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Dernière mise à jour :
dimanche 25 septembre 2016

Comptines et berceuses

Cette liste, plutôt qu'une sélection, est une analyse de la production par un groupe lecture qui se réunit régulièrement. Tous les titres sont repris ici, ceux que l'on aime et les autres...

Comptines et berceuses
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Comptines et berceuses

coup de coeurNos titres préférés
Actes sud / Didier / Enfance et musique / Flammarion / Gallimard / Milan / Autres éditeurs /



A pas de géant : 33 comptines et chansons pour l’enfant qui grandit / Y. Prual, C. Grosléziat ; C. Voltz. - Didier. - (Album CD)

Le livret : on y trouve les paroles et les partitions illustrées par les personnages typiques et amusants de C. Voltz. Trente trois comptines constituent cet album, elles sont tirées du répertoire classique et d’autres sont moins connues
Le CD : les comptines sont chantées soit par des adultes, soit par des enfants. La musique est jouée au piano et percussions. Le CD est un peu décevant si l’on compare avec d’autres disques de cette collection mais il est vrai que celle-ci nous a habitués à une grande qualité musicale et nous devenons difficiles.

Au fil des flots / F. Barré, Y. Prual ; I. Chatellard, S. Girel. - Didier. - (Un livre, un CD)

Très bel album sur le thème de la mer alliant des nouveautés et des chansons connues. Le recueil comprend des comptines, des jeux de nourrices agrémentés de rires de bébés, des chansons de marins, des chœurs d’enfants, des groupes polyphoniques, des ensembles folkloriques, des chansons parlées, rythmées, courtes, d’autres plus longues.
Cette extrême diversité nous amène à le proposer à un très large public, aux tout-petits comme aux plus grands. L’album comme d’habitude pour cette maison d’édition est magnifique, les illustrations sont recherchées et créatives.

Berceuses pour petits noctambules / Gibus ; M. Mahler. - Didier. - (Eveil musical)

Un livre de petit format carré cartonné aux bords arrondis, adapté aux plus petits, qui proposent des berceuses pour un éveil au monde de la nuit à la fois étrange et familier. La musique douce est accompagnée des bruits du soir : la pluie, le vent, les cris des animaux... Mais on retrouve aussi l’univers intime et rassurant de la chambre. La voix de Gibus porte cette atmosphère nocturne avec une douceur qui invite à la rêverie et au sommeil. Le texte joue sur la sonorité des mots et la musicalité de la langue par les moyens de la rime, du jeu de mots et du refrain.
Les illustrations utilisent une technique de découpage et de collage de formes. Les couleurs s’associent avec harmonie et chaleur aux berceuses. La force de l’ensemble de l’œuvre est de rendre familiers et rassurants des éléments qui a priori ne le sont pas pour les petits : la chauve-souris, le vent, l’orage...

Comptines de miel et de pistache / N. Soussana, J.-C. Hoarau ; D. Jacquot. - Didier. - (Comptines du monde)

Expérience de Claire, animatrice lecture :
"Ezra est triste. Elle vient de perdre sa grand-mère turque, là-bas, si loin dans le pays des vacances. Je lui promets un dernier adieu, le chant d’une comptine traditionnelle turque en langue originale tirée du magnifique album /CD Comptines de miel et de pistache chez Didier jeunesse. La musique rebondit, ses oreilles pétillent, ses mains brillent, le sourire revient, cadeau de la vie : “Je connais, je peux t’apprendre à la danser !” Elle raconte, à sa mère. Intimidée et maladroite dans la langue française, celle-ci écoute. Accepterait-elle d’entendre ou de lire les chants grecs, arméniens, kurdes et turcs mis en musique par J.C. Hocurau, récoltés et tissés par N. Soussana, transcrits phonétiquement et traduits en français, dessinés par J. Jacquot , au-delà de l’histoire violente de ces peuples ici réunis ? “La musique n’a pas de frontières” me répond-elle dans un sourire. Ces mots sont doux à mes oreilles..."

