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Dernière mise à jour :
dimanche 25 septembre 2016

Art et fictions

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Approcher l’Art par la fiction
Quand l’œuvre d'art inspire une histoire


Clins d’œil à l’art dans une fiction :
représentations fidèles ou détournées


C’est un livre / L. Smith. - Gallimard

Petit Ane est curieux, mais aussi circonspect, face à cette chose étrange : un livre. Ca va pas sur Twitter, ça marche pas en Wi-fi, ça ne se recharge pas... Mais qu’est ce que c’est passionnant finalement !
Singe qui s’est vu piquer son livre, aura au moins fait un adepte de ce petit objet tout simple mais ô combien captivant.
Pour tous ceux qui se querellent autour de la place du numérique dans nos vies, voici qui devrait détendre l’atmosphère et réconcilier deux mondes ! Dialogues concis et illustrations espiègles, un petit bonheur que cet hommage au livre :-) (Et à l’art, en passant, avec une reproduction de Mondrian)
Gallimard offre ici une mise en bouche animée.

La fête d’anniversaire / T. Tjong-Khing. - Autrement

Il faut bon nombre de lectures pour comprendre ce qui se trame dans cette prairie. Un chien qui peine à concocter le gâteau d’anniversaire, des enfants apprentis peintres, un vol de collier qui affole un couple de cochons, une madame chien bien décidée à trucider une mouche mais qui touchera une autre proie... Tout ce petit monde mène sa vie dans son coin tout en étant en interaction avec les autres, pour une scène qui grouille de vie.
Une enquête à mener à force d’observation et de patience.
PS : les apprentis peintres ne feront rien moins qu’une reproduction d’un autoportrait de Van Gogh !

A calicochon / A. Browne. - Kaléidoscope

Madame Porchon est aux petits soins pour son mari et ses deux fils, qui considèrent cela comme un dû. Mais trop, c’est trop ! Madame Porchon rend son tablier et quitte le domicile ! L’intérieur d’un foyer qui se familiarise avec le partage des tâches...
Deux tableaux se font l’écho de ce qui se passe chez les Porchon :
- Le Cavalier riant, 1624 - Frans Hals
- Mr et Mme Andrews, 1750 - Thomas Gainsborough

Mon chat le plus bête du monde / G. Bachelet. - Seuil

Gilles Bachelet a chez lui un chat d’une race bien étonnante... Dans le texte, tout est relativement normal : une description pertinente du mode de vie d’un félin. Mais le décalage introduit par l’illustration parachève ce petit bijou d’humour. Et comme nous sommes dans l’appartement d’un artiste, nous ne serons pas étonnés de voir, en matière de décoration d’intérieur, une profusion d’œuvres d’art inspirées des plus grands. Et si les singes obsèdent Anthony Browne, Bachelet lui truffe les œuvres d’éléphants :
- Nicky de Saint Phalle (1930-2002)
- Vassily Kandinsky (1866-1944)
- La Naissance de Vénus, environ 1485 - Sandro Botticelli (1444/1445-1510)
- Ben (1935- ...)
-  ?
- La grande famille (1963) - René Magritte (1898-1967)
-  Le Fifre (1966) - Edouard Manet (1832-1883)
- Place métaphysique ou Place d’Italie, 1912 - Giorgio De Chirico (1888-1978)
- La Danse, 1950 - Marc Chagall (1887-1985)
-  ?
- Nu bleu II, 1952 - Henri Matisse (1869-1954)
- Pablo Picasso (1881-1973)
- Fernand Léger (1881-1955)
- Piet Mondrian (1872-1944)
- Joan Miro (1893-1983)
- Pommes et oranges vers 1899 - Paul Cézanne (1839-1906)
- Le violon d’Ingres (1924) - Man Ray (1890-1976)
- Venus sans bras ni tête ???
- Table et bouilloire aldo rossi design ???

Marcel et Hugo / A. Browne. - Kaléidoscope

Marcel est du genre chétif et peureux. Et solitaire. Lorsque dans la rue, il percute Hugo le très costaud, il est tout étonné de ne pas se faire démolir. Mieux, ils deviennent amis !
Fidèle à son habitude Anthony Browne parsème ses albums de clins d’œil aux œuvres d’art ; ici, un hommage au célèbre tableau :
- Le déjeuner sur l’herbe, 1863 - Edouard Manet

