la vie, il saisit dans ses immenses fresques tout ce qu’il voit du monde.

Charlotte et le Douanier Rousseau / T. Guyon. – Ecole des loisirs. – (Archimède)

Début 1908, Théodore Rousseau, dit le Douanier Rousseau, a 64 ans.
Avec Charlotte sa jeune voisine, nous partageons le quotidien du peintre : promenades au Jardin des plantes -les animaux vivants ou empaillés, la végétation exubérante des serres sont, avec les photos des journaux, des sources d’inspiration renouvelées-, travail régulier, expositions où les quolibets fusent, rencontre avec le poète Apollinaire ou d’autres amis.
Contre l’inertie de la réalité, le Douanier Rousseau, en proie au génie artistique marquant son époque, se retranche dans son imagination et crée sans relâche des œuvres qui dépeignent la poésie enchanteresse de son esprit et se rient de la rationalité des hommes.
Les dialogues sont animés et les illustrations découpées à la manière des bandes dessinées décrivent précisément le Paris de l’époque : monuments, rues et intérieurs avec poêle à bois et lampe à pétrole…
En fin d’album, biographie et analyse de l’univers du peintre qualifié de « naïf » par ses contemporains.
Dans le dossier documentaire sont présentés les tableaux suivants :
- Moi-même, portrait-paysage, 1890
- Singes, 1909
- Surpris !, 1891
- La Muse inspirant le poète, 1909
- La Guerre, 1894
- La Carriole du père Junier, 1908
- La Charmeuse de serpents, 1907
- Pont de Sèvres, 1908
- Combat de tigre et de buffle, 1908
- La Jeune Fille en rose, 1893-1895

Un enfant nommé Giotto / P. Guarnieri ; B. Landmann. - Bilboquet

Le jeune Giotto est berger mais pense moins à surveiller son troupeau qu’à dessiner sur les rochers. Il découvre un jour une œuvre de Cimabue dont les couleurs le subjuguent. Il rencontre l’artiste lui-même et devient son élève. Bientôt les fresques de Giotto seront admirées à Assise et Padoue.
L’illustrateur rend hommage au style de Giotto, dans l’utilisation des couleurs rehaussées de touches dorées.
Les citations :
- La Sainte Vierge et l’Enfant, sd - Giovanni Cimabue (1240 - 1302)
- Saint François d’Assise recevant les stigmates, 1300 - Giotto di Bondone
- Le sermon aux oiseaux, 1300 - Giotto di Bondone
- Saint François donne son manteau à un pauvre, 1297-1299 - Giotto di Bondone

Le poisson rouge de Matisse / S. Andrews ; J. Chausson. - Palette ; Hélium. - (Art-Album)

Le parti pris de raconter la vie de Matisse par le regard de son poisson rouge apporte un éclairage très sensoriel à la vie de l’artiste. Il raconte sa vie quotidienne, ses voyages dans le Sud de la France, au Maroc ou Tahiti. Son regard décalé intrigue et invite à mieux comprendre l’esprit créateur de l’artiste.
Les gravures sur bois de Julia Chausson lui rendent hommage de façon personnelle et vivante.
Trois doubles-pages documentaires viennent compléter l’album.
Les œuvres évoquées dans le texte :
- Intérieur, bocal de poissons rouges, 1914
-  Le Séchage des voiles, 1914
- Femme au chapeau, 1905
- La danse, 1909
- Zorah sur la terrasse, 1912
- Polynésie, la mer, 1946

Dragon de poussière / T. Dedieu. - Hongfei

Li Yong Pei n’a de cesse de voir apparaître, dans ses calligraphies, une tête de dragon, consécration ultime pour un artiste.
Las ! Les années passent et les calligraphies restent muettes. Li Yong Pei s’impatiente, puis renonce. Or, c’est dans les tâches les plus besogneuses auxquelles il s’astreint que l’extraordinaire se produit...
L’artiste, dans la patience, la modestie et le travail, transfigure le quotidien. Et si l’œuvre d’art est éphémère, quelle importance puisque l’essentiel n’est plus la gloire.