Présentation
Ce nouvel album a été réalisé pour fêter l’année de la Turquie et illustrer la diversité des langues et des styles musicaux d’Anatolie (l’Asie Mineure).
La partie documentaire est comme toujours très soignée. Une carte précède l’introduction de 2 pages qui justifie la réunion de ces comptines en 4 langues -arménienne, grecque, kurde, turque- aux sonorités distinctes. Les paroles sont reproduites dans les langues d’origine et leurs alphabets propres au besoin, puis en ce cas transcrites en caractères latins, et traduites en français. Les 6 pages finales de commentaires donnent pour chaque morceau des repères historiques, géographiques, culturels, gestuels et musicaux. Les principaux instruments de musique sont présentés, dont les plus emblématiques : la darbouka, le dehod, le bouzouki , l’oud , le kâmanchê, le saz, le duduk…
L’album comprend 28 comptines, scandées, chantées -voix d’enfants ou d’adultes- ou jouées avec des gestes, des danses. Elles illustrent la vie quotidienne de l’enfant, les perturbations de ses nuits, de ses petits bobos, ses premiers mots, la gastronomie traditionnelle...
Les musiques sont douces ou dansantes. Les arrangements utilisent les instruments traditionnels et laissent libre cours à l’inspiration des interprètes.
Il y a une grande finesse et une minutie dans les tapisseries et fresques orientales, aux couleurs vives et non saturées. De véritables tableaux qui invitent au rêve et au voyage.
Un très bel album CD pour tous, enfants et adultes.

Comptines de Roses et Safran, Inde, Pakistan et Sri Lanka / J.-C. Hoarau, C. Grosléziat ; A. Fronty. - Didier. - (Comptines du monde)

L’album comprend 27 comptines, berceuses, chants et jeux de doigts d’Inde, du Pakistan et de Sri Lanka. Les deux premières pages présentent le sommaire (avec l’origine de chaque chanson) et une carte de la répartition des langues : sanskrit (supranational), hindi, ourdou (Pakistan), bengali, rajasthāni, oriya (Orissa), télougou (Andhra Pradesh), tamoul ( Tamil Nadu, Union territoriale de Pondichéry, Sri lanka), singhalais (Sri Lanka), chemnai (Madras), mumbai (Bombay), kolkata (Calcutta).
Toutes les paroles sont reproduites dans leur alphabet d’origine, transcrites en caractères latins et traduites en français, ce qui facilite l’approche au fil de l’écoute. La partie documentaire est très soignée comme dans toute la collection. Une page d’introduction souligne l’extrême diversité des chansons ; on entend aussi bien un poème (en bengali) de Rabindranath Tagore, une version tamoule du Corbeau et du renard, une adaptation tamoule de Frère Jacques, des berceuses popularisées par les films de Bollywood, des rythmes endiablés du Rajasthan, des envolées lyriques pour la déesse Sarasvati, déesse de la musique et des arts, œuvre du poète et compositeur de musique classique de l’Inde du sud Muttusvami Dikshitar(début XIXe siècle)…
Trois pages solides (A propos des langues) sont consacrées aux langues, avec un tableau des transcriptions et quelques éléments de prononciation. Les sept pages finales (de couleur safran) proposent pour chaque chanson, comme dans les autres albums de la collection, des explications musicales (instruments, rythme, interprétation vocale), historiques, sociales, culturelles, religieuses, qui viennent compléter la courte introduction historique de l’album. On perçoit ainsi mieux à la fois l’existence d’une tradition commune aux trois pays, au-delà des différences linguistiques ou politiques, et les spécificités de chacun d’eux. L’Union indienne est une mosaïque de cultures et de confessions, l’hindouisme occupant la place prépondérante. Le sacré est présent dans les chansons pour enfants. Ainsi Madhovilokke évoque l’adolescence de Krishna, dieu des bergers ; Murugan pâdal est un poème au dieu Murugan, frère de Ganesh ; les enfants sont comparés à Krishna (Muddugare, berceuse du compositeur du XVe siècle Annamacharya ou Ganesh). Nanhikali, musique du film Sujatha évoque les castes. La nature et les enfants occupent une place majeure.
L’album est relativement décevant, par rapport aux autres de la collection et par rapport à ce que l’évocation de l’art indien, pakistanais ou sri lankais peut faire attendre. Certes certains détails sont soignés : les premières pages documentaires jaune safran sont bordées verticalement par une frise. Ce sont d’abord les couleurs qu’Aurélia Fronty a choisies pour créer un équivalent plastique des thèmes et de la richesse musicale des chansons. Outre le jaune safran, le vert profond présent dès la page de garde, dominent les bleus lavande et les roses du titre : indien, violine ou saumon. Ces couleurs éclatent d’autant plus que nombre de pages sont peu décorées, mais elles peuvent ne pas toutes être appréciées. Les éléments purement décoratifs manquent de véritable finesse. Les plus réussies des grandes figures représentent des animaux : corbeau bleu (6), paon (7), éléphant (prière au dieu éléphant Ganesh, Ganapayya)… Les personnages, quoiqu’inspirés de l’art traditionnel, sont moins réussis : les visages notamment peu expressifs maintiennent une distance qui ne semble pourtant pas refléter la dimension spirituelle, sans que les lignes courbes contrebalancent cette impression.
Si les illustrations ne sont pas véritablement convaincantes, le CD, lui aussi décoré, l’est davantage. On se laisse facilement emporter par ce voyage sonore. La diversité de la vingtaine d’interprètes, dont Amrat Hussain, Audrey Prem Kumar se marie à celle des chansons. L’interprétation de Mâ bâla kâlê, Nanhikali est particulièrement réussie. Dans la musique indienne, priorité est donnée à la voix que les instruments solistes ou accompagnateurs cherchent à reproduire, avec un système rythmique très complexe (cycle de 3 à 108 temps). Plusieurs chansons reposent sur un jeu virtuose des onomatopées (Madhovilokke, Murugan pâdal). Sur les syllabes sans signification de Dhin dhin se déploie une improvisation rythmique accompagnée au tablâ (2 tambours encordés). Autres instruments (sur lesquels sont données de nombreuses indications) : des percussions aux sonorités très variées : ghatam, mridangam, dholak, idhaka, castagnettes karthal, la flûte bansuri, le sitar, le tampura (sorte de luth à manche long), la guitare le violon, l’harmonium. On se laisse aisément emporter par toutes ces sonorités lointaines et mystérieuses…
Le CD, les pages documentaires approfondies, notamment sur le plan linguistique, font de cet album CD un outil de choix pour la découverte de cultures lointaines. Malgré les réserves émises, c’est un bel ouvrage pour tous, enfants et adultes. Lire la critique complète sur le blog de Brigitte Lacot