Le colis rouge / C. Perrin. - Rue du Monde

Il en traverse des pages et des doubles pages ce petit bonhomme pressé de délivrer son colis rouge ! Paysages citadins, monde du cirque, des artistes, balades en forêt (univers du conte, atmosphère onirique), voyages et passages... toutes ces aventures sont l’essence même de ce précieux cadeau.
Une vision originale de la création littéraire. A nous lecteurs de rendre hommage à cet imaginaire foisonnant de références, en prolongeant l’histoire.
Parmi les références :
- Le Carnaval d’Arlequin, 1924 - Juan Miro
- La colonne sans fin, 1937 - Constantin Brancusi
- Pablo Picasso
- Henri Matisse
- Mobile et stabile - Alexandre Calder
- Moore ou Jean Arp ? ? ?
- Jérôme Bosch
- Roue de bicyclette, 1913 - Marcel Duchamp
- La Joconde (entre 1503 et 1506) - Léonard de Vinci
- Marc Chagall

Olivia / I. Falconer. - Seuil

Olivia est "très douée pour épuiser tout le monde. Et elle s’épuise elle-même." Sa visite au musée sortira forcément des sentiers battus car Olivia a des avis bien arrêtés sur les deux tableaux qu’elle observe. Elle se sent même une âme d’artiste...
Illustrations en noir et blanc rehaussées de touches rouges d’où se détachent les tableaux représentés, en couleurs :
- Répétition d’un ballet sur la scène, 1874 (détail) - Edgar Degas
- Automn rythm, 1957 (détail) - Jackson Pollock
L’âme d’artiste d’Olivia ne se limite pas à la peinture, elle construira un château de sable monumental, référence à :
- l’Empire state building à New York (1931) (architecture)

Le voyage du chat à travers la France / Kate Banks ; G. Hallensleben. - Gallimard

Un chat qui vivait avec une vieille dame se retrouve seul le jour où elle meurt. Expédié dans le nord de la France, il décide de partir, traversant villes et campagnes pour retrouver sa maison. De nombreux monuments jalonnent son parcours, dont on trouvera l’itinéraire précis en 4° de couverture :
- Cathédrale Notre Dame, Rouen, XIII siècle
- Cathédrale Notre Dame, Paris, XIII siècle
- Tour Eiffel, Paris, 1887-1889
- Château, Chambord, 1519-24 puis 1526-44
- Pont du Gard, entre 40 et 60 après J.C.

Marcel le rêveur / A. Browne. - Kaléidoscope

Marcel rêve de tout et de rien : du passé, du présent, de sa carrière, de ses super pouvoirs…
Album riche en références aussi bien dans le domaine de l’art, de la littérature que du cinéma, mais toujours avec cette obsession de la banane !
- La clef des songes, 1930 - René Magritte
- Le château des Pyrénées, 1959 - René Magritte
- Les danseuses - Edgar Degas
- La Reproduction interdite, 1937 - René Magritte
- La trahison des image, 1929 - René Magritte
- Le fils de l’homme, 1964 - René Magritte
- Aphrodite, dite Vénus de Milo, vers 100 avant J.-C.
- La Tentative de l’Impossible, 1928 - René Magritte
- La Légende Dorée, 1958 - René Magritte
- Carte postale, 1964 - René Magritte
- La lampe philosophique, 1936 - René Magritte
- Le rêve ? - Henri Rousseau dit Le douanier
- Joies et énigmes d’une heure étrange ou Place d’Italie ? - Giorgio di Chirico
- La Légende des siècles,1948 - René Magritte
- Persistance de la mémoire, 1931 - Salvador Dali
- Le Sommeil, 1937 - Salvador Dali
- Girafe en feu, 1935 - Salvador Dali
- Salvage from Paraphrase on the Discovery of a Glove, 1878 - Max Klinger

Anna et le gorille / A. Browne. - Flammarion

Anna est une petite fille solitaire qui adore les gorilles. Elle joue avec, elle les dessine, les imagine, mais n’en a jamais vu "en vrai". Pour son anniversaire, son père lui offre une nouvelle peluche, qu’elle oubliera dans un coin de sa chambre. L’animal va alors grandir, s’animer et emmener Anna au zoo, chose que son père n’a jamais pris le temps de faire. Cette aventure en duo s’avèrera pleine de surprises et grâce à une simple peluche, les rêves d’Anna deviendront réalité.
Gorilles à profusion dans l’univers d’Anna, jusque dans les traits de la statue de la Liberté et les tableaux accrochés aux murs :
- La Joconde, entre 1503 et 1506 - Léonard de Vinci
- Portrait de la mère de l’artiste, 1871 - James Abbot Mc Neill Whistler Statut de la liberté
- La statue de la liberté, 1886 - Frédéric Auguste Bartholdi (et Gustave Eiffel)

