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dimanche 25 septembre 2016

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Actes sud / Didier / Enfance et musique / Flammarion / Gallimard / Lirabelle / Milan / Autres éditeurs /



coup de coeurAimata et le secret des tambours, un conte pour découvrir les tambours de Tahiti / L. Urgin, T. C. Marakaï ; E. Mansot. - Actes Sud junior. - (Les contes du musée de la musique)

La fiction évoque l’arrivée sur le trône d’Aimata, qui régna au XIX° siècle sous le nom de Pomaré IV, mais rien ne permet de déterminer si le fondement en est légendaire. Devenue reine alors qu’elle n’a que 15 ans, Aimata veut découvrir le secret d’un bon règne, qui serait détenu par les pa’hu (tambours). Mais leur langage lui reste étranger et elle finit par les maudire. Aussitôt le désordre s’installe. Pour réparer sa faute, elle décide d’aller consulter le sage Tuarai, qui lui apprend à chercher elle-même les meilleurs matériaux pour construire un tambour. Ce faisant, elle apprend le courage, l’habileté, la force, la dignité, la patience et l’équilibre, qui sont l’âme des tambours (la légende tahitienne dote ceux-ci d’une âme) et les lois d’un règne bienfaisant. La leçon du conte est explicite. Conformément à l’objectif de la collection, l’écriture du conte est très soignée, musicale : jeux des rimes et des rythmes, nombreuses répétitions soulignant l’aspect initiatique du conte (et facilitant la mémorisation). L’album se clôt sur 4 pages documentaires qui évoquent l’existence historique de la reine Pomaré IV et font découvrir les tambours : fonction, fabrication, différentes tailles. Un regret : aucune explication sur la langue tahitienne.
Les illustrations pleine page, auxquelles font écho de petites vignettes, sont à l’évidence très directement inspirées par les tableaux de Gauguin. Si elles peuvent séduire par leurs couleurs, les figures humaines sont considérablement affadies. Un choix peu créatif et peu convaincant.
Le CD est dépaysant. Il est le complément indispensable de l’album, plus encore que dans les autres titres de la collection. Les tambours sont de véritables personnages qui dialoguent longuement avec Aimata. Ils donnent tout son poids au texte et ce dernier permet d’entrer plus facilement dans une écoute attentive des nuances du jeu. En outre le conte est bilingue. Le CD s’ouvre sur une réunion de musiciens, comme dans une fête, et en arrière-plan on entend un récit en tahitien (début du conte ou introduction). Tuarai parle d’abord en tahitien, sur un ton solennel, une petite partie seulement de ses propos étant assumée en français par la conteuse Teura Camélia Marakai. L’accent de celle-ci, qui est tahitienne, tout en étant compréhensible, contribue au dépaysement. Sa diction assez maniérée peut déplaire, mais on s’y habitue, et la qualité d’écriture ressort bien. Le CD se clôt sur le développement du chant entendu au début.
Cet album-CD accessible dès 4-5 ans est un des meilleurs de la collection des Contes du Musée de la musique. Outre le fait que les enfants peuvent s’identifier à cette princesse impatiente, il offre l’occasion de découvrir la culture de Tahiti. Il peut réunir la famille et aussi être exploré à l’école grâce à une approche disciplinaire ou transdisciplinaire. Les quelques pages documentaires invitent à poursuivre les recherches sur la langue, la mythologie polynésienne, l’évolution historique de l’île…

coup de coeurAngèle, l’ange du clavecin : Un conte pour découvrir le clavecin / M. Bertherat ; C. de Gastold. - Actes Sud/Cité de la musique. - (Les contes du musée de la musique)

Une petite fille chérie par son père, un comte, va être séparée de lui au moment de la révolution. Après avoir perdu la mémoire, c’est grâce à l’écoute d’un clavecin qu’elle va retrouver son père.
L’album se termine avec six pages richement illustrées pour nous documenter sur l’instrument, son utilisation et sa fabrication ainsi que sur la musique du 18ème siècle. De larges illustrations pleines page, avec un côté précieux bien adapté à l’histoire et à l’instrument, sont autant de scènes réalistes qui nous transportent très justement dans l’ambiance de chaque période de la vie d’Angèle.
La musique ponctue en permanence l’histoire et permet au clavecin d’être au diapason des évènements. L’écoute du clavecin en devient toute différente. L’interprétation du texte n’est jamais lassante. Christophe Rousset est un brillant interprète au clavecin.
L’histoire du clavecin et celle de la petite fille sont intimement mêlées. Cela permet de mieux appréhender un instrument souvent méconnu mais qui revient en force grâce au succès de la musique baroque. Un excellent livre cd qui invite à la découverte de l’instrument, mais aussi des autres albums de la collection et à la visite du musée de la musique où sont exposés plus de 900 instruments du monde entier.

