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dimanche 25 septembre 2016

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Textes lus

coup de coeurNos titres préférés
Actes sud / Didier / Enfance et musique / Flammarion / Gallimard / Lirabelle / Milan / Autres éditeurs /


coup de coeurTimouk, l’enfant aux deux royaumes / Yun Sun Limet ; Guillaume Connesson ; Delphine Jacquot ; Claire-Marie Le Guay. Lu par Marie Gillain. – Didier (Contes et Opéras), 2014

Sur une île, royaume à la singulière étrangeté, Timouk fils de roi, est frappé de malédiction par un merle moqueur. Devenu muet, il va traverser des tableaux, franchir la ligne imaginaire de ses songes, explorer des paysages inconnus, reflets du monde et de son intériorité. Héritier d’un royaume qu’il ignorait, il rencontrera un tigre puissant et bienveillant, un piano au sourire d’ivoire, un gardien de parc mélomane, le silence… Au centre de cet univers fantasmagorique et musical, il retrouvera sa voix.
Sur une idée originale de la pianiste Claire-Marie Le Guay, ce conte musical est une splendeur. Entre réalité et songes, le texte de Yun Sun Limet porté par la voix mélodieuse et tout en finesse de Marie Gillain, dialogue avec la musique originale et flamboyante de Guillaume Connesson. Ce compositeur contemporain rythme à merveille sa partition et lui donne une couleur onirique particulière. Delphine Jacquot illustre avec beaucoup de fantaisie l’album. Tous les artistes sont à l’unisson pour cet ouvrage magnifique où l’émotion se fait chef d’orchestre. Ecoutez, entrez dans ce royaume où même les tigres ont la parole ! Vous en ressortirez transformés. Claire Py

A partir de 6 ans

coup de coeurCoppélia / L. Delibes ; E. Fondacci ; M. Desbons. – Gautier-Languereau (Histoires en musique), 2013

Il s’agit d’un conte musical extrait du ballet en deux actes et trois tableaux d’Arthur St Léon sur un livret de Charles Nuitter. La musique est de Léo Delibes d’après le conte d’Hoffmann « L’homme au Sable ». Ce ballet a été présenté pour la première fois à Paris en 1870. Même si ces informations n’apparaissent pas dans l’album, l’ensemble de cette édition d’une durée de trente minutes est réussi. Les illustrations vives et colorées de Marie Desbons nous entraînent dans un monde un peu vieillot où rouages et mécaniques se côtoient. Les personnages sont dépeints avec de nombreux détails. La musique de Léo Delibes accompagne la voix mélodieuse de la narratrice, Elodie Fondacci, qui a aussi écrit cette adaptation. Dommage que la musique ne soit pas plus présente... L’histoire : Frantz, le fiancé de Swanilda s’éprend d’une poupée en bois prénommée Coppélia, aperçue à une fenêtre de la demeure de Coppélius, maître horloger malheureux. Jalouse, Swanilda la jolie promise, veut détrôner l’intruse et pénètre dans l’atelier du vieil artisan. Les quatre personnages se retrouvent réunis et le fiancé se rend compte de sa méprise… Anita Choteau

Ce livre/CD reprend l’émission de Radio Classique, Histoires en musique, introduite ici par un jeune enfant. Il demande une histoire à Elodie Fondacci, narratrice et interprète, qui dans une réponse sucrée, consent à raconter « encore une histoire » !
- C’est une histoire de solitude : dans un petit village idyllique, le vieil horloger Coppélius, un peu huluberlu et très doué, est en manque d’enfant. Il crée alors une poupée de rêve qui l’appelle Papa. Il la nommera Coppélia, elle deviendra sa fille.
- C’est une histoire d’amour et d’abandon : dans ce même village, un jeune homme, Frantz, est amoureux de Swanilda. Tous les jours, il lui offre une fleur jusqu’à ce qu’il aperçoive Coppélia, cachée derrière une fenêtre de la maison du vieil horloger. C’est dorénavant pour Coppélia qu’il déposera son bouquet.
- C’est une histoire de jalousie : mobile profond qui fait entrer Swanilda par effraction dans l’antre de Coppélius. Elle est éblouie par toutes les merveilles qu’elle y découvre. Elle comprend la réalité du vieil homme et sa souffrance lorsqu’elle l’entend parler à son automate.
- C’est une histoire de surprise et de confusion : Frantz se présente devant le maître artisan et lui demande la main de sa fille. Avec stupeur, l’horloger voit Coppélia se transformer et accepter la proposition dans un éclat de rire joyeux.
- C’est une histoire de compassion et de transmission : dorénavant Swanilda tiendra compagnie à Coppélius et celui-ci lui apprendra le métier d’horloger.