Petite beauté / A. Browne. - Kaléidoscope

Voilà bien une amitié contre nature... Un gorille, éduqué par les humains à la langue des signes, s’ennuie seul dans sa chambre. On lui offre pour compagnon un chaton. Les hommes savent la relation dangereuse (“Ne la mange pas !”)... Arriveront-ils à s’entendre ?
Le lecteur ne doute pas de la belle amitié qui attend ces deux êtres différents mais l’auteur s’est amusé, avec la référence au vol d’ICare, à interroger la condition d’enfermement et les limites de la nature que l’Homme repousse sans cesse...
- La Chute d’Icare (vers 1558) - Pieter Bruegel

Les trois petits cochons / S. Guarnaccia. - Hélium

Dans cet album, le texte respecte l’histoire connue des Trois Petits Cochons, mais l’univers graphique est loin de la tradition. Au fil de l’histoire, nous découvrons des objets et des bâtiments représentatifs de ce qu’a été le design au XXe siècle.
Les trois petits cochons quittent la maison familiale :
- The Gamble House, 1908 - Green and Green
Le premier cochon a travaillé sur les plans suivants...
- UFA-Cinema Center, 1998 - Coop Himmelb
- Monument à la III° Internationale, 1920 - Vladimir Tatlin
... et construit sa maison avec du matériel de récupération :
- The Gehry House, 1978 - Frank Gehry
Mobilier :
- Chaise Berlin, 1923 - Gerrit Rietveld
Le deuxième cochon travaille sur différents plans :
- The Glass House, 1949 - Philip Johnson
- Villa Savoye, 1931 - Le Corbusier
- Seagram Building, 1958 - Ludwig Mies van der Rohe et Philip Johnson
- Dôme Géodésique, 1945 - Richard Buckminster Fuller
- The Crystal House, 1939 - George Fred Keck
mais construira une maison de verre :
- The Glass House, 1949 - Philip Johnson
Mobilier :
- Chaise Cantilever, 1926 - Mart Stam
- Tapis Marine d’abord, 1927 - Eileen Gray
Le troisième cochon est entouré de plusieurs plans :
- Tour Einstein, 1921 - Erich Mendelsohn
- Opéra de Sydney, 1973 - Jorn Utzon
- Fauteuil Le Corbusier, 1902 - Thonet
- Wiggle Side Chair, 1972 - Frank Gehry
Ses choix porteront sur une maison de pierre de de béton :
- Fallingwater House, 1939 - Frank LLyod Wright
Mobilier :
- Fauteuil Hardoy,1938 - Jorge Ferrari-Hardoy
- Presse-Agrumes Juicy Salif, 1990 - Philippe Starck
- Chaise First, 1983 - Michelle de Lucchi
- Vase Hollywood, 1958 - Ettore Sottsas
- Table Tulipe, 1956 - Eero Saarinen
- Cafetière La Conica, 1984 - Aldo Rossi
- Dymaxion Car, 1934 - Richard Buckminster Fuller
- Lampe Lampadina, 1972 - Achille Castiglioni
- Radio Nuse, 1937 - Isamu Noguchir
- Tapis Arizona, 1984 - Nathalie du Pasquier
Serre :
- Pyramide du Louvre, 1989 - Pei Ieoh Ming
Le loup se déplace d’une maison à l’autre en moto :
- Moto Voxan GTV 1200, 2008 - Philippe Stark

Parfois je me sens / A. Browne. - Kaléidoscope

Ce n’est pas l’ouvrage le plus heureux d’Anthony Browne mais il a au moins deux mérites : égrener les émotions et états d’âme, en la personne d’un ourson tour à tour curieux, heureux, inquiet, surpris... Et introduire dans l’image une référence à l’univers du Douanier Rousseau.

Chien bleu / Nadja. - Ecole des loisirs

Charlotte est tout de suite attirée par ce grand chien bleu étrange -bleu cobalt pur, lumineux- « aux yeux verts brillant comme des pierres précieuses ». Chaque soir, ils se retrouvent pour un moment d’intense complicité. Mais un jour la sanction tombe : sa mère refuse que sa fille s’approche d’un chien qui peut être malade ou méchant. Le destin en décide autrement.
Cette histoire apparemment simple revêt une dimension fantastique grâce aux aplats de couleurs et aux jeux d’ombre et de lumière conférant au grand chien bleu un statut de gardien de la nuit. Le livre est conçu comme un livre-peinture, où chaque double page est à la fois narrative et permet de se plonger dans la contemplation des fresques.
Cette référence ajoute à la densité des illustrations de Nadja :
- Le déjeuner sur l’herbe, 1862-1863 - Edouard Manet
D’autres pourront y voir des allusions à Vlamink, Rousseau, Gauguin, Picasso, Van Gogh...