coup de coeurAuguste le galibot et ta mélodie de l’espoir / B. Fontanel ; C. de Gastold. - Actes sud junior/cité de la Musique. - (Les contes du musée de la musique)

Objectif : faire découvrir le saxhorn, instrument de la famille des cuivres, inventé en 1845 par Adolphe Sax, et rapidement adopté par les fanfares en plein essor à la fin du XIXe siècle. De là découle le thème du conte -prétexte : le monde de la mine, les mineurs possédant d’excellentes fanfares encouragées par les patrons pour développer l’esprit maison et occuper sainement les ouvriers (d’après le cahier documentaire pacé à la fin de l’album).
Conte : c’est l’histoire d’Auguste, un garçon d’une douzaine d’années, fils de mineur, lui-même galibot c’est-à-dire enfant mineur, qui rêve de jouer du saxhorn comme son père et d’intégrer la fanfare. Survient un accident, un coup de grisou : son père est enseveli sous les décombres. Dans les jours qui suivent, alors que tout espoir paraît vain, Auguste va jouer du saxhorn à l’entrée du puits. Douze jours plus tard, miracle : son père et ses camarades surgissent du puits ; pour sortir de la mine, ils ont creusé une galerie se dirigeant au son du saxhorn. L’histoire intègre assez judicieusement l’instrument sans que cela paraisse trop artificiel. Mais il y a des longueurs. L’auteur a voulu faire coup double, deux documentaires en un, un sur le saxhorn et un sur la mine, et ce dernier accumule les poncifs et les détails insignifiants. Le texte aurait gagné à être plus synthétique, plus ramassé.
CD : Le conte est dit par J. Bonaffé, et il s’avère plus agréable à écouter qu’à lire, d’autant qu’il est enrichi par des bruits d’ambiance. La musique du saxhorn et de la fanfare accompagne agréablement le déroulement de l’histoire et on a pris soin de ménager des temps musicaux plus longs. Bien mis en scène avec un rapport équilibré entre texte et musique.
Livre et CD se complètent pour former un tout cohérent. Assez réussi.

coup de coeurBabik, l’enfant du voyage : Un conte pour découvrir la guitare manouche / A. Montange ; E. Mansot ; D. Reinhardt. - Actes Sud. - (Les contes du musée de la musique)

Dans une pochette douce à l’œil et au toucher, on découvre l’histoire d’amour qu’ont vécu une petite gadje, Mariette, et un jeune manouche, Babik. Bravant la réprobation de leurs deux communautés très antagonistes, les deux amoureux finiront par se retrouver. Réel ou imaginaire, ce conte est en fait un prétexte pour proposer aux enfants une initiation à la guitare manouche à travers la vie d’un des plus célèbres de ses musiciens : Django Reinhardt. Il ne s’agit pas d’une vraie biographie mais la mise en espace et en lumières de tout ce que fut sa vie sous les doigts de son propre petit fils. La conteuse Anne Montange, assure toute la narration, de façon sobre et entraînante, en adéquation avec les morceaux de guitare.
L’illustration à la Chagall avec ses couleurs vives et ses amoureux volants, les personnages comme la diseuse de bonne aventure, la présence d’animaux comme le hérisson, tout concourt à restituer une vision de la vie des manouches, ses soucis et aussi sa poésie. Accessible dès 6 ans.

coup de coeurBillie et les rois de la nuit / Da Silva, C. Clément ; C. Gambini . - Actes sud junior