Paul / A. Brière-Haquet ; Csil. - Frimousse

Paul cherche, de par le vaste monde, l’armure en or, « de cet or qui transforme les enfants en hommes ». Car Paul est sensible, « vit la vie à fleur de peau et ça n’est pas toujours facile... » Mais est-il vraiment possible de se protéger du monde, n’existe-t-il pas une solution plus enrichissante, pour lui comme pour ceux qui l’entourent ?
Les couleurs, métaphore des fluctuations de la vie subies ou transcendées donnent à comprendre l’essence des artistes...

Pas de tutu pour l’écuyère de Seurat / C. Flament. - Ecole des loisirs. - (Archimède)

Jeanne, fille de couturière, part livrer un tutu à l’écuyère du célèbre cirque Fernando mais le tutu sera dérobé par un clown.
Cette intrigue narrative est prétexte à la découverte de Georges Seurat et sa technique du pointillisme, dans un univers réaliste illustrant la misère sociale. La quête du tutu volé se transforme en découverte d’un Paris nocturne et saltimbanque du XIX siècle et en apprentissage artistique : le cirque Fernando où l’artiste prône la primauté de la ligne ; la butte Montmartre où Jeanne observe « le drôle de tableau auquel travaille le peintre, couvert de petits points de toutes les couleurs » ; Jeanne passe ensuite par le Moulin-Rouge où « le chahut a commencé (...) comme dans le tableau de Seurat ». Puis elle assistera à un cours d’art improvisé, donné par Seurat, à propos du contraste des couleurs et de leurs complémentarités.
L’album au graphisme quelque peu désuèt se clôt sur une illustration du croquis du célèbre tableau Le Cirque, repris par l’original à la page suivante :
- Le Cirque, 1890-1891 Le dossier documentaire sur la vie et la technique de Georges Seurat donne à voir d’autres œuvres (dessins et huiles sur toile) :
- Le nœud noir, 1882-1883
- La scène à Courbevoie, 1885
- Une baignade à Asnières, 1883-1884
- Casseur de pierres à la brouette, 1883-1884
- La banlieue, 1882-1883
- Un dimanche après-midi à l’île de la Grande Jatte, 1884-1886
- La “Maria” à Honfleur, 1886
- Parade de cirque (Circus Sideshow), 1887-1888
- Eden- Concert, 1887
- Port en Bessin, avant - port, marée haute, 1888
- Le chahut, 1889-1890
- Jeune femme se poudrant, 1888-1890
- Le chenal de Gravelines vers la mer, (1890 ?)
- Les jongleuses au cirque Fernando, 1879 - Auguste Renoir
- Miss Lala au cirque Fernando, 1879
- Au cirque Fernando, écuyère sur un cheval blanc, 1888 - Henri de Toulouse Lautrec
- Une redoute au Moulin-rouge, 1894 - Henri de Toulouse Lautrec

Le cochon à l’oreille coupée / J.-L. Fromental ; M. Hyman. - Seuil

Noèl et Léon sont deux cochons intrépides parfaitement identiques. Jusqu’à ce que Léon se fasse sectionner l’oreille. Cette singularité est accentuée lorsque Léon rencontre un peintre qui lui ouvre des horizons : « La peinture est un art. L’art de représenter les choses telles qu’on les voit, telles qu’elle sont, ou telles qu’on aimerait qu’elles soient »... Ainsi débute le destin atypique de Léon, appelé impérieusement dans la voie de l’art. Léon visite un musée, découvre l’art moderne et enfin, fait ses armes...
L’art, comme une vocation qui permet d’échapper à sa destinée.
Dans ce chemin initiatique, sont évoqués :
- Le cri, 1893 - Edvard Munch
- Piet Mondrian
- Références dans le texte : Modigliani, Boronali, Matisse

Le monde en couleurs de Matisse / M. Blain Parker ; H. Berry. - Circonflexe

Dans une « ville industrielle morne », un petit garçon rêve en couleurs. C’est même son seul et unique domaine d’excellence. Si Henri accepte, pour ses parents, d’étudier le droit, il ne s’épanouit pas. L’angoisse, encore et toujours, le mène à l’hôpital. C’est là qu’il découvre la peinture et, enfin, sa véritable place dans la vie. Les premiers temps sont difficiles puis vient le temps de la reconnaissance. Mais les épreuves ne sont pas terminées pour Henri qui, à nouveau alité et très faible, expérimente une nouvelle technique : la peinture avec des ciseaux.
Un court texte documentaire reprend les grandes étapes de la vie du « Maître de la couleur » et liste les musées où sont exposées ses œuvres.
Si l’illustration n’est pas des plus heureuses, elle joue sur l’opposition noir et blanc / couleurs éclatantes et intègre les principaux motifs de l’artiste.