Scribble et Ink / E. Long. - Hélium

Ink la souris « aime faire de la peinture », des natures mortes par exemple. Scribble le chat « préfère dessiner » des autoportraits. Leur point commun ? Dénigrer ce que fait l’autre...
C’est la guerre, crayon et pinceau en sont les armes. Ils s’en prennent l’un à l’autre, se dessinent des pièges puis se mettent en scène dans des parodies de grandes œuvres d’art.
Dans une explosion du trait et des couleurs, ils rivalisent de créativité, s’améliorent, se reconnaissent pour aboutir à « une super production ».
La page finale présente en quelques lignes les artistes dont Scribble et Ink se sont inspirés :
- American Gothic, 1930 - Grant Wood
- Andy Warhol
- Dripping, Keith Haring
- Jackson Pollock
- Roy Lichtenstein
- La Persistance de la mémoire, 1931 - Salvador Dalí
- La Joconde, entre 1503 et 1519 - Léonard de Vinci
- Dora Maar au Chat, Pablo Picasso - 1941
- Nymphéas, Claude Monet
- Le fils de l’homme, 1964 - René Magritte
- La Nuit étoilée, 1889 - Vincent van Gogh
- Composition, Piet Mondrian

Un air de familles : le grand livre des petits différences / B. Boutignon. - Le baron perché

La cellule familiale sous toutes ses formes, toutes ses différences. Sur chaque double page, 3 familles, présentées avec humour et tendresse avec 3 phrases. Dans une jeu de devinettes, il faut attribuer la phrase à son illustration correspondante.
Au musée aussi, les familles se croisent et ne se ressemblent pas... Les œuvres visitées sont détournées à l’image des personnages animaux.
- La danse, 1919 - Henri Matisse
- La Joconde, vers 1503-1507 - Léonard de Vinci
- Totem amérindien

Et si jamais / A. Browne. - Kaléidoscope. 2013

C’est une première pour Joe : il va à l’anniversaire d’un ami. Avec sa maman, il parcourt la rue en guettant la maison de son ami, ne se souvenant plus de l’adresse exacte. Tandis qu’il cherche, les doutes l’assaillent : « Et si jamais il y a quelqu’un que je ne connais pas à cette fête ? » ; « Et si je n’aime pas la nourriture ? » Et si...
L’intérieur des maisons se dévoile en écho à ces questions. A celle-ci : « Et si leurs jeux sont affreux ? », la réponse prend les traits d’une partie de l’œuvre de Bruegel :
- Les jeux d’enfants, 1560 - Pieter Bruegel

L’ imagier / D. Chedru ; Petit Pan. - Marcel & Joachim

Petit format carré qui combine motifs de tissus et couleurs harmonieuses pour un imagier très esthétique. Une centaine de mots est déclinée et mise en scène. Première éducation au regard qui fait un clin d’œil à :
- La Grande Vague de Kanagawa, 1830 ou 1831 - Katsushika Hokusai

Boucle d’or et les trois ours / S. Guarnaccia. - Seuil

Si le texte respecte la trame classique de Boucle d’or et les trois ours, l’illustration transporte le conte dans une modernité des années 50-60 : des vêtements près du corps (Textile Incantations, 1946-1947 - Alvin Lustig), des objets design, une ambiance jazzy...
Les chaises, de Papa ours à Bébé ours :
- Ladderback, 1902 - Charles Rennie Mackintosh
- fauteuil Aegget, 1957-1958 - Arne Jacobsen
- chaise LCW, 1945 - Charles&Ray Eames
Sur un tapis Textile Chequers, 1951 - Terence Conran
Les lits :
- Sofa Anfibio, 1970-71 - Alessandro Becchi
- Lit gonflable Blow 1967 d’après De pas, D’urbino, Lomazzi
Autre mobilier :
- Chaise Série7, 1955
- Chaises Myren, 1952 - Arne Jacobsen
- Table Chess, 1947-1948 - Isamu Noguchi
La vaisselle :
- Vaisselle Picknick, 1956 - Marianne Westman
- Town&country, 1946-1947 - Eva Zeisel
- Cuillère de 1951 - Gio Ponti
- Vase Savoy, 1936 - Alvar Aalto
Décorations d’intérieur :
- Pendule murale Kite, 1953 - George Nelson
- Pendule murale Ball, 1949 - George Nelson
- Plafonnier PH5, 1958 - Poul Henningsen
Voir l’animation proposée

