couv

(Ne prend pas en compte les mots de moins de quatre lettres)

Croqu’livre

L’Association
> Le CRRLJ
Nouveautés
Sélections annuelles
Sélections thématiques
Formations
Groupes lecture
Temps forts
Contact
Quoi de neuf

Le livre jeunesse en Franche-Comté

Auteurs-illustrateurs
Conteurs
Associations
Editeurs
Salons et évènements
Prix et concours
Spectacles

...et au-delà

Actualités
Spectacles
Expositions
Liens

Dernière mise à jour :
dimanche 25 septembre 2016

Livres CD

Comptines et berceuses
Textes lus
Chansons
Livres documentaires
Musiques

Musiques

coup de coeurNos titres préférés
Actes sud / Didier / Enfance et musique / Gallimard / Lirabelle / Autres éditeurs /



coup de coeurLa belle au bois dormant / C. Perrault, P.-I. Tchaïkovski ; G. Neri . - Calligram. - (Musigram)

Livre - Le texte est fidèle, semble-t-il, au livret du ballet de Tchaïkovsky : il a été adapté en 1888 du conte de Perrault par le directeur des Théâtres Impériaux de Moscou et le chorégraphe, Marius Petipa. Agréable à lire. Le CD quant à lui est purement instrumental : le texte n’est pas lu et il n’y a que 5 extraits musicaux. L’éditeur explique qu’il faut d’abord lire l’album, puis écouter la musique tout en regardant les illustrations. Autrement dit, livre et CD n’existent que séparément. II n’y pas d’articulation entre les deux, pas de va-et-vient possible, d’autant que les extraits musicaux ne sont pas répartis également tout au long de l’histoire.
L’album-CD conçu de cette façon semble n’avoir aucune pertinence.

coup de coeurLa belle au bois dormant / P. Tchaikovski ; E. Fondacci ; E. Puybaret. - Gautier Languereau. - (Des histoires en musique)

Elodie Fondacci a eu la bonne idée de publier « La belle au bois dormant », album CD issu de ses émissions Des histoires en musique diffusées sur Radio Classique chaque soir à 20h, c’est aussi le nom de cette collection, chez Gautier-Languereau.
L’auteur a adapté le conte traditionnel, celui d’une princesse qui, suite au vœu d’une fée maléfique, se pique le doigt sur un fuseau à l’aube de ses 16 ans et s’endort pour 100 ans. Elle sera évidemment réveillée par un beau et valeureux prince charmant, happy end.
Ce grand classique de Perrault est agrémenté d’illustrations aériennes, envoûtantes et poétiques d’Eric Puybaret et de la musique de Piotr Tchaïkovski qui vient s’unir très subtilement à la voix de la narratrice animatrice pendant 23 minutes. Dans une parfaite harmonie, la voix et la musique se mélangent, la magie opère avec une interprétation douce et nuancée. Seul bémol, les musiques sont signées Radio Classique sans plus de précision (orchestre, année d’enregistrement ?) et pourquoi pas une plage sur le CD avec uniquement la musique ? Car ces disques peuvent vraiment donner envie de découvrir la musique classique !

coup de coeurLe carnaval des animaux / C. Saint-Saëns ; F. Blanche ; P. Meyer ; L. Weber. - Le chant du monde

Philippe Meyer met sa voix au service de la célèbre œuvre musicale de Saint-Saëns "le carnaval des animaux" mise en textes par l’humoriste Francis Blanche. Camille de Saint-Saëns voulait prouver ici qu’il était capable de fantaisie, plusieurs pièces de l’œuvre sont d’ailleurs des parodies musicales de compositeurs célèbres (Offenbach, Berlioz, Mandelssohn....).
Les illustrations de Léa Weber servent parfaitement les brefs textes amusants qui accompagnent chaque morceau de musique.
Un album CD réussi car tous les talents qui y ont participé amusent le lecteur et lui font passer un agréable moment.

coup de coeurLe carnaval des animaux / F. Blanche ; C. Saint-Saëns ; F. Morel ; E. Houdart. - T. Magnier

Autre version de cette œuvre, plus monotone dans la diction que celle racontée par Philippe Meyer. En ce qui concerne la présentation et les illustrations, le lecteur se référera juste à son goût, les deux livres sont différents et nous aimons les deux.