C’est l’histoire de Billie, une petite fourmi qui ne supporte pas la discipline de la fourmilière. A l’inverse de la fable de La Fontaine, elle décide de vivre la nuit et de faire de la musique avec des papillons, des lucioles et des cigales. Un conte poétique mis en valeur par la voix douce de Coralie Clément sur une histoire et une musique entraînante bien coordonnée avec le texte de Da Silva. Le musicien est accompagné ici avec talent par un groupe folk : The Churchfitters. Les illustrations très colorées de Cécile Gambini s’accordent bien à ce récit joyeux, humoristique et poétique. C’est donc un univers rempli de rêve et de magie qui traverse ce livre cd très réussi. Une vraie création originale.

coup de coeurLa chemise d’une femme heureuse / S. Morgenstern (texte et narration) , Batia Kolton (illustrations), L. Dunoyer de Segonzac (musique), R. Pignot, J. Victor (chansons), P. C. Staïcu, I. Grandet (piano). - Actes Sud,

L’album est une création de Susie Morgenstern qui interprète elle-même ce conte musical humoristique. Assez long, subtil, d’un langage soutenu, il exige une certaine maturité pour en saisir les implications.
Une seule chose manque au bon roi Georgieporgie pour être heureux : que la reine sorte de son immobilité et de son mutisme, de son apathie, et qu’ainsi ils puissent avoir des enfants à qui transmettre son amour de la vie. Il a beau consulter tous les médecins du royaume, leurs prescriptions échouent lamentablement. Seul le cuisinier obtient un résultat : la reine trouve plaisir à casser des œufs. Mais comme elle mange les gâteaux avant même leur cuisson, elle se met à grossir et finit par s’aliter, incapable à nouveau de bouger. Le sage Chaim Yankel propose une solution : lui passer « la chemise d’une femme heureuse ». Contre toute attente, la quête de cette chemise dans ce royaume florissant et en paix est longtemps infructueuse. Les femmes interrogées, de toutes conditions, se révèlent toutes insatisfaites pour des raisons sociales ou privées. In extremis, les soldats découvrent une jeune fille pauvre, Manyamimi, qui vit isolée, que n’assombrit même pas la pensée de la mort. Elle accepte de donner son unique chemise, qui guérit instantanément la reine. Celle-ci peut enfin exprimer son désir : épouser le cuisinier, ce qu’accepte le roi, parce qu’il veut son bonheur mais aussi parce qu’il est tombé amoureux de Manyamimi. Certes il ne l’épouse pas, mais il la rejoint le plus souvent possible. Tandis qu’Annabellastella met au monde « sept petits choux », le roi voit naître une petite « Simchafreilach ».
10 chansons ponctuent l’histoire, dont le texte est reproduit en fin d’album, à l’exception de la « morale » du conte : Le secret du bonheur, qui est insérée dans le récit. Les chansons : Un jardin ; Aimer la vie ; Aimer l’amour ; Triste le jour et triste la nuit ; La santé ; La pâtisserie ; Pourquoi la reine a-t-elle grossi ? ; A la recherche d’une femme heureuse ; Le secret du bonheur ; L’amour.
La leçon de ce conte anticonformiste est claire : un amour lucide de la vie, par delà les petites ou grandes insatisfactions et frustrations, de la peur de la mort (« […] grâce à la mort, nous connaissons l’urgence de la vie »), une vie fondée sur l’amour. Sans être nommés, les problèmes complexes de la dépression, des troubles de la nourriture sont abordés : pour lutter contre la forme de dépression dont souffre la reine, il faut parvenir à (res)susciter en elle le désir, à changer donc son regard sur la vie (ce que symbolise discrètement le changement de chemise) ; il lui faut dépasser le stade où la nourriture vient combler un manque.
Les qualités d’écriture de Susie Morgenstern contribuent au plaisir du conte et lui permettent d’éviter l’écueil de l’optimisme naïf. La gourmandise des mots appartenant à tous les registres est à la mesure de la gourmandise des gâteaux.
Les illustrations de Batia Kolton peuvent dérouter les jeunes lecteurs qui les apprécieront plutôt quand ils auront goûté au plaisir du texte lu ou écouté. Elles sont en effet désuètes, de couleurs pâles (citron vert, ocre pâle, beige rosé notamment) et même ternes, à l’image de la grisaille de la vie de la reine, mais pleines de détails humoristiques, comme le gland du rideau tombant devant l’œil d’un portrait royal, le cimier du roi… Le dessin tout en finesse est ciselé comme l’écriture.
Le CD est en parfaite harmonie avec l’album. Le petit accent de Susie Morgenstern, sa façon de mettre en valeur chaque mot en y prenant manifestement un plaisir extrême transmettent efficacement la leçon d’amour de la vie dont participe l’amour des histoires et de la lecture. La musique que Louis Dunoyer de Segonzac a créée pour le prélude et les 10 chansons, tantôt classique, tantôt jazzy se marie bien avec le charme à la fois désuet, léger et malicieux du conte. L’interprétation des chansons par Julie Victor, et surtout celle du pianiste Paul Christian Staïcu, d’un optimisme sans faille, incitent aussi à prolonger la découverte de l’instrument et de ses ressources.
Voir la critique complète sur le blog de Brigitte Lacot

