couv

(Ne prend pas en compte les mots de moins de quatre lettres)

Croqu’livre

L’Association
> Le CRRLJ
Nouveautés
Sélections annuelles
Sélections thématiques
Formations
Groupes lecture
Temps forts
Contact
Quoi de neuf

Le livre jeunesse en Franche-Comté

Auteurs-illustrateurs
Conteurs
Associations
Editeurs
Salons et évènements
Prix et concours
Spectacles

...et au-delà

Actualités
Spectacles
Expositions
Liens

Dernière mise à jour :
dimanche 25 septembre 2016

Livres CD

Comptines et berceuses
Textes lus
Chansons
Livres documentaires
Musiques

Textes lus

coup de coeurNos titres préférés
Actes sud / Didier / Enfance et musique / Flammarion / Gallimard / Lirabelle / Milan / Autres éditeurs /


coup de coeurLe livre de Savitri / K. Vinter. - Grinalbert, 2013

Prendre une page, la plier soigneusement, faire un petit bateau et partir...
Il est parti Kim Vinter, sur la page de ses rêves. Ce comédien à la voix chaleureuse a écrit pour les éditions Grinalbert, six contes -dont un qui se raconte en 3 chapitres- qu’il interprète ici pendant 73 minutes sur fond musical discret.
- Savitri : une histoire en abîme qui introduit le personnage de Savitri : « dans un livre bizarre où tout est mélangé, tout sens dessus dessous où rien n’est comme il faut ».
- Histoire bleue : petit conte étiologique sur le ronronnement des chats ; « si votre chat ronronne quand il dort surtout ne le dérangez pas. Il joue à cache-cache avec son ami le papillon ».
- De maux à mots : où comment, il y a bien longtemps « quand personne n’avait encore pensé à inventer les mots », les gens s’exprimaient grâce à la couleur de leur visage. Et pourquoi certains ont gardé cette habitude.
- Le berceau et le papillon : dans ce royaume, une malédiction pèse après la naissance, très désirée, de Prunelle la fille du roi et de la reine. « Puis la tempête cessa et il fallu bien se rendre à l’évidence : Prunelle avait disparue emportée par le vent... » Perdue puis retrouvée des années plus tard alors qu’elle est devenue saltimbanque. Son père ne la reconnaissant pas, décide de l’épouser...
- Les yeux du silence : Monette est muette, en excellente santé pour ses huit ans et dort les yeux ouverts. Félicien lui, dans l’aile du fond de la clinique, ne veut plus ouvrir les yeux. Monette l’accompagnera vers le rivage de sa longue vie, à sa manière, le jour d’une occasion spéciale.
- La larme sur l’oreiller : « Si Lucien Mousset n’a jamais pleuré, il ne riait jamais non plus ». Mais il n’est jamais trop tard ! et Savitri qui réapparaît plusieurs fois dans des doubles pages illustrées du livre (par ex. pages 17 ou 42), comme pour ne pas l’oublier...
L’éditeur audio Grinalbert réalise pour la première fois un texte jeunesse (Comme un clin d’œil au recueil indien "Savitri, le livre des commencements" ?). C’est Florent Schmitt qui illustre d’aquarelles naïves (tous les humains sont affublés de ronds en guise de joues, dommage) ces histoires assez denses, philosophiques pour certaines. Le recueil, format A4, est un bel objet avec une pochette CD bien conçue.
Ces univers sont à proposer à des âges différents, créant ainsi un décalage entre les histoires. Ces dernières sont très habitées et feront forcément écho en nous.

coup de coeurVoyages à travers trois vies ; mythes de l’Ancien Empire / H. Bouzzine ; S. Auvin. - Jardin des Mots. - (Les savoureux), 2013

Transmises par le griot Manding Alpha Kouyaté, ces épopées et mythes de l’Afrique de l’ouest sont rapportées par le conteur marocain Hamed Bouzzine. Artisan de la parole, il nous fait entendre trois contes initiatiques : L’enfant aux mains vides ; Kemenbanani ; Sinimori le berger.
« En ce temps là »... Dans chacun, un jeune garçon sera contraint au départ. La rupture conduit l’enfant à une confrontation avec une réalité nouvelle, tissée de rencontres et d’épreuves. Cette transformation permet aux héros de vivre leur destin et de s’inscrire dans le monde.
La voix singulière d’Hamed Bouzzine, malicieuse et sage, nous transporte dans un ailleurs étonnant, musical et mythique.
Ces contes sont illustrés sobrement par Sophie Auvin. Noir et blanc jouent de contrastes avec des couleurs plus chaudes.
Ce livre CD poursuit le projet éditorial du Jardin des mots sur une ouverture aux autres civilisations et à l’imaginaire. Enchanteur !