coup de coeurCendrillon / C. Perrault ; E. Fondacci ; S. Prokofiev ; O. Latyk. - Gautier Languereau. - (Des histoires en musique)

Encore un titre réussi pour Élodie Fondacci qui allie judicieusement musique et texte classique. Ici, elle adapte le texte de Cendrillon de Charles Perrault avec en fond la musique de Serge Prokofiev. Il est regrettable de ne trouver aucune référence de son œuvre, ni sur le CD, ni sur l’album. Dommage également qu’on ne puisse, dans l’album, faire coïncider le texte à chacune des 7 pistes du CD.
Les illustrations d’Olivier Latyk, aux formes simples et tranchées, ne sont pas des plus heureuses.
Le CD s’écoute avec une facilité évidente, happé que l’on est par la voix d’Élodie Fondacci et la musique qui colle parfaitement aux rebondissements et émotions de Cendrillon.

coup de coeurCoppélia / L. Delibes, M. Fonteyn, S. Johnson, L. Faucher, P. de Bourgoing. - Calligram. - (Musigram)

L’histoire : Margot Fonteyn, grande ballerine, a écrit cette version de Coppélia, un ballet pantomime inspiré d’un conte d’Hoffmann. Coppélia, une poupée automate créée par un vieux savant, rend amoureux un jeune homme, Franz. Mais sa fiancée va essayer de le récupérer en se substituant à cette poupée. On sent à travers le texte que l’auteur a pris un grand plaisir à restituer l’âme de ce ballet qu’elle a elle-même interprété.
L’aspect oral : mazurka et valse ponctuent le ballet de Coppélia. Bien interprétés par Georges Walter, ces extraits bien choisis restituent parfaitement l’ambiance musicale qui nous transporte sur un rythme lent ou bondissant en nous faisant franchir les frontières.
L’illustration : de vrais tableaux de peinture illustrent tout le livre avec beaucoup de fraîcheur et de couleur. Ils donnent vie tout comme la musique à ce ballet très attrayant.
Conclusion : une vraie réussite pour faire découvrir à des enfants mais aussi à des adultes qui ne le connaissent pas ce conte et ce ballet symphonique réellement musical.

coup de coeurFlûte de flûte, Victor / S. De Serres ; C. Lavoie. - Planète rebelle

Victor est un petit castor plein de bonne volonté qui part tous les matins chercher des branches en forêt, pour reconstruire la hutte familiale à la sortie de l’hiver. Il se laisse distraire par ses rencontres : porc-épic, élan, truite, licorne... chacun demande l’aide de Victor qui se fera gronder par son père en rentrant parce qu’il n’a pas ramené de belles branches. Mais la solidarité sera récompensée : Victor, ayant trouvé le secret des branches en les transformant en flûte, verra son talent salué.
Les illustrations sont un peu fades mais c’est l’aspect musical qui retient l’attention : l’entrée est très enlevée et les morceaux de musique (flutes, violon, cistre, lyre, percussions), chants et chœurs qui jalonnent toute l’histoire, sont très agréables à écouter. La comédienne canadienne (une seule pour toutes les voix) sait jouer avec ces temps musicaux qui calquent les actions des personnages. Les nombreuses onomatopées dans le texte sont traduites par les instruments, pour un résultat pas toujours très agréable à écouter.
Le CD est découpé en 22 pistes mais rien ne permet, dans la lecture du texte, de savoir à quelle partie elles se rattachent. Aux 12 pistes de conte succèdent 10 plages de musique.
Un beau moment musical.

coup de coeurGraines de berceuses / S. Adélaïde ; R. Aubert ; C. Rey ; Fééric Farandile. - Prikosnovénie