coup de coeurCoquillette la mauviette / A. Cathrine ; F. Marchet ; J. Depardieu ; A. Guillerey. - Actes Sud ; Nodiva

Malo est né, fierté de ses parents. Mais il change en grandissant, de la plus étrange des façons. Une coquille lui a poussé sur le dos… De quoi provoquer l’incompréhension des médecins et la curiosité des journalistes. Il y a bien quelques avantages mais tellement d’inconvénients et de moqueries... "Dans ces cas-là, Malo rentrait dans sa coquille et attendant que ça se passe." Coquillette la mauviette... Heureusement, Nina, va joliment jouer son rôle de meilleure amie, en lui redonnant confiance.
Paysages de montagnes enneigés pour cette histoire qui réchauffera les cœurs des enfants mal dans leur peau !
10 pistes : 5 piste de narration assurée par Julie Depardieu secondée, dans les dialogues et les chansons (au nombre de 5) par Florent Marchet (talentueux compositeur des chansons et interprète multiple), Arnaud Cathrine (co-auteur de l’histoire), Jeanne Cherhal (la psy), Mathieu Boogaerts (Malo), Valérie Leulliot (Nina), Artus de Penguern (le père et les médecins), Raphaële Moussafir (la mère) et Antoine Dezelli (le frère).
Autre lecture
Il s’agit d’un conte humoristique sur l’acceptation de la différence, ici un handicap physique. Les bons sentiments, qui auraient pu rendre l’ouvrage moralisateur, sont contrebalancés par le caractère farfelu et légèrement grinçant de l’histoire et les qualités du style, décalé. Texte, illustrations et interprétation du CD s’accordent parfaitement à cet égard. Lorsque Malo naît à Monjésioux (le nom suffit à donner l’esprit du livre), sa beauté fait l’admiration de ses parents. Mais le bébé blond aux yeux bleus change très vite : une coquille d’escargot se met à pousser sur son dos, ce qui suscite les sarcasmes de son frère et oblige ses parents à s’adapter, les 213 médecins consultés étant totalement dépassés. Malo est l’objet de toutes les curiosités les plus insolites. A l’école il est vite la cible des railleries et des méchancetés. Il devient « Coquillette la mauviette ». Deux camps s’affrontent : les défenseurs de Malo, dirigés par Nina, et les persécuteurs, dirigés par les frères William. Malo rentre symboliquement dans sa coquille et est tellement malheureux que ses parents l’emmènent chez une psychologue, qui ne résout rien. C’est la compétition annuelle de luge qui retourne la situation, car le handicap devient l’atout de l’équipage que Malo forme avec son amie Nina : il tombe, mais glissant sur sa coquille, il dépasse tous ses adversaires. Lorsqu’il dédie sa victoire aux frères William, son bon cœur le fait définitivement adopter par tous les enfants.
Récit jouant sur les mots, dialogues incisifs alternent. 5 chansons marquent les principales étapes du récit : Tchernobyl (qui suggère une explication du phénomène), Les frères William, La psy, Malo et Nina, Le plus beau. Ce sont elles qui expriment les réalités les plus cruelles (« Que cet enfant est laid, que cet enfant est moche ! »). Les illustrations colorées, au trait acéré, fourmillent de détails humoristiques que les très jeunes enfants peuvent explorer avec plaisir : moutons perchés sur les toits, bouquetin de compagnie affublé d’un manteau et de chaussettes sur ses cornes, bocal plein de larmes, professeur de sport arrosant la coquille de Malo pour le faire avancer… Tous les personnages au nez pointu sont campés en mouvement dans le paysage de montagne, le village, la maison et l’école, sans souci de réalisme. Le CD est savoureux. Julie Depardieu est une narratrice sans pathos. Les dialogues interprétés par une pléiade d’artistes sont vifs et la répétition du commentaire du couple parental à chaque étape fait sourire. Bruitages et musique viennent ponctuer le récit aux moments clés, par exemple lorsque les projectiles frappent la coquille. Les chansons aux interprètes variés sont très rythmées, faciles à retenir avec leur refrains percutants.
Une façon tout à fait agréable de sensibiliser très tôt à la situation des handicapés, en réalité « autrement capables ».
Lire la critique complète de Brigitte Lacot