Le collectionneur d’instants / Q. Buchholz. - Milan

Quint Buchholz, fils de quincaillers, violoniste, vit sur une île. C’est un enfant solitaire et rêveur. Max, lui, est peintre et vit au-dessus de chez Quint. Il est arrivé un beau jour de printemps et s’en ira en automne, un an et demi après sa rencontre avec son jeune voisin. Quint aime passer du temps chez Max, à lire, à jouer aux échecs, à l’écouter lui raconter ses voyages, à le regarder peindre et dessiner. Max lui ouvre les portes de son atelier sans lui montrer ses tableaux achevés. Le jour de son départ, Max laisse à l’enfant les clés de son appartement et ses tableaux. Quint voyage ainsi vers les lieux peints par Max... Six mois plus tard, il reçoit une dernière toile, accompagnée d’un billet : « Sais-tu Professeur, ta musique est toujours dans mes tableaux ? »
Une rencontre fondatrice qui nous parle d’art, ici lié au rêve, à l’imaginaire, et qui se vit à la fois dans la solitude -car chacun doit trouver le chemin invisible qui mène au tableau- et dans l’échange, partage des émotions et sensations provoquées.

Le chat de Gustav Klimt / B. Capatti ; O. Monaco. - Grasset. - (Lecteurs en herbe)

Le chat de Gustave Klimt recrée pour le lecteur l’atmosphère de l’atelier du peintre viennois, les odeurs d’huile, les objets familiers, les séances de pose. Il nous fait vivre les visites au musée, les voyages, la fascination de Klimt pour les ors des mosaïques de Ravenne... Il revisite les étapes de la carrière du peintre, l’hostilité du public, la fondation avec ses amis (en particulier Kokoschka et Schiele) du groupe « Sécession » et décrit quelques œuvres de l’artiste, fresques et tableaux.
Biographie intimiste où le graphisme et la couleur des illustrations sont en adéquation avec l’univers du peintre. En fin d’album, reproduction des œuvres de Klimt évoquées dans le récit :
- Judith I, 1901
- Le Berceau, 1917-1918
- L’Amour, 1898
- Portrait d’Emilie Flöge, 1902
- Portrait d’Adèle Bloch Bauer, 1907
- La frise Beethoven (détails), 1902
- La musique I, 1895
- Les Trois Ages de la vie, 1905
- Etude pour la Médecine, 1897-1898
- Le Baiser, 1906-1908
Et également :
- Garçon avec main du père et de la mère - Oskar Kokoschka
- Petites filles, 1911 - Egon Schiele

L’ explosion du petit pois / A. Cousseau. - Rouergue. - (Dacodac). 2013

Violette partage des amitiés atypiques : avec Mona, celle qui n’existe que pour elle ; avec Andreas, le peintre norvégien qui cherche à reproduire « l’explosion. Le moment où la chose change, se divise ou se multiplie » ; avec Amos, « un ami que les autres ne pourront ignorer ».
Oui, Violette est une drôle de petite fille qui a la curiosité de voir différemment, le courage de tisser des liens tels qu’elle les souhaite et non comme les dicte la raison. Et nous sommes ravis de la suivre le temps de son ouverture au monde, dans la créativité…

Léonard de Vinci ; Artiste ? Vous rigolez / S. Dodeller. - Ecole des loisirs. - (Médium documents)

Dans un style assez enlevé, interpellant le lecteur, la vie de Léonard de Vinci nous est contée : sa situation familiale lorsqu’il était enfant ; son apprentissage chez Maître Verrocchio ; la période de grand succès et les difficultés : ayant du mal à se concentrer sur une seule passion, Léonard de Vinci avaient quelques difficultés à achever certaines de ses œuvres.
Quelques reproductions d’œuvres, bien que de mauvaise qualité, donnent une idée d’ensemble de son Œuvre.
Un texte très intéressant pour bons lecteurs.

Qu'est-ce qu'un musée ? une collection ?