Les 13 premières pistes, de pays différents (Iles Hébrides, Canada, Angleterre, Slovénie, France, Italie, Russie, Australie et Hongrie), gardent une harmonie musicale certaine. La piste 14 est la chanson de Feuille, héroïne de l’histoire. Puis vient, en piste 15, le conte de Feuille et la montagne magique lu par Christine Rey et d’une durée de 20 minutes : une petite fille doit partir guérir la montagne... Cette quête pour sauver la montagne magique est une invitation à prendre soin de notre environnement, à travers les multiples incarnations féériques de la Nature. Un sujet qui touchera les parents et les enfants, dommage que les illustrations et la mise en page restent décevantes.
Autre lecture
Le projet aurait pu être intéressant : création d’une histoire dont les chansons doivent traduire l’atmosphère propre aux différents personnages et péripéties, une chanson résumant toute l’histoire. Mais la réalisation ne tient aucune des promesses. L’histoire est artificielle et manque de cohérence. Elle se présente comme un conte faussement initiatique d’inspiration celtique, prétendant marier un message écologique (apprendre à respecter la montagne au lieu de la détruire par la pollution) avec une portée plus psychologique (apprendre à faire face à ses peurs intimes, qui paraissent bien légères). Le dessin est particulièrement malhabile.
Le CD est plus agréable mais souffre de plusieurs défauts. Il aurait été plus logique de faire entendre d’abord le conte puis les chansons. L’interprétation du conte, qui se marie avec des passages musicaux et des bruitages, en souligne involontairement tous les aspects artificiels : en effet au lieu de jouer vraiment les différents personnages, ce sont des déformations techniques des voix qui prétendent donner vie aux lutins et aux fées racines. La chanson résumé, Petite feuille, est mièvre dans les paroles, l’interprétation et la musique et ne rend guère compte de l’aventure de ce voyage au centre de la terre.
Les chansons, qu’elles soient des créations (pour 4 d’entre elles) ou des reprises se ressemblent toutes (musiques destinées à la relaxation et d’inspiration celtique, faisant entendre harpe, flûtes, sansulas, violons, carillons…) et ne remplissent donc pas leur mission évocatrice. La correspondance entre musiques et personnages est donnée en fin d’album, mais aucun pictogramme ne renvoie aux plages du CD au cours de l’album.

coup de coeurLes gribouillis / M. Bouillie ; P. Ayerbe. - Enfance et musique

Pascal Ayerbe, créateur sonore français, musicien autodidacte, joueur de scie musicale et d’objets divers, suit d’abord une formation d’ingénieur du son et sortait en 2003 son premier album "LES GRIBOUILLIS" réédité en 2011 par le label "enfance et musique" (Au merle moqueur). Le créateur donne vie à des objets de la vie quotidienne et à des jouets pour créer un monde sonore poétique, joyeux et farfelu. On pense à STOMP, Yann Tiersen, Pascal Comelade, René Aubry et même BJORK (si ! si !) pour la composition musicale originale. Il sait jouer habilement avec les objets et leurs sons, il farfouille, les secoue, les assemble pour créer des mélodies hors du temps. Le résultat fait même penser à des percussions africaines, du jazz…
Un livre CD, 13 titres, conseillé à partir de 3 ans, enregistré et mouliné entre 1999 et 2001, avec des voix d’enfants enregistrées en 2011 à Toul qui improvisent, donnent leurs impressions, "bidouillent" eux aussi avec l’auteur, leurs voix viennent se greffer sur les musiques existantes. Les gribouillis ont été tendrement bricolés par Maron Bouillie, "bidouillages" visuels colorés, drôles, savants et bien mis en scène parfois sur fond blanc ou dessinés.
Tout ce bricolage nous offre un univers ludique, zinzin, où se rencontrent choses à bruit et trucs à voir. Les objets prennent vie et composent un ballet musical un peu à la manière de Walt Disney dans "Fantasia" ou comme dans le célèbre programme "Chapi-Chapo" mis en musique par le célèbre compositeur François de Roubaix.
En bref, un livre musical riche, très moderne et poétique qui développe l’imagination et qui nous fait regarder autrement les objets qui nous entourent. Un tel album offre de nombreuses pistes d’activités pédagogiques pour l’école ou à la maison (retrouver les objets utilisés, fabriquer de la musique avec les objets du quotidien, les mettre en scène et les photographier, aborder le recyclage des objets par l’Art…). Soyons curieux !!
Pascal Ayerbe a reçu de nombreux prix, comme le prix France Musique ou le grand prix du CIMES en 2003.

coup de coeurLe lac des cygnes / Tchaïkovski ; E. Fondacci ; R. Lejonc ; London Symphony orchestra. - Gautier Languereau. - (Des histoires en musique)