coup de coeurL’ inspecteur cats / A. Bihl ; E. Héliot. - Actes Sud

L’inspecteur cats est chargé de retrouver le magicien Pouâlane, disparu pendant son tour de magie. L’inspecteur cats arpente les rues désertées de la ville, pénètre au cabaret-club, puis aboutit dans une vieille mansarde où il trouvera la trace d’odieux trafiquants de fourrure. Tout cela, sans réaliser qu’il est lui-même filé… Mais c’est une histoire autrement plus agréable qui l’attendra par la suite…
Textes et vignettes BD se partagent l’album, avec, pour chaque avancée de l’enquête une chanson dont les paroles sont données en pleine page. Sur le CD, c’est une voix, féminine, tonique et ferme, qui raconte et chante les 5 chansons. Ça swingue, comme l’exigence l’intrigue policière enlevée de l’album. Beaucoup de pep pour cet album CD cohérent de part en part.
NB : La chanson 11 (La bagarre), n’est pas sans rappeler le générique d’Inspecteur gadget.
Autre lecture
Une enquête policière bien menée.
L’album : la page de titre est suivie d’une double page où sont présentés tous les personnages de la bande dessinée : le dessin est évocateur, le texte très parlant. L’enquête est rondement menée, le vocabulaire utilisé très sonore, amusant. Pas un moment de relâche ! Les illustrations occupent des demies-pages, parfois des vignettes, c’est très varié. Toutes les chansons paraissent sur fond orange, avec un effet « ombre chinoise ». A l’écoute, on n’est pas déçu car le rythme est soutenu, le récit permet de tenir l’auditeur en haleine… c’est réussi !

coup de coeurKim, le gardien de la terre / A. Montange ; E. Orhun. - Actes Sud/Cité de la musique. - (Les contes du musée de la musique)

Depuis tout petit, Kim admire le didgeridoo de son oncle. Quand il atteint l’âge de la sagesse, comme le veut la tradition, il part dans la nature afin de trouver l’eucalyptus qui lui permettra de construire son propre instrument. En chemin, il va rencontrer plusieurs animaux qui le guideront vers la voie de la sagesse.
Belles illustrations apportant une dimension fantastique. L’album comporte un cahier documentaire sur l’instrument, son environnement culturel. L’écoute de l’instrument peut sembler monotone pour les non initiés mais l’album constitue un bon élément pour découvrir cet instrument à vent des peuples premiers d’Australie. Dès 6-7 ans.

coup de coeurLéon, l’âne de Provence / Fatche d’ Eux, A. Arsac, J.-F. Véran ; C. Gandini. - Actes Sud ; Tourne-Vire

C’est l’aventure d’un brave âne de Provence, Léon, qui rend service à tout le monde mais qui se met un jour en grève car personne ne veut l’écouter. Il voudrait bien partir et quitter son univers familier et étriqué pour découvrir le monde. Les illustrations, naïves, aident à suivre les péripéties. C’est le CD qui est le plus intéressant, et qui justifie l’ensemble, puisque les chansons, assez longues, création des Fatche d’Eux, ne prennent vie qu’à l’écoute : elles se déploient alors largement (5 plages : Léon, Têtu, Danse étoilée, Voyages !, Correr lo monde - Courir le monde). Accordéon, guitare, ukulélé soutiennent les mélodies modernes, au rythme très entraînant. Au duo arlésien Fatche d’Eux se joignent notamment les Ogres de Barback. Pleines de gaieté, facilement mémorisables, les chansons invitent les enfants à chanter à leur tour, et aussi à danser. La narration, quant à elle, est un peu plate.
L’ouvrage est sympathique, facile d’accès dès 2-3 ans, même si on peut regretter qu’il ne soit pas plus original.

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