Solange et l’ange / T. Magnier ; G. Hallensleben. - Gallimard

Solange est une cochonette solitaire. Elle se rend chaque jour au Grand Musée (que l’on devine être Le Louvre). Elle aime y admirer les tableaux, sous l’œil de Petit Ange qui s’est échappé de son tableau pour elle. Bientôt, ils ne se quitteront plus car elle devient gardienne du grand musée !
L’occasion pour le lecteur de découvrir des représentations de :
- (tigre sur cheval ?)
-  ?
- Venetia / Canaletto
-  ?
-  ? petit chien
- Bain ?
-  ? enfant en blanc
- Portrait d’un vieillard et d’un jeune garçon, vers 1490 - Domenico Ghirlandaio
- La Mort de Marat, 1793 - Jacques-Louis David
- Sarcophage des époux de Cerveteri, VI° siècle avant JC
- Pompon ?
- Artémis ou Diane chasseresse ou Diane d’Anet, XVI° siècle, statue
- La Joconde, vers 1503-1506 - Leonard de Vinci
- Vase ?
- L’infante Marguerite-Thérèse, 1653 - Diego Velasquez

Le poisson bleu de Monsieur Chagall a disparu / V. Lévêque ; H. Gourdet. - Réunion des musées nationaux

Stupeur du gardien de musée : on a volé tous les animaux des tableaux de Monsieur Chagall ! Les visiteurs ne viennent plus, le musée est menacé de fermeture.
Tandis que les policiers enquêtent, un poisson bleu sort discrètement et suit une petite fille qui se rend à l’école... Appelés à l’aide, les enfants réussissent à persuader les animaux de regagner les cimaises. Ouf ! Ils n’étaient pas volés mais envolés à New York, Rio, Dakar …
Une entrée dynamique dans l’univers poétique de Chagall, avec une biographie du peintre et 7 tableaux référencés en fin d’ouvrage :
- La Danse, 1950-1952
- Le Cirque bleu, 1950-1952
- Le Cantique des cantiques IV, 1958
- Le Cantique des cantiques I, 1960
- Le Cantique des cantiques V, 1965-1966
- Les mariés de la tour Eiffel, 1938-1939
- La Vie, 1964

Le rêve d’Albert / L. Lionni. - Ecole des loisirs

Les parents d’Albert fondent de grands espoirs professionnels sur leur fils mais lui voudrait « voir le monde ». Lors d’une visite au musée, il a une révélation : « le monde entier est là ». Il choisit alors d’être peintre.
Que ce soient les œuvres vues au musées, ou celles créées par notre charmante souris, les références à des styles ou artistes sont plurielles : pointillisme, cubisme, impressionnisme, surréalisme / Miro, Kandinsky, Matisse, Picasso...

Ernest et Célestine au musée / G. Vincent. - Casterman. (Les Albums Catserman)

Ernest espère obtenir une place comme gardien de musée, tout en ayant la possibilité de garder Célestine auprès de lui. Le directeur refuse, mais leur offre l’entrée au musée le temps d’une visite. Célestine s’ennuie très vite face à cette multitude de tableaux et finit par se perdre. Commence alors une course à travers les salles du musée entre Ernest et Célestine, qui tentent de se retrouver, avec l’aide des gardiens du musée.
À travers ces nouvelles aventures d’Ernest et Célestine, le lecteur découvre au fil des pages une sélection de tableaux célèbres :
- Le Bouffon don Juan d’Autriche, 1632-1633 - Diego Vélasquez
- L’Infant Balthazar Carlos à cheval, 1634 - Diego Vélasquez
- Jésus transpercé par la lance, Pierre Paul Rubens
- Pierrot, 1718-1719 - Antoine Watteau
- Les Ménines, 1656 - Diego Vélasquez
- La Joconde, 1503-1506 - Léonard de Vinci
- Un garçon comme Pierrot, 1775 - Jean-Honoré Fragonard
- Portrait Master Hare, 1788 - Sir Joshua Reynolds
- L’Angelus, 1857-1859 - Millet
- L’infante Marguerite en bleu, 1659 - Diego Vélasquez
- Jeune fille à la perle, 1665 - Johannes Vermeer
- Des glaneuses, 1857 - Jean-François Millet
- La Ruelle, 1658 - Johannes Vermeer
- Don Manuel Osorio Manrique de Zunica, 1792 - Francisco De Goya
- Les Coquelicots, 1873 - Claude Monnet