coup de coeurLa vie de château / P. Parisot ; A. Laval. - Naive, 2013

L’histoire fantaisiste de la Génèse selon Saint Pascal (Parisot) : une première chanson qui donne le ton : Et Dieu créa (n’importe quoi). Alternent ensuite les épisodes de l’histoire de la princesse et du prince et des chansons qui content leurs (més)aventures, pour un total de 30 pistes et 35 minutes d’écoute. L’ensemble garantit une bonne humeur et un grand n’importe quoi assez réjouissant, sur des rythmes entrainants. La voix de Parisot et les chœurs, accompagnés de guitare, flute, clavecin, piano, contrebasse... s’en donnent à cœur joie pour installer une atmosphère gaie et délirante.
Autre lecture
Un pince sans rire se lance à l’assaut de la vague d’amour inconditionnel que porte les enfants d’aujourd’hui aux princes et princesses. En 15 chansons, d’un ton décalé et sur des rythmes chaloupés, nous voici emportés au royaume de « N’importe quoi 1er ». Ne cherchez surtout pas une logique à ces 15 mini histoires en chansons sinon que le prince et la princesse auront un enfant au nom de conte de fée : « Bocoudenfan » et que ça finit bien. Et surtout ne pensez pas que l’absurdité des situations autorise l’artiste à un laisser-aller professionnel. Il y a là un vrai savoir-faire palpable dans les arrangements musicaux, le texte plein d’inventivité servi par une voix au timbre chaud et savoureux. Certains titres sont particulièrement réussis comme La création du monde selon Pascal ou Ciel mon rôti.
L’illustration façon années 60 renforce le côté dérisoire et léger de l’album. Un bel objet pour voir la vie en rose dès 6 ans.

coup de coeurT’es beau, t’es fort, t’es musclé / J. Aubineau ; B. Gahon ; C. Dutertre. - Benjamins médias (Taille M), 2013

Elle n’a vraiment pas de chance cette vieille dame, qui toute sa vie a subit des épreuves. Au point qu’on l’a appelée Mère Misère tout en évitant de la fréquenter, des fois qu’elle soit contagieuse… Même la mort ne veut pas d’elle ! « Pas de chance »... M. Propre, son confident de toujours auquel elle répète inlassablement T’es beau, t’es fort, t’es musclé, lui apparaît un jour en chair et en os ! Et lui promet une belle fleur...
Jérôme Aubineau adapte le conte La Mère misère de façon très tonique et son interprétation fait bien passer l’humour du texte ; 16 minutes d’écoute en 10 pistes, non repérée dans l’album, la dernière étant réservée à l’énoncé des auteurs. La musique en fond et les chansons qui viennent rythmer l’histoire sont vraiment entrainantes, dans la dynamique de la valeur prônée par l’histoire : l’espoir !
Autre lecture
Un coup de cœur pour cette création originale d’un conteur talentueux. C’est l’histoire de la mère misère, thème traditionnel qui met en présence la mort, la misère et l’espoir aussi. Jérôme Aubineau le revisite ici, entièrement. Saint Pierre qui jouait dans d’autres versions le rôle de l’entremetteur cède la place à Monsieur Propre. Le bonhomme misère devient la mère misère. L’arbre fruitier des versions les plus connues est remplacé par une seule fleur magnifique qui ne fleurit qu’une fois par an. L’argument est simple : la mère misère est repoussée par tous même par la mort qui ne vient pas lorsqu’elle l’appelle en plein désespoir. Le seul qui vient à son secours, c’est le génie de la bouteille de Monsieur Propre qui lui donne une graine magique et lui permettra même, lors d’une deuxième intervention, de figer les êtres qui osent escalader sa fleur…Drôle de morale pour ce conte où la misère est plus forte que la mort ! Mais tellement bien amenée…L’humour décalé permet décidément d’aborder des thèmes bien philosophiques… Voilà bien une histoire à multiples lectures, le sujet peut intéresser jusqu’aux adultes, la façon vivante de raconter peut convenir dès 5/ 6 ans. La qualité de la voix, la musicalité des tournures emmène dans la cour des grands conteurs. Chaque épisode a son rythme, la bossa nova pour Monsieur Propre, le rap pour encourager la fleur à grandir, la gigue bretonne pour Abel le Rebelle et sa bande… Si le graphisme n’est pas exceptionnel, ses tons sombres, ceux du domaine de la mort, sont atténués par un côté un peu rétro et la référence à la pub très actuelle de la bouteille du génie de la propreté.