coup de coeurComptines des animaux de la ferme / Y. Prual, F. Barré, E. Resmond-Wenz ; Christine Destours. - Didier

Ce recueil propose 29 comptines sur le thème des animaux de la ferme. Certaines comptines sont récitées par des enfants (les plus courtes). L’interprétation, diversifiée et enlevée, mêle des voix d’adultes et des voix d’enfants, des chœurs d’hommes a cappella, des chœurs d’hommes et de femmes. Un réel plaisir pour l’oreille.
Ces chansons, pour la plupart reprises dans le répertoire traditionnel-certaines sont des reprises d’Henri Dès, Jules Beaucarne, Gilbert Bourdin- sont accompagnées d’un accordéon très présent, d’une contrebasse et de percussions ; certaines reproduisent les bruits d’une basse-cour ; poule, canard : effet génial !
Grande qualité musicale, tant sur le plan instrumental que sur le plan des voix. Et en prime, pour la plupart des comptines, la partition.
Belles illustrations enfantines, lumineuses, aux couleurs chatoyantes, plutôt destinées aux jeunes enfants.

coup de coeurComptines du jardin d’Eden : 28 comptines juives / N. Soussana, P. Mindy ; Beatrice Alemagna. - Didier. - (Comptines du monde)

Une très grande qualité musicale : un mélange de voix d’enfants/adultes. Plusieurs thèmes sont traités : le jeu l’endormissement, l’amour mais aussi le rite religieux très présent dans la tradition juive. Les mélodies sont empreintes d’émotion, leur ton est varié du fait de leurs origines différentes : hébreu, yiddish, judéo-espagnol, arabe. Les illustrations grand format de Béatrice Alemagna nous rappellent Chagall. Les paroles en langue d’origine sont traduites en caractères latins et traduits en français. En préface, on trouve un commentaire sur les langues parlées par le peuple Juif et en fin d’ouvrage un commentaire de Nathalie Soussana qui a procédé au collectage des comptines du livre.
A savourer pour le plaisir de l’écoute et de l’oeil. Tout public.