Des invités bien encombrants / A. McAfee ; A. Browne.- Kaléidoscope

Depuis la séparation de ses parents, Katy vit seule avec son père et leur chat, Prince, dans une maison du bord de mer, à la campagne. De petits rituels accompagnent leur quotidien à tous les trois et les rendent complices, attentionnés les uns envers les autres. Tout est parfaitement réglé et calme, jusqu’au jour où Marie, son fils Yann et leur chien Corniaud entrent dans leurs vies. Tout se bouscule pour Katy, complètement envahie, et qui, dépassée par tant d’agitation craint de devoir partager son père, sa maison et toutes ses affaires ; Katy exprime son mal être et voit partir ces "invités bien encombrants". Malgré un retour au calme, Katy se rend vite compte que quelque chose leur manque à tous les deux et que leur nouvelle vie n’avait pas été si désagréable...
Fidèle à son habitude, Anthony Browne incorpore à ses illustrations, de façon évidente ou subtile, des détails d’œuvres d’art :
- La durée poignardée, 1938 - René Magritte (train dans le cadre et pendule sur l’étagère)
- L’homme au chapeau melon, 1964 - René Magritte (sur le manège, assis sur les toilettes)
- Personnages inspirés de ceux qui caractérisent les portraits de F. Botero (sur le manège, puis sur la plage)
- Le déjeuner sur l’herbe, 1862-1863 - Edouard Manet (Marie et le père de Katy sur la plage)
- De multiples rappels à l’œuvre de Magritte sur la planche de la maison de Marie et Yann (colombe, parapluie noir, pipe)

Mathieu / G. Solotareff. - Ecole des Loisirs

Mathieu est un jeune souriceau idéaliste qui aime les choses simples. Il est gentil, poli et très obéissant, mais il rêve en secret de pouvoir faire des choses impossibles à réaliser. Il décide donc de devenir un "magicien de la vie" et cherche dans les livres la formule qui lui permettra d’avoir une existence de rêve. Un beau jour il se rend compte qu’il a la faculté de faire obéir au doigt et à l’œil le monde qui l’entoure : il devient prétentieux et égocentrique. Personne ne lui résiste mais Mathieu finit seul dans sa grande maison. Lassé de cette solitude trop pesante, il fuit dans un pays lointain mais s’en fait chasser aussitôt. De retour chez lui, il décide d’oublier la formule magique et redevient le souriceau qui ne rêve que d’être lui-même, tout simplement.
Dernière page, Mathieu joue aux cartes dans sa chambre avec son ami Vincent :
- La chambre de Van Gogh à Arles, 1888 - Vincent Van Gogh

Champignon Bonaparte / G. Bachelet. - Seuil

Sous les traits d’un champignon, les tribulations d’un sale môme passionné par les arts militaires...
On peut lire tout simplement cet album à l’humour décapant ou y voir les références à l’histoire de Napoléon Bonaparte. Comme cette référence directe au tableau :
- Sacre de Napoléon Ier, entre 1805 et 1807- Jacques Louis David

L’ Afrique, petit chaka... / M. Sellier ; M. Lesage. - Réunion des musées nationaux

Petit Chaka est avide, il veut tout savoir de la vie de Papa Dembo. « Raconte, Papa Dembi, raconte-moi » : le quotidien, les esprits de la nuit et la magie... Tout une vie qui prend corps grâce aux illustrations de Marion Lesage mais surtout aux nombreuses incrustations de photos d’œuvres conservées au musée national des Arts d’Afrique et d’Océanie ; des masques, instruments, statues et autres objets rituels, provenant de différents pays d’Afrique :
- Poupée - Ghana
- Femme portant un enfant - Côté d’Ivoire
- Masque de fête - Nigeria
- Harpe - Centrafrique
- Masque double - Côté d’Ivoire
- Siège à dossier - Tanzanie
- Statuette en terre cuite - Nigeria
- Partie supérieur d’un masque - Nigeria
- Pelle à mil - Côté d’Ivoire
- Masque de pluie - Burkina Faso
- Masque coiffe - Cameroun
- Masque - Côté d’Ivoire
- Figuration de crâne perlé - Cameroun
- Statue magique - Zaïre
- Statue masque - Guinée
- Masque d’initiation - Gabon
- Masque de l’esprit d’une femme défunte - Gabon
- Tête en terre cuite - Nigéria

La mémoire de l’éléphant : Une encyclopédie bric-à-brac / S. Strady ; J.-F. Martin. - Hélium