Les illustrations de Marie Desbons sont gaies, colorées, légèrement figées comme pour évoquer l’univers des automates. Le texte, dit agréablement par Elodie Fondacci, recouvre cependant un peu trop la musique qui est moins présente. Pour l’utilisation de l’album, aucune indication ne figure pour tourner les pages et on aurait aimé avoir en annexe, l’origine du ballet, une biographie de Léo Delibes, un récit sur l’orchestration de cette musique légère, mélodieuse et si expressive ! « Coppélia ou la fille aux yeux d’émail » est un ballet-pantomime dont Léo Delibes (1836-1891), maître de la tradition musicale française, a composé la musique. Il reçut un triomphe lors de sa création en 1870. Marie Decercle

coup de coeurLes fables de La Fontaine / Jean de La Fontaine ; L. De Funès ; B. Robert. – Formulette. 2014

Cette version de dix fables de La Fontaine a été enregistrée en 1964 par Louis David Germain de Funès de Garzala, dit Louis De Funès, acteur. Des bruitages se mêlent aux vers du poète et l’acteur devient conteur, au pouvoir incroyable. Il rythme les fables avec une frénésie comique, le débit de sa parole est très, voire trop rapide et nous embarque dans cet univers survolté dont lui seul a le secret. Les illustrations de Bruno Robert, toutes en douceur, peuvent paraître en rupture avec le ton de l’acteur et surprendre. Cette version dynamique des fables pourrait réconcilier certains lecteurs avec cette œuvre connotée « très scolaire » et quelquefois difficile pour les plus jeunes. Une bibliographie à la fin de l’ouvrage évoque, en quelques lignes, de nombreux titres des plus grands films de De Funès. Elle rappelle que les personnages qu’il incarnait à l’écran, ont pris une place très vive dans nos cœurs. Il a par ailleurs enregistré de nombreux disques autour de textes classiques (Molière en particulier). Si vous n’aimez pas Louis De Funès, tant pis ! C’est une excellente idée d’avoir réédité ces fables-là, pour certaines peu connues !

- Le corbeau et le renard
- Le loup et l’agneau
- Le coche et la mouche
- La cigale et la fourmi
- Le savetier et le financier
- Le lion et le moucheron
- Le petit poisson et le pêcheur
- Le chat, la belette et le petit lapin
- La montagne qui accouche
- La grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf

Emmanuel Mouchotte

coup de coeurOïgo Bongo / J. Margotton ; A. Maury. - Les Editions du Piano Caméra. - (Les contes du piano Caméra), 2013

Coup de cœur ! Ce livre CD fait suite au spectacle éponyme créé en 2009. La création scénique du second épisode a vu le jour en 2011. Ces deux spectacles sont toujours diffusés en attendant le 3ème et dernier volet (Izmar).

Histoire : Une petite fille espiègle, Lola, se perd en forêt après avoir désobéi à son papa. Capturée par Oïgo Bongo, le terrible croque-mitaine, elle deviendra son esclave dans son sinistre château-usine. Mais sa rencontre avec Lalo, le musicien prodige et Léon, le caméléchat, va changer son destin... On aime : TOUT !!!
- L’exigence du texte qui confère au conte une touche classique
- La création musicale (ambiance sonore, chanson...)
- Le spectacle
- La voix de Bruno Fontaine qui assure tous les personnages et crée une véritable ambiance autour de l’histoire.
- Le suspens

Oïgo Bongo est un conte musical moderne, fantastique et se découvre par épisodes, comme un feuilleton. « Tremblez ! Si par malheur vous me croisez ! ...car je ne suis que le reflet du monde que vous avez créé ! » Sylvia Herbez

Autre lecture

Ce premier volet écrit par Jérôme Margotton, auteur-compositeur, est une invitation à s’aventurer dans un univers surréaliste et fantastique : un ogre emprisonne des enfants ; un chat transformé en carpette et libéré de ce triste sort, se révèle être un caméléchat aux dons merveilleux et à la sage parole. On y rencontre aussi un petit garçon enfermé dans une cage et jouant une mélopée étrange, un trésor, un œil d’or, une évasion, une folle poursuite… voilà des éléments de conte traditionnel pour un récit très contemporain. Pourtant rien ne destinait Lola à vivre cette terrible aventure… Elle est en promenade avec son père dans une vieille guimbarde quand leur voiture soudain s’immobilise. Au milieu d’une route de campagne, avec une épaisse forêt à deux pas. Il est tentant pour Lola de disparaître, avalée par les arbres...