Comptines et berceuses corses / N. Soussana ; D. Salini ; E. Nouhen ; J.-C. Hoarau. - Didier

Nathalie Soussana a réuni 27 comptines, berceuses, jeux de doigts, danses, chansons d’amour, de travail (pêcheurs, bergers…), de fêtes : ce sont des chansons traditionnelles mais aussi actuelles, créées dans les années 1970 pour faire revivre la langue corse, sélectionnées en prenant appui sur la nouvelle édition de Cantu nustrale de Ghjermana De Zerbi (Albiana, 2009).
Liste des chansons : Ciuciarella ; A ballata di Mattea ; Seri, sera ; A merula ; Zilimbrina da Vicu ; Tippiti ; Nanna d’Aïtone ; I mulatteri d’Ulmetu ; Festa zitellina ; A tribbiera ; O pescador di l’onda ; Ninni nanna ; A la fiera di San Francè ; Martin culusciosci ; Tiruli ; Bellu zighizon’ ; Una volta ci era un rè ; A manu ; Pace cumpà, pace cummà ! ; Dormi bel bambi ; Antisanti ; L’imbasciatori ; Cappelli è mantelli ; Calicaloce ; Piovi, piovi ; Nanna di u Cuscionu ; Sott’à lu ponte.
Le texte de chaque chanson est donné à la fois dans la langue d’origine et dans la traduction française, ce qui facilite l’appropriation. La partie documentaire est très soignée comme dans toute la collection. Les premières pages, Hier, aujourd’hui, demain…, situent l’évolution historique des chants, la répartition entre monodies (accompagnées surtout d’instruments à cordes : cetera (cistre à huit cordes doubles), violon, guitare) et polyphonies (toujours chantées a cappella ; ces dernières sont assez peu représentées dans l’album, ce qui peut décevoir). Il était une langue donne les informations essentielles sur la langue corse et les difficultés de la traduction. Si à partir de la Révolution, la langue et la culture populaire ont subi une érosion, en 1970 naît le mouvement « U riacquistu », de réappropriation. Le chant favorise la réappropriation de la langue, notamment en milieu scolaire et associatif.
Les pages finales de commentaires donnent pour chaque morceau des repères historiques, géographiques, culturels, gestuels et musicaux, qui permettent de préciser les indications générales données en préambule, de brosser les grandes lignes de la vie économique, sociale, politique et religieuse de Corse. Les berceuses, qui ont presque toutes été écrites à la fin du XIXe siècle par des lettrés, sont conçues comme des rituels de passage vers la mort symbolique du sommeil et préparent en même temps à la vie adulte (d’où l’existence de berceuses pour les filles et pour les garçons). Comme on peut s’y attendre, la nature, à la fois belle et rude, est mise en valeur. L’évocation des animaux est l’occasion de jeux sonores. L’humour, avec des allusions anticléricales ou politiques, joue également un rôle important (Seri, sera, Antisanti).
Les illustrations d’Elodie Nouhen sont très intéressantes, mais moins convaincantes peut-être que dans d’autres albums plus poétiques. Le choix d’un jaune franc pour la couverture et les pages de garde traduit certes la lumière des paysages méditerranées, mais il produit des effets moins subtils que les autres couleurs, douces ou vives sans être saturées, ocres, rouges et vert foncé, qui évoquent à elles seules la vie de la nature. Mises en page variées et des doubles pages et représentation de personnages aux visages disproportionnés par rapport au reste du corps, comme celle des nombreux animaux stylisés, ne sont pas réalistes, comme pour évoquer la naïveté enfantine alors même que la technique est complexe, les crayonnés notamment. Toutes ces figures aux lignes courbes assez douces ressortent de la page et créent un sentiment d’accord profond entre personnages, animaux et nature. La dimension humoristique est souvent présente, par exemple dans la représentation d’un énorme merle doté de jambes posé dans une assiette (A merula, variante d’Alouette, gentille alouette, p.14).
L’interprétation est de très grande qualité. C’est bien sûr le cas des artistes corses, nombreux, qui ont accepté de participer au projet : Xinarca et Anna Rocchi pour les berceuses, Paul-Félix Nasica (berceuse de Noël), Jean-Paul Poletti (compositeur de Fiesta Ziteline). Mais c’est aussi le cas d’une dizaine d’autres interprètes adultes, hommes ou femmes, et des enfants qui apportent leur fraîcheur. Quant aux comptines parlées, elles peuvent servir à exercer aux nouvelles sonorités, de même que d’autres comptines jouent d’abord sur le plaisir des onomatopées. Les instruments à corde non seulement accompagnent les chansons mais se déploient parfois seuls avec virtuosité. Les bruits qui accompagnent certains chants aident à en comprendre le sens : bruits de la nature (chants d’oiseaux pour A merula, bruit de la mer -rarement évoquée en musique- pour O pescador di l’onda), bruits de la fête ou des clochettes des muletiers… Une mention particulière pour les berceuses Ninni nanna, Nanna d’Aïtone (préambule au violon), pour Zilimbrina da vicucore (chanson à danser sous forme de dialogue) ou encore A balada di mattea et les deux polyphonies.
Cet album CD qui a reçu le prix de l’Académie Charles Cros n’est peut-être pas le plus envoûtant de la collection mais toute la famille peut se réunir pour l’écouter, et le feuilleter, découvrir progressivement la culture corse. L’ouvrage se prête à une exploration disciplinaire et transdisciplinaire dès la maternelle. Une bonne initiation, ludique et esthétique, à la diversité culturelle.