Nous sommes le 1er mai, fête du travail, également jour anniversaire de Marcel, très vieil éléphant. Mais de cela, Marcel ne semble pas avoir conscience, occupé à mener une journée type : déjeuner, s’habiller, travailler... un petit détour nostalgique par le passé de Marcel et c’est l’heure de la fête en compagnie de tous ses amis !
Très grand format pour cet album qui mêle fiction autour de l’élégant Marcel et infos documentaires variées, ajoutées sous forme d’encarts, comme témoins d’une vie passée et présente bien remplie : sur les éléphants et autres animaux, les vêtements, quelques monuments d’architecture et meubles design, les instruments de musique, les navires, quelques plantes et oiseaux...
Voici les nombreuses références artistiques qui parsèment l’album, qu’elles soient constitutives du décor de l’histoire ou des timbres d’informations.
- Chaise DSW, 1950 - Charles et Ray Eames
- Lampe Arco, 1962 - Achille et Pier Giacomo Castiglioini
- Chaise Ant (fourmi), 1952 - Arne Jacobsen
- Chaise Panton, 1960-1967 - Verner Panton
- Table Tulipe, 1955-1957 - Eero Saarinen
- Applique, 1953-1958 - Serge Mouille
- Chaise, 1931 - Alvar Aalto
- Tabouret Tam-Tam, 1968 - Henry Massonnet
- Empire State Building, 1931
- Imac, 1998 - Jonathan Ive
- Flatiron Building, 1902 - Daniel Burnham
- Shanghai World financial center, 2008
- Taipei 101, 2004
- Torre Agbar, 2005 - Jean Nouvel
- Tour Eiffel, 1889 - Gustave Eiffel
- Chrysler Building, 1930 - William Van Alen
- Bureau Tank, 2008 - Peter Petersen
- Lampe Tizio, 1972 - Richard Sapper
- Fauteuil AA (aussi appelé papillon), 1940 - Jorge Ferrari-Hardoy, Juan Kurchan et Antonio Bonet
- Fauteuil Grand confort, 1927-1929 - Le Corbusier, Charlotte Perriand et Pierre Jeanneret
- Lampe AJ, 1958 - Arne Jacobsen
- Table basse, 1944-1948 - Isamu Noguchi
- Lampe Akari, 1951-1987 - Isamu Noguchi
- Chaise longue LC4, 1927-1929 - Le Corbusier, Charlotte Perriand et Pierre Jeanneret
- Bibliothèque Bookworm, 1993 - Ron Arad
- Eléphant Jouet, 1945 - Charles et Ray Eames
- Tabouret Butterfly (papillon), 1954 - Sori Yanagi

(Bons) Baisers ratés de Paris / D. Cali ; A. Rouquette. - Gulf Stream

Une petite balade dans Paris nous est offerte en compagnie d’un charmant couple d’amis. Lui voudrait qu’ils soient justement davantage que des amis... Il rêve d’un baiser romantique dans la plus belle ville du monde, mais de quartier en quartier, rien ne se passe comme il le souhaite, même devant les plus beaux monuments de notre capitale. Une carte finale reprend la balade des amoureux, avec des pictogrammes pour baliser les lieux :
- Colonne de Juillet (Place de la Bastille), entre 1835 et 1840 - Jean-Antoine Alavoine
- Notre-Dame, 1163
- Obélisque de Louxor (Place de la Concorde)
- Arc de triomphe de l’Étoile (Place de l’Étoile), 1806-1836 - Jean-François-Thérèse Chalgrin
- Tour Eiffel, 1889 - Gustave Eiffel
- Jardin des Tuileries
- La Pyramide du Louvre, 1989 - Ieoh Ming Pei
- Cimetière du Père-Lachaise, 1804
- Le Panthéon, 1790
- Grande Mosquée, 1926 - Maurice Mantout
- Centre Pompidou, 1977 - Renzo Piano, Richard Rogers, et Gianfranco Franchini
- Place des Vosges
Aux musées d’Orsay, Picasso et Rodin :
- Le baiser, 1907-1908 - Gustav Klimt
- Rouge, Noir, blanc sur jaune ( ?), 1955 - Mark Rothko
- Figures au bord de la mer, 1931 - Pablo Picasso
- Le Baiser, entre 1880 et 1898- Auguste Rodin
- Le verrou, 1776 - Fragonard (1732-1806) Puis, en reproduction chez les bouquinistes :
- Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, 1923 - Paul Abadie, Honoré Daumet, Charles Laisné
- La Joconde, vers 1503-1506 - Leonard de Vinci
- Château de Versailles