L’écriture est magnifique, les mots sont choisis, recherchés et s’inscrivent avec fluidité dans le récit. L’organisation de l’histoire est claire, vibrante, riche de rebondissements. La mise en page est ponctuée de nombreux chapitres. Les illustrations pleines page sont du graphiste Aurélien Maury. Il utilise trois camaïeux de couleurs différentes pour créer l’univers du conte : la campagne dans des tons bruns-verts tendres ; la maison de l’ogre est signifiée par des gris, ocre-rouge et la fuite dans la campagne enneigée se matérialise dans des tons gris-bleutés, blancs. Le trait est vif, léger et pourrait se prêter à un univers de BD (A. Maury a eu le prix de la ville au 16ème festival BD de Sérignan pour son album Le dernier cosmonaute).

Jérôme Margotton signe également la musique, étrange, magnétique, le piano est très présent. C’est beau. La narration est ponctuée de sons pour illustrer la voiture, les oiseaux dans la forêt, un feu qui crépite… Voici un ouvrage qui se lit avec autant de plaisir que l’écoute du récit dit par Bruno Fontaine, d’une durée de 50 mn.

Piano-Caméra, où quand le conte rencontre la musique est une belle réussite ! On suit les petits héros avec bonheur, on se surprend à les encourager et nous attendons avec impatience le deuxième opus de cette trilogie palpitante ! Claire Py

coup de coeurCuikomo / D. Jean ; Zad ; E. Guyonnet. - Utopique (ex 2 Vives Voix). - (Il était une fois), 2014

Cuikomo un petit oiseau, adore saluer le vent, s’envoler sur les courants d’air chaud. Un jour, il rencontre Léon. C’est un poisson. Cuikomo lui improvise une chanson, il souhaite de tout cœur que Léon devienne son ami. Celui-ci, touché, accompagnera le chant par des percussions vocales. Les deux musiciens sont interrompus par une bande de volatiles railleurs qui les chahutent. Léon disparaît dans les flots et Cuikomo rejoint ses compagnons dans le ciel. La séparation devient absence et creuse les différences. Mais l’amitié sincère, fidèle et belle des deux amis saura dépasser les dissemblances, vaincre les obstacles, jusqu’à percer ensemble le mystère qui lie le ciel et la mer...

Cette version contée dans la collection "Il était deux voix" chez l’éditeur Utopique se veut un hommage à la chanson "Un petit poisson, un petit oiseau" interprétée par Juliette Gréco. Les quinze minutes racontées par E. Guyonnet sont assez décevantes alors que la première édition version papier chez Milan avait obtenu en 2003 le prix des Incorruptibles. Cependant, l’accompagnement musical (percussion, sampling, chant) est léger, rythmé, agréable. La narration se poursuit avec cinq minutes du chant de Cuikomo, interprété sur différents tempos, en boucle. Comme une invitation à fredonner, peut-être pour se faire un nouvel ami ?

Claire Py

coup de coeurBulle et Bob au jardin / Nathalie Tual ; Ilya Green. - Hachette, 2014

Bulle et Bob se retrouvent au potager. Ils arrachent les mauvaises herbes, creusent la terre, plantent des pieds de tomates, arrosent, jouent avec le vocabulaire des légumes, observent les insectes, passent "des heures à écouter pousser les fleurs". Et puis… attendre. Les tomates viendront quand il fera plus chaud. L’écriture légere de Natalie Tual alterne des phrases courtes pour le récit narratif et des textes de chansons simples, claires et rythmées. L’accompagnement musical se fait autour de bruitages tintinabulants et poétiques qui répondent parfois au son grave d’un trombone. L’ensemble est arrangé tout en finesse par le complice de toujours, Gilles Bélouin. Ilya Green illustre l’histoire avec ses personnages et son univers plein de fraîcheur. Et si vous savez lire la musique, quatre partitions vous attendent en fin d’album ; à vous de jouer ! Dans la série Bulle et Bob, ce 5ème album d’une durée de 15 minutes ne crée peut-être pas de surprise mais s’écoute avec plaisir. Claire Py

coup de coeurTâm et la voix des dragons / L. Urgin ; M. Truong. - Actes sud - Cité de la Musique. 2013