coup de coeurComptines et berceuses de Babouchka : 29 comptines slaves / N. Soussana ; S. Poliakova. - Didier . - (Comptines du monde)

Encore une très belle réussite pour le dernier titre de la collection Comptines du monde chez Didier jeunesse. Un travail riche de collectage de comptines des pays de l’Est (Biélorussie, Pologne, Russie, Tchèquie....) avec le souci de transcription dans la langue et l’alphabet d’origine. Une grande qualité musicale et vocale. Chaque comptine est accompagnée en fin d’ouvrage d’un commentaire fourni sur l’origine et l’univers culturel. Bien évidemment sur le principe de la collection, les illustrations teintées du folklore de l’Est, prennent toute leur ampleur dans l’album grand format.
Un très bel objet ! Pour tous dès la naissance.

Comptines et berceuses de Bretagne / A. Ebrel, Y.-F. Kemener, Y.-G. Le Bars, E. Duval, C. Grosléziat, J.-C. Hoarau ; A. Grandin. - Didier. - (Comptines du monde)

Ce florilège de 28 comptines, berceuses, danses ou complaintes fait ici le tour avec beaucoup d’humour des traditions bretonnes. Les deux langues breton et gallo sont utilisées pour nous faire découvrir la richesse d’un patrimoine breton très réaliste qui chante la vie quotidienne souvent très dure et la nature. Des jeux sont associés aux chansons pour une gestuelle de l’adulte avec l’enfant.
De superbes chants accompagnés d’instruments traditionnels tels le biniou bras ou la bombarde, ou d’instruments apparus avec la vague folk des années 1970, tels la guitare, le violon, diverses flûtes et percussions, recréent avec bonheur tout un environnement celtique. L’illustration d’Aurélia Grandin traduit un univers pictural et poétique dans l’esprit de Chagall.
En complément, l’origine et la gestuelle de toutes ces chansons et comptines sont explicitées pour une meilleure compréhension des traditions bretonnes. L’introduction donne quelques explications sur les langues de Bretagne (avec une carte linguistique), leurs caractéristiques et leur transcription. La préface de Yann-Fanch Kemener, « La parole offerte à l’Homme », insiste sur la volonté de transmission de l’altérité. L’album a été réalisé avec l’aide de l’association Dastum qui collecte, sauvegarde et diffuse le patrimoine oral de Bretagne.
Voici donc réunies dans ce livre cd toutes les bases du patrimoine oral breton pour permettre sa sauvegarde et transmettre sa richesse à tous ceux qui souhaitent le découvrir.

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