(Bons) Baisers ratés de Venise / D. Cali ; I. Mazzanti. - Gulf Stream

Nos amoureux, après Paris, visitent Venise, la ville de « Giacomo Casanova, maître de la drague et de la séduction ! » Le narrateur en est persuadé, ici, il aura un baiser de sa belle !
Nous voilà partis sur les traces du couple qui explore les grands lieux touristiques de la ville :
- Basilique Saint-Marc, 976
- Palais des Doges, 1366
-  Procession sur la place Saint-Marc, à Venise, 1496 - Gentile Bellini
- Teatro La Fenice
- Pont de la Constitution
- Pont de l’Académie
- Pont des lagunes
- Pont de la liberté
- Pont du Rialto
- Pont des Soupirs

Jeu de piste à Volubilis / M. Ducos. - Sarbacane

La narratrice de cette histoire habite une maison résolument moderne. Elle l’a toujours trouvée étrange. A juste titre car elle tombe un jour sur un message sibyllin. Alors débute un jeu de piste fascinant à travers les pièces de la maison, et même un peu au-delà...
L’occasion pour le lecteur d’observer un mobilier très design et de voir quelques références picturales libres des années 60-70 :
- Fauteuil Ballon, 1966 - Eero Aarnio
- Blue 2, 1961 - Joan Miro
- Table Mondrian - Bernard Vuarnesson
- La colombe de la paix, 1961 - Pablo Picasso
- Tabouret Diabolo ou Tam-Tam, 1967-1968 - Henry Massonnet
- Campbell Soup, 1968 - Andy Warhol
- Mondrian
- Mobile de Calder
- Fenêtre en longueur Corbu - Le Corbusier

L’ enfant et le chat / L. Hathorn ; G. Rogers. - Mijade

Olivier trouve un chaton dans les rues sombres d’une grande ville. Il l’emmène, blotti contre lui. Les dangers sont nombreux, pour le garçon comme pour le chat, avant d’arriver « à la maison ». Mais en guise de foyer, c’est dans un coin de rue que les frères de rue trouveront à s’abriter.
La solidarité entre ces deux êtres exclus est appuyée en filigrane par l’évocation, en début et fin d’album, de deux mains, célèbre détail de l’œuvre de Michel-Ange :
- La Création d’Adam de la Chapelle Sixtine (détail), vers 1511 - Michel-Ange

L’ affaire Matisse / G. Bragg. - Ecole des loisirs. - (Neuf)

Matisse, prénommé ainsi par des parents férus d’art, a le don incroyable de copier les peintures. Sa mère étant chef de sécurité d’un grand musée, il trouve toujours matière à exercer ses talents. Lorsque, pour une exposition spéciale autour d’Henri Matisse, l’œuvre Portrait de Pierre Matisse arrive au musée, Matisse le bien nommé se fait un plaisir de copier l’œuvre. Et de la substituer à l’originale. Et d’emmener icelle à la maison… Le début d’un cauchemar dont le petit Matisse ne sait comment se tirer… Une histoire abracadabrante, avec un personnage très attachant, qui jouera son excipit de façon tout aussi rocambolesque : la rencontre avec Pierre Matisse, le fils, solutionnera l’embrouillamini.
- Portrait de Pierre Matisse, 1909 - Henri Matisse

La boîte de Pandore / V. Koenig ; L. Heugel. - Thierry Magnier. - (Contes du Louvre)

Prométhée n’a de cesse de défendre les hommes des injustices de Zeus. Le roi des dieux, fort contrarié de ces affronts successifs, envoie la belle Pandore sur terre, puis une boite à ne surtout jamais ouvrir... La femme, perfide et menteuse, aura le geste fatal. « Dans un bruit de tempête, la colère, le mensonge, la violence, les maladies, la vieillesse et la mort s’en échappent et se répandent sur terre. »
Ce conte de la mythologie grecque, inspiré des textes anciens d’Hésiode et Eschyle, est illustré avec des œuvres (entières, détails ou reproduction) exposées au département des antiquités grecques, étrusques et romaines du musée du Louvre. Cependant, il n’y a pas de correspondance stricte entre les personnages illustrés et les œuvres réelles (Pandore prend les traits de la sculpture Isis-Aphrodite) :
- Coupe en forme de calice, vers 580-270 avant J.c. (en pages de garde)
- Pyxis à figures rouges (Noces de Pelée et de Thétis), 470-460 avant J.C.
- Canthare à figures noires (Sphinx affrontés), vers 560 avant J.C.
- Oenochoé à figures rouges (Polynice et Eriphyle), vers 450-440 avant J.C.
- Hydrie (de Caéré) à figure noires (vol des bœufs d’Apollon par Hermès)
- Oenochoé ionienne orientalisante, vers 640-630 avant J.C.
- Coupe « bilingue » (Comaste), vers 510-500 avant J.C.
- Hydrie de Caere à figures noires, face B : Deux aigles affrontés et un lèvre en course, vers 525 avant J.c.
- Statuette féminine, vers 2700-2300 avant J.C.
- Aphrodite ( ?) sur un tabouret, 50 après J.c.
- Isis-Aphrodite, IIIe siècle avant J.C.
- Skyphos à figures rouges (Jeune fille), vers 420-410 avant J.C.
- Cratère à oreillettes à figures rouges, vers 500-490 avant J.C.
- Lékanis à figures rouges (Apollon, Marsyas et les Muses), milieu du IVe siècles
- Hydrie de Caere à figures noires, face A : Héraclès amenant Cerbère à Eurysthée, vers 525 avant J.c.
- Amphore à col à figure rouges (Victoire), vers 470 avant J.C.

