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10 contes d’Afrique : Nouvelles histoires du conteur / S. Mbodj, C. Guibbaud ; Laurent De Wilde. - Milan
S’adresse à des CM. Les contes ont une morale, de l’humour, de la philosophie. Le narrateur est africain, il est accompagné de musique traditionnelle pendant et entre les histoires.

5 histoires d’animaux / S. Cone Bryant, N. Caputo ; Rémi ; A. Parot. - Nathan. - (Rémi raconte)
La petite poule rouge, Pourquoi les animaux ont une queue, C’était un loup si bête, Picorette et La Souris de ville et a souris des champs, 5 histoires illustrées en rondeurs et couleurs vives. Racontées par Rémi de façon “sautillante”, avec un accompagnent musical simplissime, elles sont suivies d’une chansonnette.
Un recueil léger et gai, mais aussi un peu fade et édulcoré.

L’ âne au crottin d’or / Y. Pinguilly, Africa Fanlo. - Oskar. - (Histoires à lire et à écouter)
A 13 ans, Farara est orphelin. De sa mère, il porte à l’oreille un anneau d’or, de son père, il hérite du vieil âne familial.
Farara veut voyager, il part donc avec l’espoir de vendre son âne à prix d’or. Au premier village, il met l’anneau dans le crottin de l’animal et assure au chef du village que le crottin de son âne contient de l’or. Constatation faite, celui-ci lui offre 4 chevaux, 2 boubous de cérémonie et la plus belle de ses filles.
L’histoire se termine ainsi sans chute particulière. Ambiance sonore de la nature derrière la narratrice. Une plage documentaire qui n’est pas dans le livre fait suite à l’histoire.

Angèle, l’ange du clavecin : Un conte pour découvrir le clavecin / M. Bertherat ; C. de Gastold. - Actes Sud/Cité de la musique. - (Les contes du musée de la musique)
Une petite fille chérie par son père, un comte, va être séparée de lui au moment de la révolution. Après avoir perdu la mémoire, c’est grâce à l’écoute d’un clavecin qu’elle va retrouver son père.
L’album se termine avec six pages richement illustrées pour nous documenter sur l’instrument, son utilisation et sa fabrication ainsi que sur la musique du 18ème siècle.
De larges illustrations pleines page, avec un côté précieux bien adapté à l’histoire et à l’instrument, sont autant de scènes réalistes qui nous transportent très justement dans l’ambiance de chaque période de la vie d’Angèle.
La musique ponctue en permanence l’histoire et permet au clavecin d’être au diapason des évènements. L’écoute du clavecin en devient toute différente. L’interprétation du texte n’est jamais lassante. Christophe Rousset est un brillant interprète au clavecin.
L’histoire du clavecin et celle de la petite fille sont intimement mêlées. Cela permet de mieux appréhender un instrument souvent méconnu mais qui revient en force grâce au succès de la musique baroque. Un excellent livre cd qui invite à la découverte de l’instrument, mais aussi des autres albums de la collection et à la visite du musée de la musique où sont exposés plus de 900 instruments du monde entier.

Auguste le galibot et ta mélodie de l’espoir / B. Fontanel ; C. de Gastold. - Actes sud junior/cité de la Musique. - (Les contes du musée de la musique)
Objectif : faire découvrir le saxhorn, instrument de la famille des cuivres, inventé en 1845 par Adolphe Sax, et rapidement adopté par les fanfares en plein essor à la fin du XIXe siècle. De là découle le thème du conte -prétexte : le monde de la mine, les mineurs possédant d’excellentes fanfares encouragées par les patrons pour développer l’esprit maison et occuper sainement les ouvriers (d’après le cahier documentaire pacé à la fin de l’album).
Conte : c’est l’histoire d’Auguste, un garçon d’une douzaine d’années, fils de mineur, lui-même galibot c’est-à-dire enfant mineur, qui rêve de jouer du saxhorn comme son père et d’intégrer la fanfare. Survient un accident, un coup de grisou : son père est enseveli sous les décombres. Dans les jours qui suivent, alors que tout espoir paraît vain, Auguste va jouer du saxhorn à l’entrée du puits. Douze jours plus tard, miracle : son père et ses camarades surgissent du puits ; pour sortir de la mine, ils ont creusé une galerie se dirigeant au son du saxhorn.
L’histoire intègre assez judicieusement l’instrument sans que cela paraisse trop artificiel. Mais il y a des longueurs. L’auteur a voulu faire coup
double, deux documentaires en un, un sur le saxhorn et un sur la mine, et ce dernier accumule les poncifs et les détails insignifiants. Le texte aurait gagné à être plus synthétique, plus ramassé.
CD : Le conte est dit par J. Bonaffé, et il s’avère plus agréable à écouter qu’à lire, d’autant qu’il est enrichi par des bruits d’ambiance. La musique du saxhorn et de la fanfare accompagne agréablement le déroulement de l’histoire et on a pris soin de ménager des temps musicaux plus longs. Bien mis en scène avec un rapport équilibré entre texte et musique.
Livre et CD se complètent pour former un tout cohérent. Assez réussi.