Deux jeunes enfants, Tâm et My Tiên, ne se quittent pas, à l’image de leur histoire favorite contée par les anciens : l’origine de leur pays, le Vîetnam, né de l’amour d’une fée Au Co et du dragon Lac Long, prince des eaux. Une séparation va mettre à l’épreuve la force de leurs sentiments. Tâm est envoyé à Hué, cité impériale, pour devenir fondeur de cloche et étudier auprès de son oncle artisan-lettré. En gage de son profond amour, My Tiên lui donne en talisman une bague ornée de deux dragons : "J’entendrai tes pensées par la voix des dragons". Les enfants grandissent. Tâm sera- t-il reconnu par l’empereur quand, suivant les conseils de son oncle et la transmission du savoir des maîtres-fondeur, il réalisera sa cloche pour le temple de la Littérature ? Réussira t-il à faire résonner les coeurs ? Réussira t-il à parler la voix des dragons ? "Tu as beaucoup appris, mais qu’as-tu à donner étudiant-artisan ?". Un son harmonieux, clair et profond, chante à plusieurs kilomètres à la ronde. Au loin My Tiên sourit, elle sait.

Ce conte initiatique de 21 mn nous emmène dans un Vîetnam ancien, où les dragons sont des symboles de protection puissant, où les cloches servent à annoncer des évènements. Le récit est dit sobrement par Laure Urgin. Il est accompagné d’instruments de musique traditionnelle ( Don Tränh et Dân Bân, cithares) ainsi que de sons de cloche et de chants en langue vietnamienne, très beaux. Ce conte illustré entre réalisme et délicatesse par Marcelino Truong, d’origine vietnamienne par son père, est publié dans le cadre de l’année France - Vîetnam 2013-14. Il est réalisé avec le concours de la Cité de la Musique à Paris. Le livre est enrichi d’ une partie documentaire pour dire la culture de cette partie de l’Asie du Sud-est, ses traditions et nous offre même la recette des gâteaux de Lune, banh deo, réalisés pour la grande fête de la mi-automne ! Cette collection Les Contes du Musée de la Musique est toujours une belle invitation au voyage... Claire Py

coup de coeurMes comptines des lettres / A.-M. Chapouton ; S. Pelon. - Père Castor (Mes comptines de grand), 2014

26 pistes pour les 26 lettres de l’alphabet qui évoquent le monde des animaux. Plus que des comptines, ce sont de petits textes en allitérations et tautogrammes qui sont proposés sur un fond de musique synthétique. Ce n’est pas elle qui convainc dans ce titre, notre préférence ira plutôt aux textes soignés et aux illustrations claires.
On aime : le format, les pages cartonnées, le flash code sur la quatrième et le choix de certains animaux plus rares (doryphore-ibis-jabiru-naja-quiscale-urubu-wapiti-xérus) qui confère au livre un « poil » d’originalité !
On aime moins : les textes non chantés qui, contrairement à ce qui est annoncé par l’éditeur, ne facilite pas la mémorisation par répétition ; l’absence des pistes au cours des pages.

coup de coeurMa mère l’Oye / M. Ravel ; E. Fondacci ; N. Francescon. - Gautier Languereau. - (Des histoires en musique), 2013