Le jeu des formes / A. Browne. - Kaléidoscope

Quelque part en Angleterre, une famille se rend au musée de la Tate gallery, un « endroit inhabituel ». Anthony Browne, le plus jeune garçon dans l’album, y découvre, grâce aux réflexions humoristiques, naïves ou sensibles de chacun des membres de sa famille, que des tableaux donnent à voir l’Histoire. « Cette journée transforma à jamais ma vie ».
Cette prise de conscience transforme le narrateur, devenu lui-même auteur-illustrateur. Par jeu et pour s’inscrire dans cette réalité, il reproduit ici les tableaux en y intégrant sa famille.
Œuvres observées durant leur visite :
- le Grand Jour de sa colère, 1851 - John Martin
- Passé et Présent, 1858 - Augustus Egg
- The Cholmondeley Ladies, 1600-1610 - British School seventeenth century
- La Mort du major Peirson, 1782-1784 - John Singleton Copley
- L’enfance de Raleigh, 1870 - Sir John Everett Millais
- Cheval attaqué par un lion, 1762 - Goerge Stubbs
- Allegro Strepitoso, 1932 - Carel Weight
- Autoportrait aux badges, 1961 - Peter Blake
- The Meeting or Have a Nice Day, Mr Hockney, (1981-83) - Peter Blake

John Chatterton détective / Y. Pommaux . - Ecole des loisirs

John Chatterton, détective de son état, se voit confier une nouvelle mission : retrouver une fillette toute vêtue de rouge...
L’album, format BD, nous présente une figure de loup narcissique, collectionneur compulsif d’œuvres d’art représentant ses congénères. L’occasion bien entendu de rendre hommage à différents artistes :
- L’Homme qui marche, 1961 - Alberto Giacometti
- Maurits Cornelis Escher (tapis)
- Christo (loup empaqueté)
- Cow, 1929 - Alexandre Calder (loup en fil de fer)
- Nu Bleu, 1952 - Matisse

Le musée des mystères / A. Geisert. - Autrement

Le dimanche est consacré, pour la narratrice et son grand-père, à la visite du musée où ils s’entraînent à copier des tableaux. Que de personnages porcins représentés dans les œuvres !
Ce jour-là, la petite cochonne remarque un détail troublant : « des morceaux de tableaux avaient été découpés et remplacés par de mauvaises copies... » L’enquête les mène vers des souris faussaires...

La petite fille du tableau / M. Guirao-Jullien ; E. Huet. - Kaléidoscope

Nous sommes devant l’entrée d’un musée, des individus de tous âges attendent pour entrer. Dans l’une des salles du musée, ces mêmes personnes observent, vont et viennent, tandis que les gardiens, statiques, veillent. Et puis il y a une petite fille, dans un tableau, qui invite, page après page, un chien, un chat, un oiseau d’autres tableaux à venir la rejoindre. C’est enfin un petit visiteur s’ennuyant ferme depuis le début qui répond à l’invitation de la fillette...
Qui a dit que les visites au musée étaient barbantes ? Avec ces scènes successives qui empruntent à l’univers de différents artistes (Gauguin, Miro, Klimt...), preuve est faite que les tableaux peuvent être source de voyages et de rencontres extraordinaires !

Mona Lisa : Léonard de Vinci / G. Eschner ; R. Badel. - Elan vert ; Scéren-CRDP. - (Pont des arts)

Un jeune italien, ouvrier vitrier au Louvre tombe amoureux fou de Mona Lisa et emmène chez lui la belle qu’il a « déshabillé » de son cadre…
Le récit enlevé colle au fait divers, car le célèbre portrait a bien été dérobé entre 1911 et 1913. En fin d’album on trouve un dossier documenté sur le peintre et l’histoire de la Joconde.
- La Joconde, vers 1503-1507 – Léonard de Vinci
- Les Noces de Cana, 1563 - Paolo Veronese

L’ ange de Léonard : l’Art dévoile ses secrets / A. Sturgis ; L. Child. - Albin Michel