coup de coeurLa petite fille aux allumettes ; suivi du bonhomme de neige / ill. C. Lesage. - Editions clochettes, 2013

Voici deux contes d’Anderson. Rien ne vaut la version originelle mais ces adaptations permettront une entrée en matière correcte. L’un très connu, empreint de tristesse La petite fille aux allumettes ; l’autre un peu moins Le bonhomme de neige, dialogue entre le chien de la maison et le bonhomme de neige ignorant, qui aimerait découvrir un peu mieux le vaste monde et la chaleur du poêle en particulier. Il ne sait pas que l’envie et la raison ne font pas toujours bon ménage...
Les contes sont classiques, la comédienne est agréable à écouter à la fois lorsqu’elle raconte ou chante en fin de CD (à la fin des deux contes, il y a la chanson de La petite fille aux allumettes suivie de la plage musicale). Les illustrations de l’album rappellent elles aussi les livres de contes d’hier.
PS : un oubli, la clochette permettant de savoir quand tourner la page n’entre pas en fonction pour le premier conte.

coup de coeurL’ ours et le soleil / Domitille ; A. de Crayencour ; A. E. Laitinen. - Naive, 2013

Enfin la neige est là. C’est l’hiver dans le Grand Nord et le soleil disparait. Une étendue de blanc et de silence habite ces jours singuliers. Peter et Sigrid trouvent le temps long. Pour les faire patienter, leurs parents leur racontent la légende de l’ours qui déteste le froid et capture le soleil. Les deux enfants décident alors de partir le libérer... Un renard bleu accepte de les guider. Comment réagira l’ours dérangé dans sa quiétude ?
Cette adaptation de L’ours qui avait pris le soleil de Bonzon, créée en 1961, est à découvrir. En 9 chapitres, 9 pistes notifiées sur l’album, le texte interprété à deux voix, prend son temps (35 minutes d’écoute). Il est accompagné d’une musique discrète, composée par Baptise Thiry, et d’illustrations légères qui lui donnent vie et couleurs. Un beau conte d’hiver, d’où se dégage une douce poésie, à offrir pour Noël.

coup de coeurMahboul le sage et autres contes marocains / H. Hamdane. - Didier (Contes et voix du monde), 2013

Laissez-vous conter !
Halima Hamdane, conteuse franco-marocaine, nous emmène sous la chaleur du Maroc avec trois contes populaires de son pays en partage.
La bonne purée, conte de randonnée :
Karim refuse de manger la purée préparée par sa mère, alors la mère demande au bâton de faire obéir Karim. Mais le bâton refuse de corriger Karim, alors la mère... Voilà un premier conte très amusant.
Moummou et l’ogresse : conte de dévoration :
Une famille à la recherche d’un toit et d’un travail est hébergée par une vieille femme. Pendant l’absence des parents, celle-ci se transforme en ogresse pour dévorer le bébé, mais décide de le garder en dessert et de manger d’abord les parents. La mère à son retour sent le danger mais son époux ne la croit pas. Heureusement son instinct réussira à sauver toute la famille. Voilà un deuxième conte savoureux où la peur très présente est dépassée. A rapprocher de J’avale le bébé du voisin.
Mahboul le sage : conte facétieux.
Le lecteur comprendra dans quel univers l’emmène la conteuse en traduisant cet oxymore franco-arabe : le fou sage. Mahboul le sage, naïf héros, au fil de l’histoire, se révélera le plus malin de tous.
La conteuse joue avec les langues des deux pays et glisse quelques mots arabes dans la narration en français. Ces mots surprennent, résonnent, se font musique, s’invitent en notre mémoire. Chaque conte est ponctué de comptines tirées du livre disque A l’ombre de l’olivier paru chez le même éditeur en 2001. Ce qui rajoute à la qualité du CD. 35 minutes d’écoutes, 9 plages correspondant clairement aux contes et comptines avec 3 pistes finales, reprise intégrales des contes en arabes.
Cet album à lire et écouter avec bonheur est illustré par Nathalie Novi.

coup de coeurCoccinelle ouvre ses ailes / Y. Walcker ; N. Choux ; La Grande Sophie. - Gallimard (Eveil musical, Le tube des tout-petits), 2013