Elodie Fondacci invente une histoire pour illustrer l’œuvre de Ravel, Ma Mère l’Oye. Une petite fille qui aurait souhaité que sa mère lui lise encore une histoire avant de se coucher décide, bien qu’elle ne sache pas vraiment lire, de se plonger dans la lecture du livre de sa mère Ma mère l’Oye. Dès qu’elle l’ouvre, elle est happée par les lettres et tombe au cœur des histoires dont elle transforme le cours, aidée par son ours en peluche qui s’est mis à parler et se révèle un auxiliaire précieux quoique fort susceptible. L’occasion de revisiter la Belle au bois dormant, La Belle et la Bête, de croiser le Petit Poucet et ses frères...
Pour sortir du livre, il suffit de dessiner une porte comme le suggère le Petit Poucet, dénouement inspiré par Le Petit Prince de Saint-Exupéry. Le doudou a reçu la promesse de retrouver au retour des gâteaux au miel comme ceux de la Bête.
L’histoire peut séduire de jeunes enfants de 4-5 ans, surtout s’ils connaissent déjà les contes de Perrault et de La princesse de Beaumont et donc capables d’apprécier la réécriture heureuse des 3 contes et l’humour tendre apporté par la présence de l’ours gourmand. C’est aussi une incitation à l’exploration des lettres et à la lecture autonome. Il s’agit également d’une réécriture à partir de l’œuvre de Maurice Ravel qu’elle est destinée à illustrer. Il ne s’agit pas là non plus d’être fidèle à l’œuvre musicale elle-même inspirée de 4 contes : La Belle au bois dormant, La Belle et la Bête, Le Petit Poucet et Le Serpentin vert de Mme d’Aulnoy, conte beaucoup moins connu et plus complexe, qui est totalement absent.
Ravel d’ailleurs a composé 3 versions de cette œuvre : une version pour piano à quatre mains, une version orchestrale et un ballet. Il est regrettable que l’album ne propose aucun éclaircissement sur ces 3 versions et leur compositeur : c’est le point faible de cette collection pourtant destinée à initier les jeunes enfants à la musique classique. Aucun éclaircissement non plus sur les morceaux sélectionnés qui auraient pu être davantage développés dans de véritables respirations musicales et pas simplement entrelacés avec la narration (et parasités par des bruitages). Le passage le plus réussi à cet égard est l’arrivée au château de la Bête, le goûter et l’apparition de la Bête.
L’interprétation d’Elodie Fondacci est agréable quoiqu’un peu fade. Celle-ci joue tous les personnages sans avoir la puissance d’une véritable comédienne, surtout lorsqu’elle joue la Bête. Les couleurs des illustrations de Nicolas Francescon, acidulées à dominante verte, le dessin naïf, tout en rondeurs, de personnages qui ressemblent à des jouets articulés et à des sucreries, peuvent plaire à de jeunes enfants mais ne nous ont guère convaincus. Si elles mettent en évidence l’atmosphère sécurisante et la dimension humoristique du texte, elles ne correspondent guère à la musique raffinée et toute en nuances de Ravel.
Malgré ces bémols, c’est un album CD qui se prête à de multiples comparaisons et travaux d’invention.

coup de coeurAu loup, 3 histoires de loup à lire et écouter / P. Gay-Para, C. Promeyrat ; A. Grunelius-Hollard.... - Didier (A petits petons), 2013

Trois histoires de loup à lire et à écouter (19 mn). Le chiffre trois dans les contes est un chiffre magique... Voici trois contes traditionnels de 3 pays, 3 voix de femmes aux rythmes changeants, 3 paroles contées ; 3 écritures vives et enjouées, 3 illustrateurs aux univers singuliers ; 3 loups roulés et bernés, 3 histoires pour que tout se termine bien et chasser les peurs, vaincre l’angoisse de dévoration. Magique ! Voilà :
Roulé le loup / conte portugais illustré par Hélène Micou (5 mn).
C’est cette petite grand-mère partie au mariage de son enfant et qui croise le loup. Elle lui échappera par la ruse avec la complicité de sa fille, après avoir bien fait la fête ! C’est un fruit sucré, tout en rondeur, comme la petite grand-mère, qui la sauvera. Écoutez l’histoire pour savoir de quel fruit il s’agit ! Praline Gay-Para nous donne à l’entendre avec délice...
Les trois petits pourceaux / folklore français (région du Pas de Calais) illustré de gravures sur bois de Joëlle Jolivet (5mn).
Voici une version assez étonnante des Trois petits cochons où seul un petit potelé échappera au loup qui souffle, crache et pète avec véhémence pour effondrer les maisons. Coline Promeyrat conte tout en finesse cette histoire cruelle.
Petite fille et le loup / conte afro-américain illustré de papiers découpés par Chris Raschka (9mn).
Une promesse non tenue et voilà la petite fille vagabondant de fleurs en fleurs loin de la maison familiale. Un loup la surprend. Heureusement, la comptine que lui chantait sa maman va envoûter l’animal et elle réussira à s’échapper. Ce conte jubilatoire à la lecture paraît plus sage à l’écoute. Mais les enfants seront ravis d’apprendre la ritournelle incantatoire pour amadouer le loup :
trê-bli,
trê-bla
koum-koi
ki-ma
On ne sait jamais, si vous rencontrez un loup…

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