Où la malheureuse Princesse Odette est condamnée par l’affreux et maléfique sorcier Von Rothbart à voler comme un cygne le jour, danser comme une princesse la nuit... sur le lac qui engloutit un jour tout son royaume. Un jour pourtant, une rencontre va bouleverser le maléfice...
La narration et les illustrations apportent à cet album CD une magie certaine et rendent à la musique de Tchaïkovski la vie et la grâce. Enchanteur !
Autre lecture
Le livret du ballet Le Lac des Cygnes, écrit par Vladimir Begichev, s’inspire d’une légende allemande. L’adaptation d’Elodie Fondacci ne suit pas le déroulement du ballet, mais rétablit l’ordre chronologique des événements. Odette est si belle que le sorcier Rothbart veut l’épouser. Comme elle refuse, il l’enlève et lui jette un sort : le jour, elle sera transformée en cygne et la nuit, elle redeviendra femme. Désespérés, ses parents pleurent tant qu’un lac se forme et engloutit leur royaume.
Bien des années plus tard, dans un royaume voisin, le jeune prince Siegfried ne pense qu’à ses plaisirs. Espérant le voir devenir responsable, sa mère lui annonce qu’il devra choisir une épouse le lendemain, au cours d’un grand bal pour son anniversaire. Siegfried part encore une fois chasser dans la forêt et se lance à la poursuite d’une nuée de cygnes. Il se retrouve face à une belle jeune femme, Odette, dont il tombe amoureux. Elle lui raconte son histoire et il lui demande de venir le lendemain au bal au cours duquel il doit choisir son épouse. L’épouser revient à briser le sortilège. Mais Rothbart les épie et se rend chez sa fille Odile, véritable sosie d’Odette. Lorsque celle-ci et son père se présentent au bal, Siegfried est abusé et il vient à peine de la demander en mariage quand arrive Odette qui, dès qu’elle les voit, s’enfuit. Siegfried comprend son erreur et se lance à sa poursuite. Il parvient à empêcher le suicide de la jeune fille et à repousser Rothbart qui meurt noyé. Elodie Fondacci opte donc pour une fin heureuse qui n’est pas celle initialement choisie par Tchaïkovski, à laquelle il était attaché.
On peut regretter ces modifications – ordre chronologique et fin heureuse - à plusieurs titres. Celles-ci affadissent inutilement l’histoire, peut-être pour ne pas choquer de jeunes lecteurs, et ne favorisent pas l’approche de l’œuvre musicale. Cela redouble les effets de l’absence totale de sommaire détaillé et d’explications sur l’œuvre de Tchaïkovski que l’on est en droit d’attendre dans un tel album. Si sur le CD des titres sont donnés aux 7 plages, rien ne permet d’identifier les mouvements musicaux (eux aussi présentés dans un autre ordre que celui du ballet). Il devient dès lors moins aisé de prolonger la première approche par une écoute complète de chacun des morceaux.
Le CD est facile d’accès, même pour de jeunes enfants car le récit s’entrelace avec la musique qui ne se déploie jamais très longtemps. La voix d’Elodie Fondacci est agréable. Quelques bruitages viennent souligner le sens (sabots des chevaux, bruits de pas, rires des compagnons) sans vraie nécessité. La musique de Tchaïkovski qui utilise la technique du leitmotiv associant des thèmes à un personnage ou une atmosphère est très expressive. On comprend mal pourquoi l’introduction et le générique ne sont pas empruntés au Lac des cygnes mais au Casse-noisette (La danse de la fée dragée). Cela aurait dû être l’occasion d’écouter au moins un morceau intégral de l’œuvre proposée.
L’album est moins intéressant que le CD qui familiarise discrètement les enfants à une musique classique facile d’accès. En effet celle-ci soutient l’histoire sans ralentir le rythme de la découverte pour les plus impatients. Mais il est regrettable que l’histoire ne soit pas prolongée par l’interprétation intégrale des principaux morceaux. Quelques pages documentaires associées à cette écoute auraient permis une véritable initiation musicale. Il reste bien sûr possible que des enseignants prennent en charge cette dernière.

Affichage de 10 sur 27, voir les autres pages : 0 | 10 | 20

Haut de la page

© Association Croqu'Livre - Centre régional de ressources en littérature jeunesse