Où mène la vie ? / J.-L. Floc’h. - Hélium

A la question titre, Où mène la vie ?, le père propose à sa fille plusieurs réponses, comme un catalogue de sens à donner à la vie. Certaines très tangibles, réelles : « A Saint Andrews, » « Sous le soleil d’Égypte »... D’autres plus conceptuelles : « A faire illusion », « A l’indolence », « A la guerre ». Les illustrations installent des références littéraires, cinématographique et picturales qui introduisent un humour décalé et incisif incitant à la réflexion.
- Les pyramides de Gizeh
- Discobole de Myron
- Le 28 juillet : la liberté guidant le peuple, 1830 - Eugène Delacroix

Le grand déballage / E.L. Konigsburg. - Bayard. - (Millézime)

C’est une relation tout en pudeur et en précautions qui se tisse entre Amadeo et William. Leur terrain d’apprivoisement : la maison de Madame Zender chez qui la mère de William fait une liquidation de biens. Haute en couleurs, la vieille dame capricieuse et délicieuse mène son monde à la baguette. En parallèle, nous suivons la mise en place de l’exposition d’un certain Peter, autour de l’Art dégénéré. L’occasion de découvrir cet aspect de la seconde guerre mondiale. Bientôt, les deux histoires vont se mêler et révéler un trafic d’œuvres d’art de la sombre époque. Pour Amadéo qui rêvait de faire une découverte, une vraie, il découvre surtout que les gens cachent bien des choses…
Un roman qui prend son temps pour installer l’ambiance et l’intrigue, avec des personnages énigmatiques sur fond d’un pan d’Histoire méconnu et intéressant. Pour bons lecteurs.

Le val de la morte embrassée / M. Honaker. - Flammarion

Une jeune journaliste reçoit un texto pour le moins étrange : un ancien magnat de la presse retiré depuis des années dans son manoir lui propose une interview. Piquée au vif, Jubella part à la rencontre de cet énigmatique personnage. L’homme est âgé mais oppressé par un terrible secret. Sur le point de le révéler, il meurt subitement laissant la jeune femme en proie a un danger imminent. Jubella devra faire preuve de ténacité et d’une certaine ouverture d’esprit pour comprendre au-delà des mots, le mystère de toute une vie.
Un livre aux pouvoirs envoûtants. Et si la force de l’amour pouvait faire renaître à la vie ? Dans un décor propice aux contes et légendes, se déroule une enquête passionnante et surnaturelle.
Autre lecture
Jubella, jeune journaliste est invitée par un homme célèbre pour réaliser une interview. Entre remords et dernières volontés, celui-ci lui révèle son identité secrète, celle d’un être spécial, un éveilleur et l’imminence de sa mort. Et effectivement, le corps de Lord Denholm est retrouvé le lendemain matin, sans vie... Jubella cherche alors, entre enquête journalistique et désir de comprendre, à retrouver le tableau de Turner, un instant aperçu et présenté par le Lord comme la clef du mystère...
Une nouvelle fois l’auteur mêle enquête policière et fantastique. Le thème principal de l’œuvre, le pouvoir de la peinture, se décline tout le long de l’histoire entre conte de fées et malédictions. Le monde peuplé par Honaker, avec une méchante reine et des armes redoutables fait frémir le lecteur. Reste l’amour pour équilibrer le récit.
« Les éveilleurs sont seuls. Ils l’ont toujours été. C’est un lourd fardeau à porter que celui de détenir le pouvoir de vaincre la mort... Une si lourde charge... »

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