Les aventures d’Anatole Peterson & Lola : Barouf à San Balajo / T. de Fombelle ; T. Baas ; C. de France, M. Kremer, M. Chevalier, G. Monsaingeon, M. Bensousan, G. Siron. - Flammarion
La complémentarité du livre et du CD, créés sur une idée originale de Thierry Suchet, est évidente. Ou plutôt, si le CD peut être écouté sans le support du livre, le livre seul est difficilement compréhensible. Il s’agit d’une sorte de bande dessinée pratiquement sans texte, à l’exception de quelques paroles. Les vignettes colorées alternent avec des illustrations pleine page qui rythment régulièrement les épisodes et donnent des vues d’ensemble des lieux.
Il est très aisé, même pour de jeunes enfants, de suivre l’histoire. Le mode d’emploi est donné au début : des pictobruits humoristiques indiquent quand il faut donner la page ; les enfants ont largement le temps de regarder les images très expressives. La pagination correspond aux plages du CD, ce qui permet une découverte progressive de cette longue histoire très rocambolesque aux multiples rebondissements comiques.
Le sommaire des plages du CD à la fin de l’album aide à mémoriser la trame (32 plages, auxquelles s’ajoute une dernière plage « le bêtisier d’Anatole » qui revisite l’ensemble).
La musique est au centre de l’intrigue. Anatole Peterson, dit Mouillepatte, est un petit garçon turbulent qu’accompagne partout sa complice Lola, personnage invisible pour tous sauf pour lui et les animaux. Renvoyé de l’école, il rejoint son père, un inventeur de musique, qui part brutalement pour San Balajo pour aider, croit-il, son ami Esclaffo. Il s’agit en réalité d’un piège tendu par Tony Truand grand ennemi de la musique...
Ces aventures humoristiques, racontées dans un style familier par Lola, donnent l’occasion d’écouter de multiples bruitages, des musiques d’inspiration jazz ou latino-américaine (samba, …).
Le CD, fruit d’un long travail d’une « bande de copains » dans l’esprit d’une pièce radiophonique, est très abouti. La voix que prend Cécile de France (qui joue Lola) correspond bien au petit personnage, plein d’humour, de joie et de légereté. La musique pleine de gaîté s’entrelace avec le récit ou se déploie plus largement.
Un très bon moment musical et une histoire qui pointe les dérives d’un pouvoir autoritaire. L’album est aussi une belle invitation à faire dialoguer les arts et peut mener à diverses activités (expression orale, reconstitution de texte, production de texte d’après les vignettes, création de vignettes…).

Baba Yaga / E. Devos, E. Orhun , O. Cohen. - Thierry Magnier
La voix très agréable de la comédienne laisse de grandes respirations au
texte. Le rythme lent baigné de la musique très créative des cordes et des
instruments à vent servent eux aussi favorablement le texte. Textes et
musique forment un ensemble profond et vivant.
Le conte traditionnel russe est bien servi par les illustrations originales
et sombres qui rappellent celles de la forêt, archétype de la frayeur et du
mal.

Le balayeur de poussière / M. Chèvre. - Edition le port a jauni ; Lirabelle
Au Caire, un balayeur de poussière poursuit son existence monotone. Chaque matin il salue ses voisins en partant travailler. Pendant son travail, il ramasse tous les petits papiers qu’il trouve sur le chemin de son balai et les mets dans sa poche. Il les lira le soir, sans savoir lire... C’est son moment d’évasion quotidien. Un jour, une petite fille lui demande ce qu’il fait. « Je lis », répond-il. Curieuse de savoir ce que raconte le papier, la fillette le questionne, et le balayeur se met à raconter une histoire. C’est ainsi que la fillette donne rendez-vous au balayeur pour connaître la suite du récit, et ainsi, soir après soir, elle revient accompagnée des voisins, pour écouter une nouvelle histoire.
Musique référant bien à l’ambiance d’une ville égyptienne. Raconté par Laurent de Richemond et Tarek Abdallah mais la voix est monocorde, la narration lente et très articulée, dommage.

La batterie de Théophile / J. Claverie ; J. Toussaint. - Gallimard. - (Folio Benjamin Livre audio)
L’histoire, pleine d’humour, est plaisante et accessible à de très jeunes enfants. Le jeune Théophile s’est bricolé une contrebasse avec une bassine, un bâton et un bout de ficelle. Mais tous le chassent parce qu’il fait trop de bruit. Au fil de ses rencontres dans la jungle, il transforme tous les animaux qui se plaignent (crocodile, boa, hippopotame) en instruments de musique qui progressivement composent une batterie complète. Un musicien professionnel l’entend et il finit par être engagé dans un bar. La vocation irrésistible d’un musicien de jazz...
Les illustrations sont de couleurs tendres, les dessins pleins de finesse et de dynamisme.
Le CD : si la mise en voix de Joël Toussaint, avec son léger accent africain est sobre et chaleureuse, le rythme de la batterie improvisée n’est pas si endiablé que cela. Mais les bruits des pas et de la vie de la jungle sont bien restitués.
La partie documentaire, guide d’instruction pour se fabriquer une grosse caisse, une cymbale avec les éléments du quotidien, est un peu longue mais bien détaillée. Peut-être eût-il été préférable que le guide soit écrit et intégré à l’album.
Cet album CD est agréable, sera intéressant à utiliser en groupe.

La belle au bois dormant / C. Perrault adapté par O. Cohen, V. Ledoyen ; C. Gastaut ; V. Bouchot . - T. Magnier
Olivier Cohen a adapté une version de Grimm, plus courte que celle de Perrault. La mise en scène musicale (trio à cordes, clarinette, flûte et cor) met en évidence le côté étrange du conte. Olivier Cohen y insère un passage chanté très personnel : le chant du prince aux portes du château, d’une texture très classique mais aussi très hermétique. Les nombreux effets électro-acoustiques dramatisent parfois à outrance les situations et contrastent avec la voix douce de Virginie Ledoyen. Et même si l’illustration du livre est très finement travaillée, pleines pages alternant avec des cabochons, couleurs éclatantes, ce coffret n’est guère enthousiasmant. Accessible à partir de 6 ans.
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