Léo, détective en herbe, est convaincu qu’un musée regorge d’indices intéressants. Il est saisi en entrant par la beauté des tableaux :
- La chambre de Van Gogh à Arles, 1888 - Vincent Van Gogh
- La Chute d’Icare, vers 1558 - Pieter Bruegel
- La tour de Babel, 1563 - Pieter Bruegel
- La dame à l’hermine, 1488-1490 - Léonard de Vinci (tronqué)
- Saint Georges luttant avec le dragon, vers 1504 - Raphaël
- Femmes de Tahiti, 1891 - Paul Gauguin (en miroir)
« Certaines peintures avaient l’air de raconter des histoires, mais Léo n’arrivait pas à saisir de quoi il s’agissait ». L’Ange Gabriel, sorti d’un tableau de Fra Angelico, lui viendra en aide pour décrypter les œuvres suivantes :
- L’Annonciation, vers 1432 - Fra Angelico
- Le Festin de Balthazar, vers 1636-1638 - Rembrandt
- Persée et Andromède, vers 1515 - Piero Di Cosimo
- Vierge à l’enfant et saints, vers 1440-1450 - Disciple de Robert Campin
- Le jugement de Pâris, vers 1645 - Le Lorrain
- Devi combat le démon-buffle Mahisha, vers 1830 - Artiste du Royaume de Chamba, Monts du Pendjab
- La marquise de Pontejos, vers 1786 - Francisco de Goya
- Le souffleur de bulles de savon, vers 1733-1734 - Jean-Baptiste Siméon Chardin
- Vénus et Mars, vers 1485 - Sandro Botticelli
- Tournesols, 1888 - Vincent Van Gogh
- Femme qui pleure, 1937 - Pablo Picasso
- Number 1, 1950, 1950 - Jackson Pollock

L’ ange disparu / M. Ducos. - Sarbacane

Visite scolaire au musée des beaux Arts... C’est l’ennui assuré pour Eloi le rêveur qui se laisse distancer par ses camarades. La Vénus d’un tableau l’aperçoit et, en pleurs, le supplie de se lancer à la poursuite de l’ange qui vient de la quitter. L’enfant n’hésite pas : s’ensuit une course fantastique à travers les salles, les étages d’un musée imaginaire et les tableaux dans lesquels il plonge (et le lecteur avec lui), nargué par l’ange facétieux …
Et l’auteur de préciser : « A chaque grande période, j’ai mis un tableau représentant un chien pour tenter de créer un fil conducteur » Les œuvres sont reproduites avec une fidélité plus ou moins grande, de la citation exacte à l’évocation librement inspirée...
- Victoire de Samothrace, 3e-2e siècles avant J.-C.
- Puppy, 1992 - Jeff Koons
- Mas o Menos (More or Less), 1964 – Frank Stella
- Pyramide du Louvre, 1989 - Ieoh Ming Pei
- La Sainte Famille à l’oiseau, vers 1650 - Bartolomé Esteban Murillo
- La jeune fille à la perle, 1665 - Johannes Vermeer
- Autoportrait en jeune homme, 1629 - Rembrandt
- Plat avec citrons, panier avec oranges et tasse avec rose ou Nature morte avec citrons, oranges et tasse, 1633 - Francisco de Zurbaran
- Nature morte à l’échiquier, dite aussi Les cinq sens, sans date, XVIIe siècle - Lubin Baugin
- Le petit paresseux, 1755 - Jean-Baptiste Greuze
- Buste du peintre Jean-Léon Gérôme, 1871 - Jean-Baptiste Carpeaux
- La Cène, 1495-1497 - Léonard de Vinci
- Christ en croix, 1631- Diego Vélazquez
- Le Nouveau-Né, vers 1648 - Georges de la Tour
- Les pèlerins d’Emmaüs, 1628 - Rembrandt
- Le pâté de jambon, XVIIIe siècle - Jean-Baptiste Siméon Chardin
- Le Sommeil de Vénus, vers 1734 - François Boucher
- L’Automne ou la grappe de raisin rapportée de la terre promise, vers 1660-1664 - Nicolas Poussin
- Wivenhoe park, 1816 – John Constable
- Les meules à Chailly, 1891 – Claude Monet
- Le bassin aux nymphéas, harmonie verte, 1899 - Claude Monet
- La montagne Sainte-Victoire, 1906 - Paul Cézanne
- Coquelicots, 1873 - Claude Monet
- Les Alyscamps, 1888 – Paul Gauguin
- Le talisman, l’Aven au Bois d’Amour, 1888 – Paul Sérusier
- Souvenir, la montagne de géant, 1835 – Caspar David Friedrich
- Le penseur, 1881 - Auguste Rodin
- Ville d’Avray, vers 1867 – Jean-Baptiste Camille Corot
- La Seine à Bougival, 1873 – Alfred Sisley
- Chemin creux, effet de neige, 1869 – Armand Guillaumin
- San Giorgio MaggioreEarly Morning, 1819 – William Turner
- Florence, vue prise des jardins Boboli, 1834-1836 - Jean-Baptiste Camille Corot
- La chasse aux papillons, 1874 – Berthe Morisot
- Femmes de Tahiti ou Arearea (détail), 1892 - Paul Gauguin
- L’Assomption, 1639, Philippe de Champaigne
- La femme debout II, 1959 - Alberto Giacometti
- Monochrome bleu IKB, 1957 - Yves Klein
- Le Beau Monde, vers 1960 – René Magritte
- Sans titre, vers 1955 - Pierre Soulages
- Figure, 1927 – Pablo Picasso
- Composition avec rouge, bleu et jaune, vers 1920 - Piet Mondrian
- Alpha-Pi, vers 1960 - Morris Louis
- Yellow Band, 1956 - Marc Rothko
- Number One, 1948 - Jackson Pollock