Cette histoire lue et chantée par la Grande Sophie retrace la vie d’une coccinelle qui va apprendre à voler ; ainsi, elle sera une fée.
Les mots sont simples, les phrases courtes et claires ; de la douceur en atterrissant dans une fleur, de la peur en tombant dans une toile d’araignée, de l’humour en étant parachutée dans une chaussure qui sent mauvais. Pour finir, la pluie se met à tomber : coccinelle s’abrite sous un champignon, elle en croque un morceau et fait des rêves hallucinogènes. Au réveil, tout est bleu autour d’elle, elle vole ! La chanson finale est douce et mélodieuse. Un ouvrage réussi.
Autre lecture
La grande Sophie s’est faite conteuse, chanteuse et a mis en musique un texte tout à fait adapté aux toutes petites oreilles. C’est l’histoire de Coccinelle qui apprend à voler et qui, après quelques déboires réussit la performance comme une grande. Le format est celui qu’il fallait, l’illustration de même, mise à part une page où petite coccinelle risque d’être piégée par une énorme araignée et qui peut faire peur ! Reste que l’accompagnement musical se marie tout à fait bien à la voix agréable de l’interprète tout au long de l’album qui se termine avec bonheur sur une jolie petite chanson.

coup de coeurLe petit prince / A. de Saint Exupéry ; G. Philipe. - Formulette, 2013

Le texte est raconté, par Gérard Philippe, avec force et émotion, dans une version synthétique d’une trentaine de minutes ; l’histoire est découpée en seize tableaux.
L’album accompagne ce découpage, avec les illustrations enfantines de Bruno Robert, sans texte autre qu’un titre ; la clochette indique à l’enfant lorsqu’il faut tourner la page.
Si le CD reste incontournable, l’album est beaucoup plus ordinaire ; il a le mérite de résumer cette histoire complexe et riche en émotion.

coup de coeurLe vieux Cric Crac / M. Bloch ; A. Huard. - Syros. - (Paroles de conteurs), 2013

Ça commence par « Il était une fois » et c’est bien d’un conte traditionnel qu’il s’agit puisqu’il nous vient des frères Grimm mais Muriel Bloch le renouvelle magnifiquement en une version aux accents actuels.
Donc, il était une fois un vieux roi qui ne voulait pas marier sa fille trop chérie et obligea les prétendants à une épreuve irréalisable : gravir une montagne de sel. Coup de malchance, c’est sa fille qui tombera dans les entrailles de cette montagne et y restera prisonnière d’un vieux plein de mystère avec sa longue barbe grise. Jusque là fidèle au conte classique, Muriel Bloch transforme alors la jeune fille en héroïne capable de se sauver elle-même et de sauver aussi son amoureux…
Est-ce parce que dès la deuxième phrase, la conteuse utilise le présent ? Est-ce parce-que l’on voit de nos yeux grâce à elle, les images de ce rêve étrange ? Est-ce parce-que le choix rigoureux de chaque mot ne nous livre que la substance du conte ? En tous cas, avec sa voix comme seul outil, Muriel Bloch nous embarque. Bien sûr, il faut rajouter un accessoire auquel le lecteur auditeur ne pourra pas être insensible, c’est l’illustration qui facilite le voyage vers les contrées lointaines de l’imaginaire.
Reste que l’histoire ainsi restituée prend une ampleur aisément accessible dès 6- 7 ans jusqu’à l’âge adulte et retrouve une valeur particulièrement savoureuse.
Autre lecture
Le roi refuse de marier sa fille, très jolie princesse. Pour décourager les prétendants, rien de mieux qu’un défi impossible : grimper au sommet d’un montagne de sel… Les jours passent, les prétendants tombent comme des mouches. A force d’insister, la princesse obtient de son père de pouvoir accompagner un des prétendants. Mais elle sombre dans les entrailles de la montagne… Elle y rencontre Cric Crac, ainsi nommé par le bruit qu’il fait avec ses vieux os… Le vieillard la séquestre pendant 7 ans, jusqu’à ce que...
Dans la bouche de Muriel Bloch qui fait craquer terriblement les os et dans l’illustration, le vieux Cric Crac devient vivant, particulièrement réussi.
Muriel Bloch précise, dans la postface, que Le vieux Cric Crac est un des premiers contes de Grimm qu’elle a raconté et raconte encore car il « a su garder suffisamment d’opacité en (elle) pour ne jamais (la) lasser ». Elle a fait évoluer le conte notamment en dotant la princesse d’un caractère plus affirmée. Et nous partageons avec elle le plaisir de ce conte.

Affichage de 10 sur 257, voir les autres pages : 0 | 10 | 20 | 30 | 40 | 50 | 60 | 70 | 80 |...

Haut de la page

© Association Croqu'Livre - Centre régional de ressources en littérature jeunesse