Le crime parfait / F. C. Boyce. - Gallimard

Manod, petite bourgade perdue dans la province anglaise. Dylan a 10 ans, il vit avec ses parents, ses deux sœurs et son petit frère, au dessus du garage-station service que gère son père.
Dans cette petite ville calme, sans histoires et sans intérêt, arrive un jour un convoi de tableaux de la National Gallery de Londres, momentanément fermée pour cause d’inondation. Grâce à une série de quiproquos et de malentendus, Dylan va découvrir les tableaux cachés dans la montagne. Ceux-ci vont peu à peu transformer la ville et ses habitants...
Un roman intéressant pour l’humour qu’il distille et surtout pour son sujet : comment une oeuvre d’art peut transformer le regard des gens sur leur vie, sur leur perception du monde. Une jolie approche de l’art pictural qui, malgré quelques longueurs, réjouira des lecteurs curieux et amateurs de rebondissements loufoques.

Il se peut qu’on s’évade / C. Ytak ; G. Rondeau. - Thierry Magnier. - (Photoroman)

Si le Joseph K. de Kafka avait travaillé dans un musée plutôt que comme officier dans un bureau, son procès aurait probablement ressemblé à celui de Peter Skøresen. Il ne se souvient plus de ce qu’il a fait de préjudiciable ; il comprend encore moins pourquoi cette brochette d’inconnus lui demande son avis sur une série de photos que nous découvrons au fur et à mesure qu’il nous les décrit au cours de ses évocations personnelles. Progressivement, le piège se referme et, poussé à l’aveu, Peter nous fait partager le rapport intime entretenu avec les œuvres qu’il était chargé de surveiller dans sa fonction de gardien de nuit.
Un court récit qui se lit d’une traite tant il nous saisit et nous emporte dans les méandres complexes de l’âme humaine. Le texte offre une résonance assez admirable aux photos publiées en début de récit comme le veut la ligne éditoriale. Un pari réussi.
Autre lecture
Peter Skoresen a tout de l’autiste : difficulté relationnelle, peur du bruit et de la foule, mémoire considérable. Il a trouvé le métier qui lui convient parfaitement et qu’il a souhaité depuis son enfance : gardien de nuit d’un musée. Il a une relation toute particulière avec les œuvres qu’il considère presque comme vivantes. Aussi lors du réaménagement des pièces, tout ce bruit, ce bousculement des œuvres lui sont intolérables. Tout le livre repose sur l’interrogatoire de cet homme par un groupe d’experts qui veulent l’amener, photos à l’appui, à avouer ce qu’il a fait.
L’occasion d’entrer dans l’univers de cet homme hors norme qui a un rapport très personnel -solitaire et intense- avec l’art.

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